RapSoc

Présentation générale

Le projet RapSoc trouve son origine dans des recherches qui articulent l’étude de la communication, relevant de la psychologie sociale du langage, et l’étude de la catégorisation sociale, relevant de la psychologie sociale des relations intergroupes, en intégrant les méthodes d’accès aux représentations sociales. De cette articulation est né le paradigme des partitions sociales (Castel & Lacassagne, 2005, 2011, 2015) qui tient également compte des situations et contextes d’interaction, c’est-à-dire de la scène sociale où les rapports interpersonnels et intergroupes se déroulent.

Au départ, il s’agissait d’étudier ce que disent les membres d’une catégorie quand ils parlent aux membres d’une autre catégorie (ou quand ils parlent d’eux) en tenant compte non seulement des contenus que leurs discours véhiculent mais aussi des traces des processus sociocognitifs qu’ils portent. S’appuyant sur le principe de la co-construction, un paradigme expérimental a progressivement été mis au point consistant à faire écrire des lettres aux sujets en manipulant l’appartenance socio-ethnique des destinataires uniquement par les prénoms et/ou les noms patronymiques qui leur sont associés. Les écarts dans les résultats obtenus selon les différentes cibles ont permis de repérer plusieurs mécanismes de discrimination, qui semblent correspondre à trois types de partition. Il y aurait ainsi des partitions statutaires où l’une des catégories se situe hiérarchiquement au-dessus de l’autre (relégation), des partitions oppositives où l’une peut être définie comme l’inverse de l’autre sur un axe bipolaire (stigmatisation) et des partitions communautaires où les uns se définissent comme appartenant à une minorité, l’ensemble des autres constituant la majorité (exclusion).

Par la suite, une nouvelle démarche a été initiée pour tenter d’éviter les problèmes liés à l’analyse de discours. Un atelier a été institué visant à identifier les relations entre des groupes en s’inspirant des techniques d’études des représentations sociales à l’aide des associations verbales (Moscovici, Doise, Abric…).

Partant de là, une volonté d’explorer les dynamiques identitaires en situation d’interaction et d’en mesurer les différents aspects a été à la base d’une démarche d’étude systématique. Co-construite par les membres du groupe de recherche, cette démarche a d’abord pris la forme d’un questionnaire administré en version papier, puis, grâce à divers financements successifs (PEPS, Synerginov, Welience, SATT, CPER, BQR), d’une plateforme informatique de conception de questionnaires et de recueil des données (RepMut.com) intégrant un logiciel de traitement et d’analyse des résultats (RepMutStats).

Concrètement, les participants sont invités dans un premier temps à une tâche d’associations verbales (écrire/dire/citer les mots qui viennent spontanément à l’esprit en parlant de…), puis à expertiser eux-mêmes les représentations qu’ils ont produites (représentations de leur propre groupe d’appartenance, de l’autre groupe, d’eux-mêmes, de la situation d’interaction…). Cette auto-analyse se fait sur des dimensions (statut, valence, représentativité…) dont les estimations chiffrées obtenues permettent d’identifier le type de rapport (les partitions) entre les groupes in situ, mais aussi d’inférer leur positionnement respectif par rapport à l’objet médiatisant leur rapport.

Cette démarche, nommée RepMut (pour REPrésentations MUTuelles), permet de dépasser la critique adressée à l’analyse de contenu, basée sur une part de subjectivité du chercheur, en produisant automatiquement des résultats exploitables ; elle rend compte d’une dynamique relationnelle médiatisée par un objet investi d’un ou de plusieurs enjeux (les approches classiques en sciences humaines et sociales se centrent exclusivement sur l’étude de l’objet ou sur l’étude des dynamiques relationnelles mais pas sur l’articulation des deux).

RepMut est l’œuvre continue d’une assez longue maturation (depuis 2009) à travers les travaux de l’équipe appelée le Groupe RepMut (GRM) dont les travaux se sont inscrits dans l’axe Dynamiques identitaires et partitions sociales du laboratoire SPMS et se prolongent aujourd’hui dans le Psy-DREPI. Il a été présenté au salon de la valorisation SHS organisé par l’INSHS du CNRS et l’Alliance Athéna en 2014, aux Innovatives (CNRS-IFSTTAR) en mars 2015 et au salon Innovatives SHS (CNRS) en juin 2015, et a servi de méthode d’investigation et d’analyse dans 6 thèses soutenues.

Le caractère immédiat de l’exploitation des résultats a permis une inscription assez rapide de cet outil dans la réponse à des enjeux et besoins du monde socio-économique. Il a déjà été utilisé dans de nombreux contextes (territoire, santé, travail, sport de compétition, école, transition socio-écologique, mobilités alternatives, etc.) et a été mobilisé notamment comme support dans l’analyse de conflits (RH, dans les quartiers dits sensibles…), comme support d’aide à la décision (en management, marketing…), comme soubassement à l’évaluation de dispositifs et d’audits sociaux (recrutement, évaluation des conflits et de leurs causes en interne…) et comme outil de diagnostic sociétal (âgisme, santé, handicap, sport, environnement, milieu carcéral…).

La demande croissante d’utilisation de l’outil due à son efficacité pour répondre à des enjeux sociétaux et environnementaux et les opportunités d’emplois qu’il ouvre ont fait émerger l’idée de la création d’une association dont les membres fondateurs sont issus du groupe de recherche déjà constitué. [(Audrey, Carlos, Caroline, Charlotte, Clément, Florent, Julien, Marie, Rodolphe, Roxanne, Sofiene)] Après avoir été au centre d’une « business unit » hébergée par la MSH de Dijon, la démarche RepMut a donné naissance en 2018 à une Société coopérative d’intérêt collectif, le GRM (pour Groupe RepMut). Le GRM a cessé d’exister au 1er janvier 2022 mais plusieurs chercheurs de ce groupe continuent à développer des méthodologies d’investigation des rapports sociaux et à les mettre en application dans le cadre de différents projets (TEAM-SPORT, DRIVE).

La démarche RepMut (avec ses soubassements, son historique, son jargon) est présentée dans ce document, suivie d’un développement plus récent à savoir RapMut. La finalité du projet étant d’élaborer une méthodologie et un cadre théorique permettant d’appréhender des situations extrêmement variées, le projet a été rebaptisé RapSoc (pour rapports sociaux quels qu’en soient les protagonistes, y compris lorsqu’il s’agit d’un objet ce qui correspond au cas d’une représentation sociale). Ces méthodologies étant en perpétuelle évolution, il s’agit d’un état provisoire (dernière mise à jour : 04/06/2025).

Soubassements théoriques (historique des partitions sociales)

Catégorisation sociale et relations intergroupes

On est parti des effets liés à la catégorisation sociale (CS) mis en évidence par Tajfel : – contraste (Tajfel & Wilkes, 1963) comme « biais » cognitif automatique, – assimilation stéréotypique (Tajfel & Wilkes, 1964 ; Tajfel, Scheikh & Gardner, 1979 ; Castel, 2007) comme « biais » social lié aux stéréotypes, et surtout – autofavoritisme (Tajfel, Billig, Bundy & Flament, 1972) comme endo-favoritisme et/ou exo-défavoritisme. Ces effets, en particulier le dernier, s’expliquent dans le cadre de la Théorie de l’identité sociale (la TIS ; Tajfel & Turner, 1979) avec l’idée que l’identité sociale provient de l’appartenance à un groupe et que le sujet cherche à obtenir la meilleure identité possible en faisant gagner son camp sur l’autre en situation de comparaison sociale.

Catégorisation sociale et psychologie sociale du langage

On a exploré ces phénomènes dans le cadre de la psychologie sociale du langage. Progressivement, on a mis au point un paradigme stable dans lequel les sujets devaient s’adresser à un destinataire soit membre de leur groupe, soit membre de l’autre groupe. L’analyse des discours obtenus a permis de vérifier dans tous les cas l’apparition de biais au détriment de l’exogroupe (donc de la discrimination). L’étude systématique des résultats obtenus (méta-analyse) a montré que, conformément aux résultats habituels, les autres étaient toujours moins bien traités que les « siens », mais que, surtout, ils étaient « maltraités » de façon différente selon leur catégorie d’appartenance (Castel & Lacassagne, 1993 ; Castel, 1995 ; Gies, Lacassagne & Castel, 2002 ; Lacassagne, Gies, Jebrane & Castel, 2003…).

On a élaboré un premier cadre théorique pour rendre compte de ces patterns de résultats (Castel & Lacassagne, 2004, 2005) en remettant en cause l’unicité du lien entre les groupes dans la catégorisation sociale. Il n’y a pas qu’une CS avec toujours l’endogroupe face à l’exogroupe entraînant de la discrimination mais plusieurs situations de catégorisation (les partitions) entraînant chacune un processus particulier (une forme singulière de discrimination).

Catégorisation sociale et partitions sociales

Schématiquement, dans le premier type de partition, les deux catégories ne sont pas situées au même niveau de l’échelle sociale, l’une d’elles se situant au-dessus de l’autre (comme les cadres par rapport aux exécutants dans une entreprise, ou les travailleurs « français » par rapport aux travailleurs « immigrés » dans la société française (telle qu’on se la représente)). Cette partition, dite hiérarchique, entraîne donc une forme de discrimination particulière, en l’occurrence une dégradation (ou une relégation ou un déclassement) de l’autre (destitution ayant pour conséquence un rehaussement de sa propre catégorie [affirmation], donc un renforcement de l’estime de soi).

Il y a aussi un deuxième type de partition dans lequel l’une des catégories est l’inverse de l’autre (comme la Gauche et la Droite, ou les Noirs et les Blancs). Dans ce cas, la discrimination porte sur les valeurs, l’exogroupe étant dévalorisé et l’endogroupe valorisé. Dans cette partition que l’on peut qualifier d’oppositive, il apparaît un processus de discrimination lui aussi spécifique à savoir la stigmatisation ou dépréciation (dévalorisation ayant pour conséquence la revalorisation (ou la survalorisation) de sa propre catégorie [distinction (au sens de Bourdieu)], donc une amélioration de l’image de soi).

Enfin, la dernière partition met en exergue un groupe servant de point de référence (comme les Francs-Maçons face au reste de la population, ou comme les Juifs ou les Roms face à ceux qui ne le sont pas). Si ce groupe possède des caractéristiques qui amènent à mettre tous les autres dans une majorité indifférenciée, on parle de minorité élitiste ; si c’est la majorité qui se pose comme ancrage au nom duquel ceux qui n’y sont pas rattachés sont rejetés, on parle de minorité marginale (ou marginalisée). Les partitions communautaires de ce type produisent des phénomènes d’exclusion ou révocation ou déchéance ou désaffiliation (éviction ayant pour conséquence une re-légitimation de sa propre catégorie [intégration] et une prise de conscience du concept de soi).

Dans tous les cas, on obtient une identité positive en plaçant mieux son groupe que l’autre. Schématiquement, on peut le faire : – sur le plan hiérarchique ou statutaire, avec un dominant exerçant son pouvoir sur un dominé [emprise], ce qui entraînera une dégradation (abaissement) de l’autre catégorie, – sur le plan oppositif ou idéologique, en défendant ses valeurs posées comme positives face à celles négatives des autres [influence], ce qui entraînera une stigmatisation (dévalorisation) de l’autre catégorie, – sur le plan communautaire, avec les rapports entre une minorité et une majorité [l’une ayant de l’autorité sur l’autre], ce qui produira l’exclusion (délégitimation) de l’autre catégorie.

En résumé, dans ce premier état de la théorie, la conception des partitions postule l’existence de trois cadres pouvant structurer une situation mettant en relation deux groupes, le sujet mettant en œuvre, pour améliorer son identité sociale [atteindre un état de bien-être identitaire], le processus de discrimination correspondant (par exemple, s’il se trouve dans une situation de type hiérarchique, il va renforcer son estime de soi (c’est-à-dire acquérir ou maintenir une identité sociale favorable) en creusant l’écart statutaire entre sa catégorie et l’autre catégorie à l’avantage de la sienne).

Cependant cette conception a montré assez vite ses limites. En particulier, on s’est posé la question du comportement du « désavantagé » et des stratégies identitaires qu’il pouvait mettre en œuvre.

Auto-catégorisation et changement de catégories

Pour comprendre ces stratégies, on a d’abord mobilisé la Théorie de l’auto-catégorisation de Turner qui montre comment les sujets peuvent jouer sur les différentes appartenances catégorielles mobilisables en situation. La TAC propose un modèle du fonctionnement humain comprenant les mécanismes qui sont activés dans la détermination du choix de la catégorie (principalement le méta-contraste).

Et en effet, le désavantagé peut s’en sortir en s’identifiant à une autre catégorie, plus avantageusement située. L’auto-catégorisation semble donc constituer une ressource lorsqu’une situation sociale ne donne pas le bon rôle. Il est possible dans ces cas d’en adopter un meilleur, c’est-à-dire de s’identifier à une autre catégorie, mieux située.

Auto-catégorisation et niveaux identitaires

La Théorie de l’auto-catégorisation pose également l’existence de trois niveaux identitaires : – le niveau supra-ordonné (ou spécifique ou culturel) qui se caractérise par la similarité de tous ceux qui en font partie (l’espèce humaine ou les Français ou l’entreprise par exemple), – le niveau intermédiaire (ou social ou catégoriel) qui se caractérise par la confrontation de deux catégories (les femmes et les hommes ou les Parisiens et les provinciaux ou les psychologues du travail et les salariés par exemple), – le niveau subordonné (ou personnel ou individuel (idiotique, particulaire)) où se situent les identités personnelles caractérisées par la pluralité due aux particularités de chacun (des individus, ou plutôt des particuliers ou des gens).

Par ce biais-là aussi, le sujet est actif puisque, pour s’en sortir, c’est-à-dire avoir une identité satisfaisante, lorsque ça n’a pas été possible au niveau social (c’est-à-dire catégoriel), il peut changer de niveau identitaire : il peut « monter » en quelque sorte au niveau supra-ordonné par le processus de re-catégorisation (en mobilisant l’appartenance culturelle commune aux deux groupes) ou « descendre » au contraire au niveau subordonné par le processus d’individualisation (en effectuant un repli que Turner qualifie de personnel).

Auto-catégorisation et stratégies identitaires

Donc, les développements des théories qui ont suivi la TIS (dont la TAC et d’autres conceptions qui relèvent de ce qu’on appelle la métathéorie de l’identité sociale) montrent qu’il y a une certaine flexibilité identitaire qui permet de composer dans certaines situations, soit en changeant de catégories d’appartenance, soit en changeant de niveaux. Cependant, cette « liberté » de déplacement est loin d’être la règle, les appartenances catégorielles étant généralement imposées par les scènes sociales dans lesquelles les sujets sont impliqués.

Scènes sociales et dynamiques identitaires

En effet, la notion de « scène sociale », qui vient de Brown et Fraser (1971) et de la psychologie sociale du langage, est centrale pour nous dans la mesure où les participants sont amenés à y jouer des rôles sociaux, c’est-à-dire à fonctionner en mobilisant une identité catégorielle précise. C’est la scène qui définit et qui structure l’interaction puisqu’elle fixe le but de la relation dans le cadre de la situation et surtout qu’elle assigne une place à chacun, ces places étant le plus souvent inégalitaires. Ainsi, dans les scènes que constituent la consultation médicale, le cours magistral, l’entretien de recrutement, la leçon de conduite, etc., le médecin, le prof, le DRH, le moniteur, etc. sont avantagés par rapport aux patients, aux élèves, aux candidats, aux apprentis, etc.

De fait, la plupart des scènes sociales fixent les identités des participants de telle sorte qu’il leur est impossible d’en changer. Comment, quand on se retrouve du mauvais côté dans une situation, peut-on s’en sortir identitairement parlant ? par exemple quand on fait partie d’une catégorie qui occupe une position subordonnée relativement à une autre dans une relation hiérarchique ? C’est à partir de ce type de situation, fermée et rigide, où les catégories sont fixées à l’avance et incontournables, qu’on a éprouvé la nécessité de recourir aux représentations.

Représentation et co-construction

En effet, les protagonistes ne sont jamais inscrits directement dans une situation, aussi rigide et prégnante soit-elle, mais dans la représentation qu’ils se font de cette situation. Et chacun peut en particulier jouer sur la représentation du lien entre les catégories, même si ces catégories sont fixées. Grâce à la pluralité des partitions, le sujet peut lire la situation comme sous-tendue par la partition la plus favorable à son identité sociale, celle qui positionne le mieux sa catégorie relativement à l’autre. En d’autres termes, lorsque la situation lui donne une place objectivement désavantagée et lorsqu’il ne peut pas échapper à cette place, le sujet est amené à se faire de la situation une représentation dans laquelle il est quand même favorisé. S’il ne peut pas changer de catégorie, il doit donner à la catégorie dont il fait partie une position avantageuse par rapport à l’autre catégorie qui elle aussi est fixée.

Pour illustrer comment il est possible de lire une même situation comme sous-tendue par des partitions différentes, on peut prendre l’exemple de l’entretien d’évaluation annuel entre un agent de service et son responsable administratif à l’université. La structuration très hiérarchique de ces entretiens (mettant en présence un cadre et un exécutant) ne convient sans doute pas à l’agent de service qui y occupe la « mauvaise » place ; elle peut peut-être également ne pas convenir non plus au responsable administratif, le fait d’avoir des avantages donnés par sa simple position hiérarchique n’étant pas toujours très prestigieux. Pour « s’en sortir » si on peut dire, l’agent aura tendance à voir à travers ces catégories l’opposition entre les valeurs de solidarité de la classe ouvrière d’une part et les valeurs du patronat qui l’exploite d’autre part, autrement dit, une confrontation idéologique c’est-à-dire une partition oppositive. Le responsable administratif pour sa part va considérer le rapport entre ces mêmes catégories comme le contrôle par une minorité experte ayant les compétences et les connaissances pour le faire d’une majorité d’agents n’ayant que des capacités limitées, c’est-à-dire une partition communautaire du type « minorité élitiste » face à une « majorité laborieuse ».

Représentation et comportement

Si on s’intéresse maintenant aux conséquences que ça a sur les conduites, on peut dire que la représentation qu’un participant se fait des positionnements relatifs l’enferme dans une trame de comportements. Plus précisément, la partition adoptée devient un cadre prescriptif qui, soit place le sujet dans un rapport de force (dans le cas d’une partition hiérarchique), soit le pousse dans une défense de valeurs (dans le cas d’une partition oppositive), soit l’inscrit dans une revendication d’appartenance (dans le cas d’une partition communautaire).

Ainsi, au cours de l’entretien, notre agent de service va se comporter conformément à la représentation qu’il s’est construite en interprétant toutes les interventions de son interlocuteur comme des jugements de valeur et il va lui-même affirmer constamment les siennes (en réponse en quelque sorte). Le responsable administratif pour sa part va adopter le comportement-type de l’expert en exposant objectivement les contraintes qui pèsent sur la situation et en développant plus ou moins doctement ses réflexions ; et il va interpréter les objections émises par son interlocuteur comme des manifestations d’incompréhension justifiant sa prestation et sa position. On voit comment chacun peut être conforté dans son interprétation alors même qu’il s’agit au départ d’un décalage dans les systèmes de lecture. Le premier percevra le cours magistral qu’on lui dispense comme l’exposé d’une position de classe, et le deuxième interprétera les réticences qu’on lui oppose comme de l’incompréhension qui rend nécessaire ses interventions.

Autrement dit, les partitions, qui sont au départ les structurants de la représentation de la situation, fonctionnent pour le sujet comme les structurants de la situation elle-même. Elles se déclinent en partitions hiérarchique, oppositive et communautaire et génèrent des comportements congruents. De façon métaphorique, l’adoption d’une partition sociale entraîne une partition (au sens musical) à respecter même si le sujet dispose d’une certaine liberté pour l’interpréter à sa façon.

En résumé, les partitions sociales, conçues comme représentations de la catégorisation sociale sous-jacente à l’interaction, constituent le point crucial de la dynamique identitaire. En effet, la dynamique identitaire comprend un versant interprétatif, dans la mesure où les partitions adoptées répondent aux aspirations identitaires du sujet, et un versant prescriptif qui s’impose à lui comme déterminant de ses comportements.

Conclusion

En conclusion, contrairement au premier état de la conception des partitions selon lequel c’était la situation qui déterminait le comportement du sujet, on se rend compte maintenant que c’est le sujet qui interprète la situation en fonction de son intérêt identitaire. Pour cela, il élabore une représentation dans laquelle les catégories sont inscrites dans la partition la plus bénéfique à son identité sociale, c’est-à-dire celle pour laquelle l’écart est le plus à son avantage ; et il se comporte conformément à cette représentation de la situation.

Pour savoir dans quelle partition le sujet se situe et plus largement la stratégie identitaire qu’il développe (ou plutôt la dynamique identitaire dans laquelle il trouve), il est donc nécessaire de connaître sa représentation de la situation, avec au moins les représentations qu’il se fait de son groupe et de l’autre groupe. De plus, en raison de la dissymétrie inhérente à la plupart des scènes sociales, les protagonistes ne se situent pas sur la même partition, même s’ils n’en sont généralement pas conscients. Il convient donc, pour étudier la relation sociale qui résulte de la co-construction intercatégorielle, de s’appuyer sur les représentations de chacun des deux camps. Pour cela, nous avons mis au point une méthodologie particulière qui s’appuie sur les représentations respectives et réciproques des catégories en interaction, que nous avons appelée RepMut (nommée ainsi pour évoquer Représentations Mutuelles).

Schémas illustratifs (extraits de pwpt)

Nomenclature RepMut

LES FORMANTS

Les préfixes

EGO : x = le sujet ; individuel, particulier (chacun singulier, le répondant, avec les sujets interrogés : x1, x2, x3, …).

Ego : a ou b ; ici un prof ou un élève, en l’occurrence a = {a1, a2, a3an}, les n profs de l’échantillon.

ENDO : X = la catégorie du sujet ; niveau social (celui de la dynamique sociale), catégoriel (deux catégories en relation définies chacune par rapport à l’autre).

Endo : A ou B ; ici la catégorie des professeurs ou celle des élèves (Aa l’ensemble des enseignants disciplinaires pour les profs, Bb l’ensemble des écoliers et collégiens de leurs établissements pour les élèves), en l’occurrence A = la catégorie des professeurs.

EXO : Y = l’autre catégorie ; niveau social, catégoriel.

Exo : B ou A ; ici la catégorie des élèves ou celle des profs (Ba l’ensemble des élèves du secondaire pour les profs, Ab les enseignants de leurs établissements pour les élèves), en l’occurrence B = la catégorie des élèves.

GENTO : Z (ou z) = les gens en général, l’ensemble culturel, l’humanité, la société (ou la population) ; niveau culturel, citoyen, sociétal, spécifique chez Turner (ou subordonné, avec tous les particuliers, donc l’ensemble de la population).

Gento : Z (ou z) ; ici tout le monde, les citoyens, élèves, profs et autres membres de la culture considérée (France), la société dans son ensemble (Z (ou z) l’ensemble des membres de la société), les humains, en l’occurrence les citoyens.

INFRA (infra-éco, infra-situation) : U = l’infrastructure de la situation (pour Marx, l’infrastructure de la société correspond à l’économie, c.-à-d. ce qui détermine la superstructure comprenant entre autres l’idéologie ; il y a aussi l’infrastructure routière qui correspond à l’ensemble des équipements du réseau routier d’un pays, l’infrastructure numérique…) ; l’infrastructure constitue le cadre (matériel, économique, juridique, administratif… donc prescriptif) de l’interaction, et correspond au fonctionnement du système qui s’impose comme la réalité telle qu’elle se présente ; soubassement du niveau social, catégoriel. PRAXO ou ECO ou FACTO, U.

Infra : U = le cadre social de la relation profs-élèves, avec Ua le système scolaire (ou le cadre pédagogique) et Ub l’établissement scolaire (ou le cadre d’apprentissage) ; ici l’école (vue des 2 côtés).

MEDIA (média-éco, média-situation, ce « média » est intermédiaire entre l’infra et le supra et médiateur entre X et Y) : V = la médiastructure ou médiation (la relation (pédagogique ou d’apprentissage) ou l’enjeu [ou l’objet] médiationnel) au cœur de la scène sociale, les valeurs (les mondes d’Hintikka) qui se confrontent dans cette situation sous forme d’enjeux éventuellement portés par l’objet de l’interaction (la médiation ou la transaction) ; noyau du niveau social, catégoriel (ce qui relie les deux catégories dans la relation sociale, de X vers Y). NOMO ou ETHO ou DOXO, V.

Média : V = le comportement demédiation[ou l’objet (médiationnel)]; ici Va = la relation pédagogique, enseigner [ou son support Va, l’objet, le savoir scolaire (enseigné)], Vb = apprendre [ou son support Vb, le savoir scolaire (appris)]).

SUPRA (supra-éco, supra-situation) : W = la suprastructure (et non superstructure parce que cette dernière recouvre tout ce qui n’est pas l’infrastructure, aussi bien les institutions que les idéologies ; supra se réfère à « supra-ordonné », c.-à-d. à quelque chose qui est posée dans l’absolu, en soi, idéal, sans nécessairement faire l’objet d’une explicitation), l’univers utopique, le point d’aboutissement, vers où tend le système, le monde de demain, le modèle, la scène idéale telle qu’il faudrait qu’elle soit indépendamment des intérêts catégoriels et des contingences pratiques ; haut du niveau social, catégoriel. TELEO ou NEO ou ONTO, W.

Supra : W = le « but » supra-ordonné ; ici l’école de demain ou l’éducation parfaite ou la société idyllique ; le système scolaire est le produit des oppositions (de courants, de pédagogies, d’orientations politiques…) du niveau média dans le cadre des contraintes posées par le niveau infra (règles administratives, organigramme hiérarchique, programmes officiels, grille indiciaire…) ; néanmoins, c’est un système qui possède une relative autonomie, qui constitue une entité et qui donc a sa propre direction (l’école du futur), ses objectifs, son orientation, un point d’aboutissement vers lequel il tend correspondant au modèle qu’il représente (ou du moins cet état final énodal est postulé), Wa = l’éducation de l’avenir (côté profs), Wb = l’école idéale (des élèves).

META : indirect, relayé par l’autre groupe ; STEREO : indirect, relayé par son groupe. (Voir plus loin)

INTRA, EXTRA, DIA, PAN, GLOBA et AUTO (voir plus loin)

UNI : une étude uni-groupe d’une relation intergroupe s’appuie sur un échantillon appartenant à un seul des deux groupes concernés ; BI : une étude bi-groupe (ou étude RepMut tout court, sans précision, puisqu’il s’agit de ce que l’on fait dès que cela est possible, donc par défaut) d’une relation intergroupe s’appuie sur des échantillons appartenant aux deux groupes concernés. Il peut exister (il y a eu) des études tri-groupes (étude Blacks-Blancs-Beurs, thèse de Caroline) mais l’exploitation des données procède par paires (donc comme 3 études bi-groupes même si le 3° groupe est toujours pris en compte dans l’interprétation et si la discussion générale intègre l’ensemble).

Les suffixes

TIVITE, TICITE, CITE, TIQUE, TISATION, TION. (voir plus loin)


Les représentations (r, R)

Le terme « représentation » renvoie au champ de représentation (R[ ; ]), c.-à-d. aux éléments de contenu (r), plus précisément aux adjectifs qui ont été associés par une source (identifiée par la lettre située avant le point-virgule [_; ]) à une cible (identifiée par la lettre située après le point-virgule [ ;_]). « rj », avec le numéro en indice indiquant le rang, désigne un adjectif particulier (le je) associé à une cible par un sujet donné (identifié par la lettre (a ou b) et l’indice (i correspondant à son numéro, de 1 à n) situés avant le point-virgule) ; ainsi, r3[a14;B] est le 3e adjectif donné par le 14e prof pour qualifier la catégorie des élèves. « r » (sans indice) correspond aux adjectifs (en général 5) associés à une même cible par un sujet donné (identifié par la lettre indicée située avant le point-virgule). « R » correspond à l’ensemble des adjectifs associés par les membres d’une source à une cible.

NB L’utilisation des accolades ({}) renvoie aux notations allégées utilisées dans les tableaux (voir plus loin). Voir plus loin aussi la discussion sur le suffixe « -cité » (et le néologisme correspondant « cité », ainsi que « c » à la place de « r » pour représentation).

EGO-REPRESENTATION : R[x;x] {rx}, la représentation de soi-même (du sujet répondant), les éléments (ou les adjectifs) caractérisant le sujet lui-même (égocité, C[x;x] {cx})

r[a1;a1] = r1[a1;a1], r2[a1;a1], r3[a1;a1], r4[a1;a1], r5[a1;a1] (le champ de l’égo-représentation du prof a1 c.-à-d. les 5 adjectifs qu’il a choisis pour se caractériser lui-même), r[a2;a2] = r1[a2;a2], r2[a2;a2], r3[a2;a2], r4[a2;a2], r5[a2;a2] (le champ de l’égo-représentation du prof a2 c.-à-d. les 5 adjectifs qu’il a choisis pour se caractériser lui-même)…, r[an;an] = r1[an;an], r2[an;an], r3[an;an], r4[an;an], r5[an;an] (le champ de l’égo-représentation du prof an c.-à-d. les 5 adjectifs qu’il a choisis pour se caractériser lui-même) ;

R[a;a] = r[a1;a1], r[a2;a2]…, r[an;an] (le champ de l’égo-représentation des profs c.-à-d. l’ensemble des adjectifs qu’ils ont utilisés pour se caractériser chacun individuellement)

Q3) r[a;a] {ra} – Citez les (5) adjectifs qui vous caractérisent le mieux individuellement Personnellement, je pense que je suis…

ENDO-REPRESENTATION : R[x;X] {rX}, la représentation de l’endogroupe, les éléments (ou les adjectifs) caractérisant sa catégorie (endocité, C[x;X] {cX})

r[a1;A] = r1[a1;A], r2[a1;A], r3[a1;A], r4[a1;A], r5[a1;A] (le champ de l’endo-représentation du prof a1 c.-à-d. les 5 adjectifs qu’il a choisis pour caractériser la catégorie des profs), r[a2;A] = r1[a2;A], r2[a2;A], r3[a2;A], r4[a2;A], r5[a2;A] (le champ de l’endo-représentation du prof a2 c.-à-d. les 5 adjectifs qu’il a choisis pour caractériser la catégorie des profs)…, r[an;A] = r1[an;A], r2[an;A], r3[an;A], r4[an;A], r5[an;A] (le champ de l’endo-représentation du prof an c.-à-d. les 5 adjectifs qu’il a choisis pour caractériser la catégorie des profs) ;

R[a;A] = r[a1;A], r[a2;A]…, r[an;A] (le champ de l’endo-représentation des profs c.-à-d. l’ensemble des adjectifs qu’ils ont utilisés pour caractériser la catégorie des profs)

Q2) r[a;A] {rA} – Citez les (5) adjectifs qui, selon vous, caractérisent le mieux les enseignants

Nous, les enseignants, je pense que nous sommes…

EXO-REPRESENTATION : R[x;Y] {rY}, la représentation de l’exogroupe, les éléments (ou les adjectifs) caractérisant l’autre catégorie (exocité, C[x;Y] {cY})

r[a1;B] = r1[a1;B], r2[a1;B], r3[a1;B], r4[a1;B], r5[a1;B] (le champ de l’exo-représentation du prof a1 c.-à-d. les 5 adjectifs qu’il a choisis pour caractériser la catégorie des élèves), r[a2;B] = r1[a2;B], r2[a2;B], r3[a2;B], r4[a2;B], r5[a2;B] (le champ de l’exo-représentation du prof a2 c.-à-d. les 5 adjectifs qu’il a choisis pour caractériser la catégorie des élèves)…, r[an;B] = r1[an;B], r2[an;B], r3[an;B], r4[an;B], r5[an;B] (le champ de l’exo-représentation du prof an c.-à-d. les 5 adjectifs qu’il a choisis pour caractériser la catégorie des élèves) ;

R[a;B] = r[a1;B], r[a2;B]…, r[an;B] (le champ de l’exo-représentation des profs c.-à-d. l’ensemble des adjectifs qu’ils ont utilisés pour caractériser la catégorie des élèves)

Q1) r[a;B] {rB} – Citez les (5) adjectifs qui, selon vous, caractérisent le mieux les élèves

Eux, les élèves, je pense qu’ils sont…

NB Dans un RapMut (voir plus loin, à la fin), il n’y a pas de phase d’associations verbales. Il n’y a donc pas à proprement parler de représentations (R ou r) ou de cités (C ou c). Néanmoins, on dispose d’une liste établie a priori de caractéristiques qui jouent le même rôle et qu’on peut donc indicier de la même façon (r ou c).

(voir p. 25 l’utilisation des exposants X et Y et des primes ’ pour les représentations relayées méta et stéréo : Cette notion de méta, « indirecte dans la relation », est marquée par l’exposant de la source dans la formule étendue ou par le prime (’) sur la cible dans la formulation abrégée. Ainsi, les méta-représentations correspondent aux représentations imputées à l’autre groupe (Y) ; quand on ne précise pas, il s’agit de la représentation de son propre groupe par l’autre groupe : r[xY;X] {rX’}. Et les stéréo-représentations correspondent aux représentations imputées à son propre groupe (X) ; quand on ne précise pas, il s’agit de la représentation de l’autre groupe par son groupe: r[xX;Y] {rY’}.)

META-REPRESENTATION (ou META-ENDOREPRESENTATION) : R[xY;X] {rX’}, la représentation que l’exogroupe a de l’endogroupe selon le sujet, les éléments (ou les adjectifs) caractérisant sa catégorie par l’autre catégorie (métacité, C[xY;X] {cX’})

r[a1B;A] = r1[a1B;A], r2[a1B;A], r3[a1B;A], r 4[a1B;A], r5[a1B;A] (le champ de la méta-représentation du prof a1 c.-à-d. les 5 adjectifs qu’il pense que les élèves utilisent pour caractériser la catégorie des profs), r[a2B;A] = r1[a2B;A], r2[a2B;A], r3[a2B;A], r4[a2B;A], r5[a2B;A] (le champ de la méta-représentation du prof a2 c.-à-d. les 5 adjectifs qu’il pense que les élèves utilisent pour caractériser la catégorie des profs)…, r[anB;A] = r1[anB;A], r2[anB;A], r3[anB;A], r4[anB;A], r5[anB;A] (le champ de la méta-représentation du prof an c.-à-d. les 5 adjectifs qu’il pense que les élèves utilisent pour caractériser la catégorie des profs) ;

R[aB;A] = r[a1B;A], r[a2B;A]…, r[anB;A] (le champ de la méta-représentation des profs c.-à-d. l’ensemble des adjectifs qu’ils pensent que les élèves utilisent pour caractériser la catégorie des profs).

Q8) r[aB;A] {rA’} – Citez les (5) adjectifs qui caractérisent le mieux les enseignants pour les élèves

Je pense que les élèves trouvent que nous, les enseignants, nous sommes…

STEREO-REPRESENTATION (ou STEREO-EXOREPRESENTATION) : R[xX;Y] {rY’} {rY”} la représentation que l’endogroupe a de l’exogroupe selon le sujet, les éléments (ou les adjectifs) caractérisant l’autre catégorie par la sienne (stéréocité, C[xX;X] {cY’})

r[a1A;B] = r1[a1A;B], r2[a1A;B], r3[a1A;B], r4[a1A;B], r5[a1A;B] (le champ de la stéréo-représentation du prof a1 c.-à-d. les 5 adjectifs qu’il pense que les profs en général utilisent pour caractériser les élèves), r[a2A;B] = r1[a2A;B], r2[a2A;B], r3[a2A;B], r4[a2A;B], r5[a2A;B] (le champ de la stéréo-représentation du prof a2 c.-à-d. les 5 adjectifs qu’il pense que les profs en général utilisent pour caractériser les élèves)…, r[anA;B] = r1[anA;B], r2[anA;B], r3[anA;B], r4[anA;B], r5[anA;B] (le champ de la stéréo-représentation du prof an c.-à-d. les 5 adjectifs qu’il pense que les profs en général utilisent pour caractériser les élèves) ;

R[aA;B] = r[a1A;B], r[a2A;B]…, r[anA;B] (le champ de la stéréo-représentation des profs c.-à-d. l’ensemble des adjectifs qu’ils pensent que les profs en général utilisent pour caractériser les élèves).

Q9) r[aA;B] {rB’} {rB’’} – Citez les (5) adjectifs qui caractérisent le mieux les élèves pour les enseignants

Je pense que les enseignants en général trouvent que les élèves sont….

GENTO-REPRESENTATION : R[x;Z] {rZ} (ou R[x;z] {cz}), la représentation des gens en général, de la société, les éléments (ou les adjectifs) caractérisant les humains, la société, tout le monde c.-à-d. n’importe qui (gentocité C[x;Z] {cZ} (ou C[x;z] {cz}))

r[a1;Z] = r1[a1;Z], r2[a1;Z], r3[a1;Z], r4[a1;Z], r5[a1;Z] (le champ de la gento-représentation du prof a1 c.-à-d. les 5 adjectifs qu’il a choisis pour caractériser l’ensemble des humains), r[a2;Z] = r1[a2;Z], r2[a2;Z], r3[a2;Z], r4[a2;Z], r5[a2;Z] (le champ de la gento-représentation du prof a2 c.-à-d. les 5 adjectifs qu’il a choisis pour caractériser l’ensemble des humains)…, r[an;Z] = r1[an;Z], r2[an;Z], r3[an;Z], r4[an;Z], r5[an;Z] (le champ de la gento-représentation du prof an c.-à-d. les 5 adjectifs qu’il a choisis pour caractériser l’ensemble des humains) ;

R[a;Z] = r[a1;Z], r[a2;Z]…, r[an;Z] (le champ de la gento-représentation des profs c.-à-d. l’ensemble des adjectifs qu’ils ont utilisés pour caractériser l’ensemble des humains)

Q4) r[a;Z] {rZ} (ou r[a;z] {rz})- Citez les (5) adjectifs qui, selon vous, caractérisent le mieux les gens en général (peuvent le mieux caractériser tout le monde (ou n’importe qui))

Les humains, je pense qu’ils sont…

NB La gento-représentation n’a jamais été demandée ; en fait, la notion de gentivité a été introduite pour établir un point de comparaison pour les différentes tivités (et pour tester leur significativité : quelque chose est significatif s’il diffère du hasard, c.-à-d. de n’importe qui).

INFRA-REPRESENTATION : (R[x;U] {rU}), la représentation du cadre social de la relation, les éléments (ou les adjectifs) caractérisant le fonctionnement du système social (le soubassement de la situation d’interaction) (infracité, C[x;U] {cU}) ; PRAXO-REPRESENTATION ou ECO-REPRESENTATION ou FACTO-REPRESENTATION

r[a1;U] = r1[a1;U], r2[a1;U], r3[a1;U], r4[a1;U], r5[a1;U] (le champ de l’infra-représentation du prof a1 c.-à-d. les 5 adjectifs qu’il a choisis pour caractériser la classe [ou l’école]), r[a2;U] = r1[a2;U], r2[a2;U], r3[a2;U], r4[a2;U], r5[a2;U] (le champ de l’infra-représentation du prof a2 c.-à-d. les 5 adjectifs qu’il a choisis pour caractériser la classe)…, r[an;U] = r1[an;U], r2[an;U], r3[an;U], r4[an;U], r5[an;U] (le champ de l’infra-représentation du prof an c.-à-d. les 5 adjectifs qu’il a choisis pour caractériser la classe);

R[a;U] = r[a1;U], r[a2;U]…, r[an;U] (le champ de l’infra-représentation des profs c.-à-d. l’ensemble des adjectifs qu’ils ont utilisés pour caractériser la classe ou l’école ou le système scolaire)

Q5) r[a;U] {rU} – Citez les (5) adjectifs qui, selon vous, caractérisent le mieux le cadre des interactions profs-élèves, le fonctionnement du lycée (ou le système scolaire)

Le cadre scolaire, je pense qu’il est…

MEDIA-REPRESENTATION : (R[x;V] {rV}), la représentation de la médiation, les éléments (ou les adjectifs) caractérisant l’objet, ou l’enjeu (ou les valeurs ou l’objet transactionnel), les éléments caractérisant la relation dans la scène sociale (médiacité, C[x;V] {cV}) ; NOMO-REPRESENTATION ou ETHO-REPRESENTATION ou DOXO-REPRESENTATION

r[a1;V] = r1[a1;V], r2[a1;V], r3[a1;V], r4[a1;V], r5[a1;V] (le champ de la média-représentation du prof a1 c.-à-d. les 5 adjectifs qu’il a choisis pour caractériser le savoir scolaire), r[a2;V] = r1[a2;V], r2[a2;V], r3[a2;V], r4[a2;V], r5[a2;V] (le champ de la média-représentation du prof a2 c.-à-d. les 5 adjectifs qu’il a choisis pour caractériser le savoir scolaire)…, r[an;V] = r1[an;V], r2[an;V], r3[an;V], r4[an;V], r5[an;V] (le champ de la média-représentation du prof an c.-à-d. les 5 adjectifs qu’il a choisis pour caractériser le savoir scolaire);

R[a;V] = r[a1;V], r[a2;V]…, r[an;V] (le champ de la média-représentation des profs c.-à-d. l’ensemble des adjectifs qu’ils ont utilisés pour caractériser la relation pédagogique ou le savoir scolaire)

Q6) r[a;V] {rV} – Citez les (5) adjectifs qui, selon vous, caractérisent le mieux la relation pédagogique, les interactions profs-élèves (ou les normes de l’espace scolaire ou le savoir scolaire)

La relation pédagogique, je pense qu’elle est…

SUPRA-REPRESENTATION : (R[x;W] {rW}), la représentation de l’univers de référence postulé, les éléments (ou les adjectifs) caractérisant l’avenir du système, les éléments caractérisant le modèle vers lequel il tend, l’idéal qu’il représente (supracité, C[x;W] {cW}) ; TELEO-REPRESENTATION ou NEO-REPRESENTATION ou ONTO-REPRESENTATION

r[a1;W] = r1[a1;W], r2[a1;W], r3[a1;W], r4[a1;W], r5[a1;W] (le champ de la supra-représentation du prof a1 c.-à-d. les 5 adjectifs qu’il a choisis pour caractériser l’école de l’avenir), r[a2;W] = r1[a2;W], r2[a2;W], r3[a2;W], r4[a2;W], r5[a2;W] (le champ de la supra-représentation du prof a2 c.-à-d. les 5 adjectifs qu’il a choisis pour caractériser l’école de l’avenir)…, r[an;W] = r1[an;W], r2[an;W], r3[an;W], r4[an;W], r5[an;W] (le champ de la supra-représentation du prof an c.-à-d. les 5 adjectifs qu’il a choisis pour caractériser l’école de l’avenir) ;

R[a;W] = r[a1;W], r[a2;W]…, r[an;W] (le champ de la supra-représentation des profs c.-à-d. l’ensemble des adjectifs qu’ils ont utilisés pour caractériser l’école de l’avenir)

Q7) r[a;W] {rW} – Citez les (5) adjectifs qui, selon vous, caractériseraient le mieux le système scolaire de demain (ou utopique ou parfait ou du futur)

L’école de l’avenir, je pense qu’elle est (ou qu’il faudrait qu’elle soit) …

Les auto-estimations (les échelles)

Le suffixe -tivité (t, T)

TIVITE : t = adéquation d’une caractéristique au formant initial (représentativité, associativité)

-tivité : suffixe permettant de former des substantifs à partir de certains adjectifs (« représentatif », « significatif »,…) ou de certains noms (« association »…) et signifiant le degré d’adéquation de quelque chose au formant initial (la significativité d’un effet indique à quel point on peut lui accorder de la signification, la représentativité d’un échantillon indique à quel point il représente la population parente, l’associativité peut être définie comme le degré d’une association (en particulier, pour une association verbale, la solidité de la liaison entre le mot inducteur et le mot induit)…). La notion de « tivité » (néologisme constitué à partir du suffixe) renvoie à la correspondance entre une caractéristique (présentée ici sous forme d’adjectif) et une cible (ou une notion) (portée ici par le formant initial), c’est-à-dire la force de l’association entre les deux (associativité).

Dans les formules, l’indice adjacent à « t » (ou à « T ») indique de quelle tivité il s’agit, c.-à-d. avec quelle cible la caractéristique est mise en correspondance :

NB Les accolades renvoient aux notations allégées (voir plus loin) utilisées pour les tivités dans les tableaux.

tx {x} : égotivité (adéquation à soi-même, associativité personnelle) ; tX {X} : endotivité (adéquation à sa catégorie, associativité endocatégorielle) ; tY {Y} : exotivité (adéquation à l’autre catégorie, associativité exocatégorielle) ; [tZ {Z} (ou tz {z}) : gen(to)tivité (adéquation aux gens en général, associativité culturelle) ;] tU {U} : infrativité (adéquation au cadre social, contribution au fonctionnement du système, associativité environnementale ou fonctionnelle), écotivité ou praxotivité ou factotivité ; tV {V} : médiativité (adéquation à la relation ou à l’objet, adaptation aux valeurs défendues ou à l’éthique du système, associativité médiationnelle ou relationnelle), nomotivité ou éthotivité ou doxotivité ; tW {W} : suprativité (adéquation à l’idéal supra-ordonné, concordance avec le modèle utopique vers lequel tend le système, proximité avec la situation de demain, associativité suprationnelle ou culturelle), téléotivité ou néotivité ou ontotivité.

Ainsi, l’exotivité (tY {Y}) d’une caractéristique mesure sa correspondance avec l’exogroupe, son associativité exogroupale c.-à-d. revient pour le sujet à estimer à quel point il considère que cette qualité s’applique à l’autre catégorie.

tBr1[a1;A] : exotivité de l’adjectif r1 donné par le prof a1 pour qualifier les profs (à quel point cet adjectif s’applique selon lui aux élèves), tBr2[a1;A] : exotivité de l’adjectif r2 donné par le prof a1 pour qualifier les profs…,  tBr5[a1;A] : exotivité de l’adjectif r5 donné par le prof a1 pour qualifier les profs ; tB[a1;A] : exotivité des adjectifs donnés par le prof a1 pour qualifier les profs (à quel point en moyenne les adjectifs qu’il a choisis pour qualifier les profs s’appliquent selon lui aux élèves).

tB[a1;A] : exotivité de l’endo-représentation du prof a1, tB[a2;A] : exotivité de l’endo-représentation du prof a2…, tB[an;A] : exotivité de l’endo-représentation du prof an.

TB[a;A] {BA} : exotivité de l’endo-représentation des profs (à quel point les adjectifs que les profs ont choisis pour qualifier les profs s’appliquent selon eux aux élèves).

Les tivités sont estimés par le répondant sur une échelle bi-polaire allant de « pas du tout » (à gauche) à « tout à fait » (à droite), le curseur étant placé au départ à égale distance des deux extrêmes (O : origine). Les notes correspondantes sont -1 pour ‘pas du tout’, +1 pour ‘tout à fait’ et 0 pour l’origine (voir démonstration plus loin).

NB L’ancienne notation allait de 0 (pas du tout) à 100 (tout à fait) en passant par 50 (milieu : origine). La transformation entre l’ancienne et la nouvelle notation se fait en multipliant par 2, en enlevant 100 et en divisant par 100 (x’=((x*2)-100))/100 ; inversement, la transformation entre la nouvelle notation et l’ancienne se fait en multipliant par 100, en ajoutant 100 et en divisant par 2 (x’=((x*100)+100)/2).


Les estimations quantitatives relativement aux cibles

Les assotivités (ou ciblotivités ou associativités)

Egotivité (Tx {x}) : l’adéquation des caractéristiques à soi, la proximité ressentie, txr1[x;X]… , txr1[x;Y]… ;

Tx[x;x] {xx} (égotivité de l’égo à égo-proximité ou proximité de soi) ; Tx[x;X] {xX} (égotivité de l’endo à endo-proximité ou proximité de l’endogroupe), Tx[x;Y] {xY} (égotivité de l’exo à exo-proximité ou proximité de l’exogroupe), Tx[x;Z (ou x;z)] {xZ} (ou {xZ}) ou Tx[x;z] {xz} (égotivité de la gento à gento-proximité), Tx[x;U (ou x;V)] {xU} (ou {xV}) (égotivité de l’infra à infra-proximité), Tx[x;V] {xV} (égotivité de la média à média-proximité), Tx[x;W] {xW} (égotivité de la supra à supra-proximité), Tx[xY;X] {xX’} (égotivité de la méta à méta-proximité), Tx[xX;Y] {xY’} (égotivité de la stéréo à stéréo-proximité) ;

Ta[a;a] {aa} (égo-proximité des profs), Ta[a;A] {aA} (endo-proximité des profs), Ta[a;B] {aB} (exo-proximité des profs), Ta[a;Z] {aZ} Ta[a;z] {az} (gento-proximité des profs), Ta[a;U] {aU} (infra-proximité des profs), Ta[a;V] {aV} (média-proximité des profs, Ta[a;W] {aW} (supra-proximité des profs), Ta[aB;A] {aA’} (méta-proximité des profs), Ta[aA;B] {aB’} (stéréo-proximité des profs) ; (à distance proximale)

3) tx – Indiquez à quel point vous possédez vous-même personnellement (ou vous êtes concerné vous-même personnellement par) chacune de ces caractéristiques ou Indiquez à quel point ces caractéristiques s’appliquent à vous-même

min : « pas du tout » – max : « tout à fait » (ou « je ne suis pas du tout comme ça » « je suis tout à fait comme ça » ou « ça me correspond tout à fait » « ça ne me correspond pas du tout »)

appliqué à: soi-même ([a;a]); les enseignants ([a;A]); les élèves ([a;B]); tout le monde ([a;Z]); la classe ([a;U]); le savoir ([a;V]); l’école idéale ([a;W]); la réputation des profs ([aB;A]); la réputation des élèves([aA;B])

Endotivité (TX {X}) : l’adéquation à l’endogroupe, la qualité endogroupale, tXr1[x;X]… , tXr1[x;Y]… ;

TX[x;x] {xx} (endotivité de l’égo à égo-conformité à l’endogroupe), TX[x;X] {XX} (endotivité de l’endo ou intrativité à endo-conformité à l’endogroupe ou conformité de l’endogroupe), TX[x;Y] {XY} (endotivité de l’exo ou extrativité à exo-conformité à l’endogroupe ou distinctivité de l’exogroupe), TX[x;Z] {XZ} TX[x;z] {Xz} (endotivité de la gento à gento-conformité à l’endogroupe), TX[x;U] {XU} (endotivité de l’infra à infra-conformité à l’endogroupe), TX[x;V] {XV} (endotivité de la média à média-conformité à l’endogroupe), TX[x;W] {XW} (endotivité de la supra à supra-conformité à l’endogroupe), TX[xY;X] {XX’} (endotivité de la méta à méta-conformité à l’endogroupe), TX[xX;Y] {XY’} (endotivité de la stéréo à stéréo-conformité à l’endogroupe) ;

TA[a;a] {Aa} (égo-conformité à l’endogroupe des profs), TA[a;A] {AA} (endo-conformité à l’endogroupe des profs), TA[a;B] {AB} (exo-conformité à l’endogroupe des profs), TA[a;Z] {AZ} TA[a;z] {Az} (gento-conformité à l’endogroupe des profs), TA[a;U] {AU} (infra-conformité à l’endogroupe des profs), TA[a;V] {AV} (média-conformité à l’endogroupe des profs), TA[a;W] {AW} (supra-conformité à l’endogroupe des profs), TA[aB;A] {AA’} (méta-conformité à l’endogroupe des profs), TA[aA;B] {AB’} (stéréo-conformité à l’endogroupe des profs) ; (à homogénéité et spécificité de l’endogroupe)

2) tX – Indiquez à quel point les enseignants sont concernés par chacune de ces caractéristiques ou Indiquez à quel point ces caractéristiques s’appliquent aux enseignants min : « pas du tout » – max : « tout à fait » (ou « les enseignants ne sont pas du tout comme ça » « ils sont tout à fait comme ça » ou « ça correspond tout à fait aux enseignants » « ça ne leur correspond pas du tout ») appliqué à: soi-même ([a;a]); les enseignants ([a;A]); les élèves ([a;B]); tout le monde ([a;Z]); la classe ([a;U]); le savoir ([a;V]); l’école idéale ([a;W]); la réputation des profs ([aB;A]); la réputation des élèves([aA;B])

Exotivité (TY {Y}) : l’adéquation à l’exogroupe, la qualité exogroupale, tYr1[x;X]…, tYr1[x;Y]… ;

TY[x;x] {Yx} (exotivité de l’égo à égo-conformité à l’exogroupe), TY[x;X] {YX} (exotivité de l’endo ou extrativité à endo-conformité à l’exogroupe ou distinctivité de l’endogroupe), TY[x;Y] {YY} (exotivité de l’exo ou intrativité à exo-conformité à l’exogroupe ou conformité de l’exogroupe), TY[x;Z] {YZ} TY[x;z] {Yz} (exotivité de la gento à gento-conformité à l’exogroupe), TY[x;U] {YU} (exotivité de l’infra à infra-conformité à l’exogroupe), TY[x;V] {YV} (exotivité de la média à média-conformité à l’exogroupe), TY[x;W] {YW} (exotivité de la supra à supra-conformité à l’exogroupe), TY[xY;X] {YX’} (exotivité de la méta à méta-conformité à l’endogroupe), TY[xX;Y] {YY’} (exotivité de la stéréo à stéréo-conformité à l’endogroupe) ;

TB[a;a] {Ba} (égo-conformité à l’exogroupe des profs),  TB[a;A] {BA} (endo-conformité à l’exogroupe des profs),  TB[a;B] {BB} (exo-conformité à l’exogroupe des profs), TB[a;Z] {BZ} TB[a;z] {Bz} (gento-conformité à l’exogroupe des profs), TB[a;U] {BU} (infra-conformité à l’exogroupe des profs), TB[a;V] {BV} (média-conformité à l’exogroupe des profs, TB[a;W] {BW} (supra-conformité à l’exogroupe des profs), TB[aB;A] {BA’} (méta-conformité à l’exogroupe des profs), TB[aA;B] {BB’} (stéréo-conformité à l’exogroupe des profs) ; (à homogénéité et spécificité de l’exogroupe)

1) tY – Indiquez à quel point les élèves sont concernés par chacune de ces caractéristiques ou Indiquez à quel point ces caractéristiques s’appliquent aux élèves min : « pas du tout » – max : « tout à fait » (ou « les élèves ne sont pas du tout comme ça » « ils sont tout à fait comme ça » ou « ça correspond tout à fait aux élèves » « ça ne leur correspond pas du tout ») appliqué à: soi-même ([a;a]); les enseignants ([a;A]); les élèves ([a;B]); tout le monde ([a;Z]); la classe ([a;U]); le savoir ([a;V]); l’école idéale ([a;W]); la réputation des profs ([aB;A]); la réputation des élèves([aA;B])

GEN(To)tivité (TZ {Z} (ou Tz {z}) : l’adéquation aux gens en général, au sens commun, tZr1[x;X]…, tZr1[x;Y]… ;

TZ[x;x] {Zx} (gentivité de l’égo à égo-gentivité), TZ[x;X] {ZX} (gentivité de l’endo ou endogentivité à endo-banalité ou banalité de l’endogroupe), TZ[x;Y] {ZY} (gentivité de l’exo ou exogentivité à exo-banalité ou banalité de l’exogroupe), TZ[x;Z] {ZZ} (gentivité de la gento à gento-banalité), TZ[x;U] {ZU} (gentivité de l’infra à infra-banalité), TZ[x;V] {ZV} (gentivité de la média à média-banalité), TZ[x;W] {ZW} (gentivité de la supra à supra-banalité), TZ[xY;X] {ZX’} (gentivité de la méta à méta-banalité), TZ[xX;Y] {ZY’} (gentivité de la stéréo à stéréo-banalité) ;

TZ[a;a] {Za} (égo-banalité),  TZ[a;A] {ZA} (endo-banalité),  TZ[a;B] {ZB} (exo-banalité), TZ[a;Z] {ZZ} (gento-banalité), TZ[a;U] {ZU} (infra-banalité), TZ[a;V] {ZV} (média-banalité), TZ[a;W] {ZW} (supra-banalité), TZ[aB;A] {ZA’} (méta-banalité), TZ[aA;B] {ZB’} (stéréo-banalité) ; (à banalité)

4) tZ – Indiquez à quel point les gens en général sont concernés par chacune de ces caractéristiques ou Indiquez à quel point ces caractéristiques s’appliquent aux gens en général min : « pas du tout » – max : « tout à fait » (ou « les gens ne sont pas du tout comme ça » – « ils sont tout à fait comme ça » ou « ça correspond tout à fait aux gens » – « ça ne leur correspond pas du tout« ) appliqué à: soi-même ([a;a]); les enseignants ([a;A]); les élèves ([a;B]); tout le monde ([a;Z]); la classe ([a;U]); le savoir ([a;V]); l’école idéale ([a;W]); la réputation des profs ([aB;A]); la réputation des élèves([aA;B])  
 

Les estimations quantitatives relativement aux partitions

Les partivités

INFRAtivité TU {U} : l’adéquation au cadre de la relation, la contribution au fonctionnement du système, l’adaptation à la situation sociale, tUr1[x;X]… , tUr1[x;Y]… ; PRAXOTIVITE (ou EFFECTIVITE ou FACTOTIVITE ou ECOTIVITE)

TU[x;x] {Ux} (infrativité de l’égo à égo-utilité ou adaptation de soi), TU[x;X] {UX} (infrativité de l’endo à endo-utilité ou adaptation de l’endogroupe), TU[x;Y] {UY} (infrativité de l’exo à exo-utilité ou adaptation de l’exogroupe), TU[x;Z] {UZ} (infrativité de la gento à gento-utilité ou adaptation de l’ensemble culturel), TU[x;U] {UU} (infrativité de l’infra à infra-utilité ou adaptation de l’environnement social), TU[x;V] {UV} (infrativité de la média à média-utilité ou adaptation du média), TU[x;W] {UW} (infrativité de la supra à supra-utilité ou adaptation de l’idéal), TU[xY;X] {UX’} (infrativité de la méta à méta-utilité ou adaptation de la réputation de son groupe)), TU[xX;Y] {UY’} (infrativité de la stéréo à stéréo-utilité ou  adaptation de la réputation de l’autre groupe)) ;

TU[a;a] {Ua} (égo-utilité des profs), TU[a;A] {UA} (endo-utilité des profs), TU[a;B] {UB} (exo-utilité des profs), TU[a;Z] {UZ} (gento-utilité des profs), TU[a;U] {UU} (infra-utilité des profs), TU[a;V] {UV} (média-utilité des profs), TU[a;W] {UW} (supra-utilité des profs), TU[aB;A] {UA’} (méta-utilité des profs), TU[aA;B] {UB’} (stéréo-utilité des profs) ; (à utilité sociale (efficacité sociale, pragmatisme))

5) tU – Indiquez à quel point le système scolaire possède (ou s’appuie sur) chacune de ces caractéristiques

ou Indiquez à quel point ces caractéristiques contribuent au fonctionnement du système scolaire aujourd’hui en France

min :« pas du tout » – max : « tout à fait » (ou « la classe n’est pas du tout comme ça » « elle est tout à fait comme ça » ou « ça correspond tout à fait à la classe » « ça ne lui correspond pas du tout ») (« ça fait tout à fait marcher la classe »« ça ne la fait pas du tout marcher »)

appliqué à: soi-même ([a;a]); les enseignants ([a;A]); les élèves ([a;B]); tout le monde ([a;Z]); la classe ([a;U]); le savoir ([a;V]); l’école idéale ([a;W]); la réputation des profs ([aB;A]); la réputation des élèves([aA;B])  

Médiativité TV {v} : l’adéquation à la relation, à la médiation, aux valeurs défendues, à l’éthique, aux enjeux, à l’objet, tVr1[x;X]… , tVr1[x;Y] ; NOMOTIVITE (ou SUBJECTIVITE ou ETHOTIVITE ou DOXOTIVITE)

TV[x;x] {Vx} (médiativité de l’égo à égo-désirabilité ou valorisation de soi, TV[x;X] {VX} (médiativité de l’endo à endo-désirabilité ou valorisation de l’endogroupe), TV[x;Y] {VY} (médiativité de l’exo à exo-désirabilité ou valorisation de l’exogroupe), TV[x;Z] {VZ} (médiativité de la gento à gento-désirabilité ou valorisation de l’ensemble culturel), TV[x;U] {VU} (médiativité de l’infra à infra-désirabilité), TV[x;V] {VV} (médiativité de la média à média-désirabilité), TV[x;W] {VW} (médiativité de la supra à supra-désirabilité), TV[xY;X] {VX’} (médiativité de la méta à méta-désirabilité), TV[xX;Y] {VY’} (médiativité de la stéréo à stéréo-désirabilité) ;

TV[a;a] {Va} (égo-désirabilité des profs), TV[a;A] {VA} (endo-désirabilité des profs), TV[a;B] {VB} (exo-désirabilité des profs), ), TV[a;Z] {VZ} (gento-désirabilité des profs), TV[a;U] {VU} (infra-désirabilité des profs), TV[a;V] {VV} (média-désirabilité des profs), TV[a;W] {VW} (supra-désirabilité des profs), TV[aB;A] {VA’} (méta-désirabilité des profs), TV[aA;B] {VB’} (stéréo-désirabilité des profs) ; (à la désirabilité (coloration idéologique, orientation politique))

6) tV – Indiquez à quel point selon vous ces caractéristiques sont positives

ou Indiquez à quel point ces caractéristiques correspondent aux valeurs que vous défendez en éducation (ou amélioreraient la relation pédagogique ou correspondent à votre conception de la relation pédagogique)

min : « pas du tout » – max : « tout à fait » (ou « très négatif » « très positif » ou « ça correspond tout à fait au savoir » « ça ne lui correspond pas du tout »)

appliqué à: soi-même ([a;a]); les enseignants ([a;A]); les élèves ([a;B]); tout le monde ([a;Z]); la classe ([a;U]); le savoir ([a;V]); l’école idéale ([a;W]); la réputation des profs ([aB;A]); la réputation des élèves([aA;B])])

SUPrativité TW {W} : l’adéquation à l’idéal supra-ordonné, à la finalité du système, au modèle proposé, tWr1[x;X]… , tWr1[x;Y]… ; TELEOTIVITE (ou PROJECTIVITE ou NEOTIVITE ou ONTOTIVITE)

TW[x;x] {Wx} (suprativité de l’égo à égo-idéalité ou idéalisation de soi), TW[x;X] {WX} (suprativité de l’endo à endo-idéalité ou idéalisation de l’endogroupe), TW[x;Y] {WY} (suprativité de l’exo à exo-idéalité ou idéalisation de l’exogroupe), TW[x;Z] {WZ} (suprativité de la gento à gento-idéalité ou idéalisation de l’ensemble culturel), TW[x;U] {WU} (suprativité de l’infraàinfra-idéalité), TW[x;V] {WV} (suprativité de la média à média-idéalité), TW[x;W] {WW} (suprativité de la supra à supra-idéalité), TW[xY;X] {WX’} (suprativité de la méta à méta-idéalité), TW[xX;Y] {WY’} (suprativité de la stéréo à stéréo-idéalité) ;

TW[a;a] {Wa} (égo-idéalité des profs), TW[a;A] {WA} (endo-idéalité des profs), TW[a;B] {WB} (exo-idéalité des profs), TW[a;Z] {WZ} (gento-idéalité des profs), TW[a;V] {WV} (média-idéalité des profs), TW[a;U] {WU} (infra-idéalité des profs), TW[a;W] {WW} (supra-idéalité des profs), TW[aB;A] {WA’} (méta-idéalité des profs), TW[aA;B] {WB’} (stéréo-idéalité des profs) ; (àl’idéalité (idéalisation, légitimité culturelle, inclusion dans la gouvernance, orientation du système…))

7) tW – Indiquez à quel point ces caractéristiques correspondent à la société du futur, s’appliqueraient à l’école utopique

ou Indiquez à quel point ces caractéristiques participent au développement de l’école vers une situation idéale

ou Indiquez à quel point il faudrait que l’école de demain comprenne chacune de ces caractéristiques min : « pas du tout » – max : « tout à fait » (ou « une école idéale ne serait pas du tout comme ça » « elle serait tout à fait comme ça » ou « ça correspond tout à fait à l’école idéale » « ça ne lui correspond pas du tout ») appliqué à: soi-même ([a;a]); les enseignants ([a;A]); les élèves ([a;B]); tout le monde ([a;Z]); la classe ([a;U]); le savoir ([a;V]); l’école idéale ([a;W]); la réputation des profs ([aB;A]); la réputation des élèves([aA;B])  

GLOBATIVITE TG {G} : la valeur générale, moyenne de l’infrativité, de la médiativité et de la suprativité lorsque les trois vont dans le même sens.

TG[x;x] {Gx} (globativité de l’égo à égo-valorité ou valorisation de soi), TG[x;X] {GX} (globativité de l’endo à endo-valorité ou valorisation de l’endogroupe), TG[x;Y] {GY} (globativité de l’exo à exo-valorité ou valorisation de l’exogroupe), TG[x;Z] {GZ} (globativité de la gento à gento-valorité ou valorisation de l’ensemble culturel), TG[x;U] {GU} (globativité de l’infraàinfra-valorité), TG[x;V] {GV} (globativité de la média à média-valorité), TG[x;W] {GW} (globativité de la supra à supra-valorité), TG[xY;X] {GX’} (globativité de la méta à méta-valorité), TG[xX;Y] {GY’} (globativité de la stéréo à stéréo-valorité) ;

TG[a;a] {Ga} (égo-globativité des profs), TG[a;A] {GA} (endo-globativité des profs), TG[a;B] {GB} (exo-globativité des profs), TG[a;Z] {GZ} (gento-globativité des profs), TG[a;V] {GV} (média-globativité des profs), TG[a;U] {GU} (infra-globativité des profs), TG[a;W] {GW} (supra-globativité des profs), TG[aB;A] {GA’} (méta-globativité des profs), TG[aA;B] {GB’} (stéréo-globativité des profs) ; (àla globativité (valorisation, valeur générale…))

NB pas de question sur la globativité (moyenne des trois), sauf dans une version de RapMut où on pose, après la question 1 sur « la caractéristique qui qualifie le mieux… », une question 2 sur la raison du choix (ou l’ordre de préférence) parmi les trois (« quelqu’un de fort », « quelqu’un de bien », « quelqu’un d’avant-garde ») et une question 3 sur la valeur générale (correspondant à cette globativité) pour éviter les 3 questions sur les partitions.

(éventuellement) Q3 VgY1 : Quelle valeur attribuez-vous globalement à ponctuel ? ou

8) tG – Indiquez à quel point ces caractéristiques ont de la valeur pour vous

ou Indiquez à quel point ces caractéristiques vous semblent déterminantes (ou sont selon vous globalement positives)

min : « pas du tout » – max : « tout à fait » (ou « très négatif » « très positif » ou « ça correspond tout à fait à ce que je pense » « ça ne lui correspond pas du tout »)

appliqué à: soi-même ([a;a]); les enseignants ([a;A]); les élèves ([a;B]); tout le monde ([a;Z]); la classe ([a;U]); le savoir ([a;V]); l’école idéale ([a;W]); la réputation des profs ([aB;A]); la réputation des élèves([aA;B])])


Les tivités dérivées [sans prendre en compte la gentivité]

Les mesures directes portant sur les cibles (c.-à-d. les assotivités que sont l’endotivité, l’exotivité, l’égotivité) permettent, en les combinant, d’établir des indicateurs pertinents relatifs à ces cibles (des tivités dérivées).

Les mêmes principes ont été utilisés pour formaliser les tivités dérivées que pour les tivités brutes.

Explicitation de l’indiciation des tivités dérivées : l’indice adjacent à « T » indique de quelle tivité il s’agit :

– « = » renvoie à l’idée que les caractéristiques (adjectifs) sont de même type que les cibles avec lesquelles elles sont mises en relation (donc identique, égal : endo/endo, exo/exo, égo/égo…) ; T= {=} correspond à l’intrativité.

– « ≠ » renvoie à l’idée que les caractéristiques sont d’un autre type que les cibles avec lesquelles elles sont mises en relation (donc différent : endo/exo, exo/endo, égo/endo) ; T {≠} correspond à l’extrativité.

– « – » renvoie à l’écart entre l’intrativité et l’extrativité (la différence, moins) ; T {-} correspond à la diativité.

– « + » renvoie à l’intrativité et la diativité (la somme des deux (moyenne)) ; T+ {+} correspond à la pantivité.

L’utilisation de signes mathématiques (=, ≠, -, +) posant problème dans les tableurs Excel, on peut les remplacer par n, e, d, p soit Ti {i} l’intrativité, Te {e} l’extrativité, Td {d} la diativité, Tp {p} la pantivité.

INTRATIVITE T={=} ou Ti {i}) : tX[x;X] {XX} ou {=X} ou {nX} ou {iX}, tY[x;Y] {YY} ou {=Y} ou {nY} ou {iY}, tx[x;x] {xx} ou {nx} ou {ix} (valeurs brutes) ; t = r, la tivité est de même nature que la représentation : adéquation de caractéristiques de l’endo-représentation à l’endogroupe ou de caractéristiques de l’exo-représentation à l’exogroupe (ou de caractéristiques de l’égo-représentation à soi-même…) c.-à-d. adéquation d’une caractéristique à la cible pour laquelle elle a été choisie.

Plus l’intrativité d’une caractéristique est élevée, plus elle caractérise la cible à laquelle elle a été associée.

Plus l’intrativité d’une cible est élevée, plus sa représentation lui correspond, c.-à-d. que les caractéristiques qui lui sont associées la définissent bien. (à conformité) (Voir plus loin pour les formules exactes)

EXTRATIVITE T {≠} ou Te {e} : tY[x;X] {YX} ou {≠X} ou {eX}, tX[x;Y] {XY} ou {≠Y} ou {eY}, tX[x;x] {Xx} ou {≠x} ou {ex} (valeurs brutes) ; t ≠ r, la tivité est d’une autre nature que la représentation : adéquation de caractéristiques de l’endo-représentation à l’exogroupe ou de caractéristiques de l’exo-représentation à l’endogroupe (ou de caractéristiques de l’égo-représentation à l’endogroupe…).

Plus l’extrativité d’une caractéristique est élevée, plus elle caractérise (aussi) l’autre cible, c.-à-d. celle à laquelle elle n’avait pas été associée.

Plus l’extrativité d’une cible est élevée, plus sa représentation recouvre celle de l’autre cible, c.-à-d. que les caractéristiques qui lui sont associées se retrouvent chez l’autre cible. (Voir plus loin pour les formules exactes)

[NB L’intrativité et l’extrativité peuvent être rapportées à la gentivité (comme la diativité est rapportée à l’extrativité) :          tX = tX-ZtY = tY-Z ; tX = XZ, tY = YZ voir plus loin] 

DIATIVITE T{-} ou Td {d} : tX[x;X]-tY[x;X] {XX-yx} ou {–X ou dX}, tY[x;Y]-tX[x;Y] {yy-Xy} ou {–Y} ou {dY}, tx[x;x]-tX[x;x] {xx-Xx} ou {–x} ou {dx} ; INTRA – EXTRA ; spécificité, adéquation de caractéristiques d’une cible à cette cible relativement à l’autre cible, mesure de la particularité, de la typicalité.

Plus la diativité d’une caractéristique est élevée, plus elle caractérise spécifiquement la cible à laquelle elle a été associée, c.-à-d. plus particulièrement cette cible que l’autre.

Plus la diativité d’une cible est élevée, plus la représentation de cette cible lui est spécifique, c.-à-d. que les caractéristiques qui lui sont associées la distinguent de l’autre cible. (à typicalité, c.-à-d. particularité d’une catégorie par rapport à l’autre (et idiotivité de soi par rapport aux autres membres de son groupe…)). (Voir plus loin pour les formules exactes)

L’intrativité et la diativité marquent le caractère « groupal » d’une cible, sa cohésion (ou sa cohérence dans le cas du sujet) ; un groupe peut être défini comme un tout c.-à-d. un ensemble de personnes se ressemblant entre elles (intrativité : conformité) et se distinguant des autres (diativité : typicalité) ; d’où la notion de « pantivité » puisque le préfixe pan- signifie « tout ».

PANTIVITE T+{+} ou Tp {p} : tX[x;X]+(tX[x;X]-tY[x;X]) {xX+(xx-yx)} ou {+X} ou {pX}, tY[x;Y]+(tY[x;Y]-tX[x;Y]) {yy+(yy-Xy) ou {+Y} ou {pY}, tx[x;x]+(tx[x;x]-tX[x;x]) {xx+(xx-Xx)} ou {+x}ou {px} ; INTRA + DIA (moyenne) ; adéquation de caractéristiques d’une cible à cette cible dans sa relation à l’autre cible.

Plus la pantivité d’une caractéristique est élevée, plus elle correspond à la cible à laquelle elle a été associée dans sa relation à l’autre cible.

Plus la pantivité d’une cible est élevée, plus la représentation de cette cible lui correspond bien dans sa relation à l’autre cible, plus cette cible forme un groupe cohésif dans la situation. (Voir plus loin pour les formules exactes)

À propos des tivités

On a x (le sujet) confronté à (en relation avec) y (un objet, pour l’instant un humain).

Ce sujet est mobilisé en tant que membre d’une catégorie sociale (X, l’endogroupe) entretenant un rapport avec la catégorie (Y, l’exogroupe) à laquelle appartient y. [Ce sujet est mobilisé en tant que membre d’une catégorie sociale (X), cette catégorie étant dans une relation sociale (V, c.-à-d. en fait une catégorie de relations) avec la catégorie (Y) à laquelle appartient y.]

Du point de vue des représentations, on dispose (au moins) des items de l’endoreprésentation (les adjectifs qui sont cités pour l’endogroupe) et de ceux de l’exoreprésentation (cités pour l’exogroupe).

Du point de vue des tivités, pour chaque item :

– On mesure son égotivité (c.-à-d. son adéquation à soi) pour avoir la distance (proximité) du sujet à chacune des catégories (et éventuellement son identification par l’écart entre l’endo et l’exo).

– On mesure son intrativité (c.-à-d. son adéquation à la cible à laquelle il a été associé) pour avoir l’homogénéité de chaque catégorie (et éventuellement un biais d’homogénéité pour une des catégories).

– On mesure son extrativité (c.-à-d. son adéquation à l’autre cible) dont on dégage la diativité pour avoir la typicalité de chaque catégorie (et éventuellement un biais pour l’une).

– On peut rassembler ces deux dernières mesures (moyenne de l’intrativité et de la diativité) dans la pantivité (c.-à-d. son adéquation à la cible associée dans la relation) pour avoir l’entitativité [ou la groupalité] de chaque catégorie (et éventuellement un biais).

Ces 3 tivités (intra, dia et pan) mesurent la force de l’association (assotivités) entre une caractéristique et une cible, entre autres celle à laquelle elle a été associée (mais pas que).

– On peut mesurer aussi sa gentivité (c.-à-d. son adéquation aux gens en général, à tout le monde ; la « gent » signifie l’espèce, le peuple, la race, la famille… c.-à-d. un ensemble très englobant) qui permet de dégager la banalité (ou généralité) de chaque catégorie (et éventuellement un biais pour l’une).

Il nous reste les tivités liées aux dimensions sous-jacentes aux partitions (les partivités) : le statut, la valence et l’utopie (nommées infrativité, médiativité et suprativité ; U, V, W).

Puisqu’on se situe au niveau catégoriel (la dynamique sociale, les relations intergroupes, les rapports sociaux), il y a X (la catégorie (sociale) du sujet), Y (la catégorie de l’autre (ou de l’interactant)) [et il y a aussi la relation sociale entre X et Y] ; par exemple, il y a les Profs, les Élèves [et la Relation pédagogique].

Or, la relation (sociale pour indiquer qu’il ne s’agit pas de l’interaction ponctuelle entre x et y dans un cours mais de la catégorie de relations c.-à-d. le rapport social Prof-Élève, la relation pédagogique) comprend plusieurs dimensions.

Il y a l’écotivité (la praxotivité, la factotivité), c.-à-d. l’adaptation au cadre social ou la contribution au fonctionnement du système, correspondant au fonctionnement pratique du système. C’est donc la dimension pratique, concrète de l’école, (ce qu’on appelait le niveau éco, comme dans « économie » ou « écologie », l’école comme environnement ou comme cadre prescriptif qui impose certaines conduites) correspondant au niveau pratique, factuel du fonctionnement (praxo, facto). Le système scolaire (ou plutôt le cadre scolaire) relève de la réalité telle qu’elle se présente (et telle qu’elle s’impose à ses agents), il a sa hiérarchie, son organigramme, ses statuts, ses voies officielles, ses règlements, ses programmes, ses aspects fonctionnels… C’est pour cette raison qu’on a finalement nommé ce niveau « infra ». Donc, l’infrativité (liée à l’utilité sociale) mesure l’adéquation d’une caractéristique à l’environnement que constitue le cadre social, sa contribution à son fonctionnement, son efficacité.

Plus cette adaptation au système est forte (c.-à-d. plus l’item contribue à son fonctionnement, plus il lui est utile), plus le statut de ceux qui possèdent cette caractéristique est élevé. Donc la moyenne (pondérée) des infrativités des adjectifs associés à une cible indique à quel point la catégorie correspondante occupe une position élevée dans le système, c.-à-d. a un statut fort.

Mais, dans ce système, il y a aussi des valeurs qui s’affrontent (qu’il propose donc), il y règne des normes, il définit ce qui est bien et ce qui est mal. Autrement dit, il y a une dimension normative, morale, éthique (nomo (ou étho)). Le système scolaire est traversé par des oppositions, des courants, des idéologies (doxo) qui se confrontent, des mondes alternatifs (qui s’opposent dans l’espace social qu’il définit)… C’est pour cette raison qu’on a nommé ce niveau « média ». Donc, la médiativité (ou nomotivité ou éthotivité ou normativité ou doxotivité) mesure l’adéquation d’une caractéristique aux valeurs que le sujet associe au système (ou plutôt qu’il défend dans le système), plus précisément indique si elle se situe pour lui du bon côté ou du mauvais côté (et à quel point).

Plus une caractéristique penche vers le bon côté, plus ceux qui en sont dotés sont appréciés, désirables, bien vus dans le système (et inversement pour le mauvais côté). Donc, la moyenne (pondérée) des médiativités des adjectifs associés à une cible donne la polarité qui est affectée à la catégorie correspondante, sa désirabilité (et indique à quel point ceux qui l’ont placée là l’apprécient), c.-à-d. sa valence.

Enfin, le système tend vers quelque chose, il y a un idéal qui le sous-tend, il se réfère à un modèle (qu’il suppose). Il y a aussi une éducation utopique qui dépasse les contraintes, les réalités et même les clivages. Même si ce point d’aboutissement n’est pratiquement jamais explicité (dès qu’on exprime quelque chose, ça devient une valeur à laquelle on peut en opposer une autre), il guide les comportements et donne l’impression qu’on va quelque part. Il y a ce postulat d’un idéal vers lequel on tendrait (le sens de l’histoire) qui permet de distinguer des progressistes et des conservateurs (ou réactionnaires) même si les contenus changent selon les époques. Cette dimension (énodale, onto) se référant à cette assertion d’une utopie renvoie à la finalité du système, à sa téléologie (téléo), ou à sa modernité (néo) en quelque sorte. Le système scolaire évolue, il se développe (ce développement intègre les règles imposées par l’infra et la dynamique des oppositions du média), il se transforme en tant que système, il change et il dessine un avenir à concevoir, il renvoie à un univers à élaborer, en devenir… (qu’il projette/instaure comme modèle pour tous). C’est pour cette raison qu’on a nommé ce niveau « supraordonné ». Donc, la suprativité (ou téléotivité ou néotivité ou ontotivité ou innovativité liée à l’idéalité) mesure l’adéquation d’une caractéristique à la finalité du système, son modèle utopique, son état ultime, sa capacité à se maintenir (durabilité) et indique sa proximité à l’idéal.

Plus une caractéristique est perçue comme relevant du système parfait ultime, plus ceux qui la possèdent sont « d’avant-garde », « en avance », « à la pointe du progrès », « modernes », « innovants » (ce sont eux qui constituent la minorité active, les experts, la caste des dirigeants, non pas au sens hiérarchique (ceux qui commandent dans le système) mais de la gouvernance (ceux qui définissent l’orientation du système)). Donc, la moyenne (pondérée) des suprativités des adjectifs associés à une cible indique la modernité en quelque sorte de la catégorie correspondante, sa propension à agir sur le système (et non dans le système), c.-à-d. sa durabilité.

Autrement dit, pour situer ces niveaux par rapport à d’autres conceptions,

– le niveau inférieur (Infra) se réfère à « la réalité telle qu’elle se présente » (d’Hintikka) ou « la réalité à affirmer » (de Ghiglione), ou « la réalité à laquelle on est confronté (ou le réel auquel on s’adapte) » (empirique (ou pragmatique)).

– le niveau intermédiaire (Média) est celui « des mondes alternatifs » d’Hintikka ou « des réalités à comparer » de Ghiglione, ou de « son monde à défendre contre celui des autres » (polémique (ou critique)).

– le niveau supérieur (Supra) renvoie à « un univers et un seul » d’Hintikka ou « une réalité à construire » de Ghiglione, ou « l’univers à élaborer (ou à concevoir) », « la finalité postulée », « la vérité à découvrir », « l’idéal à atteindre » « le monde d’après ou à venir » (épistémique (ou utopique)).

Dans le système des tivités, on ajoute donc à l’endotivité, l’exotivité et l’égotivité (et éventuellement la gentivité) (c.-à-d. les assotivités liées aux cibles), l’infrativité, la médiativité et la suprativité (c.-à-d. les partivités) qui renvoient respectivement au statut (utilité) donc à la partition hiérarchique (ou impérative), à la valence (désirabilité) donc à la partition oppositive (ou idéologique) et à l’avenir (finalité, modernité, durabilité) donc à la partition communautaire (ou élitiste/exclusive).

Les 3 partivités particulières (infra, média, supra ; U, V, W) peuvent dans certains cas (voir plus loin) être synthétisées dans une partivité globale (la globativité, G) correspondant à la moyenne des 3 et renvoyant à la notion de valeur au sens général (c.-à-d. initial, avant sa diffraction en utilité, désirabilité et durabilité) ou au bien-être identitaire global.


La dualité des constituants de la situation sociale

Par ailleurs, la situation (sociale) étant définie par la confrontation des catégories, chaque élément (X, Y, U, V, W) est double. [Z est à ajouter]

Tout d’abord, les catégories elles-mêmes (Endo et Exo) ont des représentations différentes par les uns et par les autres (représentations mutuelles). Or les catégories ne sont que des représentations, chacune n’ayant d’existence, de définition, que face à l’autre.

Les contours mêmes des catégories sont différents selon les sources : par exemple (étude des relations profs-élèves au collège Georges Brassens à Brazey-en-plaine), pour les enseignants, la catégorie « les élèves » couvre tous ceux qui sont scolarisés de la 6e à la terminale alors que, pour les collégiens, cette catégorie inclut les élèves du CP à la 3e. Le B de r[a;B] n’est donc pas le même que le B de r[b;B]).

Ensuite, le cadre (Infra) n’a pas la même signification pour les 2 parties ; comme il s’agit ici du cadre social dans lequel se déroule l’interaction, c’est la représentation de la situation qui est déterminante, ce qui engendre des cadres de référence différents pour les 2 parties.

Du point de vue des contours, l’école peut se référer au système scolaire français (en référence à l’Éducation Nationale) pour les profs alors qu’elle se limite souvent à leur établissement pour les élèves.

De même, la relation (ou la scène ou l’objet) (Média) n’est pas unique, elle est vue différemment (média-représentation) par chaque partie (il y a 2 enjeux même si chacune des parties peut avoir l’illusion qu’elles ont le même).

Là aussi, les contours entre les savoirs (le programme de l’enseignement) vus par les profs et les savoirs (ce qui est appris à l’école) du point de vue des élèves peuvent être très différents (ou enseigner est différent d’apprendre si on retient la relation).

Enfin, la finalité du système, le modèle qu’il représente (Supra) renvoie à des attentes différentes pour les catégories.

Ce modèle même sous un vocable unique (l’école de demain) peut renvoyer à des supports très différents (le système éducatif parfait vs l’espace de consommation des connaissances).

Tous ces constituants (les catégories sociales, le cadre, l’objet, le modèle) sont écrits dans la nomenclature RepMut « en majuscules d’imprimerie » (X ou A/B, Y ou B/A, U, V, W (ou ZI, ZM, ZS ou V, W, Z ou I, M, S)).

Il est possible de les indicier selon la source pour indiquer que les objets auxquels se réfèrent les sources sont différents : Aa le référent de la catégorie « Profs » pour les profs de l’échantillon (les enseignants disciplinaires (de maths, de sport, d’histoire, de chimie…) c.-à-d. les enseignants de la 6e à la terminale ou à l’université), et Ab le référent de la catégorie « Profs » pour les collégiens de l’échantillon (les enseignants dont ils ont eu des exemplaires face à eux au cours de leur scolarité (instituteurs et profs de collège) c.-à-d. les enseignants du CP à la 3e). Il y aurait de même Ba le référent Élèves pour les profs (secondaire et éventuellement université), et Bb le référent Élèves pour les élèves (primaire et collège). Il y aurait aussi Ua (Ia) le référent École (le système scolaire de l’EN) pour les profs, et Ub (Ib) le référent École (l’établissement) pour les élèves. Il y aurait également Va (Ma) le référent Savoir (enseigné) pour les profs, et Vb (Mb) le référent Savoir (appris) pour les élèves. Et il y aurait enfin Wa (Sa) le système éducatif du futur pour les profs, et Wb (Sb) l’espace de consommation culturelle à venir pour les élèves. (Aa/Bb, Ba,/Ab, Ua/Ub, Va/Vb, Wa/Wb (Ia/Ib, Ma/Mb, Sa/Sb))

Le terme utilisé (mot inducteur) étant généralement le même pour les 2 catégories (les profs, les élèves, l’école, le savoir, la société de demain), la distinction de la source (marquée par l’indice a ou b) n’est pas indispensable mais il faut garder à l’esprit que non seulement les représentations catégorielles sont différentes (ce qui va un peu de soi) mais que ce ne sont pas les représentations de la même chose (les représentés sont différents).

Les dimensions sous-jacentes

Les principes abstraits qui gouvernent les différents niveaux de la situation renvoient aux logiques qui les sous-tendent. Pour les évoquer, leur donner de la substance, les rendre plus concrets (si on peut dire), on peut invoquer la notion de statut pour le niveau infra (u, U), celle de valence pour le niveau média (v, V) et celle d’idéal pour le niveau supra (w, W).

Ces dimensions fondamentales (statut, valeur, idéal) (dominance, valence, appartenance) permettant d’analyser les caractéristiques de façon pertinente relativement aux partitions (hiérarchique, oppositive, communautaire) correspondent aux façons de situer les données à chacun des niveaux. Il y a respectivement une dimension praxique (praxo), factuelle (facto), effective, « emprisaire » (pouvoir exercer une action réelle sur autrui) ou statutaire (placer à un degré plus ou moins élevé sur l’échelle sociale), une dimension morale (nomo), éthique (étho), doxique (doxo), thymique, subjective, « axiologique » (se situer sur un des versants d’une échelle bipolaire) ou évaluative (juger positivement ou négativement) et une dimension orexique (orexo), objective, ontologique (onto), épistémique, utopique, « énodale » (tendre vers un point d’aboutissement posé comme existant) ou idéale ou téléonomique (viser un but supra-ordonné).

De la même façon qu’on nomme « endotivité » l’adéquation d’une caractéristique à l’endogroupe (l’associativité endogroupale) (de même pour exotivité et égotivité, ce qui fait donc 3 « assotivités » [ou 4 si on considère la gentivité]), on peut nommer « statutivité » ou « praxotivité » ou « écotivité » ou « factotivité » l’adéquation d’une caractéristique à la dimension statutaire (l’associativité statutaire) c.-à-d. le niveau de statut (de « tout en bas » à « tout en haut ») auquel elle correspond ; la « valentivité » ou « nomotivité » ou « éthotivité » ou « doxotivité » d’une caractéristique indique sur la dimension bipolaire de la valeur de quel côté (et à combien) elle penche (l’associativité (é)valuative) ; et l’« idéativité » ou la « téléotivité » ou « néotivité » ou « ontotivité » si elle fait partie (ou quelle est la probabilité qu’elle le fasse ou quelle est sa propension à le faire) de la société de l’avenir, de l’univers idéal postulé, du monde de demain (l’associativité idéale ou utopique). [Ces 3 tivités correspondant aux 3 dimensions sous-jacentes aux partitions (qu’on peut donc nommer « partivités ») ont été renommées plus formellement l’infrativité, la médiativité et la suprativité et correspondent respectivement aux axes u, v et w]

À propos des partitions (récapitulatif)

Partition hiérarchique, liée au statut c.-à-d. à l’importance dans le fonctionnement du système (praxotivité, écotivité, factivité) : l’une des catégories se situe au-dessus de l’autre. La discrimination correspond à une subordination de l’autre. Relégation (dégradation, déclassement) à rehaussement [affirmation] de sa catégorie et renforcement de l’estime de soi (première composante de l’identité sociale).

Partition oppositive, liée à la valence c.-à-d. aux valeurs défendues dans le système (nomotivité, éthotivité, doxotivité) : une des catégories est l’inverse de l’autre. La discrimination porte sur les valeurs (Devine, 1989; Fazzio, Jackson, Dunton, Williams, 1995 ; Judd, Wittenbrink, & Park, 1999). Stigmatisation (dépréciation) à survalorisation de sa catégorie [distinction] et amélioration de l’image de soi (deuxième composante de l’identité sociale).

Partition communautaire, liée à l’idéal c.-à-d. à l’avenir du système (téléotivité, néotivité, ontotivité) : une des catégories sert de point de référence (central/périphérique). La discrimination soit renvoie les autres dans la majorité indifférenciée (minorité élitiste), soit écarte ceux qui ne sont pas majoritaires (minorité marginale). Exclusion (éviction, révocation, radiation, destitution, proscription, déchéance, désaffiliation) (délégitimation) à légitimation (promotion) de sa catégorie d’appartenance [intégration] et prise de conscience du concept de soi (troisième composante de l’identité sociale).

Si on récapitule les tivités, il y en a 6 (ou 7) permettant d’explorer les différentes dynamiques identitaires.

Il y a tout d’abord l’égotivité [avec éventuellement la gentivité] pour accéder aux proximités personnelles et explorer les stratégies de repli individuel (sortir « par le bas » (descendre) des appartenances catégorielles en se positionnant comme individu indépendant, c.-à-d. comme particulier) [à vérifier].

Il y a aussi l’endotivité et l’exotivité [avec éventuellement aussi la gentivité] qui se transforment en intrativité (permettant d’accéder à la conformité) et diativité (donnant accès à la distinctivité ou typicalité) ; elles donnent ensemble la pantivité d’où on peut dégager l’entitativité (ou la groupalité) des catégories et explorer les stratégies de re-catégorisation (sortir « par le haut » (monter) de l’appartenance catégorielle en réunissant les 2 catégories dans un univers culturel commun) [à vérifier].

Ces trois données (qui constituent en elles-mêmes des indicateurs significatifs relevant des assotivités) servent par ailleurs aussi à pondérer les autres tivités (les suivantes c.-à-d. les partivités), soit avec l’intra seule, soit avec la dia seule, soit (préférentiellement) avec la pantivité qui combine les deux. On peut également pondérer les partivités avec l’égotivité pour analyser où se situe le sujet lui-même [voir plus loin dans les représentations graphiques].

Et, il y a l’infrativité (efficacité relativement au fonctionnement du cadre social) donnant l’utilité sociale de la cible c.-à-d. son statut (lié à la partition hiérarchique dominant/dominé), la médiativité (polarité relativement aux valeurs dans la scène sociale) donnant la désirabilité de la cible c.-à-d. sa valence (liée à la partition oppositive positif/négatif) et la suprativité (but supra-ordonné relativement à l’évolution du système social) donnant la modernité ou légitimité de la cible c.-à-d. son idéalité/durabilité (liée à la partition communautaire ou élitiste expert/novice, avant-garde/réac, minorité active/majorité silencieuse, élites/masses…).

Pour qu’un ensemble constitue un groupe, une entité, il faut qu’il ait une intrativité élevée (conformité) et une diativité élevée (distinctivité) ce qui lui donne une pantivité élevée (entitativité ou groupalité). On peut comparer à l’autre catégorie pour établir quelle est celle qui est la plus cohérente (qui constitue le plus un groupe), par exemple si la moyenne des endo-pantivités est supérieure à la moyenne des exo-pantivités, endoentitativité > exoentitativité [à vérifier]

Pour que ce groupe constitue une « classe dominante » (dans une partition hiérarchique), il faut que ses membres soient tous placés à un niveau de statut plus élevé (qu’ils soient plus actifs, qu’ils participent plus au fonctionnement du système) que ceux de l’autre catégorie (statutivité). (Moyenne des endo-infrativités pondérées par les endo-pantivités > moyenne des exo-infrativités pondérées par les exo-pantivités ; endostatutivité > exostatutivité ou endopraxotivité > exopraxotivité)

De même, pour qu’il constitue un camp dans une partition oppositive (groupe idéologique ou axiologique), il faut que ses membres soient ensemble sur le même pôle de valeur (polarité positive) par rapport à l’autre catégorie (négatif) (valentivité). (Moyenne des endo-médiativités pondérées par les endo-pantivités > moyenne des exo-médiativités pondérées par les exo-pantivités ; endovalentivité > exovalentivité ou endonomotivité > exonomotivité)

Et, pour que ce groupe constitue une minorité (une avant-garde, une élite, une secte, le groupe des experts, une caste… (écolos, Juifs, végétaliens, Francs-Maçons, EM…)) face à une majorité dans une partition communautaire, il faut que ses membres possèdent (ou revendiquent) un critère d’appartenance (ou de connaissance) exclusif (suprativité) dont sont privés les autres. (Moyenne des endo-suprativités pondérées par les endo-pantivités > moyenne des exo-suprativités pondérées par les exo-pantivités ; endoidéativité > exoidéativité ou endotéléotivité > exotéléotivité)

Enfin, pour qu’une catégorie représente un regroupement (une collection) d’individualités (stratégie de repli individuel), il faut que ses membres donnent tous des notes d’égotivité pour l’endogroupe nettement supérieures à celles pour l’exogroupe (identification forte). (Moyenne des endo-égotivités > moyenne des exo-égotivités ; endoproximité > exoproximité) [à vérifier]


Les « stratégies » identitaires disponibles

En général, la structure sociale inscrit les catégories respectives des deux protagonistes dans une relation statutaire (hiérarchique), ou du moins, vues de l’extérieur, ces catégories sont perçues comme dans un rapport de domination. Ainsi les relations Hommes-Femmes (qui comprennent pourtant largement les autres dimensions) sont considérées avant tout comme Dominants/dominées (Lorenzi-Cioldi…).

Néanmoins, du point de vue des participants, aucune des deux positions ne semble favorable à l’adoption de cette partition.

D’un côté, être dominant paraît résulter d’un rapport de force, associé au pouvoir, voire à la violence, et n’est donc pas satisfaisant : ceux qui sont dans cette position ont plutôt tendance à s’en attribuer le mérite en se définissant face à la majorité comme une minorité experte, compétente… ce qui est souvent compatible avec la réalité, le pouvoir donnant accès aux ressources.

De l’autre côté, être dominé n’apparaît pas comme une position enviable : ceux (en l’occurrence celles dans le rapport Femmes/Hommes) qui occupent cette position ont tendance à interpréter cette relation comme sous-tendue par une partition oppositive où leur catégorie serait porteuse des valeurs positives et l’autre des valeurs négatives… ce qui est souvent compatible avec la réalité, l’exercice du pouvoir (et le maintien de l’ordre établi) ne s’encombrant pas de considérations morales.

Chaque « camp » jouant régulièrement sa stratégie identitaire la plus disponible, les positionnements objectifs se renforcent dans ce pattern (les dominants experts et les dominés positifs).

D’autres stratégies sont évidemment possibles, l’individualisation (« descendre » au niveau individuel (ou particulaire)) semblant plus disponible chez les dominants et la re-catégorisation (« monter » au niveau culturel) chez les dominés.

Les liens entre les partitions et les niveaux

Les partitions, considérées sous l’angle des stratégies (ou plutôt dynamiques) identitaires, peuvent être mises en relation avec les niveaux (infra, média et supra).

Étant situées au niveau média, on les a considérées (pour l’instant) comme des relations intra-niveaux (en l’occurrence à l’intérieur du niveau médian). Il s’agissait seulement d’identifier la nature de ce qui différencie les 2 catégories (opposition, communauté, hiérarchie) c.-à-d. le type de rapport entretenu (positif-négatif, minoritaire-majoritaire, dominant-dominé).

En fait, ces catégories et leur rapport n’existent pas objectivement mais uniquement à travers le sujet, à travers ses représentations (subjectivement donc). Le sujet est toujours du côté d’une des catégories (celle qui est bien placée) puisqu’une partition est une représentation de la structure de la situation mettant la catégorie du sujet (l’endogroupe) en position favorisée par rapport à l’autre catégorie (exogroupe).

Dans le cas d’une partition oppositive, le sujet voit la situation comme composée de 2 catégories s’opposant du point de vue des valeurs. La sienne est définie par l’adhésion aux valeurs qu’il défend (positives) et elle s’oppose à l’autre qui défend les valeurs contraires (négatives donc), même si, en fait, les membres de cet exogroupe ne se définissent pas par ça. Ce qui nous importe ici, c’est que les 2 catégories sont placées (toujours par le sujet) au même niveau (intermédiaire, catégoriel, médian), l’une étant l’inverse de l’autre (ou située à l’autre extrême d’un axe bipolaire (comme la gauche et la droite)).

Dans le cas d’une partition communautaire, le sujet voit aussi la situation composée de 2 catégories, mais ce qui les différencie se réfère à des niveaux différents. Sa catégorie se distingue par le fait qu’elle est plus proche (ou qu’elle relève) du niveau supra, alors que l’autre catégorie n’est qu’une catégorie (niveau média donc). Ainsi, l’endogroupe peut être une minorité active (avant-garde, innovante… qui va dans le sens du progrès (téléo)) alors que l’autre catégorie (les autres, ceux qui n’ont pas compris ou qui ne sont pas dans le mouvement ou qui ne font pas partie de la caste) constitue une majorité (silencieuse, laborieuse…) ; c’est la minorité qui correspond au point de référence et qui donne donc l’avantage, cet avantage provenant du niveau supra. L’endogroupe peut également être la majorité si elle est posée relativement au supra (exemple la vraie France, la France du futur, la France éternelle), écartant l’autre catégorie comme minorité marginale ou marginalisée (les Roms, les clandestins, les migrants, les immigrés…) ; ici, c’est la majorité qui constitue le point de référence et qui donne l’avantage, la minorité étant exclue de l’ensemble supra-ordonné (marginalisée). L’endogroupe est toujours central (c’est ce qui lui donne sa légitimité) et l’exogroupe périphérique (et ce en référence au niveau supra).

Enfin, dans le cas d’une partition hiérarchique, la catégorie des dominés (l’exogroupe) est perçue comme un agrégat (Lorenzi-Cioldi), c.-à-d. vraiment une catégorie (niveau média) où « ils sont tous pareils », alors que les dominants (l’endogroupe) sont vus comme une collection où chacun existe à part entière, indépendamment des autres (niveau infra de la pluralité, dit individuel mais en fait subjectal ou particulier). Il y a en quelque sorte individualisation (ou individuation) du sujet, même s’il reste membre de sa catégorie, puisqu’il se distingue des autres membres de ce groupe (même en effet PIP). L’endogroupe, collection de particuliers (d’individus ou de personnes, ou le plus souvent d’agents), se réfère plus ou moins au niveau infra lié à l’identité individuelle (particulaire), alors que l’exogroupe reste situé au niveau médian puisqu’il constitue une catégorie indissociable dans laquelle les éléments sont interchangeables (agrégat).

[attention : ce niveau individuel est à entendre comme différent du niveau catégoriel (et du niveau culturel) et non comme se référant à l’individu (différent de la personne et de l’agent). Ici, au contraire, il s’agit des membres d’une catégorie (par exemple les patrons, les cadres, les chefs…) c.-à-d. le plus souvent des agents. On a essayé de remplacer plus ou moins systématiquement « les individus » et « individuel » (dans ce sens lié au niveau subordonné) par « les particuliers » et « particulaire » (niveau des particuliers).]

Ainsi les partitions renvoient à des rapports en référence aux niveaux. L’exogroupe semble toujours perçu comme une catégorie de niveau intermédiaire (niveau catégoriel). L’endogroupe (la catégorie du sujet) s’en différencie :

– soit en étant située sur le même niveau mais sur l’autre versant, à l’autre pôle, à l’inverse (partition oppositive : nous les porteurs des valeurs positives face à eux qui portent les valeurs négatives),

– soit en se référant au niveau au-dessus en se plaçant comme allant dans le sens de l’histoire, du progrès, ou comme appartenant plus légitimement à l’ensemble englobant, l’univers culturel (partition communautaire : l’élite face au peuple, les experts face aux novices, les Français (de souche) face aux autres (les minorités d’origines étrangères)),

– soit en « descendant » au niveau subordonné en s’identifiant individuellement en référence à ses particularités propres (partition hiérarchique : le patron en personne face aux ouvriers considérés en masse).


À propos des systèmes de formulation et de notation

Système de formulation allégée (en particulier pour les tableaux)

La notation actuelle est complète et explicite mais lourde, particulièrement pour la lecture des tableaux Excel. Ainsi, l’exotivité de l’endoreprésentation (l’extrativité endogroupale) s’écrit tY[x;X] ce qui occupe 7 caractères.

Donc, soit on fait des colonnes très larges (7 espaces alors que les nombres dans la colonne comprennent au maximum 3 chiffres (et éventuellement un signe) puisque les notes vont de -1,00 à 1,00) pour pouvoir lire le titre complet mais on a un nombre limité de colonnes par feuille (ou par écran), ce qui constitue un gros inconvénient pour comprendre les résultats (nécessité de prendre en compte simultanément ou de comparer des données « éloignées ») ;

soit on fait des colonnes plus étroites (3 ou 4 espaces) permettant d’avoir sous les yeux presque toutes les données mais on ne voit que le début du titre de la colonne, les 3 ou 4 premiers caractères, à savoir « t », le type de tivité (« x » pour l’égo, « X » pour l’endo, « Y » pour l’exo…), un crochet ([) et éventuellement la source de la représentation (« x » puisque c’est toujours le répondant) ; on ne sait donc pas de quelle représentation il s’agit, sauf à pointer la première case de la colonne pour aller lire dans la barre des formules l’intitulé complet (ce qui interdit de toute façon de comparer plusieurs données puisqu’il faudrait pointer plusieurs cases à la fois).

Pour résoudre ce problème, il faudrait que les intitulés des colonnes ne fassent pas plus de 3 caractères, ce qui ne pose a priori pas de problème dans la mesure où il y a 4 ou 5 caractères « inutiles » dans la formulation classique (en fait pas inutile pour comprendre le sens de l’intitulé mais inutile pour identifier de quelles données il s’agit quand on est déjà dans le tableau de données).

L’idée est donc de définir conventionnellement une notation abrégée (2 lettres + éventuellement un indice, un exposant ou un signe) à utiliser dans les tableaux. Le plus simple est que la première lettre indique de quelle tivité il s’agit et la deuxième de quelle représentation il s’agit.

Pour les tivités, on ne retient que de laquelle il s’agit ce qui revient à ne prendre en compte que la lettre en indice (mais sans la mettre en indice) et à laisser tomber le t (qui est toujours présent, donc non informatif). Ainsi, tX = X ce qui correspond à l’endotivité.

Pour les représentations, on ne retient également que de laquelle il s’agit. Ainsi, dans r[x;Y], les 2 crochets, x et le ; n’amènent aucune information puisqu’ils sont présents dans toutes les représentations. On ne conserve donc que Y ; r[x;Y] = rY (où [x;Y] = Y) ce qui correspond à l’exoreprésentation.

Donc, tX[x;Y] = XY : l’endotivité de l’exoreprésentation (ou extrativité exogroupale).

NB Dans ce document, les formulations abrégées sont indiquées entre accolades après les formulations étendues :

tx[x;Y] {XY}.

Pour les représentations seules (les adjectifs), on peut faire précéder la lettre qui indique de quelle représentation il s’agit de r [ou c] puisqu’on a de la place pour le faire et que ça peut lever une ambiguïté, ce qui donne rY (l’exoreprésentation), rX (l’endoreprésentation), [rZ ou rz (la gentoreprésentation),] rI ou rZI ou rV ou rU (l’infra-représentation), rM ou rZM ou rW ou rV (la médiareprésentation), rS ou rZS ou rZ ou rW (la suprareprésentation), rx (l’égoreprésentation) [ou cX, cY, cZ, cU, cV, cW, cx].

On peut éventuellement préciser le rang de l’adjectif à côté de la lettre indiquant la représentation ; ainsi, Y3 (ou rY3) est le 3e adjectif de l’exoreprésentation (r3[x;Y]) et XY3 correspond à l’endotivité du troisième adjectif de l’exoreprésentation (tX r3[x;Y]).

Récapitulatif sur les formulations des tivités

Pour les tivités (c.-à-d. les données chiffrées brutes), on a tx ou ta l’égotivité {x} ou {a}, tX ou tA l’endotivité {X} ou {A}, tY ou tB l’exotivité {Y} ou {B}, [tZ la gentivité {Z}], tU l’infrativité {U}, tV la médiativité {V}, tW la suprativité{W}.

La première tivité (égotivité, tx) concerne le sujet-acteur : à quel point telle caractéristique s’applique-t-elle à moi (en tant que sujet, et même qu’acteur (ou agent)) ? Si on adopte la même syntaxe que pour les représentations, ça donne t[x;r=x] (selon moi (x, à mon avis, je crois que), quelle est l’importance du lien entre l’adjectif (r) et moi (x) ; réponse chiffrée puisqu’il s’agit d’une tivité, t, « à quel point ? »).

Les 6 tivités suivantes (endotivité, tX, exotivité, tY, gentivité, tZ, infrativité, tU, médiativité, tV, suprativité, tW) concernent les Profs (tX ou tA), les Élèves (tY ou tB), les Gens (tZ), le Cadre pédagogique [ou le Lycée] (tU), la Relation pédagogique [ou le Savoir scolaire] (tV), la Pédagogie du futur [ou l’École de demain] (tW) et correspondent pour une caractéristique rj à t[x;rj=X], t[x;rj=Y], [[t[x;rj=Z]], t[x;rj=U], t[x;rj=V], t[x;rj=W].

Ainsi, l’infrativité (tU, t[x;rj=U], « à quel point selon vous cette caractéristique contribue au fonctionnement du système scolaire ? ») renvoie à l’efficacité liée à l’adjectif et donc permet d’accéder au pouvoir accordé à la cible ou à son positionnement social (son utilité sociale). La médiativité (tV, t[x;rj=V], « à quel point selon vous cette caractéristique est positive ? ») renvoie quant à elle à la connotation (polarité) des adjectifs et donne accès à l’appréciation (la désirabilité) de la cible par le sujet (ou à son positionnement idéologique). Enfin, la suprativité (tW, t[x;rj=W], « à quel point selon vous cette caractéristique relèverait d’un univers utopique ? ») renvoie à l’orientation ou l’évolution du système (la société du futur) et donne accès à l’idéalité de la cible par le sujet.

Il faut ajouter les représentations relayées ou indirectes :

r[xY;X] = rX’, la méta-représentation ; r[xX;Y] = rY’ (ou rY’’), la stéréo-représentation.

Cette notion de méta, « indirecte dans la relation » (marquée par l’exposant de la source dans la formule étendue ou par le prime « ’ » sur la cible dans la formulation abrégée), peut s’appliquer aux autres représentations. Ainsi, on peut s’intéresser à la méta-infrareprésentation (la représentation que le sujet croit que ceux de l’autre catégorie ont de l’environnement, du fonctionnement du système, du cadre de la relation, par exemple ce qu’un prof croit que les élèves pensent du lycée) (r[xY;U] = rU’). Il y a aussi la méta-médiareprésentation (la représentation que le sujet croit que ceux de l’autre catégorie ont de l’objet de médiation (ou de la transaction), par exemple ce qu’un prof croit que les élèves pensent de la relation pédagogique (ou du savoir) (r[xY;V] = rV’). De la même façon, il y a une méta-suprareprésentation, c.-à-d. comment le sujet pense que les membres de l’autre groupe voient l’univers utopique, par exemple comment le sujet (prof) pense que les élèves se représentent l’école de demain (r[xY;W] ou rW’).  

On peut concevoir également une méta-gentoreprésentation avec par exemple ce qu’un prof croit que les élèves pensent des gens en général, r[xY;Z] ou rZ’.

Enfin, il y a aussi (ou il peut y avoir) une méta-égoreprésentation avec par exemple ce qu’un prof croit que les élèves pensent de lui, r[xY;x] ou rx’.

Notons que, dans une utilisation plus clinique de RepMut au niveau subordonné, il peut y avoir (il y a eu) en face du sujet (égo, x) une autre personne (alter, y) comme dans l’étude sur les effets d’une maladie chronique dans les relations de couple (Audrey) ; en ce cas, la méta-égoreprésentation est individuelle et correspond à ce que le sujet croit que son partenaire pense de lui : r[xy;x] ou rx’.

Conclusion sur la nomination (et la notation) des représentations relayées

Les méta-représentations correspondent aux représentations imputées à l’autre groupe (Y). Quand on ne précise pas, il s’agit de la représentation de son groupe par l’autre groupe (r[xY;X] {rX’}) : méta-représentation = méta-endoreprésentation. Il y a aussi (mais elles ne sont que très rarement étudiées) la méta-exoreprésentation, ce que je crois que les Y pensent d’eux-mêmes (r[xY;Y] {rY’}), la méta-gentoreprésentation, ce que je crois que les Y pensent des gens (r[xY;Z] {rZ’}), la méta-égoreprésentation, ce que je crois que les Y pensent de moi (r[xY;x] {rx’}), la méta-infrareprésentation, ce que je crois que les Y pensent du cadre social (r[xY;U] {rU’}), la méta-médiareprésentation, ce que je crois que les Y pensent de la relation (ou de l’objet médiationnel) (r[xY ;V] {rV’}), la méta-suprareprésentation, ce que je crois que les Y pensent de l’idéal (r[xY;W] {rW’}).

Et les stéréo-représentations correspondent aux représentations imputées à son propre groupe (les profs en général et pas moi) (X). Quand on ne précise pas, il s’agit de la représentation de l’autre groupe par son groupe (r[xX;Y] {rY’’}) : stéréo-représentation = stéréo-exoreprésentation. Il y a aussi (très rarement étudiées) la stéréo-endoreprésentation, ce que je crois que les X pensent d’eux-mêmes (r[xX;X] {rX’’}), la stéréo-gentoreprésentation, ce que je crois que les X pensent des gens (r[xX;Z] {rZ’’}), la stéréo-égoreprésentation, ce que je crois que les X pensent de moi (r[xX;x] {rx’’}), la stéréo-infrareprésentation, ce que je crois que les X pensent du cadre social (r[xX;U] {rU’’}), la stéréo-médiareprésentation, ce que je crois que les X pensent de la relation (ou de l’objet médiationnel) (r[xX;V] {rV’’})), la stéréo-suprareprésentation, ce que je crois que les X pensent de l’idéal ([r[xX;W] {rW’’}).

Les méta et les stéréo représentations sont rarement utilisées et quand elles le sont ce sont toujours (du moins pour le moment) la méta-endoreprésentation (r[xY;X] {rX’}) et la stéréo-exoreprésentation (r[xX;Y] {rY’’}) ; pour cette raison, on les appelle plus simplement métareprésentation et stéréoreprésentation et on utilise le « ’ » dans les notations allégées de ces deux représentations ({rX’} et {rY’}).


Le sujet x (facultatif)

On peut remarquer, concernant le sujet (x), qu’on le trouve dans des places différentes selon les formules. Plus précisément, il est 1) l’objet (ou le représenté) dans l’une des représentations (l’égoreprésentation : r[x;x] (en rouge pour le repérer)), 2) le porteur (ou le support) de toutes les représentations (exemple, l’exoreprésentation : r[x;Y]) et de toutes les tivités (exemple, l’exotivité : t[x;rj=Y]) et 3) le référent d’une des tivités (l’égotivité : tx (c.-à-d. t[x;rj=x])).

1) Le sujet-objet (celui après le ; dans l’égoreprésentation, r[x;x]) est le je-acteur de la pragmatique (Ducrot) (« hier, je suis intervenu pendant un cours pour exclure un élève qui bavardait ») c.-à-d. le sujet agent (ou le particulier que je suis), vu à travers ses conduites, comme les autres cibles. Le répondant a dit ce qu’il pensait des élèves par exemple en se référant à leurs comportements en classe (exoreprésentation, r[x;Y]), il adopte la même démarche vis-à-vis de lui-même en se référant à ses propres comportements en classe (égoreprésentation, r[x;x]). Il est appréhendé comme un des éléments (un agent particulier) de la situation sociale qu’il est en train d’évaluer et, à ce titre, il fait partie de la réalité telle qu’elle se présente.

On l’écrit x (la 24° lettre de l’alphabet) pour indiquer qu’il appartient à l’endogroupe (X) mais en minuscule pour indiquer qu’il ne le recouvre pas entièrement (petit x). À noter que, si xi représente le ie membre de l’échantillon, x (tout court, sans indice permettant de l’identifier précisément) représente les membres de la catégorie X considérés en tant que particuliers.

NB L’égo est indicié par un « x » (en italique) parce que le « x » (minuscule sans italique) se présente comme un « petit » « x », la différence entre les deux « x » (le petit et le grand) n’étant pas évidente lorsqu’ils sont mis en indice ou en exposant (le « grand X » rapetisse et devient donc un « petit x », ce qui prête à confusion) ; le « x » (en italique) apparaît plus comme en écriture cursive c.-à-d. qu’il se différencie du « X » non seulement par sa taille mais aussi par sa forme. Par cohérence, pour « a » et « b », même si le problème ne se pose pas puisqu’ils ne peuvent se confondre avec A et B, la mise en italique est adoptée également (a, b). Ainsi, ce x (tout comme a et b) est toujours écrit en minuscule-italique.

2) Par contre, le x porteur des représentations (par exemple l’exoreprésentation r[x;Y]), qu’on exprime aussi par un « je » dans la consigne (« je pense que les Y sont… ») n’est pas le je-acteur (ou agent), l’objet dont on parle, mais le je-locuteur de Ducrot (celui qui parle) c.-à-d. le sujet en tant que personne (ce qu’il exprime est subjectif alors que ce que fait l’agent est effectif). Il en va de même pour la prise en charge des tivités, ce qui apparaît dans les consignes (« selon vous » et « je crois que r caractérise les Y ») et dans la formule développée (par exemple pour l’exotivité : t[x;rj=Y]). En l’occurrence, ce « je » est situé dans un modalisateur (on aurait pu mettre « il est vrai que les Y sont… » ou « on constate que les Y sont… » sans que ça change grand-chose, si ce n’est que la prise en charge est personnelle et non impersonnelle ou indéfinie (voir article sur la modalisation : Castel, P., Lacassagne, M.-F., & Ndobo, A. (1999). Discours raciste et modalisation propositionnelle. Psychologie Française, 44(2), 163-170.).

Ce « x » n’est pas majuscule (la catégorie des Profs, X), mais il n’est pas non plus strictement identique au précédent (x, le professionnel de l’éducation nationale qu’il est, sachant que ce x-là est le je-acteur ou agent), mais un autre x (correspondant au sujet-locuteur ou personne), écrit en minuscule-italique-souligné : x.

3) Il y a enfin une 3e utilisation du x (en référence au sujet, au répondant, à l’égo), c’est celle qui intervient dans l’égotivité (tx ou t[x;rj=x]). Ici, on présente des caractéristiques (qui ont généralement été associées à d’autres cibles) et on demande au sujet de dire si elles le qualifient « en tant qu’individu ». Il est donc amené à dire s’il est lui-même comme ça, si ça le définit. Il s’agit de l’entité individuelle, porteuse de l’identité. Ce x-là est le référent à partir duquel va être estimé le degré d’associativité. Même lorsque j’ai donné des adjectifs s’appliquant à moi-même (égoreprésentation, sur mon comportement en classe vu de l’extérieur), je dois maintenant déterminer s’ils me correspondent vraiment, ce qui présuppose que j’existe de façon permanente au-delà de mes conduites. Ce « je » correspond au je-auteur de Ducrot c.-à-d. à l’individu.

Ce « x » n’est évidemment pas majuscule (la catégorie des Profs, X), mais il n’est pas non plus strictement identique au premier (x, le je-acteur ou agent), ni au précédent (x, le je-locuteur ou personne). Il correspond au je-auteur ou individu et se trouve toujours à l’écrit dans la formule de l’égotivité (en indice dans la formulation simple). Pour le distinguer des deux autres, on peut l’écrire en caractère gras x. On a donc repris dans ce document toutes les formulations en écrivant « petit x » en minuscule-italique (x) quand il s’agissait de l’acteur/agent (celui qui est placé après le « ; » dans l’égoreprésentation), en minuscule-italique-souligné (x) quand il s’agissait du locuteur/personne (celui qui est placé avant le « ; » dans toutes les formules développées) et en minuscule-italique-gras (x) quand il s’agissait de l’auteur/individu (celui qui est placé en indice de l’égotivité). Néanmoins, ces distinctions typologiques ne sont pas indispensables puisqu’il s’agit toujours du même référent (le sujet) et que le statut particulier (acteur/locuteur/auteur, agent/personne/individu) est identifiable par d’autres moyens (positionnement dans la formule).

À propos de la dichotomie utilité sociale et désirabilité sociale

L’article de Le Barbenchon, E., Cambon, L., & Lavigne, F. (2005). Désirabilité et utilité sociale de 308 adjectifs de personnalité et 297 professions (L’Année Psychologique. 2005 vol. 105, n°2. pp. 307-322) permet (peut-être) d’éclaircir les liens entre infrativité et médiativité ainsi qu’entre statutivité et valentivité (ou praxotivité et nomotivité).

Si on ne s’intéresse qu’à l’opérationnalisation, les sujets (N=139) devaient juger les adjectifs [comme les métiers, qui nous intéressent moins d’où leur placement entre crochets] à partir de la phrase « quelqu’un de gentil est plutôt quelqu’un qui… » [« un boulanger est plutôt quelqu’un qui… »], gentil [boulanger] étant pris pour illustration.

L’utilité sociale était mesurée (dans les 2 cas de la même façon) par 2 échelles en 7 points, « la première échelle allait de 1 (n’avoir rien pour réussir sa vie professionnelle) à 7 (avoir tout pour réussir sa vie professionnelle) et la seconde échelle allait de 1 (avoir un faible salaire) à 7 (avoir un fort salaire) ». « La désirabilité des mots… (était mesurée) à l’aide d’une première échelle allant de 1 (n’avoir rien pour être aimé) à 7 (avoir tout pour être aimé) et d’une seconde échelle allant de 1 (avoir peu d’amis) à 7 (avoir beaucoup d’amis) ».

Remarque sur les métriques des réponses : on a à chaque fois une métrique binaire (de rien à tout) et une métrique scalaire (de faible à fort ou de peu à beaucoup) ; on peut se dire qu’il aurait fallu soit mettre la troisième métrique, bipolaire (d’autant qu’au moins une des deux dimensions, la désirabilité, semble relever essentiellement de l’affectif), soit avoir une réponse en métrique neutre (ou pluriversive) du point de vue des dimensions sous-jacentes (voir plus loin la discussion sur « pas du tout / tout à fait »).

Par ailleurs, même si les auteurs disent que « les sujets devaient évaluer la désirabilité (et l’utilité) des mots », ils devaient en fait estimer les personnes (mesure directe et explicite) que qualifie cet adjectif puisqu’on leur demande de juger « quelqu’un de gentil » et non l’adjectif gentil (comme nous le faisons, en dissociant la caractéristique de la cible pour obtenir une mesure plus implicite). Ce qui se conçoit pour les métiers (un boulanger peut être considéré comme un tout même si telle personne qui exerce cette profession ne peut se ramener uniquement à ça ; boulanger est déjà quelque chose de complexe et de complet qui autorise à le considérer comme une entité dont on peut parler) ne peut être reporté tel quel pour une qualité qui n’est toujours qu’un trait parmi d’autres. Il n’existe rien ni personne qui ne serait que gentil. Donc on peut accéder au degré d’« utilité » ou de « désirabilité » que ça procure (infrativité et médiativité dans RepMut) mais, si on veut faire juger la cible qui en est le support, il faudrait proposer un pattern de traits (« quelqu’un de gentil, intelligent, mesquin et généreux est plutôt quelqu’un qui… » (voir les expériences sur les premières impressions de Asch, qui montrent justement que ce « cotexte » est essentiel, un trait étant dépendant du pattern dans lequel il se trouve (gestalt theory)). C’est ce qu’on évite de faire dans RepMut (pour ne pas subir directement les normes sociales) mais qu’on obtient par la statutivité/praxotivité (moyenne des infrativités) et la valentivité/nomotivité (moyenne des médiativités).

Autre chose : il y a 2 référents de mesure pour opérationnaliser chaque dimension, la réussite professionnelle et le salaire pour l’utilité et l’aimabilité et le nombre d’amis pour la désirabilité. Il s’agit dans les 2 cas de 2 formes de la même chose, la première forme étant plus générale (moins contextualisée) et la deuxième en étant une concrétisation. La réussite professionnelle se marque (peut s’estimer) par le fait d’avoir un salaire élevé et l’aimabilité par le fait d’avoir des amis en grand nombre. Dans les 2 cas, ce critère unique est très discutable : est-ce qu’il n’y a que la réussite professionnelle (mesurée par le salaire) qui intervient dans l’utilité sociale ? Ici, la réponse est évidente et les contre-exemples sont nombreux, aussi bien de caractéristiques [ou de métiers] peu reconnues (et peu payées) et très utiles que de celles [ou de ceux] très reconnues (et très payées) et peu utiles (voire inutiles ou mêmes nuisibles). C’est comme si on disait que l’utilité d’un objet est proportionnelle à son prix. [Remarque : les 2 professions jugées ici les plus inutiles sont livreur et ouvrier (juste après glacier et prostitué), et les plus utiles sont chirurgien et ministre devant neurologue et médecin)]. Pour la désirabilité, la critique est moins radicale dans la mesure où le critère être aimé semble être central et avoir des amis une conséquence directe. On peut néanmoins noter que ça revient à réduire ce lien entre personnes à cette seule dimension (le désir) en excluant (ou ignorant) par exemple l’adhésion aux mêmes valeurs, le partage de goûts, la direction commune… et les effets au nombre d’amis (comme les followers dans les réseaux sociaux) et non à la qualité de la relation (selon cette conception, quelqu’un qui a beaucoup de relations extraconjugales superficielles (libertinage) est mieux placé que quelqu’un qui a une vie « familiale » resserrée, stable et intense, ce qui peut se concevoir, mais l’inverse aussi). [remarque : les 2 professions les plus indésirables sont prostituée et empailleur (suivi de politicien et embaumeur), et les plus désirables sont médecin et pédiatre (suivis de vétérinaire et chirurgien)]. En tout cas (dans les 2 cas), on ne peut réduire ces 2 versants de la valeur (qui sont censés la couvrir entièrement) à chacun un seul critère (en fait, le même, au demeurant idéologiquement très orienté puisqu’il s’agit d’un critère qu’on peut qualifier de « marchand »).

Enfin, les opérationnalisations ne conviennent pas.

Pour l’utilité « sociale », on ne se situe pas au niveau social (c.-à-d. catégoriel qu’on se réfère à la TIS ou à la TAC (ou au PPS)) mais sociétal (ou sur-ordonné ou culturel) puisqu’il s’agit de la réussite professionnelle (qui donne le statut dans la société) et du salaire (qui situe les gens sur cette dimension toujours dans le cadre de la société dans son ensemble). Cette utilité sociale est donc une utilité générale mesurée directement par le prestige procuré dans la société à travers la réussite professionnelle (et aucune des nombreuses autres dimensions possibles) et le salaire (qui en est l’« unité » ou l’« étalon »). Donc, 2 problèmes : d’une part, une erreur de niveau (culturel et non catégoriel), et d’autre part, la réduction à une seule dimension (marchande). « Notre » (dans RepMut) infrativité (efficacité dans l’établissement liée à la contribution au fonctionnement du système tel qu’il est) correspond effectivement au statut dans la situation d’interaction et donc au placement relatif, au-dessus ou en dessous, des catégories l’une par rapport à l’autre dans le système qui les met en relation ; l’ensemble (la moyenne) des infrativités des adjectifs qui qualifient une cible donne effectivement son utilité dans le système et la cible qui est plus utile est en position dominante par rapport à l’autre.

Pour la désirabilité, d’abord elle n’est pas qualifiée de « sociale », alors que les 2 aspects (utilité et désirabilité) se veulent de même niveau et « servent » à comprendre les relations intergroupes, c.-à-d. devraient relever du niveau social/catégoriel (cependant, le titre de l’article de Cambon (Cambon, L. (2006). Désirabilité sociale et utilité sociale, deux dimensions de la valeur communiquée par les adjectifs de personnalité. Revue Internationale de Psychologie Sociale. 19 (3,4), 125-151 (voir aussi Nicole Dubois et Jean-Léon Beauvois, « Désirabilité et utilité : deux composantes de la valeur des personnes dans l’évaluation sociale », L’orientation scolaire et professionnelle [Online], 30/3 | 2001, Online since 15 September 2004, connection on 11 February 2018. URL : http://journals.openedition.org/osp/5151 ; DOI : 10.4000/osp.5151) qui se réfère évidemment à la même conception situe explicitement cette désirabilité elle aussi au niveau social ; en fait, elle semble plutôt du niveau individuel si on considère la référence dans le même paragraphe aux « échelles plus habituellement utilisées pour mesurer la désirabilité (j’aime vs je n’aime pas ; agréable vs désagréable) »). Et de fait, on n’est pas là non plus au niveau catégoriel puisqu’il s’agit d’« être aimé » ou d’« avoir des amis » indépendamment de tout contexte, circonstance, classe… C’est donc d’une désirabilité en soi dont il est question. Et là aussi elle est ramenée à une seule dimension, l’amour (être aimé, avoir des amis) sans référence aucune au support de l’appréciation. « Notre » (dans RepMut) médiativité (polarité des adjectifs en fonction des valeurs que vous défendez) s’appuie effectivement sur les valeurs qui s’opposent dans la situation d’interaction et situe donc les catégories d’un côté ou de l’autre dans la scène dans laquelle elles sont en confrontation.

Donc, l’utilité est un critère (unique) relevant de la société (et non de la situation sociale) marchande qui permet d’établir une certaine hiérarchie des individus [ou des catégories, en l’occurrence des professions, sachant que pour d’autres catégories ça aurait sans doute beaucoup moins de sens]. Et la désirabilité est une sorte de qualité individuelle intrinsèque (comme le charisme) qui provoque de façon décontextualisée l’attirance des autres (paradoxalement, ça n’est ni interactif ni co-construit puisque ça ne relève que de la source).

Ces 2 facettes des adjectifs qui sont censées permettre de rendre compte des rapports sociaux ne sont ni de même niveau, ni du bon niveau : il faudrait dégager les dimensions sociales des mots et on en extrait une sociétale et une individuelle.

Ces « légères » critiques étant faites, il reste à regarder les aspects positifs de cette étude (et les résultats).

Tout d’abord, tous les résultats s’appuient sur les valeurs centrées-réduites ce qui rend pertinentes les comparaisons. On peut se demander si on peut se passer de cette opération (même si, dans RepMut, on a élaboré les échelles pour qu’elles soient comparables entre elles), ce qui réactive la nécessité de collaboration avec un.e mathématicien.ne.

Ensuite, on constate qu’il n’y a pas d’indépendance entre les 2 dimensions (r=.71, p<.01) et que les liens ne sont pas symétriques : (vite fait,) les adjectifs les plus désirables sont d’utilité neutre alors que globalement les adjectifs les plus utiles sont de désirabilité élevée (comme si l’utilité « produisait » de la désirabilité alors que la désirabilité nécessitait presque qu’il n’y ait pas d’utilité).

En conclusion, l’utilité (éventuellement sociale si ce terme se réfère bien au niveau intermédiaire, catégoriel, lié à la scène sociale), définie comme l’importance dans le système c.-à-d. la contribution à son fonctionnement, convient parfaitement pour nommer la statutivité ou la praxotivité telle que nous la mesurons dans RepMut (mais pas telle que le courant que représente Cambon dans cette étude mesure ce qu’il nomme l’utilité sociale) [infrativité]. La désirabilité, qui évoque exclusivement la composante affective (et même le désir), semble trop limitée en évacuant le support essentiel des valeurs qui s’opposent dans le système et pourrait donc être avantageusement remplacée par la polarité (de gauche vs de droite par exemple) ou la nomotivité telle que mesurée dans RepMut [médiativité]. Enfin, il manque la dimension se rapportant à l’avant-garde, au futur, au modèle, au système utopique, qui se réfère à la notion de durabilité ou la téléotivité (dans RepMut) renvoyant à la légitimité liée à la position centrale/périphérique (centralité) qu’on peut pour l’instant nommer idéalité [suprativité].


À propos de la métrique de réponse « pas du tout » … « tout à fait »

On était parti des différentes métriques des échelles d’attitude (quantitative-scalaire chez Guttman avec Stouffer (aucun, quelques-uns, environ la moitié, beaucoup, presque tous, tous), oppositive-bipolaire chez Likert (désapprouve complètement, désapprouve, sans avis, approuve, approuve complètement), exclusive-binaire chez Thurstone (vrai/faux)) [CASTEL, P., & LACASSAGNE, M.F. (199 ?). Vers une réhabilitation des échelles d’attitude] pour établir les systèmes de réponse dans RepMut (de 0 à 100 pour la statutivité, de -100 à +100 pour la valentivité, de 0 à 1 pour la suprativité). (Accessoirement, ça pose le problème de l’endotivité, l’exotivité et l’égotivité, qui devraient relever de pourcentages et donc se présenter de 0 à 100 comme la statutivité, ce qui n’est pas très logique : 4 estimations 0-100 et 2 qui ne le sont pas, chacune à sa façon).

En fait, on reprend le raisonnement sous-jacent au « ça va » [CASTEL, P., & LACASSAGNE, M.F. (2011). Contrat de communication et partitions sociales. In P. Castel, E. Salès-Wuillemin & M.F. Lacassagne (Eds.). Psychologie sociale, Communication et Langage : de la conception aux applications (pp. 17-34). Liège : De Boeck.] selon lequel cet échange confirmatif prototypique s’est imposé parce qu’il est simple (minimal) et compatible avec toutes les stratégies identitaires et en particulier avec les 3 partitions sociales.

Cette logique était déjà à l’œuvre dans l’analyse du système de notation scolaire universellement adopté (sur 20) [CASTEL, P., & LACASSAGNE, M.F. (1993). Pour une dimensionnalisation de la formation. In G. Lerbet (Ed.), La formation par production de savoir (pp. 35-45). Paris : L’Harmattan.], permettant l’usage des 3 fonctionnements, cumulatif-scalaire en mettant des points à partir du 0 à chaque élément juste rappelé, normatif-bipolaire en indiquant si la copie est meilleure ou plus mauvaise (et à quel point) qu’une copie normale pour ce niveau, probabiliste-binaire en 0 – 1 (quelle est la probabilité de réussite au bac avec par exemple 0,80 = 16).

De la même façon, le couple « pas du tout » / « tout à fait » (qui est également extrêmement répandu pour les échelles) permet d’estimer quelque chose sur les 3 dimensions, pour nous en fonction des 3 partitions.

Dans le langage parlé (ou écrit), la marque la plus simple et la plus économique de la privation est « pas » (« ne … pas » à l’écrit ; « not » en anglais).

Autrement dit, on dit que « quelque chose », souvent « quelqu’un » (le sujet grammatical, l’argument, ce (ou celui) dont on parle, le thème…) est « quelque chose » (l’objet, le prédicat, ce qu’on en dit, le rhème…) :

– « Macron est riche » ; – « il est policier » ; – « elle aime Alphonse » ; – « il mange végétarien ».

Et on peut dire que ce « quelque chose » (« quelqu’un ») n’est pas ce « quelque chose » avec le mot (adverbe) « pas » :

– « Macron (n’)est pas riche » ; – « il (n’)est pas policier » ; – « elle (n’)aime pas Alphonse » ; – « il (ne) mange pas végétarien ».

Le monème « pas » (« not » en anglais) est un mot minimal (ni dé-adjectival, ni dé-nominal, ni dé-verbal (donc en quelque sorte dé-adverbial, et même l’adverbe le plus élémentaire qui soit)) qui semble ne renvoyer qu’à l’absence, la privation du prédicat (« riche », « policier », « aimer Alphonse », « manger végétarien ») dont la présence était indiquée (si on peut dire) par Æ (l’ensemble vide) : quand on ne met rien, c’est ; quand on met « pas », ça n’est pas.

Ce « pas » privatif représente donc à lui seul le couple qui nous intéresse : il représente l’absence, un état « sans », mais il se réfère aussi à ce qui serait s’il n’était pas là, c.-à-d. ce dont il prive. Ducrot, en pragmatique, dit que la négation est polémique c.-à-d. qu’elle sous-entend qu’on s’oppose à quelque chose : dire « elle n’est pas mariée » n’est pas équivalent à dire « elle est célibataire » (même à une époque où il n’y avait pas de pacs et où le statut « matrimonial » était considéré comme binaire avec 2 états exclusifs) parce que, en plus de dire qu’elle est célibataire, ça contredit quelqu’un (réel ou supposé) qui dirait qu’elle est mariée (être célibataire est positif, c’est une propriété, un plus, une qualité ; ne pas être marié est négatif, un moins, un manque, un défaut voire un reproche).

C’est à partir de ce « pas » que les 3 sens de l’échelle « pas du tout » – « tout à fait » peuvent être dégagés.

1) D’abord, en ajoutant quelque chose à ce monème (plus précisément morphème) simple, on fait une sorte de syntagme (ni verbal, ni nominal mais adverbal ou adverbial), c.-à-d. quelque chose de plus précis (comme quand on passe de « manger » à « mangeons végétarien » ou de « poisson » à « un poisson d’eau douce »). L’adverbe simple « pas » (le plus simple sans doute) devient une locution adverbiale c.-à-d. que l’on se met à doser. De « pas » on passe à « pas du tout » ce qui appelle d’autres dosages : « pas beaucoup », « pas mal »… Ce sont des quantificateurs qui eux-mêmes en appellent d’autres (comme les pétales de la marguerite : « je t’aime… pas du tout, un petit peu, pas beaucoup, assez, pas mal, moyennement, beaucoup, énormément, à la folie, passionnément, tout à fait » [sachant que (comme le dit je crois Deconchy à propos de Dieu) dès qu’on ajoute quelque chose à « je t’aime », c’est moins que tout court (« je t’aime beaucoup » c’est moins que « je t’aime »)].

Ainsi, par cette locutionnalisation (ou syntagmisation) du « pas », on fait une échelle de quantification, scalaire, hiérarchique.

– à partir de « Macron est riche », on va estimer ce que vaut sa fortune : de rien (0€) pour « pas du tout » à énormément (des milliards d’€) pour « tout à fait », en passant par plein de degrés ;

– à partir de « il est policier », on va estimer à quel point, par la durée par exemple (« jamais même en exercice », « parfois dans l’action », « souvent tout au long de la journée de travail », « tout le temps même la nuit chez lui » (ou par les cibles (« avec personne même les pires délinquants », « avec les délinquants seulement », « avec tous les citoyens », « avec tout le monde même ses enfants »)) ;

– à partir de « elle aime Alphonse », voir plus haut (la marguerite) ;

– à partir de « il mange végétarien », on va estimer la quantité relative de nourriture d’origine végétale qu’il mange (de aucune à toutes).

Voilà pour l’échelle scalaire que sous-tend « pas du tout – tout à fait ».

2) Revenons à notre « pas » simple et unique. Ce « pas » représente le « rien », le « nul » (ou le « neutre »), le « zéro ». Si j’ajoute « du tout », je me situe en dessous de ce rien (« rien du tout » c’est moins que « rien » autrement ça ne sert à rien de compléter), sous le zéro, du côté négatif donc, et même à l’extrême du négatif puisque c’est « du tout » : « pas du tout » = à l’extrême du négatif. De l’autre côté en référence au zéro, il y a le positif. Et le « tout » de « tout à fait » indique qu’on est à l’extrême opposé, donc à l’extrême du positif : « tout à fait » = à l’extrême du positif.

Ainsi, par ce double « tout » encadrant le « pas » initial (représentant le zéro neutre), on fait une échelle de polarisation, bipolaire, oppositive.

– « Macron est riche » : « pas du tout » renvoie à « Macron est extrêmement pauvre », « tout à fait » renvoie à « Macron est extrêmement riche » – « il est policier » : « pas du tout » renvoie à « il est extrêmement délinquant (hors la loi) », « tout à fait » renvoie à « il est extrêmement policier » ; – « elle aime Alphonse » : « pas du tout » renvoie à « elle déteste (extrêmement) Alphonse », « tout à fait » renvoie à « elle adore (aime extrêmement) Alphonse » ; – « il mange végétarien » : « pas du tout » renvoie à « il mange (ou il est) extrêmement carnivore », « tout à fait » renvoie à « il mange (ou il est) extrêmement végétarien ».

Voilà pour l’échelle bipolaire que sous-tend « pas du tout – tout à fait ».

3) Enfin, dans la forme initiale, le « pas » est opposé à « Æ ». En remplaçant cet ensemble vide par « tout », on instancie le plein, on en fait un tout (« tout à fait »). Et le « pas » devient donc « rien » : le pas du tout, le complémentaire du « tout » dans le couple « tout ou rien ». Ça devient donc : « tout à fait » – « pas du tout », c.-à-d. « présence » – « absence » ou « appartient » – « n’appartient pas ».

Ainsi, par ce remplissement du vide par « tout » (comme point de référence), on fait une échelle d’appartenance (on en est ou on n’en est pas), exclusive (inclusif-exclusif).

– « Macron est riche » : « tout à fait » = « Macron fait incontestablement partie des riches » (il appartient à cette caste), « pas du tout » = « Macron ne fait pas partie des riches » (il n’appartient pas à cette catégorie) ; – « il est policier » : tout à fait = il fait incontestablement partie des policiers, pas du tout = il n’en fait pas partie ; – « elle aime Alphonse » : « tout à fait » = « elle fait incontestablement partie des amoureux.ses d’Alphonse » (elle est amoureuse), « pas du tout » = « elle n’en fait pas partie » (elle n’est pas amoureuse) ; – « il mange végétarien » : « tout à fait » = « il fait incontestablement partie des végétariens », « pas du tout » = « il n’en fait pas partie ».

Voilà pour l’échelle binaire que sous-tend « pas du tout – tout à fait ».

Ainsi, pour chacun des items, on peut proposer comme système de réponse, comme métrique (concrètement comme extrémités du curseur) « pas du tout » et « tout à fait » dans la mesure où c’est compatible avec les 3 dimensions, c.-à-d. que ce système n’induit en lui-même aucune insertion particulière.


À propos des terminaisons « ticité », « cité », « tique », « tivité », « tisation », « tion »

Dans « exoreprésentation » et « endoreprésentation » (au moins, il en va de même dans égoreprésentation, infrareprésentation, médiareprésentation, suprareprésentation…), le « segment » représentation n’est pas parfaitement exact (on l’a nommé comme ça parce que ce dont on parle n’est pas l’objet lui-même mais quelque chose qui s’y rapporte, une interprétation, et parce que la méthode de recueil est inspirée de celles des représentations sociales). Même si ce que l’on recueille (les adjectifs) relève des représentations, ça n’en est qu’une partie très limitée. Il s’agit non pas de représentations de l’objet mais d’associations à cet objet, d’attributions à son égard, plus précisément de qualifications.

Ainsi la représentation des Profs par les élèves pourrait comprendre le « tableau », les « maths », la « discipline », les « devoirs », l’« école »… (« dites les premiers mots qui vous viennent à l’esprit quand je dis « professeur » ») alors que, dans RepMut, on a des termes qui complètent la proposition « je trouve que les profs sont… », en l’occurrence des adjectifs qualificatifs (la zone de recouvrement entre ces deux champs est extrêmement réduite). Et c’est évidemment fait pour : on ne s’intéresse pas à la représentation de l’objet (pour elle-même donc exhaustive) mais à la (petite) partie de cette représentation qui porte la relation du sujet à l’objet (ce qui correspond à peu près à son attitude à son égard).

De la même façon qu’on a laissé tomber la notion de « représentativité » (« exoreprésentativité », « endoreprésentativité », « égoreprésentativité »…) parce que la référence à la représentation (et même à la notion de représentativité) était en partie inexacte et introduisait de la confusion, ici aussi il nous faut laisser tomber la référence à la représentation qui est en partie fausse et qui introduit de la confusion.

On était parti du suffixe « -tivité » (qu’on trouve dans « associativité », « significativité », « relativité »…) pour faire un monème (la « tivité ») constituant une notion formelle (la mesure d’une association). La tivité prototypique (l’intrativité, c.-à-d. l’endotivité des adjectifs associés à l’endogroupe ou l’exotivité des adjectifs associés à l’exogroupe) renvoie à la mesure de la force du lien entre une caractéristique et la cible à laquelle elle a été associée. De la tivité (entendu comme degré du lien), on n’a retenu par la suite que le caractère quantitatif (pour nous, c’est la quantité de quelque chose (endo, exo, égo, gento, infra, média, supra) associée à la cible (mon propre groupe ou l’autre groupe (ou tous, ou moi, ou le cadre de la relation, ou ma vision de la relation, ou le modèle de la relation de l’avenir)).

Ici (du côté des représentations), on cherche à nommer une qualité (puisqu’on demande un adjectif qualificatif) qui est associée à cette cible. La terminaison « -ticité » (qu’on peut donc transformer en lexème « ticité » comme on l’a fait pour « tivité ») semble convenir pour cet usage.

Si on évoque par exemple la rusticité d’un meuble, on se réfère à sa qualité d’être rustique ; l’exoticité d’une caractéristique renvoie ainsi à sa qualité d’être « exotique ».

C’est donc le caractère qualitatif que l’on retient dans « ticité » (en le distinguant du caractère quantitatif qu’on a associé à « tivité ») en étant bien conscient malgré tout que la différence est légère. Néanmoins, mnémotechniquement, la terminaison « cité » favorise l’usage : les endoticités sont ce qui est cité pour (qualifier) l’endo(groupe, mon groupe), les exoticités ce qui est cité pour l’exo (l’autre groupe), les égoticités ce qui est cité pour l’égo (moi-même), les infraticités ce qui est cité pour l’infra (le cadre de la relation), les médiaticités ce qui est cité pour la média (ma vision de la relation), les supraticités ce qui est cité pour la supra (le modèle de la relation de l’avenir).

Il n’y a d’ailleurs aucune raison de ne pas adopter « cité » tout court qui constitue dans la langue française la terminaison de plus de mots (une bonne centaine (108)) que ceux en « ticité » (peu nombreux : moins d’une vingtaine (16)) et qui permet de garder le même raisonnement illustratif (la publicité d’un produit se réfère à sa qualité d’être public, comme l’endocité d’une caractéristique renvoie à sa qualité de se rapporter à l’endogroupe).

De plus, « endocités », « exocités », « égocités », « infracités », « médiacités », « supracités » se différencient davantage d’« endotivités », « exotivités », « égotivité », « infrativité », « médiativité », « suprativité ». Et le lexème « cité » ne risque pas d’être confondu avec le lexème « tivité » (et leurs initiales sont différentes, ce qui permet dans les formules d’avoir « t » (ou « T ») pour tivité (comme c’était le cas) et d’avoir « c » (ou « C ») pour « cité » (à la place du « r » (ou « R ») qui était utilisé pour « représentation »)).

Ainsi, on pourrait avoir dans le glossaire RepMut, en plus (et à partir) des radicaux « exo », « endo », « égo », « gento », « infra », « média », « supra » :

– les adjectifs « endotique », « exotique », « égotique », « gentique », « infratique », « médiatique », « supratique » signifiant « qui se rapporte à son groupe », « qui se rapporte à l’autre groupe », « qui se rapporte à soi », « qui se rapporte aux gens en général », « qui se rapporte au cadre de la relation », « qui se rapporte à ma vision de la relation », « qui se rapporte au modèle de la relation de l’avenir » ;

– les substantifs « endocité », « exocité », « égocité », « gentocité », « infracité », « médiacité », « supracité » signifiant « qualité associée à (citée pour) son groupe », « qualité associée à l’autre groupe », « qualité associée à soi », « qualité associée aux gens en général », « qualité associée au cadre de la relation », « qualité associée à ma vision de la relation », « qualité associée au modèle de la relation de l’avenir », les cités étant des données verbales (presque toujours des adjectifs) ;

– les substantifs « endotivité », « exotivité », « égotivité », « gentivité », « infrativité », « médiativité », « suprativité » signifiant « degré d’adéquation (associativité) d’une caractéristique à son groupe », « degré d’adéquation d’une caractéristique à l’autre groupe », « degré d’adéquation d’une caractéristique à soi », « degré d’adéquation d’une caractéristique aux gens en général », « degré d’adéquation d’une caractéristique au cadre de la relation », « degré d’adéquation d’une caractéristique à ma vision de la relation », « degré d’adéquation d’une caractéristique au modèle de la relation de l’avenir », les tivités étant des données chiffrées (presque toujours des nombres compris entre -1 et +1).

Enfin, on pourrait avoir des termes pour désigner plus largement les processus de formation des images (et les images engendrées) avec « endotisation » (et « endotion »), « exotisation » (et « exotion »), « égotisation » (et « égotion »), « gentisation » (et « gention », « infratisation » (et « infration »), « médiatisation » (et « médiation »), « supratisation (et « supration ») signifiant « élaboration de l’image de son groupe (et résultat de ce processus) dans une situation sociale mettant en relation son groupe avec un autre groupe », « élaboration de l’image de l’autre groupe (et résultat de ce processus) dans une situation sociale mettant en relation son groupe avec cet autre groupe », « élaboration de l’image de soi (et résultat de ce processus) dans une situation sociale mettant en relation son groupe avec un autre groupe », « élaboration de l’image des gens en général (et résultat de ce processus) dans une situation sociale mettant en relation son groupe avec un autre groupe », « élaboration de l’image du cadre de la relation (et résultat de ce processus) dans une situation sociale mettant en relation son groupe avec un autre groupe », « élaboration de l’image de ma vision de la relation (et résultat de ce processus) dans une situation sociale mettant en relation son groupe avec un autre groupe », « élaboration de l’image du modèle de la relation de l’avenir (et résultat de ce processus) dans une situation sociale mettant en relation son groupe avec un autre groupe ».

Ainsi, on pourrait ajouter au glossaire :

– les substantifs « endotisation », « exotisation », « égotisation », « gentisation », « infratisation », « médiatisation », « supratisation » signifiant « processus de formation de l’image de son groupe dans la situation intergroupe », « processus de formation de l’image de l’autre groupe dans la situation intergroupe », « processus de formation de l’image de soi dans la situation intergroupe », « processus de formation de l’image des gens en général dans la situation intergroupe », « processus de formation de l’image du cadre de la relation dans la situation intergroupe », « processus de formation de l’image de ma vision de la relation dans la situation intergroupe », « processus de formation de l’image du modèle de la relation de l’avenir dans la situation intergroupe » ;

– les substantifs « endotion », « exotion », « égotion », « gention », « infration », « médiation », « supration » signifiant « image de son groupe dans la situation intergroupe » (c.-à-d. l’ensemble des endocités), « image de l’autre groupe dans la situation intergroupe » (c.-à-d. l’ensemble des exocités), « image de soi dans la situation intergroupe » (c.-à-d. l’ensemble des égocités), « image des gens en général dans la situation intergroupe » (c.-à-d. l’ensemble des gentocités), « image du cadre de la relation dans la situation intergroupe » (c.-à-d. l’ensemble des infracités), « image de ma vision de la relation dans la situation intergroupe » (c.-à-d. l’ensemble des médiacités, « image du modèle de la relation de l’avenir dans la situation intergroupe » (c.-à-d. l’ensemble des supracités).

Soit schématiquement :

X, endo : mon groupe [la catégorie des profs] ;

Y, exo : l’autre groupe [la catégorie des élèves] ;

x, égo : moi [individuellement, en tant que particulier] ;

Z (ou z), gent(o) : les gens [l’ensemble des citoyens].

Si on considère la relation entre X et Y (ou le rapport de X à Y) [la relation pédagogique], il y a aussi :

U, Infra : le cadre de la relation (entre mon groupe et l’autre groupe), la relation telle qu’elle s’exerce dans la réalité aujourd’hui [le cadre pédagogique, la pédagogie telle qu’elle se pratique au collège aujourd’hui en France (programmes, évaluations, notations, bac…)], Praxo, Eco, Facto, U ;

V, Média : ma conception de la relation (entre mon groupe et l’autre groupe), la relation telle que je la vois, telle que je la défends [la bonne pédagogie, celle que j’approuve à cause des valeurs qu’elle porte (humanisme, sens critique, autonomie, parité… ou réussite, adaptation, carrière, préparation à un métier, autorité, maintien de l’ordre…], Nomo, Étho, Doxo, V ;

W, Supra : le modèle de la relation (entre mon groupe et l’autre groupe), ce qu’elle est en soi, ce vers quoi elle tend, ce qu’elle sera demain ou à terme [la pédagogie de demain, le but supraordonné, l’éducation utopique, à venir], Téléo, Néo, Onto, W.

endocités (cX ou rX) à endotisation à endotion (CX ou RX), endoreprésentation (de son groupe) ;

exocités (cY ou rY) à exotisation à exotion (CY ou RY), exoreprésentation (de l’autre groupe) ;

égocités (cx ou rx) à égotisation à égotion (Cx ou Rx), égoreprésentation (de soi) ;

gentocités (cZ ou rZ) à gentisation à gention (CZ ou RZ), gentoreprésentation (des gens en général) ;

infracités (cU ou rU)à infratisation à infration (CU ouRU), infrareprésentation (du cadre de la relation) ;

médiacités (cV ou rV) à médiatisation à médiation (CV ou RV), médiareprésentation (de ma vision de la relation) ;

supracités (cW ou rW) à supratisation à supration (CW ou RW), suprareprésentation (du modèle de la relation de l’avenir).

endotivités (tX), exotivité (tY), égotivité (tx), gentivités (tZ), infrativité (tU), médiativité (tV), suprativité (tW) ;

intrativité (I), extrativité, diativité (D), pantivité (P), contigutivité (C), praxotivité (U), nomotivité (V), téléotivité (W) ;

conformité, typicalité, groupalité, proximité, utilité, polarité (désirabilité), modernité (durabilité, légitimité) ;

assimilation, contraste, identification, relégation (gradation), stigmatisation (valorisation), exclusion (inclusion).

niveau individuel (ou idiotique ou particulier : agent, personne, individu) ;

niveau catégoriel (ou social : partition hiérarchique, partition oppositive, partition communautaire) ;

niveau culturel (ou collectif : ensemble commun, but supraordonné, modèle énodal). Les suffixes « -cité » et « -tivité » (et les néologismes correspondants « cité » et « tivité ») constituent des indiciations (et des notions) abstraites, exactes (puisque définies comme ça) et pratiques (par leur condensation) à utiliser entre chercheurs repmut et dans les documents techniques (nomenclature, tableaux, résultats d’analyse…). Les suffixes « -représentation » et « -représentativité » (et donc les termes correspondants), même s’ils ne constituent pas des nominations exactes (les termes existants plus exacts pourraient être « attribution » (« attribut », ou « qualification », « qualité ») et « associativité »), sont plus courants et directement parlants, et peuvent donc être utilisés pour communiquer lorsqu’il n’est pas possible de développer toute la nomenclature RepMut (soutenances de mémoires, communications à des colloques, nuit des chercheurs…).

Ouverture (conclusion du « ça va », CASTEL, P., & LACASSAGNE, M.F. (2011). Contrat de communication et partitions sociales. In P. Castel, E. Salès-Wuillemin & M.F. Lacassagne (Eds.). Psychologie Sociale, Communication et Langage : de la conception aux applications (pp. 17-34). Liège : De Boeck.)

Pour faire une ouverture sur des aspects plus linguistiques, il nous semble que cette conception permet de clarifier la dimension perlocutoire dans le langage (et même qu’elle constitue l’essentiel de cette dimension).

Austin (1962, 1970) a proposé d’identifier derrière chaque énonciation trois types d’actes : locutoire, illocutoire et perlocutoire. L’acte locutoire renvoie à l’acte de dire quelque chose ; l’acte illocutoire renvoie à ce que fait le locuteur en disant ce qu’il dit ; l’acte perlocutoire renvoie d’une part à l’intention de produire un effet et d’autre part à la production d’une conséquence.

Austin lui-même a peu développé cette dernière notion dans la mesure où, selon lui, les formes qu’elle peut prendre sont trop diversifiées. Si on définit la dimension perlocutoire en référence aux effets entraînés par les interventions verbales, elle sort des propriétés de la langue en se centrant sur les intentions du locuteur (convaincre, persuader…) lors de son émission ou sur les effets ressentis par le destinataire lors de la réception. De fait, les conséquences attendues d’une intervention verbale paraissent trop nombreuses et leur analyse laisse une trop grande part à la subjectivité du chercheur qui devrait prendre en compte la sociopsychologie des sujets (leurs attitudes, leurs représentations, les identités qu’ils mobilisent).

Les linguistes et les pragmaticiens ont également délaissé cette notion. Cependant, parmi les quelques auteurs qui continuent à la développer, il apparaît un consensus sur la possibilité de construire une grammaire des actes perlocutoires en prenant en compte leur spécificité dialogique (Cavell, 1990).

En effet, dans la définition même de l’acte perlocutoire par Austin, la centration tant sur l’émetteur que sur le récepteur, qui pourrait sembler une approximation définitionnelle, renvoie peut-être au caractère interactif de la notion, et représente aussi une invitation à penser les actes perlocutoires comme des co-constructions. Allant dans ce sens, Gu (1993) propose de considérer ces actes de langage comme des « transactions verbales » qu’il convient de systématiser.

La conception des partitions développée ici semble répondre à cet objectif. Utilisée comme grille de lecture, elle permettrait de systématiser la dimension perlocutoire comme portée par l’intervention elle-même. Le perlocutoire correspondrait donc aux positions qu’instaure l’intervention verbale. De fait, toute intervention institue implicitement des places au locuteur et à l’interlocuteur.

De façon plus systématique, comme le soulignent Searle et Vanderveken (1985), toute intervention verbale transmet des informations (ce contenu propositionnel relevant de la dimension locutoire) et possède une force illocutoire qui correspond à réalisation de l’acte qui est fait en parlant (directif, expressif, déclaratif, assertif, commissif ; Searle, 1983). Toutes les interventions verbales induiraient de plus des positionnements relatifs aux interlocuteurs, c’est à dire définiraient des places à chacun, instituant ainsi soit une partition statutaire (plaçant l’interlocuteur en position de subordonné du locuteur), soit une partition oppositive (mettant l’autre sur le versant dépréciatif en se valorisant par la même occasion), soit une partition communautaire (excluant le destinataire du groupe d’appartenance définissant l’identité de l’émetteur).

Les actes perlocutoires pourraient ainsi être classés en trois catégories selon les partitions qu’ils instituent et constituer le soubassement systématique de la dimension perlocutoire du langage.

Questionnaire RepMut appliqué à l’enquête sur les relations entre

la catégorie des A (X) et la catégorie des B (Y)

(la relation A-B illustrée par les rapports Profs-Élèves au Lycée du côté des profs)

Présentation : Notre laboratoire est chargé de mener une étude sur les relations entre les A et les B (exemple : les rapports Profs-Élèves [au Lycée]).

Contexte : …

Dans cette étude, il s’agit de comprendre quelles sont les représentations que ces deux catégories se font les unes des autres et les rapports qu’elles entretiennent entre elles [ainsi que leur positionnement dans cette situation].

Votre anonymat est garanti ; aucune information personnelle permettant de révéler votre identité ne vous sera demandée et les données recueillies ne seront utilisées que statistiquement aux fins de recherche scientifique.

Votre participation est entièrement volontaire et ne vous prendra qu’une quinzaine de minutes. Vous pouvez évidemment arrêter à tout moment mais vos réponses seront extrêmement précieuses pour l’étude, en particulier si vous allez jusqu’au bout.

Pour accéder à l’enquête, vous devez cliquer sur le lien « » ou sur le lien « » selon la catégorie dont vous faites partie [ou : Ce sont vos réponses en tant que membre de la catégorie des A qui nous intéressent…,].

En l’occurrence : Ce sont donc vos réponses en tant que membre de la catégorie des Professeurs qui nous intéressent.

1)[x;Y]{rY}{cY}(EXOREPRESENTATION ou EXOCITE ou EXOASSOCIATION ou EXOQUALIFICATION)

Nous aimerions tout d’abord savoir comment, en tant que A, vous voyez les B.

[a;B] – Citez les 5 adjectifs qui, selon vous, caractérisent le mieux les B.

Je pense que, eux, les élèves, ils sont…

rY1, rY2, rY3, rY4, rY5  {rY} {cY}

2)[x;X]{rX} {cX} (ENDOREPRESENTATION ou ENDOCITE ou ENDOASSOCIATION ou ENDOQUALIFICATION)

Nous voudrions aussi connaître votre représentation de votre propre catégorie, les A.

[a;A] – Citez les 5 adjectifs qui, selon vous, caractérisent le mieux les A.

Je pense que, nous, les profs, nous sommes….

 rX1, rX2, rX3, rX4, rX5  {rX} {cX}

[voir plus loin (page suivant la page suivante) pour ajouter d’éventuelles autres représentations (égo, média, supra, infra) ainsi qu’éventuellement la gento, la méta et la stéréo]

Merci pour toutes ces réponses.

Pour pouvoir les traiter sans les déformer, il va nous falloir votre aide. Vous seul pouvez dire ce que signifient pour vous les mots que vous avez utilisés [, les valeurs que vous attribuez à chacun des adjectifs que vous avez choisis, avec quelle intensité vous les appliquez aux uns et aux autres].

Nous allons donc reprendre vos réponses et vous demander de les noter sur un certain nombre de dimensions…

1)TY]{Y} (EXOTIVITE ou EXOREPRESENTATIVITE ou EXOASSOCIATIVITE)

Tout d’abord, nous voudrions savoir si vous trouvez que ces termes s’appliquent aux B.

[tB] À l’aide des curseurs [À l’aide d’une note de -100 à +100 (et on code ensuite de -1,00 à 1,00 en insérant une virgule à 2 crans de la gauche], veuillez indiquer à quel point, selon vous, chacune des caractéristiques que vous avez choisies concerne les B.

Je trouve que cet adjectif caractérise bien les élèves [ou que r concerne les élèves] [ou que les élèves sont r]

min : « pas du tout » – max : « tout à fait »

tYrX1, tYrX2, tYrX3, tYrX4, tYrX5, tYrY1, tYrY2, tYrY3tYrY4, tYrY5 {YX} {YY}

2)TX]{X} (ENDOTIVITE ou ENDOREPRESENTATIVITE ou ENDOASSOCIATIVITE)

De même, il faudrait savoir si vous pensez que ces mots s’appliquent aux A en général.

[tB] Veuillez indiquer à quel point, selon vous, ces caractéristiques concernent les A.

Je trouve que cet adjectif caractérise bien les profs [ou que r concerne les profs] [ou que les profs sont r]

min : « pas du tout » – max : « tout à fait »

tXrX1, tXrX2, tXrX3, tXrX4, tXrX5, tXrY1, tXrY2, tXrY3tXrY4, tXrY5  {XX} {XY}

3)Tx]{x} (EGOTIVITE ou EGOREPRESENTATIVITE ou EGOASSOCIATIVITE)

Enfin, nous voudrions savoir si vous trouvez que ces adjectifs vous qualifient en tant qu’individu.

[tx] Veuillez indiquer à quel point, selon vous, ces caractéristiques vous concernent personnellement.

Je trouve que cet adjectif me caractérise bien [ou que r me concerne] [ou que je suis r]

min : « pas du tout » – max : « tout à fait »

txrX1, txrX2, txrX3, txrX4, txrX5, txrY1, txrY2, txrY3, txrY4, txrY5  {xX} {xY}

4)TU]{U} (INFRATIVITE ou ECOTIVITE ou STATUTIVITE ou PRAXOTIVITE  (UTILITE SOCIALE / STATUT))

Par ailleurs, on s’intéresse à l’importance que vous accordez à ces notions dans le cadre des rapports sociaux tel qu’ils se déroulent [dans le cadre de l’établissement où vous exercez].

[tU ou U] Veuillez indiquer à quel point, selon vous, ces caractéristiques sont responsables de l’état des relations entre ces catégories aujourd’hui en France [contribuent au fonctionnement de votre établissement].

Je trouve que cet adjectif caractérise bien le cadre pédagogique actuel en France [ou que mon établissement est r]

min : « pas du tout » – max : « tout à fait »

tUrX1, tUrX2, tUrX3, tUrX4, tUrX5, tUrY1, tUrY2, tUrY3tUrY4, tUrY5 {UX} {UY}

5)TV] {V} (MEDIATIVITE ou NOMOTIVITE ou ETHOTIVITE ou DOXITIVITE OU VALENTIVITE ou POSITIVITE (ou DESIRABILITE, POLARITE  / VALENCE))

On s’intéresse aussi à la polarité que vous associez aux adjectifs que vous avez utilisés. Pour cela, plaçons-nous du côté des valeurs que vous défendez dans le champ éducatif.

[tV ou V] Veuillez indiquer à quel point ces caractéristiques sont positives pour vous.

Je trouve que cet adjectif correspond bien à ma conception de la relation pédagogique [ou que la relation pédagogique que je défends est r]

min : « pas du tout » – max : « tout à fait »

tVrX1, tVrX2, tVrX3, tVrX4, tVrX5, tVrY1, tVrY2, tVrY3tVrY4, tVrY5 {VX} {VY}

6)TW] {W} (SUPRATIVITE ou TELOTIVITE ou NEOTIVITE ou ONTOTIVITE ou ORECTIVITE OU IDEATIVITE (ou IDEALITE, MODERNITE / IDEAL, UTOPIE))

Enfin, on s’intéresse également à l’innovation [à la modernité] que vous associez aux caractéristiques que vous avez choisies. Pour cela, imaginons la société telle qu’elle pourrait être dans l’avenir [ou le modèle vers lequel elle tend indépendamment des circonstances particulières].

[tW ou W] Veuillez indiquer à quel point, selon vous, ces caractéristiques relèvent de la société de demain [ou utopique ou idéale].

Je trouve que cet adjectif caractérise bien la société du futur [ou qu’il faudrait que la société de l’avenir soit r]

min : « pas du tout » – max : « tout à fait »

tWrX1, tWrX2, tWrX3, tWrX4, tWrX5, tWrY1, tWrY2, tWrY3tWrY4, tWrY5  {WX} {WY}

7)TZ]{Z} (GENTIVITE ou GENTOREPRESENTATIVITE ou GENTOASSOCIATIVITE) à placer plus haut (après l’égotivité)

Nous voudrions également savoir si vous trouvez que ces termes s’appliquent aux gens en général.

[tZ] Veuillez indiquer à quel point, selon vous, ces caractéristiques concernent les citoyens.

Je trouve que cet adjectif caractérise bien les gens [ou que r concerne les gens] [ou que les gens sont r]

min : « pas du tout » – max : « tout à fait »

tZrX1, tZrX2, tZrX3, tZrX4, tZrX5, tZrY1, tZrY2, tZrY3tZrY4, tZrY5 {ZX} {ZY}

Merci beaucoup, c’est fini. Pouvez-vous néanmoins fournir encore quelques renseignements sur vous ?  Age, sexe…  (données sociodémographiques avec des questions portant sur des informations factuelles quant à l’appartenance à l’endogroupe (durée…) et les contacts avec des membres de l’exogroupe et de l’endogroupe (nombre…))


On peut ajouter (sur la première page, après l’exoreprésentation et l’endoreprésentation) d’autres représentations (l’infrareprésentation, la médiareprésentation, la suprareprésentation, l’égoreprésentation et/ou la gentoreprésentation) et éventuellement des représentations relayées (la métareprésentation et/ou la stéréoreprésentation). Ces données ne sont pas intégrées dans les tableaux suivants parce que ces questions ne sont pas obligatoires (pour certaines elles sont même très rarement posées) alors que les 2 représentations que sont l’exoreprésentation et l’endoreprésentation et les 6 tivités que sont l’exotivité, l’endotivité, l’égotivité, l’infrativité, la médiativité et la suprativité constituent le RepMut de base [on peut y ajouter (récemment) la gentivité]. Dans des versions plus étendues de RepMut, la page sur les représentations peut donc comprendre, en plus de 1) l’exoreprésentation et de 2) l’endoreprésentation, certaines des 7 questions suivantes :

3)[x;U] {rU} {cU} INFRAREPRESENTATION ou INFRACITE (ECOREPRESENTATION ou PRAXOREPRESENTATION ou FACTOREPRESENTATION)) Nous aurions également besoin de connaître votre perception du cadre dans lequel se déroulent les relations profs-élèves [ou de votre établissement].

[a;U] – Citez les 5 adjectifs qui, selon vous, caractérisent le mieux le système scolaire, le cadre de la relation pédagogique [le lycée où vous exercez].

Le fonctionnement du lycée, je pense qu’il est….

 rU1, rU2, rU3, rU4, rU5  {rU} {cU}

4)[x;V]) {rV} {cV} (MEDIAREPRESENTATION ou MEDIACITE (NOMOREPRESENTATION ou ETHOREPRESENTATION ou DOXOREPRESENTATION)) Il faudrait aussi qu’on sache comment vous voyez la relation des A aux B [ou la relation pédagogique, les échanges entre vous, l’objet qui vous relie, les enjeux qui sont présents, les valeurs qui sont véhiculées dans les interactions ou qui ont cours dans l’espace où vous vous situez].

[a;V] – Citez les 5 adjectifs qui, selon vous, caractérisent le mieux la relation pédagogique, [ou les normes de l’espace scolaire, ou l’objet médiationnel ou les valeurs dans le champ de l’éducation].

La relation pédagogique, je pense qu’elle est… [ou Les valeurs du monde de l’école, je pense qu’elles sont [ou Le savoir scolaire, je pense qu’il est…]

 rV1, rV2, rV3, rV4, rV5  {rV} {cV}

5)[x;W] {rW} {cW} (SUPRAREPRESENTATION ou SUPRACITE (TELEOREPRESENTATION ou NEOREPRESENTATION ou ONTOREPRESENTATION)) De même, on voudrait connaître votre conception du modèle éducatif de demain, utopique, celui qui pourrait advenir dans l’avenir, tel qu’il faudrait qu’il soit dans le futur.

[a;W] – Citez les 5 adjectifs qui, selon vous, caractérisent le mieux l’éducation de l’avenir.

L’école de demain, je pense qu’elle sera….

 rW1, rW2, rW3, rW4, rW5  {rW} {cW}

6)[x;x]{rx} {cx} (EGOREPRESENTATION ou EGOCITE) Enfin, nous aimerions savoir comment vous vous voyez vous-même.

[a;B] – Citez les 5 adjectifs qui vous caractérisent le mieux individuellement.

Personnellement, je pense que je suis…

rx1, rx2, rx3, rx4, rx5 {rx} {cx}

[7)[x;Z]{rZ}{cZ}(GENTOREPRESENTATION ou GENTOCITE ou GENTOASSOCIATION ou GENTOQUALIFICATION)

Nous aimerions savoir comment vous voyez les gens en général (les humains en général, le genre humain).

[a;Z] – Citez les 5 adjectifs qui, selon vous, caractérisent le mieux les citoyens (l’humanité).

Je pense que les gens sont (l’humain est)…

RZ1, rZ2, rZ3, rZ4, rZ{rZ} {cZ}

8)[xY;X]{rX’} {cX’} (METAREPRESENTATION ou METACITE) Nous voudrions aussi connaître la représentation que vous pensez que les B se font de votre propre catégorie, les A.

[a;A] – Citez les 5 adjectifs que, selon vous, les B utilisent pour caractériser les A.

Je pense que les élèves trouvent que les profs sont….

 rX’1, rX’2, rX’3, rX’4, rX’5  {rX’} {cX’}

9)[xX;Y]{rY’} {cY’} (STEREOREPRESENTATION ou STEREOCITE) Nous aimerions enfin savoir comment vous pensez que les A en général voient les B.

[a;B] – Citez les 5 adjectifs que, selon vous, les A utilisent pour caractériser les B.

Je pense que les profs en général trouvent que les élèves sont… rY’1, rY’2, rY’3, rY’4, rY’5  {rY’} {cY’}

Il arrive que RepMut soit appliqué à une seule des 2 catégories en présence et que les membres de cette catégorie le sachent (par exemple parce qu’il n’est pas plausible que les autres répondent). Cela nécessite un aménagement de la présentation, cet aménagement pouvant être utilisé dans tous les cas (même quand il s’agit d’une étude bi-groupe) et amorce ce que sera(it) un RepMut (si on peut toujours l’appeler comme ça) face à un objet quelconque : exemple de la relation avec les robots psychologues du travail vue avec les masters 1 2018. [dans les questionnaires suivants, il n’y a ni gentoreprésentation, ni (surtout) gentivité]

Questionnaire RepMut appliqué à l’enquête sur les relations

entre les salariés et les robots psychologues du travail

 Présentation : Tout d’abord, merci d’avoir accepté de participer à cette étude. Notre laboratoire est chargé de mener une étude sur les relations entre les travailleurs et les robots psychologues du travail.

Dans cette étude, il s’agit de comprendre quelles sont les représentations que vous vous faites de ces deux catégories et des rapports qu’elles entretiennent entre elles.

Votre anonymat est garanti ; aucune information personnelle permettant de révéler votre identité ne vous sera demandée et les données recueillies ne seront utilisées que statistiquement aux fins de recherche scientifique.

Votre participation est entièrement volontaire et ne vous prendra qu’une quinzaine de minutes. Vous pouvez évidemment arrêter à tout moment mais vos réponses seront extrêmement précieuses pour l’étude, en particulier si vous allez jusqu’au bout.

Ce sont donc vos réponses en tant que membres de la catégorie des travailleurs qui nous intéressent.

1)[x;Y]{rY} {cY} (EXOREPRESENTATION)

Nous aimerions tout d’abord savoir comment, en tant que travailleur, vous voyez les robots psychologues du travail.

[a;B] – Citez les 5 adjectifs qui, selon vous, caractérisent le mieux les robots psychologues en entreprise.

Je pense, à propos des robots psychologues du travail, qu’ils sont…

rY1, rY2, rY3, rY4, rY5  {rY} {cY}

2)[x;X]{rX} {cX} (ENDOREPRESENTATION)

Nous voudrions aussi connaître votre représentation de votre propre catégorie, les travailleurs.

[a;A] – Citez les 5 adjectifs qui, selon vous, caractérisent le mieux les salariés.

Je pense que, nous, les travailleurs, nous sommes….

 rX1, rX2, rX3, rX4, rX5  {rX} {cX}

Merci pour toutes ces réponses.

Pour pouvoir les traiter sans les déformer, il va nous falloir votre aide. Vous seul pouvez dire ce que signifient pour vous les mots que vous avez utilisés.

Nous allons donc reprendre vos réponses et vous demander de les noter sur un certain nombre de dimensions.

1)TY]{Y} (EXOTIVITE)

Tout d’abord, nous voudrions savoir si vous trouvez que ces termes s’appliquent aux robots psychologues du travail.

[tB] Veuillez indiquer à quel point, selon vous, chacune des caractéristiques que vous avez choisies concerne les robots psychologues en entreprise.

Je trouve que cet adjectif caractérise bien les robots psychologues du travail.

min : « pas du tout » – max : « tout à fait »

tYrX1, tYrX2, tYrX3, tYrX4, tYrX5, tYrY1, tYrY2, tYrY3tYrY4, tYrY5 {YX} {YY}

2)TX]{X} (ENDOTIVITE)

De même, il faudrait savoir si vous pensez que ces mots s’appliquent aux travailleurs en général.

[tB] Veuillez indiquer à quel point, selon vous, chacune de ces caractéristiques concerne les salariés.

Je trouve que cet adjectif caractérise bien les travailleurs.

min : « pas du tout » – max : « tout à fait »

tXrX1, tXrX2, tXrX3, tXrX4, tXrX5, tXrY1, tXrY2, tXrY3tXrY4, tXrY5  {XX} {XY}

3)Tx]{x} (EGOTIVITE)

Enfin, nous voudrions savoir si vous trouvez que ces adjectifs vous qualifient en tant qu’individu.

[tx] Veuillez indiquer à quel point, selon vous, chacune de ces caractéristiques vous concerne personnellement.

Je trouve que cet adjectif me caractérise bien.

min : « pas du tout » – max : « tout à fait »

txrX1, txrX2, txrX3, txrX4, txrX5, txrY1, txrY2, txrY3, txrY4, txrY5  {xX} {xY}

4)TU]{U} (PRAXOTIVITE, ECOTIVITE, FACTOTIVITE,  INFRATIVITE)

Par ailleurs, on s’intéresse à l’importance que vous accordez à ces notions dans le cadre de la psychologie du travail telle qu’elle s’exerce dans les organisations aujourd’hui.

[tU ou U] Veuillez indiquer à quel point, selon vous, chacune de ces caractéristiques est responsable de l’état des rapports sociaux dans les entreprises aujourd’hui en France.

Je trouve que cet adjectif caractérise bien la pratique actuelle de la psychologie du travail.

min : « pas du tout » – max : « tout à fait »

tUrX1, tUrX2, tUrX3, tUrX4, tUrX5, tUrY1, tUrY2, tUrY3, tUrY4, tUrY5  {UX} {UY}

5)TV]{V} (NOMOTIVITE, ETHOTIVITE, MEDIATIVITE)

On s’intéresse aussi à la polarité que vous associez à ces adjectifs en fonction des valeurs que vous défendez dans le monde du travail.

[tV ou V] Veuillez indiquer à quel point chacune de ces caractéristiques est positive pour vous.

Je trouve que cet adjectif correspond bien à ma conception de la psychologie en entreprise.

min : « pas du tout » – max : « tout à fait »

tVrX1, tVrX2, tVrX3, tVrX4, tVrX5, tVrY1, tVrY2, tVrY3, tVrY4, tVrY5  {VX} {VY}

Enfin, on s’intéresse à l’innovation que vous associez à ces termes en référence au modèle vers lequel tend la société dans l’avenir.

[tW ou W] Veuillez indiquer à quel point, selon vous, ces caractéristiques relèvent de la société de demain.

Je trouve que cet adjectif caractérise bien la psychologie du futur.

min : « pas du tout » – max : « tout à fait »

tWrX1, tWrX2, tWrX3, tWrX4, tWrX5, tWrY1, tWrY2, tWrY3 tWrY4, tWrY5 {WX} {WY}

Merci beaucoup, c’est fini. Pouvez-vous néanmoins fournir encore quelques renseignements sur vous ?  Age, sexe…  (données sociodémographiques avec des questions portant sur des informations factuelles quant à l’appartenance à l’endogroupe (durée…) et les contacts avec des membres de l’exogroupe et de l’endogroupe (nombre…)).

On peut retenir (et donc généraliser) l’idée de demander directement « quelles sont les représentations que vous vous faites de ces deux catégories et des rapports qu’elles entretiennent entre elles » et non  « quelles sont les représentations que ces deux catégories se font les unes des autres et les rapports qu’elles entretiennent entre elles ».

Par ailleurs, pour étudier les relations aux robots psychologues du travail (ainsi que leur représentation), on a fait passer ce RepMut à une population et le même RepMut en remplaçant « robots psychologues du travail » par « psychologues du travail » à une population identique (VI). La comparaison des 2 analyses nous permet de dégager la spécificité de la relation aux robots (et de leur représentation).

Cette démarche (de type expérimental) peut être employée avantageusement à chaque fois qu’on compare les rapports d’une population à des objets (ou à des groupes sociaux) différents (VI provoquée) ou les rapports à un objet (ou à un groupe social) de 2 populations différentes (VI invoquée) (technophiles et technophobes face à la voiture autonome, communistes et catholiques face aux psychanalystes, étudiants ayant fréquenté le centre de formation et ceux ne l’ayant pas fait face à la professionnalisation, entraîneurs menacés et non menacés…).


RepMut peut être aménagé pour une utilisation particulière comme étudier la qualité de vie relationnelle au travail : exemple de l’échelle élaborée pour la recherche M2R d’Adrien sur la relation de service (avec Sofiene)

Questionnaire RepMut appliqué à la Qualité de Vie Relationnelle au Travail

Tout d’abord, merci d’avoir accepté de participer à cette étude.

À travers ce questionnaire, nous souhaitons étudier les relations à Sainte-Anne / Pyramide, en particulier entre ceux qui y travaillent et ceux qui y sont pris en charge.

Dans le questionnaire, pour simplifier, nous emploierons parfois « les professionnels de l’IME » (A) pour désigner l’équipe pluridisciplinaire (X). De même, nous emploierons « les jeunes accueillis par l’IME » (B) pour désigner la population prise en charge (Y) et « le travail au sein de l’IME » (C) pour parler de lactivité professionnelle avec les jeunes (V).

Bien entendu, il n’y a pas de « bonnes » ou de « mauvaises » réponses puisque c’est votre avis qui nous intéresse. Par ailleurs, toutes les réponses resteront confidentielles et anonymes et serviront à des fins de réflexion et recherche scientifique.

Nous vous remercions par avance pour votre collaboration et nous nous engageons à vous donner accès aux résultats de cette enquête si vous le souhaitez.

Pour commencer, nous souhaiterions connaître vos représentations de trois choses : lactivité professionnelle avec les jeunes à l’IME, la population prise en charge par l’IME, et l’équipe pluridisciplinaire de l’IME.

  • r[x;V]  {cV} – Tout d’abord, merci de donner au minimum 3 adjectifs qui, selon vous, caractérisent le mieux <C> lactivité professionnelle avec les jeunes dans votre établissement.
  • Je pense que le <V> travail au sein de l’IME est…
  • r[x;Y] {cY} – Ensuite, merci de donner au minimum 3 adjectifs qui, selon vous, caractérisent le mieux <B> la population prise en charge.
  • Je pense que, eux, les <Y> jeunes accueillis par l’IME, ils sont…
  • r[x;X] {cX} – Enfin, merci de donner au minimum 3 adjectifs qui, selon vous, caractérisent le mieux <A> l’équipe pluridisciplinaire dont vous faites partie.
  • Je pense que, nous, les <X> professionnels de l’IME, nous sommes…

Merci pour toutes ces réponses.

  • (P3 1A) Pour nous permettre de les traiter, il nous faut votre aide. En effet, vous seul pouvez dire ce que signifient, pour vous, les mots que vous avez cités. Nous allons donc reprendre vos réponses et vous demander de les noter sur un certain nombre de dimensions.
  • tY Tout d’abord, nous voudrions savoir si vous trouvez que ces termes s’appliquent à <B> la population prise en charge.
  •   Y – Veuillez indiquer à quel point, selon vous, chacune des caractéristiques que vous avez choisies est associée aux [concerne les] <Y> jeunes accueillis par l’IME.
  • Je trouve que cet adjectif caractérise bien la population prise en charge [ou que la population prise en charge est r)
    • min : « pas du tout »    –    max : « tout à fait »
  • ([x;X]), ([x;Y]), ([x;V])
  • tX De même, il nous faudrait savoir si vous pensez que ces mots s’appliquent aux membres de <A> l’équipe pluridisciplinaire en général.
  •   X – Veuillez indiquer à quel point, selon vous, chacune de ces caractéristiques est associée aux [concerne les] <X> professionnels de l’IME.
  • Je trouve que cet adjectif caractérise bien l’équipe pluridisciplinaire [ou que l’équipe pluridisciplinaire est r]
    • min : « pas du tout »    –    max : « tout à fait »
  • ([x;X]), ([x;Y]), ([x;V])
  • tx Enfin, nous voudrions savoir si vous trouvez que ces adjectifs vous qualifient en tant qu’individu.
  •   x – Veuillez indiquer à quel point, selon vous, chacune de ces caractéristiques est associée à vous [vous concerne] personnellement.
  • Je trouve que cet adjectif me caractérise bien [ou que je suis r]
    • min : « pas du tout »    –    max : « tout à fait »
  • ([x;X]), ([x;Y]), ([x;V])
  • tU Par ailleurs, nous voudrions connaître l’importance que vous attribuez à ces termes dans l’établissement tel qu’il marche actuellement (plus ou moins efficacement).
  • U – Veuillez indiquer à quel point, selon vous, chacune de ces caractéristiques est responsable du fonctionnement de l’IME où vous exercez.
  • Je trouve que cet adjectif caractérise bien l’établissement [ou que mon établissement est r]
    • min : « pas du tout »    –    max : « tout à fait »
  • ([x;X]), ([x;Y]), ([x;V])
  • tV Nous avons également besoin de connaître la polarité [la connotation] que vous associez aux adjectifs cités.
  • V – Veuillez indiquer à quel point chacune de ces caractéristiques est située du côté des valeurs que vous défendez dans le champ socio-éducatif [est positive pour vous].
  • Je trouve que cet adjectif correspond bien à ma conception de la relation pédagogique [ou que ce que la conception que je défends est r]
    • min : « pas du tout »    –    max : « tout à fait »
  • ([x;X]), ([x;Y]), ([x;V])
  • tW Enfin, nous voudrions savoir si ces qualificatifs sont conformes à l’idée que vous vous faites de la prise en charge des jeunes en difficulté dans l’avenir [à l’idée que vous vous faites de la société telle qu’il faudrait qu’elle soit dans l’avenir].
  • W – Veuillez indiquer à quel point, selon vous, chacune de ces caractéristiques relève de ce modèle de société (de demain ou utopique). [permet d’aller vers ce modèle utopique (ou cette société modèle ou la société de demain)]
  • Je trouve que cet adjectif caractérise bien la société du futur [ou qu’il faudrait que la société de l’avenir soit r]
    • min : « pas du tout »    –    max : « tout à fait »
  • ([x;X]), ([x;Y]), ([x;V])

Merci pour toutes ces réponses.

  • (P4 1A) Le questionnaire est presque fini ; pouvez-vous néanmoins nous fournir encore quelques renseignements sur vous ? Ils nous permettront de mieux organiser nos résultats et d’affiner leur analyse.
  • (P5 1A) Vous êtes…  Une femme, Un homme
  • (P5 2A) Quel âge avez-vous ?
  • (P5 3A) Depuis combien d’années exercez-vous au sein de l’IME (Sainte-Anne/Pyramide) ?
  • (P5 4A) Au sein de l’IME, quel est votre secteur d’activité professionnelle : Secteur social, Secteur médical, Secteur éducatif

Merci. (Page de fin)

On peut retenir (et donc généraliser) l’idée d’avoir 2 dénominations pour les cibles de représentation : X, Y et V pour l’approche générale (dans la demande elle-même « merci de donner au minimum 3 adjectifs… »), et A, B et C pour la désignation plus pointue (dans l’amorce de réponse Je pense que…).  A : les professionnels de l’IME / X : l’équipe pluridisciplinaire ; B : les jeunes accueillis par l’IME / Y : la population prise en charge et C : le travail au sein de l’IME / V : lactivité professionnelle avec les jeunes. Couplé avec la présentation initiale « nous souhaitons étudier les relations à Sainte-Anne / Pyramide, en particulier entre ceux qui y travaillent et ceux qui y sont pris en charge », ce procédé permet de s’assurer que le sujet mobilise bien les cibles dans la configuration qui nous intéresse. On retrouve cette double appellation dans les tivités, exo et endo bien sûr, mais aussi plus largement avec « termes », « adjectifs », « noms »… (dans les introductions : « nous voudrions savoir si vous trouvez que ces termes… ») / « caractéristiques » (dans les consignes : « Veuillez indiquer à quel point, selon vous, chacune de ces caractéristiques… ») ; on dédouble aussi « la connotation que vous associez » et « est située du côté des valeurs que vous défendez », « l’efficacité que vous attribuez dans l’établissement tel qu’il est » et « contribue à faire fonctionner l’IME », « conformes à l’idée que vous vous faites d’une prise en charge parfaite » et « relèverait de ce modèle de société utopique ».

On peut aussi retenir l’idée d’adopter comme support de la médiareprésentation ce qu’elle est par défaut c.-à-d. la relation entre l’endogroupe et l’exogroupe (« lactivité professionnelle avec les jeunes »). De même, on peut placer la demande de cette média en première question puisque cela contribue à instituer la scène sociale avec ses différents constituants (endogroupe, exogroupe et relation) dès le début et donc ça insère le répondant dans la situation sociale pertinente.

Pour les besoins de la cause (il s’agit de faire un outil pour compléter les échelles de qualité de vie au travail), le 3e objet de représentation est le travail (la vie au travail, l’activité professionnelle). Néanmoins, il s’agit de se centrer sur le versant relationnel de ce travail, et même plus précisément sur ce qui provient de la relation étudiée. Donc, cet objet n’est pas le cadre de travail (infra), ni le modèle de travail (supra), mais la partie du travail qui se passe entre les 2 catégories (dans la scène), c.-à-d. l’activité relationnelle, la relation de service,  l’interaction professionnelle, la relation d’accompagnement des jeunes par les professionnels (puisqu’on s’adresse à ces derniers). Il s’agit donc de la médiareprésentation (représentation de la médiation).

La succession des étapes (présentation centrée sur la relation : « nous souhaitons étudier les relations à Sainte-Anne / Pyramide entre ceux qui y travaillent et ceux qui y sont pris en charge », demande de la médiareprésentation : « le travail au sein de l’IME est… », demande de l’exoreprésentation : « eux, les jeunes, ils sont… » et de l’endoreprésentation : « nous, les professionnels, nous sommes… ») lève toute ambiguïté en focalisant la réponse sur la dimension relationnelle (V).


Enquête sur la Qualité de Vie Relationnelle au Travail à l’Université

À l’aide de ce questionnaire, nous souhaitons étudier les relations à l’université, en particulier entre ceux qui enseignent et ceux qui étudient.

Dans le questionnaire, pour simplifier, nous emploierons parfois « les professeur.e.s » (ou « les enseignant.e.s« ) pour désigner les personnels enseignants-chercheurs et « les étudiant.e.s » pour désigner les usagers de l’université. De même, nous dirons « la relation universitaire » pour évoquer les rapports dans l’enseignement supérieur entre les uns et les autres.

Bien entendu, il n’y a pas de « bonnes » ou de « mauvaises » réponses puisque c’est votre avis en tant qu’étudiant.e qui nous intéresse. Par ailleurs, toutes les réponses resteront confidentielles et anonymes et serviront à des fins de réflexion et de recherche scientifique.

Nous vous remercions par avance pour votre collaboration et nous nous engageons à vous donner accès aux résultats de cette enquête si vous le souhaitez.

Pour commencer, nous souhaiterions connaître vos représentations de trois choses : la communauté enseignante, la population étudiante et la relation entre les deux.

  • rY {cY} – Tout d’abord, merci de donner les 5 adjectifs qui, selon vous, caractérisent le mieux les personnels enseignants-chercheurs.
  • Je pense que, eux, les profs, ils sont…
  • rX {cX} – Ensuite, merci de donner les 5 adjectifs qui, selon vous, caractérisent le mieux les usagers de l’université dont vous faites partie.
  • Je pense que, nous, les étudiant.e.s, nous sommes…
  • rV {cV} – Enfin, merci de donner les 5 adjectifs qui, selon vous, caractérisent le mieux les rapports dans l’enseignement supérieur.
  • Je pense que la relation universitaire est…

Merci pour toutes ces réponses.

  •  Pour nous permettre de traiter vos réponses, il nous faut votre aide. En effet, vous seul pouvez dire ce que signifient pour vous les mots que vous avez cités. Nous allons donc les reprendre et vous demander de les noter sur un certain nombre de dimensions.
  • Tout d’abord, nous voudrions savoir si vous pensez que ces termes s’appliquent à ceux qui enseignent à l’université.
  • tY Veuillez indiquer à quel point chacune des caractéristiques que vous avez choisies concerne les enseignants-chercheurs.
  • Je trouve que cet adjectif caractérise bien les professeur.e.s
    • min : « pas du tout »    –    max : « tout à fait »

[rX, rY, rV]

  • De même, il nous faudrait savoir si vous pensez que ces mots s’appliquent à ceux qui font des études supérieures.
  • tX Veuillez indiquer à quel point chacune de ces caractéristiques concerne les usagers de l’université.
  • Je trouve que cet adjectif caractérise bien les étudiant.e.s
    • min : « pas du tout »    –    max : « tout à fait »

[rX, rY, rV]

  • Enfin, nous voudrions savoir si vous pensez que ces qualificatifs s’appliquent à vous en tant qu’individu.
  • tx Veuillez indiquer à quel point chacune de ces caractéristiques vous concerne personnellement.
  • Je trouve que cet adjectif me caractérise bien
    • min : « pas du tout »    –    max : « tout à fait »

[rX, rY, rV]

  • Par ailleurs, nous voudrions savoir si vous pensez que ces notions jouent un rôle important dans la pratique de l’enseignement supérieur aujourd’hui en France (avec ses réussites et ses échecs).
  • tU Veuillez indiquer à quel point chacune de ces caractéristiques est responsable du fonctionnement de l’université où vous étudiez.
  • Je trouve que cet adjectif caractérise bien comment ça se passe dans mon établissement actuellement
    • min : « pas du tout »    –    max : « tout à fait »

[rX, rY, rV]

  • Nous avons également besoin de connaître la polarité que vous associez aux adjectifs pour les rapports professeur.e.s-étudiant.e.s.
  • tV Veuillez indiquer à quel point chacune de ces caractéristiques est située du côté des valeurs que vous défendez dans le champ de l’enseignement supérieur.
  • Je trouve que cet adjectif correspond bien à ce que j’apprécie comme relation universitaire
    • min : « pas du tout »    –    max : « tout à fait »

[rX, rY, rV]

  • Enfin, nous voudrions savoir si vous pensez que ces termes sont conformes à l’enseignement supérieur tel qu’il faudrait qu’il soit dans la société de l’avenir.
  • tW Veuillez indiquer à quel point chacune de ces caractéristiques permet d’aller vers cette société modèle.
  • Je trouve que cet adjectif caractérise bien l’université du futur
    • min : « pas du tout »    –    max : « tout à fait »

[rX, rY, rV] Merci.

Élargissement des représentations

(en particulier pour le recueil des caractéristiques)

La maxi-analyse (ou big analyse en référence aux big data) (plutôt que méta-analyse même si c’est le terme consacré, puisqu’on utilise « méta » dans le sens de « relayé par l’autre groupe » pour les différentes représentations et qu’il s’agit ici de compiler toutes les données déjà obtenues) semble montrer globalement (maxi-synthèse donc plutôt, ou maxi-compilation) qu’il y a plus souvent des effets (ou que les effets sont plus forts) sur les valentivités que sur les statutivités (utilités) ou les idéativités (finalités), c.-à-d. sur la désirabilité que sur l’utilité sociale ou sur la durabilité. On pourrait penser que cela signifie que la partition oppositive est en général plus disponible (ou au moins qu’elle est plus souvent présente dans les situations qu’on a étudiées) que les autres partitions (ou stratégies identitaires). Néanmoins, on ne peut écarter l’hypothèse que cet effet résulterait d’un artefact de l’outil qui aurait une plus grande sensibilité à la dimension évaluative qu’aux autres (ou qui détecterait mal ou peu les autres dimensions).

En ce qui concerne les « colonnes » (c.-à-d. les tivités, en l’occurrence qualitatives, les partivités), la formulation de la question sur la statutivité ou infrativité (« Indiquez à quel point, selon vous, chacune de ces caractéristiques est liée à un statut élevé ») n’est pas parfaitement satisfaisante dans la mesure où d’une part elle ne traduit pas suffisamment l’emprise directe entre le groupe source et le groupe cible et d’autre part elle n’est pas suffisamment indépendante de la valence. De même, la question sur l’idéativité ou suprativité (« Indiquez à quel point, selon vous, chacune de ces caractéristiques est liée à l’idéalité ») traduit mal le caractère absolu, transcendant, universel, subjonctif qui caractérise l’univers supra-ordonné selon nous et n’est également pas suffisamment indépendante de la valence (peut-être plus encore que le statut). On pourrait donc améliorer ces formulations en rendant la dimension pertinente plus explicite et en la rendant plus indépendante de la valence :

« Indiquez à quel point, selon vous, chacune de ces caractéristiques participe au fonctionnement du système social tel qu’il est (l’école, l’entreprise, la ville, la société), et cela indépendamment de sa valeur propre » (ou « Indiquez à quel point, selon vous, chacune de ces caractéristiques confère à ceux qui la possèdent du pouvoir sur ceux qu’ils ont en face d’eux (est-ce qu’elle leur permet d’exercer une emprise, d’avoir un effet sur eux ?) ») [correspond à l’emprisi(ti)vité, l’infrativité] ; « Indiquez à quel point, selon vous, chacune de ces caractéristiques relève d’un système social utopique (au sens de détaché de toutes considérations réalistes ou normatives), et cela indépendamment de sa valeur propre » (ou « Indiquez à quel point, selon vous, chacune de ces caractéristiques est conforme à la société du futur ») [correspond à l’idéali(tivi)té, la suprativité] ; et il reste toujours « Indiquer à quel point chacune de ces caractéristiques est située du côté des valeurs que vous défendez » [qui correspond à la valentivité, la médiativité].

Mais on voit que c’est assez difficile à formuler, et sans doute encore plus difficile à comprendre. Cela tient certainement en partie à la nature des caractéristiques demandées. En effet, les adjectifs sont pour la plupart subjectifs, très souvent axiologiques (cf. analyse de l’adjectif en linguistique par Catherine Kerbrat-Orecchioni par exemple), ce qui « prédispose » à la mise au premier plan de la dimension évaluative. Les adjectifs qualificatifs constituent le support « naturel » de l’émotion, de l’affectif dans le discours. Ils expriment ce que le locuteur pense de l’objet qu’ils qualifient, comment il réagit face à lui (c.-à-d. en quelque sorte comment il le juge), et c’est pour cela qu’on les avait choisis. Dans RepMut, les adjectifs constituent en quelque sorte le noyau d’un prédicat attributif correspondant à un syntagme verbal statif (être + adjectif, « les Y sont… »). (Dans le questionnaire, la présentation « je pense que les Y sont + … (adjectif) » amène le sujet à produire des jugements plutôt que des définitions par exemple).

Cependant, si on veut estimer la domination (vs la soumission) d’un groupe sur un autre (ou sur le monde en général) ou son degré d’activité (vs de passivité), il faut s’appuyer sur les verbes. Les verbes (en particulier factifs) constituent le support « naturel » de l’action dans le discours ; et quand ils sont transitifs cette action est orientée du sujet (grammatical) vers l’objet (le COD). Dans RepMut, les verbes d’action constitueraient en quelque sorte le noyau d’un prédicat comportemental correspondant à un syntagme verbal (verbe factif + complément d’objet, « les Y font… (les X) », « que font les Y… (aux X) ? »). Leur sens (sémantique) indique le sens (direction), la nature (contenu) et éventuellement l’intensité de l’opération effectuée entre les 2 protagonistes (sujet et objet). Ainsi, en demandant d’associer des comportements à une source à l’aide de verbes, on suscite une mise en scène où cette source va agir sur quelque chose et où une question du type « Indiquez à quel point, selon vous, chacune de ces caractéristiques (ou de ces comportements) participe au fonctionnement du système social tel qu’il est (l’école, l’entreprise, la ville, la société) » (ou « Indiquez à quel point, selon vous, chacune de ces caractéristiques confère à ceux qui la possèdent (ou de ces comportements donne à ceux qui les font) du pouvoir sur ceux qu’ils ont en face d’eux (est-ce qu’elle leur permet d’exercer une emprise, d’avoir un effet sur eux ? ») sera pertinente. Autrement dit, la statutivité peut s’extraire du verbe comme la valentivité de l’adjectif.

NB Une autre méthode pour estimer directement le rapport (de domination) entre les 2 catégories seraient de faire produire des propositions mettant en scène les deux protagonistes ([x;X-Y] (INTER-REPRESENTATION)

Nous voudrions aussi savoir comment vous placez ces deux catégories, les élèves et les enseignants, l’une par rapport à l’autre.

[a;A-B] – Élaborez 5 courtes phrases mettant en relation les enseignants et les élèves….

(on peut éventuellement demander 5 (ou 3) phrases avec enseignant (endogroupe) en sujet et 5 (ou 3) avec élève (exogroupe) en sujet)

Si on s’intéresse aux valeurs auxquelles adhère un groupe (et non à la valeur qu’on lui donne), aux principes qu’il porte, aux certitudes qu’il a, aux vérités qui sont les siennes, à ce en quoi il croit…, il faut se référer dans le discours aux prédicats déclaratifs. Dans RepMut, les substantifs constitueraient en quelque sorte le noyau d’un prédicat déclaratif correspondant à une proposition complétive condensée en un syntagme nominal (verbe déclaratif + SN, « les Y croient que … » ou « les Y croient en … »). Il semble en effet que les verbes déclaratifs ont pour fonction de donner une légitimité particulière au syntagme qu’ils introduisent ; et, lorsque ce syntagme est un nom renvoyant à une notion abstraite, celle-ci représente la valeur de référence. Ainsi, les groupes nominaux des syntagmes déclaratifs (« les Y croient en … ») renvoient aux valeurs, principes, croyances, vérités, postulats… et peuvent faire l’objet de questions du type « Indiquez à quel point, selon vous, chacune de ces caractéristiques relève d’un système social utopique (au sens de détaché de toutes considérations réalistes ou normatives) » (ou « Indiquez à quel point, selon vous, chacune de ces caractéristiques (ou notions) est conforme à la société du futur »)). Autrement dit, l’idéalité peut s’extraire de ces substantifs comme la statutivité des verbes ou la valentivité des adjectifs. [à revoir (ci-dessous) en termes de compétences, d’efficacité, de contribution au fonctionnement du système social tel qu’il est]

NB Une autre méthode pour estimer directement les objets (de médiation) ou les valeurs pertinentes ou les enjeux entre les deux catégories serait de demander les substantifs correspondants pour les deux protagonistes.

[x;X-Y] (MEDIA-REPRESENTATION) Nous voudrions aussi savoir quels sont les objets qui servent de médiation entre ces deux catégories, les élèves et les enseignants. Ou Nous voudrions aussi savoir quels sont les enjeux que poursuivent ces deux catégories, les élèves et les enseignants. Ou Nous voudrions aussi savoir ce qui selon vous sépare ou unit les deux catégories, les élèves et les enseignants.

[a;A-B] – Citez 5 noms désignant ce qui relie les enseignants et les élèves.

Il semble donc y avoir deux procédés pour intégrer ces apports, soit mettre en œuvre un recueil « libre » des associations (V1 : remplacer la demande d’adjectifs par une demande de mots, sans en préciser la nature), soit un recueil « guidé » précisant la nature des associations mais sans la limiter aux adjectifs (V2, demander 5 adjectifs, 5 noms et 5 verbes). On peut aussi combiner les deux en demandant des associations libres pour les groupes (endo, exo) et des verbes ou des noms pour la média (V3), ou sélectionner les associations selon les cibles avec des adjectifs pour les jugements sur l’exo et l’endo et des verbes pour le comportement de médiation ou des noms pour l’objet

Notes brutes, tivités relativisées, diativités, discriminations et notes standardisées (en base 1)

La base de la comparaison de a à b (ab, c.-à-d. a relativement à b) est : (a-b)/|1±b| [à la place de (a-b)/max(a,b), plus précisément à la place de la formule ((((a-b)/max(a,b))*100)+100)/2].

Par ailleurs (et préalablement), les notes (y compris brutes) sont comprises entre -1 et +1 [à la place de 0 et 100].

Démonstration (on a pris comme exemple [OA]=18cm, [OT]=24cm], [OB]=6cm) :

Les tivités sont estimées par le répondant sur une échelle bi-polaire allant de « pas du tout » (P, à l’extrémité gauche) à « tout à fait » (T, à l’extrémité droite), le curseur étant placé au départ à égale distance des deux extrêmes (O, l’origine).                                                                                                                               

P____________________________O_____________________________T

       Pas du tout                                                     Origine                                        Tout à fait

Quand le sujet déplace (voir schéma ci-dessous) le curseur à droite à une certaine distance (ex : 18cm) de l’origine O, le point A est situé entre O et T (exactement à O+18cm). La valeur de A (qu’on peut appeler a) peut être exprimée par le rapport entre OA et la longueur de OT: (A-O)/|T-O| (a=18/24=+0,75) (la coordonnée de A moins celle de O le résultat étant divisé par la longueur du segment OT (ex :24cm) correspondant à la coordonnée de T moins celle de O en valeur absolue) : a=(A-O)/|T-O|.

Au final, a=(A-O)/(T-O) puisque T>O. De cette façon, par construction, t=+1 et o=0 (t est la valeur de T et o celle de O (de même p est la valeur de P)).

                                                                                                    +|a|

P____________________________O__________________A__________T

       Pas du tout                                                          0                                                           +1

Quand le sujet déplace le curseur à gauche à une même distance de l’origine O (voir schéma ci-dessous), le point A est situé entre P et O (exactement à O-18cm). La valeur de A (a) peut être exprimée par le rapport entre OA et la longueur de OP : (A-O)/|O-P| (a=-18/24=-0,75) (la coordonnée de A moins celle de O, le résultat étant divisé par la longueur du segment OP correspondant à la coordonnée de O moins celle de P en valeur absolue) : a=(A-O)/|O-P|. Au final, a=(A-O)/|O-P| puisque P<O). De cette façon, par construction, p=-1 et o=0.

                                                           -|a|

P________A__________________O______________________________T

          -1                                                         0                                              Tout à fait 

On appelle AO le placement de A en référence à O (c.-à-d. qu’on indique en indice la base de référence).

Ici, O correspond au milieu de PT, correspond à la position initiale du curseur (l’origine) et correspond à la note 0.

La valeur du A de gauche est l’inverse de celle du A de droite, soit ao=(A-O)/|T-O| (ao=+18/24=+0,75) pour celui de droite (positif) et ao=(A-O)/|O-P| (ao=-18/24=-0,75) pour celui de gauche (négatif). En effet, (T-O)=(O-P). On retrouve t=+1 et p=-1 en déplaçant le curseur respectivement à l’extrême droite et à l’extrême gauche, et on retrouve o=0 en le plaçant sur O.

                                                           -|a|                                    +|a|

P________A__________________O__________________A___________T

          -1                                                         0                                                              +1

La valeur d’un point A situé à droite (positif) est donc ao=(a-o)/|1-o| puisque t=+1.

La valeur d’un point A situé à gauche (négatif) est donc ao=(a-o)/|o+1| puisque p=-1. Autrement écrit, dans ce cas on a ao=(a-o)/|1+o|.

Donc, si O>A (A à gauche), ao=(a-o)/|1+o| ; et si O<A (A à droite), ao=(a-o)/|1-o|.

En l’écrivant autrement, cela donne ao=(a-o)/(|1+o|,|1-o|) où la virgule signifie l’un ou l’autre

ou encore ao=(a-o)/|1(+,-)o| ou enfin ao=(a-o)/|1±o| avec « + » si O>A et « – » si O<A.

Si o=0, ao=a/1=a. Donc, ao=a où ao renvoie à la valeur de A quand l’origine (la référence) est égale à 0 c.-à-d. quand elle est placée à égale distance des deux extrémités (cas de la position initiale du curseur).

Les données brutes, en particulier les assotivités, correspondent donc aux tivités rapportées à 0, à savoir x0 l’égotivité brute, X0 l’endotivité brute, Y0 l’exotivité brute, Z0 la gentivité brute. On peut les simplifier en les désignant tout simplement par x, X, Y et Z sachant que quand on ne précise pas on se réfère à l’origine 0.

Il en va de même pour les partivités avec U0 l’infrativité brute, V0 la médiativité brute, W0 la suprativité brute, et éventuellement G0 la globativité brute. Là aussi, si on ne précise pas (U, V, W, G) il s’agit des notes brutes.

[NB Les anciennes notations allaient de 0 (pas du tout) à 100 (tout à fait) en passant par 50 (médian : origine).

La transformation entre les anciennes et les nouvelles notations se fait en multipliant par 2, en enlevant 100 et en divisant par 100 : x’=((x*2)-100)/100 (ex : 68à 68*2=136, 136-100=36, 36/100=0,36).

Inversement, la transformation entre les nouvelles notations et les anciennes se fait en multipliant par 100, en ajoutant 100 et en divisant par 2 : x’=((x*100)+100)/2 (ex : 0,36à 0,36*100=36, 36+100=136, 136/2=68).]

Si on change d’origine en prenant B (ex : 6cm) comme référence (valeur de B : b=OB/OT (b=6/24=0,25)), on remplace O par B. PO et OT sont remplacés par PB et BT, qui sont différents l’un de l’autre (PBBT (3018)), mais les positions respectives de P et de T restent les mêmes (aux extrémités gauche et droite, -1 et +1) et la longueur PT est toujours la même (2 (ex : 48cm)).

P____________________________O_______B_____________________ T

       Pas du tout                                                                                                                        Tout à fait

Et on a, si A est à droite de B (c.-à-d. b<a, voir ci-dessous), ab=(BA/BT)=(A-B)/|T-B| ou ab=(a-b)/|1-b| ; (ab=(18-6)/|24-6|=12/18=0,67 ou ab=(0,75-0,25)/|1-0,25|=0,50/0,75=0,67) :

                                                                                                                      |a|

P____________________________O_______B__________________A__T

      Pas du tout                                                                                                                          +1

Et on a, si A est à gauche de B (c.-à-d. b>a, voir ci-dessous),  ab=(BA/PB)=(A-B)/|B-P| ou ab=(a-b)/|1+b| [B-P=(B-O)+(O-P)=b-p] ; (ab=(-12-6)/|6+24|=-18/30=-0,60 ou ab=(-0,5-0,25)/|1+0,25|=-0,75/1,25=-0,60) :

                                                                              -|a|

P_________________A_________ O_______B_____________________ T

          -1                                                                                                         Tout à fait

Pour résumer, AB=(A-B)/|T±B| ou ab=(a-b)/|1±b| qui signifie que A, dans le système ayant pour référence B, a comme valeur ab égale à a moins b [(a-b)] divisé par |1+b| si b>a et divisé par |1-b| si b<a [|1±b|].

ab=(a-b)/|1±b|

                                                                              -|a|                                   +|a|

P_________________A_________O________B__________________A__T

      -1                                                                                                                            +1

Ainsi, lorsqu’on veut relativiser les notes en les ramenant à la gentivité correspondante, on adopte comme origine la note de gentivité z (c.-à-d. la note des gens en général, de tout le monde ou de n’importe qui).

Par exemple, soit x la note d’égotivité (« à quel point cet adjectif me caractérise personnellement ») et z la note de gentivité de cet adjectif (« à quel point il caractérise les gens en général ») : xz=(xz)/|1±z|.

Dans l’exemple ci-dessous xz=(xz)/|1-z|, c’est un grand nombre positif (+0,80), l’adjectif me caractérise beaucoup plus que les gens.

                                                                                                                      +|a|

P____________________________O_______z___________________x__T

                 -1                                                                                                                             +1

[cette page (dia et discri) est à revoir en fonction de la page suivante « Note relativisée etcontraste » ; on peut la sauter en première lecture (ou l’enlever)]

En ce qui concerne la diativité [ou contrastivité], par exemple de l’endogroupe par rapport à l’exogroupe (diativité [ou contrastivité] endogroupale XY), soit X la note d’endotivité (« à quel point cet adjectif caractérise les membres de ma catégorie ») et Y la note d’exotivité de cet adjectif (« à quel point il caractérise les membres de l’autre catégorie ») :

XY=(X-Y)/|1±Y|.

Dans l’exemple ci-dessous pour la diativité [contrastivité] endogroupale XY=(X-Y)/|1+Y|, c’est un nombre moyen négatif  (-0,50).

                                                                                -|a|

P_________________X__________O_______Y______________________________T

     -1                                                                                                                                              +1

On peut noter que la diativité [contrastivité] de l’exo par rapport à l’endo n’est pas la même que celle de l’endo par rapport à l’exo, ce qui est bien pertinent [alors que l’ancienne formule de la dia où le dénominateur se référait au plus grand des deux nombres introduisait une symétrie artificielle].

Dans l’exemple ci-dessous pour la diativité [contrastivité] exogroupale avec les mêmes données YX=(Y-X)/|1-X|, c’est un petit nombre positif (+0,30).

                                                                               +|a|

P_________________X__________O_______Y______________________________T

         -1                                                                                                                                          +1

En ce qui concerne la discrimination, on peut estimer le biais pro-endogroupe (ou le favoritisme endogroupale) en comparant la note de l’endogroupe par rapport à celle de l’exogroupe.

Par exemple, soit UX la note d’infrativité de l’endogroupe : UX = moyenne des infrativités des adjectifs pondérées par les pantivités relatives liées à ma catégorie.

Et soit UY la note d’infrativité de l’exogroupe : UY = moyenne des infrativités des adjectifs pondérées par les pantivités relatives liées à l’autre catégorie.

UXUY=(UX-UY)/|1±UY|.

Pour l’endofavoritisme statutaire (anciennement nommé IDH, indice de discrimination hiérarchique : l’écart entre l’utilité sociale accordée à son groupe et celle accordée à l’autre groupe) : ((endo-infrativité – exo-infrativité)/|1±exo-infrativité|) : UXUY=(UX-UY)/|1-UY|.

Dans l’exemple ci-dessous, c’est un nombre positif assez faible (+0,30), endofavoritisme léger.

                                                                                +|a|

P________________UY__________O______UX_____________________________T

          -1                                                                                                                                         +1

On peut noter que la discrimination envers l’exogroupe, c.-à-d. l’exodéfavoritisme, n’est pas symétrique.

Avec les mêmes notes, on a comme discrimination statutaire : UYUX==(UY-UX)/|1+UX|.

Dans l’exemple ci-dessous, c’est un nombre négatif moyen (-0,50), exodéfavoritisme moyen ou discrimination négative nette.

                                                                               -|a|

P_______________ UY__________O_______UX_____________________________T

          -1                                                                                                                                         +1

Par ailleurs, en reprenant l’indice de discrimination proximale (IDP) qui mesure l’identification,

soit xX l’endoégotivité (à quel point je partage les caractéristiques de ma catégorie),

soit xY l’exoégotivité (à quel point je partage les caractéristiques de l’autre catégorie),

on a comme identification : xXxY=(xX-xY)/|1±xY|.

Dans l’exemple ci-dessous, c’est un grand nombre positif (xXxY=(xX-xY)/|1-xY+0,80), identification forte à sa catégorie.

                                                                                                                      +|a|

P____________________________O______xY__________________xX__T

                      -1                                                                                                                        +1

Note relativisée et contraste

Soit a une note (position du curseur en A : (a-0)/1=a), par exemple x, l’égotivité, sur une dimension, c.-à-d. pour un item donné (par exemple Y, un exociblé, « ponctuel ») [ici égotivité brute].

Pour relativiser cette note par rapport à une autre (b voir ci-dessous) (par exemple pour la gentiviser : qu’en est-il si on considère Z, la ponctualité des gens en général, comme origine à la place de O ?), on applique la formule : ab=(a-b)/|1±b| (+ si a<b, – si a>b). Cette nouvelle note ab (a relativement à b) est une expression de la position de A selon un autre point de référence (B au lieu de O). Elle exprime le positionnement de A par rapport à B, tenant compte de ce que A a en plus (ou en moins) de B [ici égotivité relative (ou normalisée)].

Si a>b :

                                                                                                                      (a-b)

P____________________________O_______B__________________A___T

      Pas du tout                                                                                                                Tout à fait

                                                                                                                          |1-b|

et si a<b :

                                                                                                                      (a-b)

P___________________________ O_______A__________________B___T

          -1                                                                                                                        +1

|1+b|

Pour estimer le contraste de A par rapport à B, ab (a contrairement à b), il faut considérer ce qui relève de A et pas de B. On doit donc toujours partir de a-b mais il faut le ramener, non pas à 1-b si a>b (ou à 1+b si a<b), mais à 1+a si a>b (ou à 1-a si a<b). Donc, ab=(a-b)/|1±a| (+ si a>b, – si a<b).

                                                                                                                      (a-b)

P___________________________ O_______B__________________A___T

          -1                                                                                                                        +1

                                                                       |1+a|

                                                                                                                      (a-b)

P___________________________ O_______A__________________B___T

          -1                                                                                                                          +1

                                                                                                              |1-a|

Donc ab (a relativement à b) découle directement de la note brute, définit l’intrativité (relative) et correspond à la conformité et ab (a contrairement à b) s’appuie sur la spécificité de a vis-à-vis de b, définit la diativité (ou la contrastivité) et correspond à la distinctivité (ou au contraste).

ab=(a-b)/|1±b| (+b si a<b, -b si a>b) ; quand a correspond à X (ou à Y [ou à x]) et b correspond à Z, XZ (ou YZ [ou xZ]) correspond à l’intrativité, à la conformité (homogénéïté) [ou à l’égotivité relative].

ab=(a-b)/|1±a| (+a si a>b, -a si a<b) ; quand a correspond à X (ou à Y [ou à x]) et b correspond à Z, XZ (ou YZ [ou xZ]) correspond à la diativité, à la distinctivité [à l’égotivité absolue] ; quand a correspond à X et b à Y (ou a correspond à Y et b à X), XY (ou YX) correspond à la contrastivité, au contraste.

Il convient maintenant de reprendre dans la nomenclature toutes les occurrences du type a par rapport à b, ab (ou ab) [ou ((a-b))], et de leur affecter la formule ab=((a-b)/|1±b|) s’il s’agit de relativiser a à b (à première vue, s’il s’agit de « normaliser » les notes brutes en les situant par rapport à Z) ou de leur affecter la formule ab=((a-b)/|1±a|) s’il s’agit de distinction (à première vue les dia, les contrastes et peut-être les discriminations).

La standardisation des notes

Revenons aux notes données par un sujet sur le segment PT avec O comme point d’origine du curseur.

Prenons l’exemple de l’exotivité avec le point Y et la valeur y (il en va évidemment de même pour les autres assotivités, X l’endotivité et x l’égotivité), en gardant les mêmes mesures que précédemment (avec Y pour A et Z pour B).

YO = yo = (y-0)/|1±0| = y = 0,75

Cette note est la note brute c.-à-d. le degré d’association entre l’item (exemple : stressé) à la cible (ex : les Parisiens). C’est en quelque sorte l’intrativité de l’exo ou l’intraexotivité (à quel point les Parisiens sont absolument stressés (stressés dans l’absolu)). On pourrait l’indicier yi puisque i est le symbole d’« intra ».

YZ = yz = (y-z)/|1±z| = (0,75-0,25)/|1-0,25| = 0,50/0,75 = 0,67

Cette note est la note relativement à la gentivité (gentivisée ou gentoréférée) c.-à-d. l’écart entre l’association de l’item à la cible (exotivité) et l’association de l’item à la population générale (gentivité). C’est en quelque sorte la diativité de l’exo ou la diaexotivité (à quel point les Parisiens sont relativement stressés (plus (ou moins) stressés que les gens en général)). On pourrait l’indicier yd puisque d est le symbole de « dia ».

Y = yp = (yi+yd)/2 = 0,71

Cette note est la note standardisée c.-à-d. tenant compte à la fois de l’associativité directe (conformité, absolument) de la cible à l’item et de la spécificité (distinctivité, relativement) de cette cible par rapport à n’importe qui. C’est en quelque sorte la pantivité de l’exo ou la panexotivité (à quel point les Parisiens sont particulièrement stressés). On pourrait l’indicier yp puisque p est le symbole de « pan ».

On prendra donc cette note standardisée comme note de base :

égotivité : x = xp = (xi+xd)/2 = (x+((x-z)/|1±z|)/2

endotivité : x = xp = (xi+xd)/2 = ((x+(x-z)/|1±z|)/2

exotivité : y = yp = (yi+yd)/2 = ((y+(y-z)/|1±z|)/2

En ce qui concerne les partivités (infrativité (ou utilité), médiativité (ou valentivité), suprativité (ou durabilité)), on part des notes brutes des adjectifs qui représentent les degrés des dimensions que le sujet leur associe.

Par exemple, u1, u2, u3, … , u20 correspondent aux degrés d’infrativité des 20 adjectifs (c1, c2, c3, … c20) pour un sujet.

Un adjectif (exemple : c1 stressé) est associé à une cible à un certain degré (exemple y1 pour l’exogroupe, les Parisiens). uy (ou u1*y1) correspond à l’utilité qui est associée aux Parisiens par le stress qui les caractérise.

NB : c1y1 exprime non seulement à quel point les Parisiens sont stressés (intraexotivité) mais aussi à quel point ils sont plus stressés que n’importe qui (diaexotivité) et mesure donc à quel point ils sont particulièrement stressés.

Le degré d’utilité que reçoit la cible à partir des 20 adjectifs est donc :

UY = ((u1*y1)+(u2*y2)+(u3*y3)+ …  +(u20*y20))/20.

Les moyennes des notes des sujets correspondent au degré d’utilité qu’apportent respectivement ces 20 mots (U1, U2, U3, … , U20) (à condition que le nombre de sujets soit suffisant et que les distributions soient suffisamment resserrées).

En dessous d’un certain seuil (par exemple pour une erreur-type inférieure à 0,01), on peut considérer qu’il n’est pas utile de demander au sujet de donner une note et lui attribuer directement cette note moyenne.

ab = (a-b)/|1±b|=((a-b))

si a>b : |1-b|

si a<b : |1+b|

si b=1, ab è |1+b|=|1+1|=2

si b=-1, ab è |1-b| =|1- -1|=2

[ou si a=b, ab=0 ; ((a-b))=(a-b)/|1±b|=0]

si b=0, ab=(a-0)/|1 0|=a                      a0

si b=1, ab=(a-1)/|1+1|=(a-1)/2            a1

si b=-1, ab=(a- -1)/|1- -1|=(a+1)/2      a-1

La valeur d’une caractéristique (G (ou V)) a été diffractée en 3 dimensions correspondant aux 3 partivités (u, v, w). Néanmoins, pour certaines caractéristiques les 3 notes sont extrêmement proches (chacune se trouvant dans l’intervalle de confiance des autres). Dans ces cas, on peut rétablir la valeur initiale en faisant la moyenne des 3. Le résultat est plus valide que si on avait posé seulement une question (quelle valeur attribuez-vous à cette caractéristique ?) puisqu’on amène le sujet à explorer toutes les dimensions de l’objet (et non à répondre en ne mobilisant que la première qui lui vient à l’esprit).

Lorsque les notes sont nettement différentes (ou que l’une d’entre elles est très différente des 2 autres), la caractéristique a une puissance distinctive et peut être utilisée pour identifier la nature de la partition et le type de discrimination.

Il reste à voir si on peut trouver suffisamment d’adjectifs ayant cette propriété pour concevoir un test complet.

En effet, les adjectifs les plus courants sont omnipartitionnels puisqu’ils permettent de « mieux » communiquer (sachant que ce sont les malentendus qui permettent d’avoir l’illusion de s’entendre, et donc qui facilitent la communication).

NB Dans RapMut où la liste d’adjectifs est donnée d’office, il n’y a pas d’intrativité et d’extrativité de l’endogroupe et d’intrativité et d’extrativité de l’exogroupe (4 moyennes différentes) mais uniquement l’endotivité de l’ensemble et l’exotivité de l’ensemble (2 moyennes).

Tableau (minimal) des données brutes (ordre du questionnaire)

CiblesItems (de représentation) (ticités ou cités)3) Endotivité4) Exotivité5) Gentivité6) Égotivité7)   Infrativité (praxotivité, statut)8)  Médiativité (nomotivité, valence)9)  Suprativité (téléotivité, utopie)
exogroupe   1) [x;Y] {Y} exo-représentation  (exotion)rY1 (r6)tXrY1tYrY1tZrY1txrY1tUrY1tVrY1tWrY1
rY2 (r7)tXrY2tYrY2tZrY2txrY2tUrY2tVrY2tWrY2
rY3 (r8)tXrY3tYrY3tZrY3txrY3tUrY3tVrY3tWrY3
rY4 (r9)tXrY4tYrY4tZrY4txrY4tUrY4tVrY4tWrY4
rY5 (r10)tXrY5tYrY5tZrY5txrY5tUrY5tVrY5tWrY5
RY {Y} exocitésTXRY {XY}TYRY {YY}TZRY {ZY}TxRY {xY}TURY {UY}TVRY {VY}TWRY {WY}
endogroupe   2) [x;X] {X} endo-représentation endotionrX1 (r1)tXrX1tYrX1tZrX1txrX1tUrX1tVrX1tWrX1
rX2 (r2)tXrX2tYrX2tZrX2txrX2tUrX2tVrX2tWrX2
rX3 (r3)tXrX3tYrX3tZrX3txrX3tUrX3tVrX3tWrX3
rX4 (r4)tXrX4tYrX4tZrX4txrX4tUrX4tVrX4tWrX4
rX5 (r5)tXrX5tYrX5tZrX5txrX5tUrX5tVrX5tWrX5
RX {X} endocitésTXRX {XX}TYRX {YX}TZRX {ZX}TxRX {xX}TURX {UX}TVRX {VX}TWRX {WX}


Tableau des données avec transformations (≅ : formules approximatives sans standardisation)

CiblesItems RIntrativité IExtrativité EDiativité DPantivité PGentivité ZÉgotivité X  Statutivité U  [Praxo, Eco]Valentivité V [Nomo, Étho]Utopitivité W [Téléo, Néo]
    r[x;X]rX1 (r1)i1=tX1e1=tY1d1≅i1-e1p1≅i1+d1tZrY1x1=tx1u1≅tU1*p1v1≅tV1*p1w1≅tW1*p1
rX2 (r2)i2=tX2e2=tY2d2≅i2-e2p2=≅i2+d2tZrY2x2=tx2u2≅tU2*p2v2≅tV2*p2w2≅tW2+d2
rX3 (r3)i3=tX3e3=tY3d3≅i3-e3p3=≅i3+d3tZrY3x3=tx3u3≅tU3*p3v3≅tV3*p3w3≅tW3+d3
rX4 (r4)i4=tX4e4=tY4d4≅i4-e4p4≅i4+d4tZrY4x4=tx4u4≅tU4*p4v4≅tV4*p4w4≅tW4+d4
rX5 (r5)i5=tX5e5=tY5d5≅i5-e5p5≅i5+d5tZrY5x5=tx5u5≅tU5*p5v5≅tV5*p5w5≅tW5+d5
TotalR[x;X]       (RX) {X}I[x;X] {I} ConformitéE[x;X]{E} extérioritéD[x;X]{D} TypicalitéP[x;X] {P} EntitativitéTZRY {ZY}X[x;X]{X}     ProximitéU[x;X] {U}         UtilitéV[x;X]{V} DésirabilitéW[x;X] {W}      Modernité
    r[x;Y]rY1 (r6)i6=tY6e6=tX6d6≅i6-e6p6≅i6+d6tZrX1x6=tx6u6≅tU6*p6v6≅tV6*p6w6≅tW6+d6
rY2 (r7)i7=tY7e7=tX7d7≅i7-e7p7≅i7+d7tZrX2x7=tx7u7≅tU7*p7v7≅tV7*p7w7≅tW7+d7
rY3 r(8)i8=tY8e8=tX8d8≅i8-e8p8≅i8+d8tZrX3x8=tx8u8≅tU8*p8v8≅tV8*p8w8≅tW8+d8
rY4 (r9)i9=tY9e9=tX9d9≅i9-e9p9≅i9+d9tZrX4x9=tx9u9≅tU9*p9v9≅tV9*p9w9≅tW9+d9
  rY5 r(10)i10=tY10e10=tX10d10≅i10-e10p10≅i10+d10tZrX5x10=tx10u10≅tU10*p10v10≅tV10*p10w10≅tW10+d10
TotalR[x;Y] (RY) {Y}I[x;Y] {I} ConformitéE[x;Y] {E} extérioritéD[x;Y] ‘D} TypicalitéP[x;Y] {P} Entitativité [Groupalité]TZRX {ZX}X[x;Y] {X} Proximité [Affiliation]U[x;Y] {U}    UtilitéV[x;Y] {V} Désirabilité [Polarité]W[x;Y {W}      Idéalité [Légitimité]


Tableau des données avec transformations (formules exactes corrigées sans standardisation)

CiblesItems      RIntrativité IExtrativité EDiativité                                                        DPantivité PGentivité ZÉgotivité    X Statutivité U  [Praxo, Eco]Valentivité V [Nomo, Étho]Utopitivité W [Téléo, Néo]
    r[x;X]rX1 (r1)i1=tX1e1=tY1d1=(i1-e1)/|1±e1|p1=(i1+d1)/2tZrY1x1=tx1u1=tU1*(p1/P)v1=tV1*(p1/P)w1=tW1*(p1/P)
rX2 (r2)i2=tX2e2=tY2d2=(i2-e2)/|1±e2|p2=(i2+d2)/2tZrY2x2=tx2u2=tU2*(p2/P)v2=tV2*(p2/P)w2=tW2*(p2/P)
rX3 (r3)i3=tX3e3=tY3d3=(i3-e3)/|1±e3|p3=(i3+d3)/2tZrY3x3=tx3u3=tU3*(p3/P)v3=tV3*(p3/P)w3=tW3*(p3/P)
rX4 (r4)i4=tX4e4=tY4d4=(i4-e4)/ (1±e4|p4=(i4+d4)/2tZrY4x4=tx4u4=tU4*(p4/P)v4=tV4*(p4/P)w4=tW4*(p4/P)
rX5 (r5)i5=tX5e5=tY5d5=(i5-e5)/|1±e5|p5=(i5+d5)/2tZrY5x5=tx5u5=tU5*(p5/P)v5=tV5*(p5/P)w5=tW5*(p5/P)
TotalR[x;X](RX) {X} EndotionI[x;X] {I} ConformitéE[x;X]{E} extérioritéD[x;X]{D}                                      TypicalitéP[x;X] {P} GroupalitéTZRY {ZY}X[x;X]{X} ProximitéU[x;X] {U} UtilitéV[x;X]{V} DésirabilitéW[x;X] {W} Modernité
    r[x;Y]rY1 (r6)i6=tY6e6=tX6d6=(i6-e6)/|1±e6|p6=(i6+d6)/2tZrX1x6=tx6u6=tU6*(p6/P)v6=tV6*(p6/P)w6=tW6*(p6/P)
rY2 (r7)i7=tY7e7=tX7d7=(i7-e7)/|1±e7|p7=(i7+d7)/2tZrX2x7=tx7u7=tU7*(p7/P)v7=tV7*(p7/P)w7=tW7*(p7/P)
rY3 r(8)i8=tY8e8=tX8d8=(i8-e8)/|1±e8|p8=(i8+d8)/2tZrX3x8=tx8u8=tU8*(p8/P)v8=tV8*(p8/P)w8=tW8*(p8/P)
rY4 (r9)i9=tY9e9=tX9d9=(i9-e9)/| 1±e9|p9=(i9+d9)/2tZrX4x9=tx9u9=tU9*(p9/P)v9=tV9*(p9/P)w9=tW9*(p9/P)
  rY5 r(10)i10=tY10e10=tX10d10=(i10-e10)/|1±e10|p10=(i10+d10)/2tZrX5x10=tx10u10=tU10*(p10/P)v10=tV10*(p10/P)w10=tW10*(p10/P)
TotalR[x;Y] (RY) {Y} ExotionI[x;Y] {I} ConformitéE[x;Y] {E} extérioritéD[x;Y] ‘D}                                      TypicalitéP[x;Y] {P} GroupalitéTZRX {ZX}X[x;Y] {X} Proximité [Affiliation]U[x;Y] {U}    UtilitéV[x;Y] {V} Désirabilité [Polarité]W[x;Y {W} Idéalité [Légitimité]

Formules exactes : commentaires et historique [avant l’introduction de la standardisation par la gentivité]

– i, intrativité : endotivité de l’endoreprésentation ou exotivité de l’exoreprésentation ; i=tXouY. (tX dans les 5 premières lignes correspondant à r[x;X], tY dans les 5 lignes correspondant à r[x;Y]). À quel point une caractéristique qui a été choisie pour une cible s’applique-t-elle à cette cible. Il s’agit du degré d’associativité entre l’item et la cible, de l’importance de l’adjectif pour définir le groupe, à quel point les membres de la catégorie en question partagent la caractéristique qui leur est associée.

I est l’intrativité de la catégorie (ou plus généralement de la cible) c.-à-d. sa conformité générale et correspond à la moyenne des intrativités des adjectifs associés à cette cible (I=moy(i)). L’intrativité correspond à la conformité c.-à-d. à l’homogénéité ou l’assimilation (si les membres d’une catégorie partagent très largement les mêmes caractéristiques, ils sont très semblables entre eux).

– e, extrativité : endotivité de l’exoreprésentation ou exotivité de l’endoreprésentation ; e=tYouX. (tY dans les 5 premières lignes correspondant à r[x;X], tX dans les 5 lignes correspondant à r[x;Y]). À quel point une caractéristique qui a été choisie pour une cible s’applique-t-elle à l’autre cible. [Les extrativités n’ont pas d’intérêt intrinsèque ; elles ne servent qu’à calculer la diativité]

E serait l’extrativité de la catégorie (ou de l’objet) c.-à-d. son extériorité générale et correspondrait à la moyenne des extrativités des adjectifs associés à cette cible (E=moy(e)) mais elle n’intervient dans aucune formule ni dans aucun indicateur ou indice (donc inutile).

– d, diativité [ou contrastivité]: l’écart entre l’intrativité et l’extrativité. La diativité [contrastivité] correspond à la spécificité de la caractéristique pour la cible c.-à-d. à sa particularité, à quel point elle concerne plus cette catégorie que l’autre. Si on prenait d=i–e, d serait toujours plus petit que i, et si i était petit, d ne pourrait être que petit (encore plus) alors que la spécificité peut être supérieure à l’importance (une caractéristique peut être plus spécifique d’un groupe qu’importante pour ce groupe). On recherche donc une proportion.

On pourrait prendre le pourcentage tout simplement (de 80 à 40 il y a une baisse de 50%, -0,5) mais le résultat ne serait pas « symétrique » (de 40 à 80 il y a une augmentation de 100%, +1) et pourrait dépasser 100 (de 10 à 70 il y a une augmentation de 600%). On pourrait aussi diviser par l’un des deux, (i-e)/i ou (i-e)/e, mais ça n’enlève pas la dissymétrie et si le dénominateur est égal à 0 c’est impossible ; ou on pourrait diviser par la moyenne des deux, (i-e)/moy(i,e) ou (i-e)/((i+e)/2) c.-à-d. 2(i-e)/(i+e), mais le résultat pourrait dépasser 1 (pour 80 et 20, on aurait 60/50). Finalement, on a retenu d=(i-e)/(((i+e)/2)+50) c.-à-d. 2(i-e)/(i+e+100) [l’écart entre l’intrativité et l’extrativité divisé la moyenne des deux plus 50 (ce qui revient à décaler l’intervalle de notation de 50)]. Finalement, on a retenu d=(i–e)/max(i;e) [l’écart entre l’intrativité et l’extrativité divisé le plus grand des deux, sachant que l’intrativité est presque toujours supérieure à l’extrativité)].

[à revoir] Finalement, on a retenu d=(i–e)/|1±e| [l’écart entre l’intrativité et l’extrativité divisé par 1 plus l’extrativité si l’extrativité est plus grande que l’intrativité ou par 1 moins l’extrativité si l’extrativité est plus petite que l’intrativité (ce qui revient à référer l’intrativité à l’extrativité), le dénominateur étant en valeur absolue].

Cela correspond à une proportion de l’écart, une fraction, positive (la caractéristique s’applique plus à la cible pour laquelle elle a été choisie qu’à l’autre cible) si i est plus grand que e (cas très majoritaire) avec le signe + l’indiquant, négative (la caractéristique s’applique moins à la cible pour laquelle elle a été choisie qu’à l’autre cible) si i est plus petit que e (cas exceptionnel) avec le signe – l’indiquant.

D est la diativité de la catégorie c.-à-d. sa typicalité générale et correspond à la moyenne des diativités des adjectifs associés à cette cible (D=moy(d)). La typicalité d’un groupe (dans un système donné le mettant en relation avec un autre groupe) correspond au degré de distinction par rapport à l’autre (un groupe peut donc être très peu conforme et très typique).

– p, pantivité : la moyenne entre l’intrativité et la diativité. p=(i+d)/2. La pantivité correspond à l’adéquation globale d’une caractéristique à une cible. Une qualité définit parfaitement (adéquation maximale) un groupe (dans sa relation à un autre) lorsqu’elle s’applique totalement à ce groupe (à tous ses membres, intrativité maximale) et pas du tout à l’autre groupe (à aucun de ses membres, diativité maximale).

P est la pantivité de la catégorie c.-à-d. son entitativité générale ou groupalité et correspond à la moyenne des pantivités des adjectifs associés à cette cible (P=moy(p)). L’entitativité (ou groupalité) est la propriété d’être une entité, autrement dit un groupe lorsqu’il s’agit d’un ensemble d’individus. Être un groupe nécessite de partager des choses en commun (être tous pareils, assimilation, conformité, Intrativité) et d’être différents des autres, de ceux qui ne sont pas dans le groupe, en particulier de ceux de la catégorie d’en face dans le cas des relations intergroupes qui nous intéresse (être différent, contraste, typicalité, Diativité).

[NB Pour calculer les infrativités pondérées (de même pour les médiativités et les suprativités), on multiplie l’infrativité brute de chaque adjectif par sa pantivité (pour tenir compte de son importance dans la représentation de la cible) et on divise par la Pantivité générale de la cible (pour ne pas diminuer systématiquement). Ça revient à appliquer une correction de p/P c.-à-d. à utiliser un coefficient pouvant être inférieur ou supérieur à 1.]

– u (s), statutivité ou statut (égale à l’infrativité simple) : degré d’efficacité de la caractéristique, sa contribution au fonctionnement du système social tel qu’il est, système au centre duquel se trouve la relation entre l’endogroupe et l’exogroupe (par exemple l’école pour les relations profs-élèves). Praxotivité, Écotivité, Factivité, U.

On utilise, pour obtenir le statut (l’utilité sociale) d’une cible, les infrativités pondérées (par les pantivités correspondantes) pour tenir compte de l’adéquation de chaque caractéristique à la cible à laquelle elle est associée. u=tU*p. De plus, pour que la pondération n’entraîne pas une minoration systématique (puisque p est toujours inférieur ou égal à 1), il faut diviser par P (la pantivité moyenne) : u=(tU*p)/P. Autrement présenté (parce que c’est plus clair), on pondère l’infrativité (tU) par la pantivité relative (p/P) : u=tU*(p/P). Ainsi, certaines caractéristiques sont surconsidérées et d’autres sont sous-considérées (dans le calcul de l’utilité de la catégorie).

U (S) est la statutivité (ou utilité (sociale)) de la catégorie (ou de la cible) c.-à-d. son infrativité générale et correspond à la moyenne des statutivités des adjectifs associés à cette cible (U=moy(u)) [la moyenne des pantivités relatives étant égale à 1, on ne diminue ni n’augmente pas systématiquement la statutivité par rapport à l’infrativité]. Le statut (ou l’utilité sociale) d’une catégorie dans le système social la mettant en relation avec l’autre catégorie correspond à la moyenne des efficacités de ses caractéristiques au fonctionnement du système, compte tenu (pondération relative) de l’adéquation de chaque caractéristique à la catégorie.

– v (v), valentivité ou valence (égale à la médiativité simple) : valeur de la caractéristique. Nomotivité, Éthotivité, Doxotivité, V.

On utilise, pour obtenir la valence (la désirabilité ou la polarité) d’une cible, les médiativités pondérées (par les pantivités correspondantes) pour tenir compte de l’adéquation de chaque caractéristique à la cible à laquelle elle est associée. v=tV*p. Pour la formule exacte (avec dénominateur), il faut diviser par P pour ne pas minimiser systématiquement par la pondération (v=(tV*p)/P). Autrement (mieux) présenté, v=tV*(p/P).

V (W) est la valentivité (ou désirabilité ou polarité) de la catégorie (ou de la cible) c.-à-d. sa médiativité générale et correspond à la moyenne des valentivités des adjectifs associés à cette cible (V=moy(v)). La valeur (ou valence ou désirabilité ou polarité) d’une catégorie (c.-à-d. son appréciation) correspond à la moyenne des valences des caractéristiques qui lui sont associées, en tenant compte (pondération relative) du degré d’adéquation de chaque caractéristique à la catégorie.

– w (u), utopitivité/idéativité ou utopie/idéal (égale à la suprativité simple) : charge utopique de la caractéristique. Téléotivité, Néotivité, Ontotivité, W.

On utilise, pour obtenir l’utopitivité (l’idéalité, la modernité) d’une cible, les suprativités pondérées (par les pantivités correspondantes) pour tenir compte de l’adéquation de chaque caractéristique à la cible à laquelle elle est associée. w=tW*p. Pour la formule exacte (avec dénominateur), il faut diviser par P pour ne pas minimiser systématiquement par la pondération (w=(tW*p)/P). Autrement (mieux) présenté, w=tW*(p/P).

W (U) est la téléotivité/modernité/néotivité (ou idéalité/utopie) de la catégorie (ou de la cible) c.-à-d. sa suprativité générale et correspond à la moyenne des suprativités des adjectifs associés à cette cible (W=moy(w)). L’utopie (ou idéal ou modernité) d’une catégorie (c.-à-d. son caractère innovateur, d’avant-garde) correspond à la moyenne des suprativités des caractéristiques qui lui sont associées, en tenant compte (pondération relative) du degré d’adéquation de chaque caractéristique à la catégorie.

x, égotivité (sans transformation, note brute) : x=tx. L’égotivité correspond à l’adhésion au sujet (à quel point la caractéristique s’applique à lui).

X (en italiques, différent de X) est l’égotivité de la catégorie (ou de la cible) c.-à-d. sa proximité générale au sujet et correspond à la moyenne des égotivités des adjectifs associés à cette cible (X=moy(x)). Plus le sujet se reconnaît dans les caractéristiques qu’il a attribuées à une cible, plus il estime que cette cible est proche de lui, plus il s’y affilie (affiliativité).

[NB Lorsque c’est possible, on peut calculer les égotivités pondérées par les gentivités relatives, comme pour l’intrativité (voir ci-dessus) ; il s’agit de voir à quel point une caractéristique me concerne plus qu’elle ne concerne n’importe qui, les gens en général)]

Des données individuelles aux données collectives

Les tableaux précédents concernent chacun un seul sujet. Dans chaque tableau des données brutes, on trouve les 10 adjectifs que le sujet a donnés, à savoir les 5 cités pour qualifier l’autre catégorie (les items de l’exoreprésentation, exocités), les 5 cités pour sa propre catégorie (les items de l’endoreprésentation, endocités) ; et on trouve les 60 notes qu’il a données, 10 d’exotivité, 10 d’endotivité, 10 d’égotivité, 10 d’infrativité, 10 de médiativité et 10 de suprativité. Dans le tableau des indicateurs (dérivé du précédent), on trouve les 10 notes d’intrativité (des items) se résumant en 2 notes de conformité (des catégories), les 10 notes de diativité se résumant en 2 notes de typicalité, les 10 notes de pantivité se résumant en 2 notes d’entitativité (ou de groupalité), les 10 notes d’égotivité se résumant en 2 notes de proximité (ou d’affiliativité), les 10 notes d’infrativité se résumant en 2 notes de statutivité (ou d’utilité sociale), les 10 notes de médiativité se résumant en 2 notes de valentivité (ou de désirabilité) et les 10 notes de suprativité se résumant en 2 notes d’utopitivité (ou d’idéalité ou de modernité).

Il s’agit maintenant de passer de ces tableaux individuels à des tableaux collectifs, dans lesquels on a un sujet par ligne.

On a d’abord un tableau général exhaustif des données brutes dans lequel les 5 premières colonnes (1-5) contiennent les 5 adjectifs associés à l’exoreprésentation (exocités), les 5 colonnes suivantes (6-10) contiennent les 5 adjectifs associés à l’endoreprésentation (endocités), [s’il y a d’autres représentations, infra, média, supra, égo, [gento,] méta, stéréo par exemple, on intercale autant de fois que nécessaire les blocs de 5 colonnes correspondants] ; les 10 colonnes suivantes (par blocs de 5) sont consacrées aux exotivités (de l’exoreprésentation 11-15, de l’endoreprésentation 16-20), les 10 colonnes suivantes (par blocs de 5) sont consacrées aux endotivités (de l’exoreprésentation 21-25, de l’endoreprésentation 26-30),  les 10 colonnes suivantes (par blocs de 5) sont consacrées aux égotivités (de l’exoreprésentation 31-35, de l’endoreprésentation 36-40), les 10 colonnes suivantes (par blocs de 5) sont consacrées aux infrativités (de l’exoreprésentation 41-45, de l’endoreprésentation 46-50), les 10 colonnes suivantes (par blocs de 5) sont consacrées aux médiativités (de l’exoreprésentation 51-55, de l’endoreprésentation 56-60), les 10 colonnes suivantes (par blocs de 5) sont consacrées aux suprativités (de l’exoreprésentation 61-65, de l’endoreprésentation 66-70) [il peut aussi y avoir 10 colonnes (par blocs de 5) consacrées aux gentivités] ; les colonnes suivantes sont consacrées aux informations complémentaires (sociodémographiques, contacts…) [en fait, la première colonne du classeur Excel (ou autre) comprend les n° des sujets, la deuxième sa catégorie d’appartenance (quand il y en a 2)].

On aura donc dans ce tableau autant de lignes (hors titres) que de sujets (c.-à-d. que de feuilles de relevés individuels), autant de colonnes d’adjectifs que le nombre de représentations demandées multiplié par 5 (si on a demandé 5 caractéristiques pour chacune) [ici, 10], autant de colonnes de tivités que le nombre d’adjectifs multiplié par 6 [ou 7] (exotivité, endotivité, égotivité, infrativité, médiativité, suprativité, [gentivité]) [ici, 60 [ou 70]].

Il ne reste qu’à appliquer les formules pour obtenir le tableau les indicateurs (tivités) relatifs aux caractéristiques, c.-à-d. aux adjectifs (intrativités, diativités, pantivités, égotivités, infrativités, médiativités, suprativités, [gentivités]) [en l’occurrence 70 [80] colonnes].

Il faut ensuite effectuer les moyennes pour obtenir les indices relatifs à chaque cible (conformité, typicalité, entitativité, proximité, statutivité, valentivité, idéativité, [banalité]) [ici, 7 [8] pour chaque catégorie, soit 14 [16] notes]

avant éventuellement, pour chaque indice, de comparer l’endoestimation et l’exoestimation, en calculant la discrimination (ou distinction) correspondante (D=(endo-exo)/|1±exo| [c.-à-d. D=(X-Y)/|1±Y|] pour déterminer s’il y a (ou pas) autofavoritisme (avec (ou non) endofavoritisme et/ou exodéfavoritisme), l’ensemble des résultats (les patterns obtenus) devant permettre de repérer la (ou les) dynamiques identitaire(s) activée(s) et en particulier d’identifier la (ou les) partition(s) sociale(s) mobilisée(s).

La discrimination statutaire (mesurée par l’écart entre l’endostatutivité et l’exostatutivité) c.-à-d. la relégation (dégradation, destitution, déclassement) renvoie à la partition hiérarchique. La discrimination évaluative (mesurée par l’écart entre l’endovalentivité et l’exovalentivité) c.-à-d. la stigmatisation (dépréciation, dévalorisation) renvoie à la partition oppositive. La discrimination anticipative/projective (mesurée par l’écart entre l’endoidéativité et l’exoidéativité) c.-à-d. l’exclusion (éviction, révocation, déchéance) renvoie à la partition communautaire.

Dépouillement et traitement des données

Voici ci-dessous les étapes du traitement à partir d’un relevé dans l’ordre où il s’effectue (questionnaire).

Les données brutes recueillies

RYXx’Zu’v’w’
adjExotivitéEndotivitéÉgotivité’GentivitéInfrativité’Médiativité’Suprativité’
rY1YY1XY1x‘Y1zY1u‘Y1v‘Y1w‘Y1
rY2YY2XY2x‘Y2zY2u‘Y2v‘Y2w‘Y2
rY3YY3XY3x‘Y3zY3u‘Y3v‘Y3w‘Y3
rY4YY4XY4x‘Y4zY4u‘Y4v‘Y4w‘Y4
rY5YY5XY5x‘Y5zY5u‘Y5v‘Y5w‘Y5
rX1YX1XX1x‘X1zX1u’X1v’X1w’X1
rX2YX2XX2x‘X2zX2u’X2v’X2w’X2
rX3YX3XX3x‘X3zX3u‘X3v‘X3w‘X3
rX4YX4XX4x‘X4zX4u‘X4v‘X4w‘X4
rX5YX5XX5x‘X5zX5u‘X5v‘X5w‘X5

1re colonne : R = représentation ; rY1 = item 1 attribué à l’exogroupe,…

2e colonne : Y, exotivité, associativité à l’exogroupe

3e colonne : X, endotivité, associativité à l’endogroupe

4e colonne : x, égotivité, associativité à soi-même

5e colonne : Z, gentivité, associativité à l’ensemble super-ordonné (aux gens en général), unanime, universel, consensuel, ordinaire, banal-original

6e colonne : u, infrativité, praxotivité, adéquation au cadre, utilité sociale, contribution au fonctionnement du système (statut)

7e colonne : v, médiativité, nomotivité, adéquation aux valeurs, désirabilité, conception personnelle du système (valence)

8e colonne : w, suprativité, téléotivité, adéquation au but supraordonné, durabilité, modèle vers lequel tend le système (idéal)

L’exploration des données chiffrées relatives aux adjectifs

Dans la présentation du questionnaire (que ce soit à l’écrit, en entretien ou sur la plateforme), on met toujours l’exoreprésentation avant l’endoreprésentation pour mobiliser la CS; pour la même raison, on place l’exotivité avant l’endotivité. Il convient donc avant tout de remettre les données dans l’ordre « naturel », X avant Y [(lui-même avant Z)], en plaçant endo avant exo, aussi bien en lignes (l’endoreprésentation avant l’exoreprésentation) qu’en colonnes (l’endotivité avant l’exotivité [(et avant la gentivité)]). Les changements d’un tableau par rapport au précédent sont indiqués en rouge.

RXYZx’u’v’w’
adjEndotivitéExotivitéGentivitéÉgotivité’Infrativité’Médiativité’Suprativité’
rX1XX1YX1zX1x‘Y1u’X1v’X1w’X1
rX2XX2YX2zX2x‘Y2u’X2v’X2w’X2
rX3XX3YX3zX3x‘Y3u‘X3v‘X3w‘X3
rX4XX4YX4zX4x‘Y4u‘X4v‘X4w‘X4
rX5XX5YX5zX5x‘Y5u‘X5v‘X5w‘X5
rY1XY1YY1zY1x‘X1u‘Y1v‘Y1w‘Y1
rY2XY2YY2zY2x‘X2u‘Y2v‘Y2w‘Y2
rY3XY3YY3zY3x‘X3u‘Y3v‘Y3w‘Y3
rY4XY4YY4zY4x‘X4u‘Y4v‘Y4w‘Y4
rY5XY5YY5zY5x‘X5u‘Y5v‘Y5w‘Y5

Mais, ce qui nous intéresse en fait, ce n’est pas l’endotivité et l’exotivité mais tout d’abord l’intrativité: à quel point une qualité qui a été donnée pour une cible s’applique bien à cette cible. Si cette cible est l’endogroupe, ça correspond à l’endotivité de l’endoreprésentation, s’il s’agit de l’exogroupe, ça correspond à l’exotivité de l’exoreprésentation. C’est ce qu’il y a dans la première colonne de données (intrativité). Les données importantes dans les tableaux sont indiquées en gras.

Il reste donc, dans la deuxième colonne, l’extrativité: à quel point une qualité qui a été choisie pour une cible s’applique à l’autre cible; ça correspond donc à l’exotivité de l’endoreprésentation et à l’endotivité de l’exoreprésentation.

Ri’: XX YYe’: YX XYZx’u’v’w’
adjIntrativité’Extrativité’GentivitéÉgotivité’Infrativité’Médiativité’Suprativité’
rX1i’X1 (XX1)e’X1 (YX1)zX1x‘X1u’X1v’X1w’X1
rX2i’X2 (XX2)e’X2 (YX2)zX2x‘X2u’X2v’X2w’X2
rX3i’X3 (XX3)e’X3 (YX3)zX3x‘X3u‘X3v‘X3w‘X3
rX4i’X4 (XX4)e’X4 (YX4)zX4x‘X4u‘X4v‘X4w‘X4
rX5i’X5 (XX5)e’X5 (YX5)zX5x‘X5u‘X5v‘X5w‘X5
rY1i’Y1 (YY1)e’Y5 (XY1)zY1x‘Y1u‘Y1v‘Y1w‘Y1
rY2i’Y2 (YY2)e’Y2 (XY2)zY2x‘Y2u‘Y2v‘Y2w‘Y2
rY3i’Y3 (YY3)e’Y3 (XY3)zY3x‘Y3u‘Y3v‘Y3w‘Y3
rY4i’Y4 (YY4)e’Y4 (XY4)zY4x‘Y4u‘Y4v‘Y4w‘Y4
rY5i’Y5 (YY5)e’Y5 (XY5)zY5x‘Y5u‘Y5v‘Y5w‘Y5

Mais, plus précisément, il nous faut savoir si les qualités s’appliquent plus à telle ou telle cible qu’à n’importe qui. Donc, l’intrativité ne peut être estimée en soi mais doit être ramenée à la gentivité : iz=(i’-z)/|1±z|. De même pour l’extrativité : ez=(e’-z)/|1±z|.

Ri’e’i=(i’-z)/|1±z|e=(e’-z)/|1±z|Zx’u’v’w’
adjIntrativité’Extrativité’ IntrativitéextrativitéGentivitéÉgotivité’Infrativité’Médiativité’Suprativité’
rX1i’X1 e’X1 iX1eX1zX1x‘X1u’X1v’X1w’X1
rX2i’X2e’X2iX2eX2zX2x‘X2u’X2v’X2w’X2
rX3i’X3e’X3iX3eX3zX3x‘X3u‘X3v‘X3w‘X3
rX4i’X4e’X4iX4eX4zX4x‘X4u‘X4v‘X4w‘X4
rX5i’X5e’X5iX5eX5zX5x‘X5u‘X5v‘X5w‘X5
rY1i’Y1 e’Y1 iY1eY1zY1x‘Y1u‘Y1v‘Y1w‘Y1
rY2i’Y2e’Y2iY2eY2zY2x‘Y2u‘Y2v‘Y2w‘Y2
rY3i’Y3e’Y3iY3eY3zY3x‘Y3u‘Y3v‘Y3w‘Y3
rY4i’Y4e’Y4iY4eY4zY4x‘Y4u‘Y4v‘Y4w‘Y4
rY5i’Y5e’Y5iY5eY5zY5x‘Y5u‘Y5v‘Y5w‘Y5

Par ailleurs, l’extrativité n’est pas en elle-même une information pertinente; elle ne sert qu’à calculer la diativité, c.-à-d. à quel point une caractéristique est spécifique de la cible pour laquelle elle a été choisie relativement à la cible d’en face. En effet, l’écart entre l’intrativité et l’extrativité indique de combien cet adjectif qualifie plus la cible concernée que l’autre cible. Comme précédemment, cet écart est transformé en pourcentage pour que les données pertinentes soit standardisées (la formule exacte est : (i-e)/|1±e|].

Ried=(i-e)/(1±e)Zx’u’v’w’
adjIntrativitéExtrativitéDiativitéGentivitéÉgotivité’Infrativité’Médiativité’Suprativité’
rX1iX1 eX1 dX1zX1x‘X1u’X1v’X1w’X1
rX2iX2eX2dX2zX2x‘X2u’X2v’X2w’X2
rX3iX3eX3dX3zX3x‘X3u‘X3v‘X3w‘X3
rX4iX4eX4dX4zX4x‘X4u‘X4v‘X4w‘X4
rX5iX5eX5dX5zX5x‘X5u‘X5v‘X5w‘X5
rY1iY1 eY1 dY1zY1x‘Y1u‘Y1v‘Y1w‘Y1
rY2iY2eY2dY2zY2x‘Y2u‘Y2v‘Y2w‘Y2
rY3iY3eY3dY3zY3x‘Y3u‘Y3v‘Y3w‘Y3
rY4iY4eY4dY4zY4x‘Y4u‘Y4v‘Y4w‘Y4
rY5iY5eY5dY5zY5x‘Y5u‘Y5v‘Y5w‘Y5

On a donc 2 données pertinentes: l’intrativité qui renvoie à l’adéquation à la cible visée, et la diativité qui renvoie à la spécificité pour cette cible par rapport à l’autre cible.

La pantivité est obtenue par la moyenne des deux. Elle indique à quel point l’adjectif caractérise le groupe (à la fois à quel point ça s’applique à lui et à quel point ça ne s’applique pas à ceux d’en face).

Ridp=(i+d)/2Zx’u’v’w’
adjIntrativitéDiativitéPantivitéGentivitéÉgotivité’Infrativité’Médiativité’Suprativité’
rX1iX1 dX1pX1zX1x‘X1u’X1v’X1w’X1
rX2iX2dX2pX2zX2x‘X2u’X2v’X2w’X2
rX3iX3dX3pX3zX3x‘X3u‘X3v‘X3w‘X3
rX4iX4dX4pX4zX4x‘X4u‘X4v‘X4w‘X4
rX5iX5dX5pX5zX5x‘X5u‘X5v‘X5w‘X5
rY1iY1 dY1pY1zY1x‘Y1u‘Y1v‘Y1w‘Y1
rY2iY2dY2pY2zY2x‘Y2u‘Y2v‘Y2w‘Y2
rY3iY3dY3pY3zY3x‘Y3u‘Y3v‘Y3w‘Y3
rY4iY4dY4pY4zY4x‘Y4u‘Y4v‘Y4w‘Y4
rY5iY5dY5pY5zY5x‘Y5u‘Y5v‘Y5w‘Y5

De la même façon, l’égotivité ne peut être estimée en soi mais doit être ramenée à la gentivité :                                   xz=(x’z)/|z|.

RidpZx’xz=(x’-z)/|1±z|u’v’w’
adjIntrativitéDiativitéPantivitéGentivitéÉgotivité’EgotivitéInfrativité’Médiativité’Suprativité’
rX1iX1 dX1pX1zX1x‘X1xX1u’X1v’X1w’X1
rX2iX2dX2pX2zX2x‘X2xX2u’X2v’X2w’X2
rX3iX3dX3pX3zX3x‘X3xX3u‘X3v‘X3w‘X3
rX4iX4dX4pX4zX4x‘X4xX4u‘X4v‘X4w‘X4
rX5iX5dX5pX5zX5x‘X5xX5u‘X5v‘X5w‘X5
rY1iY1 dY1pY1zY1x‘Y1xY1u‘Y1v‘Y1w‘Y1
rY2iY2dY2pY2zY2x‘Y2xY2u‘Y2v‘Y2w‘Y2
rY3iY3dY3pY3zY3x‘Y3xY3u‘Y3v‘Y3w‘Y3
rY4iY4dY4pY4zY4x‘Y4xY4u‘Y4v‘Y4w‘Y4
rY5iY5dY5pY5zY5x‘Y5xY5u‘Y5v‘Y5w‘Y5

Par ailleurs, pour l’infrativité par exemple (de même pour la médiativité et la suprativité), il faut également la ramener à une valeur « témoin », c.-à-d. à l’infrativité moyenne, contrôle, celle de l’individu lambda correspondant à « tout le monde », « les gens en général », déterminée par les gentivités. L’infrativité de lambda peut être approchée en pondérant les infrativités des 10 items par leurs gentivités respectives : uZ = ((u’X1*zX1)+(u’X2*zX2)+ … +(u’X10*zX10))/10.

Ainsi, uzX1=(u’X1-uZ)/|1±uz|, uzX2=(u’X2-uZ)/|1±uz|, (…) uzX10=(u’X10-uZ)/|1±uz|.]

RidpZxuz=(u’-uZ)/|1±uZ|vz=(v’-vZ)/|1±vZ|wz=(w’-wZ)/|1±wZ|
adjIntrativitéDiativitéPantivitéGentivitéÉgotivitéInfrativité MédiativitéSuprativité
rX1iX1 dX1pX1zX1xX1uX1vX1wX1
rX2iX2dX2pX2zX2xX2uX2vX2wX2
rX3iX3dX3pX3zX3xX3uX3vX3wX3
rX4iX4dX4pX4zX4xX4uX4vX4wX4
rX5iX5dX5pX5zX5xX5uX5vX5wX5
rY1iY1 dY1pY1zY1xY1uY1vY1wY1
rY2iY2dY2pY2zY2xY2uY2vY2wY2
rY3iY3dY3pY3zY3xY3uY3vY3wY3
rY4iY4dY4pY4zY4xY4uY4vY4wY4
rY5iY5dY5pY5zY5xY5uY5vY5wY5

Pour chaque adjectif, on a donc 8 (ou 9) données chiffrées pertinentes relativement à son rapport à la cible à laquelle il a été associé : l’intrativité, la diativité, la pantivité, la gentivité, l’égotivité, l’infrativité, la médiativité et la suprativité, les 3 dernières pouvant être résumées (sous certaines conditions) en une note unique de globativité (g’=(u+v+w)/3). Toutes ces notes sont conçues sur le même principe à partir de l’écart à la valeur correspondant à tout le monde (groupe contrôle) (sauf la gentivité qui reste brute mais intervient dans le calcul de toutes les autres).

RidPZxuvwg
adjIntrativitéDiativitéPantivitéGentivitéÉgotivitéInfrativitéMédiativitéSuprativitéGlobativité
rX1iX1 dX1pX1zX1xX1uX1vX1wX1gX1
rX2iX2dX2pX2zX2xX2uX2vX2wX2gX2
rX3iX3dX3pX3zX3xX3uX3vX3wX3gX3
rX4iX4dX4pX4zX4xX4uX4vX4wX4gX4
rX5iX5dX5pX5zX5xX5uX5vX5wX5gX5
rY1iY1 dY1pY1zY1xY1uY1vY1wY1gY1
rY2iY2dY2pY2zY2xY2uY2vY2wY2gY2
rY3iY3dY3pY3zY3xY3uY3vY3wY3gY3
rY4iY4dY4pY4zY4xY4uY4vY4wY4gY4
rY5iY5dY5pY5zY5xY5uY5vY5wY5gY5

L’exploration des données chiffrées relatives aux groupes

Mais ce ne sont pas ces caractéristiques (les adjectifs) qui nous intéressent mais les groupes dans leur ensemble puisqu’on étudie les relations intergroupes. Il faut donc passer de ces données concernant les adjectifs à des indicateurs concernant les catégories sociales auxquelles ils ont été associés. Chaque indicateur global relatif à un groupe est obtenu à partir des estimations des adjectifs associés à ce groupe.

En faisant les moyennes (lettres en majuscules) des notes des adjectifs (lettres en minuscules) attribués à une cible sur une dimension, on obtient la caractéristique correspondante pour ce groupe (I=mi ; D=md ; P=mp). [Et Z=mz.]

Ainsi IX (moy des intrativités de l’endoreprésentation) correspond à l’intrativité globale de la catégorie d’appartenance du sujet (l’endoconformité) et pareil pour l’exogroupe (IY, intrativité globale de l’autre groupe c.-à-d. l’exoconformité). De même pour DX (diativité globale de son groupe) l’endodistinctivité et DY (diativité globale de l’autre groupe) l’exodistinctivité. Et il y a également (et surtout) PX (pantivité globale de son groupe) l’endogroupalité et PY (pantivité de l’autre groupe) l’exogroupalité. [De même pour ZX (gentivité globale de son groupe) l’endo-banalité et ZY (gentivité globale de l’autre groupe) l’exo-banalité (ou -généralité ou -unanimité ou -universalité ou -consensualité).]

RidpZxu’v’w’g’
adjIntrativitéDiativitéPantivitéGentivitéÉgotivitéInfrativité’Médiativité’Suprativité’Globativité’
rX1iX1 dX1pX1zX1xX1u’X1v’X1w’X1g’X1
rX2iX2dX2pX2zX2xX2u’X2v’X2w’X2g’X2
rX3iX3dX3pX3zX3xX3u‘X3v‘X3w‘X3g‘X3
rX4iX4dX4pX4zX4xX4u‘X4v‘X4w‘X4g‘X4
rX5iX5dX5pX5zX5xX5u‘X5v‘X5w‘X5g‘X5
mIX=miXDX=mdXPX=mpXZX=mzXxX=mxXU’X=mu’XV’X=mv’XW’X=mw’XG’X=mg’X
rY1iY1 dY1pY1zY1xY1u‘Y1v‘Y1w‘Y1g‘Y1
rY2iY2dY2pY2zY2xY2u‘Y2v‘Y2w‘Y2g‘Y2
rY3iY3dY3pY3zY3xY3u‘Y3v‘Y3w‘Y3g‘Y3
rY4iY4dY4pY4zY4xY4u‘Y4v‘Y4w‘Y4g‘Y4
rY5iY5dY5pY5zY5xY5u‘Y5v‘Y5w‘Y5g‘Y5
mIY=miYDY=mdYPY=mpYZY=mzYxY=mxYU’Y=mu’YV’Y=mv’YW’Y=mw’YG’Y=mg’Y

Pour l’égotivité globale, elle exprime l’adhésion aux caractéristiques de la cible, le sentiment d’appartenance en quelque sorte, ce qu’on pourrait appeler une affiliation : si un sujet estime posséder beaucoup plus que n’importe qui toutes les qualités d’un groupe, il ne peut que se sentir appartenir à ce groupe; et moins cette affiliation est forte, plus il marque de la distance à l’égard de ce groupe.

RidpZXUvwg
adjIntrativitéDiativitéPantivitéGentivitéÉgotivitéInfrativitéMédiativitéSuprativitéGlobativité
rX1iX1 dX1pX1zX1xX1uX1vX1wX1gX1
rX2iX2dX2pX2zX2xX2uX2vX2wX2gX2
rX3iX3dX3pX3zX3xX3uX3vX3wX3gX3
rX4iX4dX4pX4zX4xX4uX4vX4wX4gX4
rX5iX5dX5pX5zX5xX5uX5vX5wX5gX5
mIXDXPXZXxX=mxXUX=muXVX=mvXWX=mwXGX=mgX
rY1iY1 dY1pY1zY1xY1uY1vY1wY1gY1
rY2iY2dY2pY2zY2xY2uY2vY2wY2gY2
rY3iY3dY3pY3zY3xY3uY3vY3wY3gY3
rY4iY4dY4pY4zY4xY4uY4vY4wY4gY4
rY5iY5dY5pY5zY5xY5uY5vY5wY5gY5
mIYDYPYZYxY=mxYUY=muYVY=mvYWY=mwYGY=mgY

Pour l’infrativité, la médiativité et la suprativité, on pourrait également faire simplement les moyennes pour avoir la conception de la cible sur cette dimension: si le sujet a choisi 5 adjectifs pour qualifier une cible et que la moyenne des notes de médiativité (disons de valence) est de +0,75 [c.-à-d. nettement au-dessus des gens en général], on peut penser qu’il accorde beaucoup de valeur (de qualités) à cette cible (qu’il l’apprécie beaucoup). Néanmoins, on améliore grandement cette mesure en tenant compte des intrativités ou des diativités ou mieux des pantivités des adjectifs (en particulier quand les normes de non-discrimination ou le politiquement correct amènent à équilibrer la production de qualités et de défauts). Ainsi, on pondère les notes d’infrativité (u’), de médiativité (v’) et de suprativité (w’) par la pantivité relative correspondante (p/P) pour obtenir u, v et w (U=mu où u=u’(p/P) ; V=mv où v=v’(p/P) ; W=mw où w=w’(p/P)). De même pour le bien-être ou confort identitaire global, on pondère les globativités par les pantivités relatives correspondantes (G=mg où g=g’(p/P)). [à vérifier]

RidpZxu=u’(p/P)v=v’(p/P)w=w’(p/P)g=g’(p/P)
adjIntrativitéDiativitéPantivitéGentivitéÉgotivitéInfrativitéMédiativitéSuprativitéGlobativité
rX1iX1 dX1pX1zX1xX1uX1vX1wX1gX1
rX2iX2dX2pX2zX2xX2uX2vX2wX2gX2
rX3iX3dX3pX3zX3xX3uX3vX3wX3gX3
rX4iX4dX4pX4zX4xX4uX4vX4wX4gX4
rX5iX5dX5pX5zX5xX5uX5vX5wX5gX5
 IXDXPXZXxXUX=muXVX=mvXWX=mwXGX=mgX
rY1iY1 dY1pY1zY1xY1uY1vY1wY1gY1
rY2iY2dY2pY2zY2xY2uY2vY2wY2gY2
rY3iY3dY3pY3zY3xY3uY3vY3wY3gY3
rY4iY4dY4pY4zY4xY4uY4vY4wY4gY4
rY5iY5dY5pY5zY5xY5uY5vY5wY5gY5
 IYDYPYZYxYUY=muYVY=mvYWY=mwYGY=mgY

Les 8 [ou 9] indicateurs obtenus correspondent au niveau des groupes à la conformité (I), la distinctivité (D), la groupalité (P), [la banalité (Z),] l’affiliation (x), le statut (U), la valence (V), l’idéal (W) et le bien-être identitaire (G).

Rid pZXuv wg
adjIntrativitéDiativitéPantivitéGentivitéÉgotivitéInfrativitéMédiativitéSuprativitéGlobativité
rX1iX1 dX1pX1zX1xX1uX1vX1wX1gX1
rX2iX2dX2pX2zX2xX2uX2vX2wX2gX2
rX3iX3dX3pX3zX3xX3uX3vX3wX3gX3
rX4iX4dX4pX4zX4xX4uX4vX4wX4gX4
rX5iX5dX5pX5zX5xX5uX5vX5wX5gX5
 IXDXPXZXxXUXVXWXGX
rY1iY1 dY1pY1zY1xY1uY1vY1wY1gY1
rY2iY2dY2pY2zY2xY2uY2vY2wY2gY2
rY3iY3dY3pY3zY3xY3uY3vY3wY3gY3
rY4iY4dY4pY4zY4xY4uY4vY4wY4gY4
rY5iY5dY5pY5zY5xY5uY5vY5wY5gY5
 IYDYPYZYxYUYVYWYGY
 ConformitéDistinctivité GroupalitéBanalitéAffiliationStatut Valence Idéal Bien-être

Ce qui correspond plus largement aux notions plus courantes en psychologie sociale d’homogénéité, de typicalité, d’entitativité, d’unanimité, de proximité (personnelle), d’utilité sociale (praxotivité), de polarité ou désirabilité (nomotivité), de légitimité ou durabilité (téléotivité)) et de confort (identitaire).

Rid pZxuvwg
adjIntrativitéDiativitéPantivitéGentivitéÉgotivitéPraxotivitéNomotivitéTéléotivitéGlobativité
rX1iX1 dX1pX1zX1xX1uX1vX1wX1gX1
rX2iX2dX2pX2zX2xX2uX2vX2wX2gX2
rX3iX3dX3pX3zX3xX3uX3vX3wX3gX3
rX4iX4dX4pX4zX4xX4uX4vX4wX4gX4
rX5iX5dX5pX5zX5xX5uX5vX5wX5gX5
 IXDXPXZXxXUXvXWXGX
rY1iY1 dY1pY1zY1xY1uY1VY1wY1gY1
rY2iY2dY2pY2zY2xY2uY2vY2wY2gY2
rY3iY3dY3pY3zY3xY3uY3vY3wY3gY3
rY4iY4dY4pY4zY4xY4uY4vY4wY4gY4
rY5iY5dY5pY5zY5xY5uY5vY5wY5gY5
 IYDYPYZYxYUYVYWYGY
 ConformitéDistinctivitéGroupalitéBanalitéAffiliationStatutValenceIdéal Bien-être
 HomogénéitéTypicalité EntitativitéUnanimitéProximité Utilité sociale DésirabilitéDurabilité Confort

L’exploration des données chiffrées relatives aux relations

La comparaison sur chacun des indicateurs entre l’endogroupe et l’exogroupe permet d’accéder à la représentation de la relation intergroupe. L’écart entre l’endo-estimation et l’exo-estimation mesure la discrimination.

– Ainsi, l’indice de discrimination hiérarchique (IDH) correspond à l’écart entre l’utilité sociale accordée à son groupe et celle accordée à l’autre groupe : (endo-infrativité – exo-infrativité)/|1±exo-infrativité| ; [(UX-UY)/|1±UY|].

– De même, l’indice de discrimination oppositive (IDO) est donné par la différence entre les polarités associées à chaque groupe : (endo-médiativité – exo-médiativité)/|1±exo-médiativité| ; [(VX-VY))/|1±VY|].

– Enfin, l’indice de discrimination communautaire (IDC) s’obtient en soustrayant la durabilité exogroupale de la durabilité endogroupale: (endo-suprativité – exo-suprativité)/|1±exo-suprativité| ; [(WX-WY)/|1±WY|].

Ces trois indices de relations intergroupes renvoient aux partitions (hiérarchique, oppositive, communautaire).

Concrètement, le pattern de discriminations obtenu permet d’identifier la partition correspondante. Sous réserve de normalisation des résultats, la discrimination la plus marquée est indicatrice de la partition correspondante (par exemple, si quelqu’un place son groupe statutairement très au-dessus de l’autre sans le valoriser particulièrement et sans l’estimer plus d’avant-garde que celui d’en face, on peut penser qu’il organise le « monde » (l’espace) dans lequel se déroule leur relation sur la dimension hiérarchique).

Lorsque ces 3 indices vont dans le même sens, même de façon non significative, il peut être pertinent de les mettre ensemble (moyenne) comme dans l’étude de Julien sur les relations entraineurs-sportifs. Globalement, l’indice de discrimination générale (IDG) correspond à l’écart entre le confort identitaire accordé à son groupe et celui attribué à l’autre groupe : (endo-globativité – exo-globativité)/|1±exo-globativité| ; [(GX-GY)/|1±GY|].

– Par ailleurs, l’indice de discrimination proximale (IDP) (écart entre la proximité personnelle à l’endogroupe et celle vis-à-vis de l’exogroupe) correspond à l’identification catégorielle dans la mesure où appartenir à un groupe (s’y affilier, s’y identifier) dans sa confrontation à un autre nécessite de ressembler aux membres du premier et de se différencier des seconds : (endo-égotivité – exo-égotivité)/|1±exo-égotivité| ; [(xX-xY)/|1±xY|].

Cet indice peut permettre d’avoir accès à la stratégie d’individualisation et à la mobilité individuelle.

– Enfin, un indice de discrimination fondé sur les entitativités (éventuellement combinées avec les unanimités) (IDE) (écart entre la groupalité de l’endogroupe et celle de l’exogroupe : (endo-pantivité – exo-pantivité)/|1±exo-pantivité| ; (PX-PY)/|1±PY|]) devrait permettre d’avoir accès à la stratégie de re-catégorisation culturelle.

NB Il faudrait réserver les termes « communautaire » « majoritaire » et « minoritaire » pour la combinaison entitativités-banalités (pantivités-gentivités) et nommer la 3e partition (hiérarchique, oppositive et avant-gardiste) en référence à la suprativité (durabilité, progressiste-conservateur, révolutionnaire…) ou en tout cas clarifier la distinction entre ces 2 notions.

Lecture des résultats   En termes de partitions ou/et de discriminations

Sur une dimension donnée (par exemple la valentivité), on dispose donc de la note (en fait de la distribution des notes) du groupe auquel appartiennent les sujets (endovalentivité VX) et de celle de l’autre groupe (exovalentivité VY). L’indice de discrimination correspondant (ici IDO, indice de discrimination oppositive c.-à-d. évaluative) peut être calculé (IDO=(VX-VY)/|1±VY|.

Par ailleurs, si l’endovalentivité est significativement supérieure à l’exovalentivité, on peut parler d’autofavoritisme (c’est le groupe du sujet qui est favorisé, d’où l’usage du réflexif « auto » qu’on n’utilise plus dans la nomenclature de base puisqu’on l’a remplacé par égo) pour le sujet répondant. Cet usage reprend celui de Tajfel qui définit l’autofavoritisme comme la préférence pour son groupe. Si c’est au contraire l’exovalentivité qui est significativement supérieure à l’endovalentivité, on parlera d’allofavoritisme (évaluatif).

Néanmoins, ces 2 notions n’indiquent pas s’il s’agit d’une survalorisation d’un groupe (le sien dans la plupart des cas) ou d’une dévalorisation (ou sous-évaluation) de l’autre (l’exo en général). Pour cela, il faut se référer à la valeur médiane (0, correspondant pour la valence à la neutralité, et dans tous les cas à la position initiale du curseur). On pourra parler de favoritisme pour un groupe (endofavoritisme ou exofavoritisme) si sa note est significativement supérieure à 0 (c.-à-d. si le sujet a choisi de déplacer le curseur vers « tout à fait ») et de défavoritisme (endodéfavoritisme ou exodéfavoritisme) si elle est significativement inférieure à 0 (c.-à-d. vers « pas du tout »).

NB A la place de « significativement supérieure (ou inférieure) à » on pourrait fixer un seuil, par exemple + ou – 20%, soit > +0,20 ou < -0,20, si on a des arguments suffisants pour le faire, sachant que ce serait beaucoup plus simple.

NB Plutôt que prendre 0 comme référence, on pourrait s’appuyer sur les valeurs issues de la maxicompilation (plutôt que méta-analyse même si c’est le terme consacré puisqu’on utilise « méta » dans le sens de « relayé par l’autre groupe » pour les différentes représentations et qu’il s’agit ici de compiler toutes les données déjà obtenues et non de les analyser). Autrement dit, on prendrait la valentivité moyenne à partir de toutes les valences déjà mesurées (en les ayant ramenées à une même échelle (-1+1) et pondérées de la même façon), ce qui correspond à un corpus de plusieurs milliers [à vérifier] ; de même pour le statut (où il y en a un peu moins puisqu’on ne le faisait pas au début) et pour l’idéal (encore moins).

NB Le « significativement supérieure à 0 » peut être remplacé par significativement supérieure à la valeur générale c.-à-d. obtenue grâce à la gentivité correspondante si on en dispose.

Ainsi, avec une première note correspondant à l’endo et une deuxième à l’exo, on peut avoir (illustrations) :

– 69 / 28 [+0,38 / -0,44] autofavoritisme, avec endofavoritisme et exodéfavoritisme

ici, on est dans le cas (presque) incontestable correspondant à une partition oppositive : les sujets préfèrent leur catégorie à l’autre, ils survalorisent leur groupe et dévalorisent l’autre [en fait, même dans ce cas, il faut disposer des données des différentes dimensions pour pouvoir conclure]

– 52 / 31 [+0,04 / -0,38] autofavoritisme, avec exodéfavoritisme

ici, s’il y a bien préférence pour les siens et dévalorisation des autres, il n’y a pas de valorisation absolue (hors comparaison) de sa catégorie : cas de stigmatisation simple

– 68 / 51 [+0,36 / +0,02] autofavoritisme, avec endofavoritisme

ici, la préférence pour sa catégorie se marque par sa survalorisation sans s’accompagner d’une dévalorisation de l’autre : cas de valorisation simple

– 57 / 43 [+0,14 / -0,14] autofavoritisme (simple)

ici, la préférence pour sa catégorie ne s’accompagne ni de survalorisation des siens ni de dévalorisation des autres : cas de valorisation relative [on pourrait mettre dans cette classe les cas où il y a différence significative entre les deux mais où les deux sont du même côté, positif (87/65) [+0,74/+0,30] ou négatif (38/11 [-0,24/-0,78]

– 52 / 50 [+0,04 / 0,00] rien, – 68 / 66 [+0,36 / +0,32] rien, – 35 / 32 [-0,30 / -0,36] rien

ces trois configurations ne relèvent pas de la partition correspondante (oppositive dans l’exemple) ; le jugement global sur les partenaires de la relation étudiée est différent (neutre, très valorisant, très dévalorisant) mais à chaque fois les 2 camps ne sont pas distingués (donc pas de partition). Il existe les mêmes patterns « à l’envers » (l’exonote en premier donc supérieure à l’endonote). En termes de dynamique identitaire, il est clair, dans ces cas, que les sujets ne se placent pas dans une position avantageuse sur cette dimension (par exemple la valence) et ne s’inscrivent donc pas dans la partition correspondante (aucune de ces 7 configurations (contre-attendues) ne renvoie à une partition oppositive). [pour les 4 premières, on peut se poser la question de savoir ce qui peut motiver ce « choix » (ce n’en est sans doute pas un) de se placer dans une position désavantageuse (alors que toutes les théories postulent l’inverse)].

Présentation des résultats d’études bi-groupes

Les dynamiques identitaires (et plus particulièrement les partitions sociales) étant par nature des co-constructions, l’outil RepMut est appliqué, dès que cela est possible, aux 2 groupes (A et B) dont on étudie les relations. On s’appuie dans ces cas sur des échantillons appartenant aux deux catégories concernées.

Les propriétés de cette configuration particulière (on demande aux membres de chaque échantillon de donner des avis sur leur propre groupe et sur l’autre groupe, et on connaît les avis de cet autre groupe sur ces 2 cibles ; autrement dit, chaque catégorie, A et B, est à la fois source et cible) ont conduit à mettre au point une présentation, un traitement et des analyses spécifiques à ces situations de catégorisation sociale.

Nous illustrons cette présentation avec les relations intergénérationnelles, parce qu’elles nous permettent de nommer différemment les catégories selon leur statut de source (appartenance des membres de l’échantillon de répondants) ou de cible (appartenance catégorielle de la cible de l’estimation, endogroupale ou exogroupale). On peut ainsi distinguer les groupes sources (les jeunes et les vieux) et les groupes cibles (les juniors et les seniors).

Tableau des résultats d’une étude RepMut bi-groupe

  Sources  
A (Jeunes)B (Vieux)MoyenneMécanisme
2+3dExoestimation (sur l’autre groupe)
CiblesA (Juniors)121+2aPréjugé sur A (sur les juniors)
B (Seniors)343+4bPréjugé sur B (sur les seniors)
 Moyenne1+3e2+4f1+4cEndoestimation (sur son groupe)
 MécanismeNorme de A (des jeunes)Norme de B (des vieux)   

Cette présentation permet de distinguer les effets de préjugement concernant les cibles A et B (écart entre le préjugé sur les juniors a et le préjugé sur les seniors b), les effets de catégorisation concernant les cibles endogroupe et exogroupe (écart entre l’estimation sur sa catégorie c et l’estimation sur l’autre catégorie d), et les effets de norme de groupe concernant les sources A et B (écart entre la norme des jeunes e et la norme des vieux f).

Le logiciel RepMutStat permet de présenter le rapport d’analyses quantitatives pertinent c.-à-d. portant sur les 8 (éventuellement 9) indicateurs RepMut (intrativité, diativité, pantivité, gentivité, égotivité, infrativité, médiativité, suprativité (éventuellement globativité)) qui correspondent à la conformité, la typicalité, l’entitativité (ou groupalité), la banalité, la proximité personnelle, l’utilité sociale, la polarité (ou désirabilité), la durabilité (ou idéalité ou utopicité ou légitimité) (éventuellement le bien-être identitaire).

Pour chacun des indicateurs (ici la polarité), on peut résumer toutes les données utiles dans un tableau unique (les données chiffrées sont extraites d’une étude sur les relations entre « écologistes » et « traditionalistes ») :

[ce serait bien de retrouver les données d’une étude compatible avec les noms de catégories « jeunes » et « vieux » (soit les infirmières de moins de 30 ans et de plus de 50 ans présentée à Nuremberg (CASTEL, P., VELANDIA-COUSTOL, C. R., MANGIN, F., PETEUIL, A., JEGU, M., & LACASSAGNE, M.F. (2016). The relationship between junior and senior nurses. Analysis of a case of intergenerational discrimination using the RepMut tool. Universitas Psychologica, 15(4). http://dx.doi.org/10.11144/Javeriana.upsy 15-4.rjsn), soit le contact imaginé dans le contrat intergénérationnel (avec Iouri et Marion)) pour que les données du tableau correspondent aux intitulés [et  vérifier les  moyennes  en -1 +1]].

Vmédiativité désirabilitéSources 
  Jeunes (N = 89)  significativitéVieux (N = 86)+7.24 (-0,85) (+48.44, +12.50)
C i b l e sJuniors (N = 147)+61.68 (+0,23) (+23.97, +66.00)  4) >, U=4098.5, p<0.0001, r=0.45+26.24 (-0,47) (+43.73, +34.00)+44.32 (-0,11) (+39.21, +54.00)
  significativité    6) >, Z=7.02, p<0.0001, r=0.818) >, U=4103, p<0.0001, r=0.45   9) <, U=1510.5, p<0.0001, r=0.38  7) <, Z=0.25, p=0.8009, r=0.03  1) >, Z=5.85, p<0.0001, r=0.48     2) <, Z=5.67, p<0.0001, r=0.47
Seniors (N = 147)11.00 (-0,78) (+45.88, -16.67)  5) <, U=1480.5, p<0.0001, r=0.39+26.42 (-0,47) (+41.75, +30.00)+7.33 (-0,85) (+47.62, +10.00)
    +25.34 (-0,49) (+51.58, +41.00)  3) <, U=11192.5, p=0.5901, r=0.03+26.33 (-0,47) (+42.60, +32.66)+44.41 (-0,11) (+38.10, +53.00)

où 1) correspond à l’effet du préjugement, 2) l’effet de catégorisation, 3) l’effet de norme de notation, 4) le contraste entre jeunes et vieux à propos des juniors, 5) le contraste entre jeunes et vieux à propos  des seniors, 6) le contraste chez les jeunes entre leur estimation des juniors et celle des seniors, 7) le contraste chez les vieux entre leur estimation des juniors et celle des seniors, 8) le contraste entre l’endoestimation des jeunes et l’endoestimation des vieux, 9) le contraste entre l’exoestimation des jeunes et l’exoestimation des vieux.

Dans chacune des 10 cases de résultats (par exemple la 1re), il y a sur la première ligne en gros (14) et en gras la moyenne (M=61,68 0,23), sur la 2e ligne entre parenthèses en plus petit (10) et en normal l’écart-type (s=23,97) et la médiane (m=66,00), cette dernière étant utile pour les tests non paramétriques lorsque les distributions ne sont pas normales. Dans les 7 cases intermédiaires, il y a les 9 tests pertinents (par exemple le 6e) avec à chaque fois en petits caractères et en italiques un signe pour indiquer la valeur la plus élevée (> : les jeunes apprécient plus les juniors que les seniors), le test utilisé et sa valeur (Z (parce que les distributions ne sont pas normales et qu’il s’agit de mesures répétées)=7,02), la significativité (p<.0001) et l’importance de l’effet (r=0,81).

NB : Les distributions n’étant en général pas toutes normales, les tests utilisés s’appuient sur des U (Mann-Whitney) pour les groupes indépendants et sur des Z (Wilcoxon) pour les mesures répétées.

Présentation des résultats d’études uni-groupes

Lorsqu’une étude ne porte que sur un groupe (ou lorsqu’on traite les résultats d’un seul groupe), on peut garder les mêmes conventions d’écriture avec M la moyenne (en 14, en gras, sur la 1re ligne), s et m l’écart-type et la médiane (en 10, en normal, sur la 2e ligne) ainsi que, en 8 et en italique, le signe > ou < indiquant quel est le nombre le plus grand, t, Z ou U selon le test utilisé (Student, Wilcoxon ou Mann-Whitney), p pour la significativité et r (r de Pearson) ou d (d de Cohen) ou autre pour l’importance de l’effet. [tout revoir en -1 / +1 et voir les écarts à 0 et non à 50]

Ainsi, pour les entraîneurs dans la relation entraîneurs sportifs dans l’étude en cours de Julien, on aurait pour l’intrativité :

[entraîneurs]EntraîneurssignificativitéSportifs
Intrativité84.8 (0,70) (13.1, 87.2)   >, Z=854, p<.002, d=0.38880.5 (0,61) (12.7, 81.8)

c.-à-d. plus formellement et plus généralement :

 Endo (X)  significativitéExo (Y)
IndicateurMX (sX, mX)   >, Z, p, dMY (sY, mY)

De plus, il nous importe de savoir si les moyennes observées sont significatives (c.-à-d. diffèrent significativement de 0 ; voir plus loin la discussion sur cet écart à 0 qui devrait être plutôt ici l’écart à la génotivité) pour savoir si les cibles correspondantes sont « homogènes » (vs « hétérogènes ») ou si elles sont neutres (c.-à-d. pas significativement différentes du hasard). On peut donc ajouter, dans les 2 cases de résultats, une 3e ligne testant cet écart à 0, avec les mêmes conventions (en 8 et en italique), et on pourrait souligner les moyennes quand c’est significatif, ce qui donnerait :

[entraîneurs]EntraîneurssignificativitéSportifs
Intrativité84.8 (0,70) (13.1, 87.2) >, Z=1221, p<.001, d=2.65   >, Z=854, p<.002, d=0.38880.5 (0,61) (12.7, 81.8)            >, t=16.8, p<.001, d=2.40

c.-à-d. plus formellement et plus généralement :

 Endo (X)  significativitéExo (Y)
IndicateurMX (sX, mX) >, Z, p, d   >, Z, p, dMY (sY, mY) >, Z, p, d

La différence entre la note endo et la note exo mesure quelque chose d’essentiel pour la relation intergroupe (en lien avec la discrimination). On peut estimer cette différence pour la ramener à une échelle comparable aux autres notes par la formule : DX-Y=(endo-exo)/|1±exo| [ou XY=(X-Y)/|1±Y|] et inscrire les résultats liés à l’analyse de sa distribution dans une 3e colonne de résultats :

[entraîneurs]EntraîneurssignificativitéSportifsDifférence
Intrativité84.8 (0,70) (13.1, 87.2) >, Z=1221, p<.001, d=2.65   >, Z=8.54, p<.002, d=0.38880.5 (0,61) (12.7, 81.8)                 >, t=16.8, p<.001, d=2.4052,4 (0,23) (6.72, 52.6) >, Z=854, p<.002, d=0.388

L’écart à 50 [à 0] de la différence (52,4 0,23) devrait correspondre à l’écart entre Entraineurs et Sportifs puisque si ces 2 cibles étaient jugées de la même façon le score de Différence serait égale à 50 [à 0] ; la colonne significativité peut donc disparaître puisque ses informations apparaissent dans la dernière colonne :

[entraîneurs]EntraîneursSportifsDifférence
Intrativité84.8 (0,70) (13.1, 87.2) >, Z=1221, p<.001, d=2.6580.5 (0,61) (12.7, 81.8)                 >, t=16.8, p<.001, d=2.4052,4 (0,23) (6.72, 52.6) >, Z=854, p<.002, d=0.388

c.-à-d. plus formellement et plus généralement :

 Endo (X)  Exo (Y)Diff (X-Y) [ou XY]
TivitéMX (sX, mX) >, Z, p, dMY (sY, mY) >, Z, p, dMX-Y (sX-Y, mX-Y) >, Z, p, d

Ainsi, le tableau d’analyse complet de la relation entre deux groupes (X et Y) pour un groupe (X) sera :

 Endo (X)Exo (Y)Diff (X-Y) [ou XY]
IntrativitéMX (sX, mX) >, Z, p, dMY (sY, mY) >, Z, p, dMX-Y (sX-Y, mX-Y) >, Z, p, d
DiativitéMX (sX, mX) >, Z, p, dMY (sY, mY) >, Z, p, dMX-Y (sX-Y, mX-Y) >, Z, p, d
PantivitéMX (sX, mX) >, Z, p, dMY (sY, mY) >, Z, p, dMX-Y (sX-Y, mX-Y) >, Z, p, d
ÉgotivitéMX (sX, mX) >, Z, p, dMY (sY, mY) >, Z, p, dMX-Y (sX-Y, mX-Y) >, Z, p, d
InfrativitéMX (sX, mX) >, Z, p, dMY (sY, mY) >, Z, p, dMX-Y (sX-Y, mX-Y) >, Z, p, d
MédiativitéMX (sX, mX) >, Z, p, dMY (sY, mY) >, Z, p, dMX-Y (sX-Y, mX-Y) >, Z, p, d
SuprativitéMX (sX, mX) >, Z, p, dMY (sY, mY) >, Z, p, dMX-Y (sX-Y, mX-Y) >, Z, p, d

La pantivité résume l’intrativité et la diativité quand les deux vont dans le même sens (l’entitativité correspond à la propriété d’être un groupe c.-à-d. d’être homogène (conformité donc intrativité) et typique (distinctivité donc diativité)). Par exemple, si un groupe est très typique (très différent de ceux d’en face) et très hétérogène (ses membres ne se ressemblent pas du tout entre eux), ça n’a pas de sens de parler d’entitativité (de groupalité) même si la diativité est beaucoup plus marquée que l’hétérogénéité, entraînant une pantivité significative.

De la même façon, on peut ajouter un indicateur pour résumer les 3 partivités quand elles vont dans le même sens. Si cette « globativité » (calculée à partir des moyennes des partivités) est significative, ça correspond à un positionnement globalement satisfaisant identique au biais d’endofavoritisme de la catégorisation sociale (dans la TIS). Même remarque que sur la pantivité pour la composition.

On peut donc rajouter une dernière (8e) ligne au tableau précédent, la dernière case de cette dernière ligne correspondant, si les conditions précédentes sont réunies, au positionnement identitaire (plus le score est élevé, meilleur est le confort identitaire) :

GlobativitéMX (sX, mX) >, Z, p, dMY (sY, mY) >, Z, p, dMX-Y [ou XY] (sX-Y, mX-Y) >, Z, p, d

Il arrive souvent qu’il y ait 2 modalités à la variable groupe (indépendamment de X et Y c.-à-d. des catégories dont on étudie l’interaction, ici entraîneurs et sportifs), modalités qu’on peut indicier X0 et X1 (ou Y0 et Y1). C’est le cas par exemple quand on utilise RepMut en prétest et en post-test (avant et après une séance de handisport chez Ikéa, pour mesurer les effets de séances de déradicalisation en prison…) ou quand on prend dans la population (variable invoquée) ceux qui ont subi un traitement et ceux qui ne l’ont pas subi (PFVU de l’uB) (ou les technophiles et les technophobes ou les non-sportifs et les sportifs…) ou même quand on manipule (variable provoquée) la situation pour que certains soient dans une condition et pas les autres (ici, certains entraîneurs (groupe expé : X1) étaient menacés dans le dispositif alors que d’autres ne l’étaient pas (groupe témoin : X0))….

Il est donc intéressant de connaître aussi les résultats de cette deuxième modalité pour comprendre les dynamiques identitaires de ces sujets (menacés ou formés ou initiés…) :

[entraîneurs menacés]Entraîneurs    (avec menace)Sportifs1         (avec menace)Différence1  (avec menace)
Intrativité85.1 (0,70) (12.3, 87.2) >, 1081, .001, 2.8578.0 (0,56) (14.4, 79.7) >, 1073, .001, 1.9554,0 (0,32) (7.54, 53.6) >, 830, .001, 0.555

c.-à-d. plus formellement et plus généralement :

 Endo1 (X1)Exo1 (Y1)Diff1 (X1-Y1) [ou X1Y1]
TivitéMX1 (sX, mX) >, Z, p, dMY1 (sY, mY) >, Z, p, dMX1-Y1 (sX-Y, mX-Y) >, Z, p, d

Ensuite, on peut mettre en regard les profils des 2 conditions en les présentant dans un même tableau et donc, si on reprend la ligne intrativité, on aura 3 colonnes supplémentaires :

 Entraineurs0 (sans menace)Sportifs0  (sans menace)Différence0 (sans menace)Entraîneurs (avec menace)Sportifs1  (avec menace)Différence1 (avec menace)
Intra84.8 (0,70) (13.1, 87.2) >, 1221, .001, 2.6580.5 (0,61) (12.7, 81.8)                 >, t=16.8, .001, 2.4052,4 (0,23) (6.72, 52.6) >, 854, .002, 0.38885.1 (0,70) (12.3, 87.2) >, 1081, .001, 2.8578.0 (0,56) (14.4, 79.7) >, 1073, .001, 1.9554,0 (0,32) (7.54, 53.6) >, 830, .001, 0.555

c.-à-d. plus formellement et plus généralement :

 Endo0         (X0)Exo0           (Y0)Diff0           (X0-Y0)Endo1         (X1)  Exo1           (Y1)Diff1           (X1-Y1) [X1Y1]
TivitéMX0 (sX, mX) >, Z, p, dMY0 (sY, mY) >, Z, p, dMX0-Y0 (sX-Y, mX-Y) >, Z, p, dMX1 (sX, mX) >, Z, p, dMY1 (sY, mY) >, Z, p, dMX1-Y1 (sX-Y, mX-Y) >, Z, p, d

En fait, on s’intéresse à ce qu’amène le traitement (séance handisport, déradicalisation, formation, menace…) c.-à-d. à la différence entre X1 et X0 (et entre Y1 et Y0). Ainsi, si on veut mesurer (et tester) l’effet de la menace (ou de la séance ou du traitement ou de la formation…), il faut ajouter encore 3 colonnes supplémentaires, chacune correspondant à l’écart entre la « condition expérimentale » (1 : avec menace (ou après séance ou traitement ou formation)) et la « condition témoin ou contrôle » (0 : sans menace (ou avant séance ou pas formé ou avant formation…)), la différence étant toujours calculée de la même façon : ad=(a1-a0)/|1±a0|.

Pour la ligne intrativité, on aura donc :

 Entrai neurs0 (sans menace)Sportifs0 (sans menace)Diffé rence0 (sans menace)Entrai neurs1 (avec menace)Sportifs1 (avec menace)Différence1 (avec menace)Entraineursd (écart)Sportifsd   (écart)Différenced (écart)
Intra84.8 (0,70) (13.1, 87.2) >, 1221, .001, 2.6580.5 (0,61) (12.7, 81.8)                 >, t=16.8, .001, 2.4052,4 (0,23) (6.72, 52.6) >, 854, .002, 0.38885.1 (0,70) (12.3, 87.2)  >, 1081, .001, 2.8578.0 (0,56) (14.4, 79.7) >, 1073, .001, 1.9554,0 (0,32) (7.54, 53.6) >, 830, .001, 0.55550.18 (0,00) (s, m) >, U=1145, .965, 0.025748.42  (-0,11) ((s, m) <, t=0.906, .367, 0.185151,64 (0,07) ((s, m) >, U=1097, .692, 0.2185

c.-à-d. plus formellement et plus généralement :

 Endo0 (X0)Exo0 (Y0)Diff0      (X0-Y0)Endo1 (X1)Exo1 (Y1)Diff1   (X1-Y1)Endod (X1-X0)Exod    (Y1-Y0)Diffd (X1-Y1)-(X0-Y0)
Ti vitéMX0 (sX, mX) >, Z, p, rMY0 (sY, mY) >, Z, p, rMX0-Y0 (sX-Y, mX-Y) >, Z, p, rMX1 (sX, mX) >, Z, p, rMY1 (sY/mY) >, Z, p, rMX1-Y1 (sX-Y, mX-Y) >, Z, p, rMX1-X0 (sX, mX) >, Z, p, rMY1-Y0 (sY, mY) >, Z, p, rM(X1-Y1)-(X0-Y0) (sX-Y, mX-Y) >, Z, p, r

Le tableau général de présentation des résultats sera donc :

 Endo0 (X0)Exo0 (Y0)Diff0      (X0-Y0)Endo1 (X1)Exo1 (Y1)Diff1   (X1-Y1)Endod (X1-X0)Exod   (Y1-Y0)Diffd              (X1-Y1)-(X0-Y0)
Intra tivitéMX0 (sX, mX) >, Z, p, rMY0 (sY, mY) >, Z, p, rMX0-Y0 (sX-Y, mX-Y) >, Z, p, rMX1 (sX, mX) >, Z, p, rMY1 (sY/mY) >, Z, p, rMX1-Y1 (sX-Y, mX-Y) >, Z, p, rMX1-X0 (sX, mX) >, Z, p, rMY1-Y0 (sY, mY) >, Z, p, rM(X1-Y1)-(X0-Y0) (sX-Y, mX-Y) >, Z, p, r
Dia tivitéMX0 (sX, mX) >, Z, p, rMY0 (sY, mY) >, Z, p, rMX0-Y0 (sX-Y, mX-Y) >, Z, p, rMX1 (sX, mX) >, Z, p, rMY1 (sY/mY) >, Z, p, rMX1-Y1 (sX-Y, mX-Y) >, Z, p, rMX1-X0 (sX, mX) >, Z, p, rMY1-Y0 (sY, mY) >, Z, p, rM(X1-Y1)-(X0-Y0) (sX-Y, mX-Y) >, Z, p, r
Pan tivitéMX0 (sX, mX) >, Z, p, rMY0 (sY, mY) >, Z, p, rMX0-Y0 (sX-Y, mX-Y) >, Z, p, rMX1 (sX, mX) >, Z, p, rMY1 (sY/mY) >, Z, p, rMX1-Y1 (sX-Y, mX-Y) >, Z, p, rMX1-X0 (sX, mX) >, Z, p, rMY1-Y0 (sY, mY) >, Z, p, rM(X1-Y1)-(X0-Y0) (sX-Y, mX-Y) >, Z, p, r
Ego tivitéMX0 (sX, mX) >, Z, p, rMY0 (sY, mY) >, Z, p, rMX0-Y0 (sX-Y, mX-Y) >, Z, p, rMX1 (sX, mX) >, Z, p, rMY1 (sY/mY) >, Z, p, rMX1-Y1 (sX-Y, mX-Y) >, Z, p, rMX1-X0 (sX, mX) >, Z, p, rMY1-Y0 (sY, mY) >, Z, p, rM(X1-Y1)-(X0-Y0) (sX-Y, mX-Y) >, Z, p, r
Infra tivitéMX0 (sX, mX) >, Z, p, rMY0 (sY, mY) >, Z, p, rMX0-Y0 (sX-Y, mX-Y) >, Z, p, rMX1 (sX, mX) >, Z, p, rMY1 (sY/mY) >, Z, p, rMX1-Y1 (sX-Y, mX-Y) >, Z, p, rMX1-X0 (sX, mX) >, Z, p, rMY1-Y0 (sY, mY) >, Z, p, rM(X1-Y1)-(X0-Y0) (sX-Y, mX-Y) >, Z, p, r
Média tivitéMX0 (sX, mX) >, Z, p, rMY0 (sY, mY) >, Z, p, rMX0-Y0 (sX-Y, mX-Y) >, Z, p, rMX1 (sX, mX) >, Z, p, rMY1 (sY/mY) >, Z, p, rMX1-Y1 (sX-Y, mX-Y) >, Z, p, rMX1-X0 (sX, mX) >, Z, p, rMY1-Y0 (sY, mY) >, Z, p, rM(X1-Y1)-(X0-Y0) (sX-Y, mX-Y) >, Z, p, r
Supra tivitéMX0 (sX, mX) >, Z, p, rMY0 (sY, mY) >, Z, p, rMX0-Y0 (sX-Y, mX-Y) >, Z, p, rMX1 (sX, mX) >, Z, p, rMY1 (sY/mY) >, Z, p, rMX1-Y1 (sX-Y, mX-Y) >, Z, p, rMX1-X0 (sX, mX) >, Z, p, rMY1-Y0 (sY, mY) >, Z, p, rM(X1-Y1)-(X0-Y0) (sX-Y, mX-Y) >, Z, p, r
Globa tivitéMX0 (sX, mX) >, Z, p, rMY0 (sY, mY) >, Z, p, rMX0-Y0 (sX-Y, mX-Y) >, Z, p, rMX1 (sX, mX) >, Z, p, rMY1 (sY/mY) >, Z, p, rMX1-Y1 (sX-Y, mX-Y) >, Z, p, rMX1-X0 (sX, mX) >, Z, p, rMY1-Y0 (sY, mY) >, Z, p, rM(X1-Y1)-(X0-Y0) (sX-Y, mX-Y) >, Z, p, r

La même présentation (et le même programme d’analyse) peuvent être adoptés pour les représentations indirectes. Dans ce cas, endo’ (ou X’) correspond à la méta (X’ est la formulation allégée de l’endo relayée [xY;X] {X’} {XY}) et exo’ (ou Y’) correspond à la stéréo ([xX;Y] {Y’} {YX}). La différence entre l’indirect et le direct, X’-X (ou Y’-Y) peut être indiciée en X’’ (ou Y’’).

Le tableau général de présentation des résultats avec mesures relayées serait donc :

 Endo (X)Exo (Y)Diff        (X-Y)Endo’Méta (X’)Exo’ Stéréo (Y’)Diff’    (X’-Y’)Endo’’ (X’-X)Exo’’  (Y’-Y)Diff’’            (X’-Y’)-(X-Y)
Intra tivitéMX (sX, mX) >, Z, p, rMY (sY, mY) >, Z, p, rMX-Y (sX-Y, mX-Y) >, Z, p, rMX’ (sX, mX) >, Z, p, rMY’ (sY/mY) >, Z, p, rMX’-Y’ (sX-Y, mX-Y) >, Z, p, rMX’-X (sX, mX) >, Z, p, rMY’-Y (sY, mY) >, Z, p, rM(X’-Y’)-(X-Y) (sX-Y, mX-Y) >, Z, p, r
Dia tivitéMX (sX, mX) >, Z, p, rMY (sY, mY) >, Z, p, rMX-Y (sX-Y, mX-Y) >, Z, p, rMX’ (sX, mX) >, Z, p, rMY’ (sY/mY) >, Z, p, rMX’-Y’ (sX-Y, mX-Y) >, Z, p, rMX’-X (sX, mX) >, Z, p, rMY’-Y (sY, mY) >, Z, p, rM(X’-Y’)-(X-Y) (sX-Y, mX-Y) >, Z, p, r
Pan tivitéMX (sX, mX) >, Z, p, rMY (sY, mY) >, Z, p, rMX-Y (sX-Y, mX-Y) >, Z, p, rMX’ (sX, mX) >, Z, p, rMY’ (sY/mY) >, Z, p, rMX’-Y’ (sX-Y, mX-Y) >, Z, p, rMX’-X (sX, mX) >, Z, p, rMY’-Y (sY, mY) >, Z, p, rM(X’-Y’)-(X-Y) (sX-Y, mX-Y) >, Z, p, r
Ego tivitéMX (sX, mX) >, Z, p, rMY (sY, mY) >, Z, p, rMX-Y (sX-Y, mX-Y) >, Z, p, rMX’ (sX, mX) >, Z, p, rMY’ (sY/mY) >, Z, p, rMX’-Y’ (sX-Y, mX-Y) >, Z, p, rMX’-X (sX, mX) >, Z, p, rMY’-Y (sY, mY) >, Z, p, rM(X’-Y’)-(X-Y) (sX-Y, mX-Y) >, Z, p, r
Infra tivitéMX (sX, mX) >, Z, p, rMY (sY, mY) >, Z, p, rMX-Y (sX-Y, mX-Y) >, Z, p, rMX’ (sX, mX) >, Z, p, rMY’ (sY/mY) >, Z, p, rMX’-Y’ (sX-Y, mX-Y) >, Z, p, rMX’-X (sX, mX) >, Z, p, rMY’-Y (sY, mY) >, Z, p, rM(X’-Y’)-(X-Y) (sX-Y, mX-Y) >, Z, p, r
Média tivitéMX (sX, mX) >, Z, p, rMY (sY, mY) >, Z, p, rMX-Y (sX-Y, mX-Y) >, Z, p, rMX’ (sX, mX) >, Z, p, rMY’ (sY/mY) >, Z, p, rMX’-Y’ (sX-Y, mX-Y) >, Z, p, rMX’-X (sX, mX) >, Z, p, rMY’-Y (sY, mY) >, Z, p, rM(X’-Y’)-(X-Y) (sX-Y, mX-Y) >, Z, p, r
Supra tivitéMX (sX, mX) >, Z, p, rMY (sY, mY) >, Z, p, rMX-Y (sX-Y, mX-Y) >, Z, p, rMX’ (sX, mX) >, Z, p, rMY’ (sY/mY) >, Z, p, rMX’-Y’ (sX-Y, mX-Y) >, Z, p, rMX’-X (sX, mX) >, Z, p, rMY’-Y (sY, mY) >, Z, p, rM(X’-Y’)-(X-Y) (sX-Y, mX-Y) >, Z, p, r
Globa tivitéMX (sX, mX) >, Z, p, rMY (sY, mY) >, Z, p, rMX-Y (sX-Y, mX-Y) >, Z, p, rMX’ (sX, mX) >, Z, p, rMY’ (sY/mY) >, Z, p, rMX’-Y’ (sX-Y, mX-Y) >, Z, p, rMX’-X (sX, mX) >, Z, p, rMY’-Y (sY, mY) >, Z, p, rM(X’-Y’)-(X-Y) (sX-Y, mX-Y) >, Z, p, r

À propos de l’écart à 0 (à voir pour adapter)

Indépendamment des comparaisons entre l’endo (X) et l’exo (Y) ou entre un groupe (A) et l’autre (B) ou éventuellement entre modalités de variables (sans menace vs avec menace), on a souvent besoin de savoir si une note est significative. Par exemple, on observe pour les membres d’un groupe (X ou A) qualifiant par exemple leur propre groupe (endoreprésentation) une intrativité de 68 (+0,36), une diativité de 59 (+0,18), une égotivité de 77 (+0,54), et des partivités (infra, média et supra) de 58 (+0,16), 75 (+0,50) et 63 (+0,26). Peut-on dire que, pour A, le groupe A est homogène (conformité plus élevée que le hasard) et typique (distinctivité plus élevée que le hasard), donc qu’il est vraiment un groupe (entitativité mesurée par la pantivité plus élevée que le hasard), que ses membres s’en estiment proches (proximité plus élevée que le hasard (ou que de l’autre groupe)), qu’ils sont utiles (statutivité plus élevée que le hasard), désirables (valentivité plus élevée que le hasard) et légitimes (idéativité plus élevée que le hasard) et donc globalement confortablement positionnés identitairement parlant (globativité plus élevée que le hasard) ? Et que faut-il tester pour qu’on puisse affirmer cela sans prendre en compte les estimations relatives à l’exoreprésentation (et sans connaître bien sûr les résultats de l’autre groupe ? de fait, il arrive souvent qu’on ne dispose pas de ces résultats (cas d’une étude uni-groupe) et d’ailleurs, même dans les études complètes (bi-groupes), les « stratégies identitaires » (et plus largement les perceptions) d’un groupe ne dépendent pas de la réalité du groupe d’en face). Autrement dit, comment tester la significativité des indices simples comme l’intrativité, la diativité, la pantivité, l’égotivité, l’infrativité, la médiativité, la suprativité et la globativité ?

Pour les 3 partivités, il est logique de tester l’écart à 0. En effet, cette note correspond à la position initiale du curseur, équidistante des deux extrémités.

Pour la supra, face à « je trouve que cet adjectif caractérise bien la société du futur », aller vers « tout à fait » (vers +1) traduit un positionnement « durable » alors qu’aller vers « pas du tout » (vers -1) renvoie à un jugement « rétrograde », « périmé » (un peu comme si l’avenir était à droite et le passé à gauche).

Pour la média, face à « je trouve que cet adjectif correspond aux valeurs que je défends », aller vers « tout à fait » (vers +1)traduit un jugement « désirable » alors qu’aller vers « pas du tout » (vers -1) renvoie à une évaluation « indésirable » (un peu comme si le pôle positif était à droite et le pôle négatif à gauche).

Pour l’infra, face à « je trouve que cet adjectif correspond à comment ça se passe aujourd’hui en France », aller vers « tout à fait » (vers +1) traduit un jugement, « utile » alors qu’aller vers « pas du tout » (vers -1) renvoie à une estimation « inutile » (un peu comme si l’efficacité (la responsabilité) était à droite et l’inefficacité à gauche).

Si les 3 partivités sont significativement supérieures à 0 et si la moyenne des 3 (la globativité) l’est aussi, cela renvoie à un positionnement globalement favorable. Lorsque les 3 partivités vont dans le même sens et si la globativité est significative, il semble qu’on peut tirer la même conclusion même si les partivités ne sont pas toutes significatives.

NB on peut estimer ces partivités en référence aux partivités gentivisées correspondantes c.-à-d. estimer chaque note par rapport à celle des gens en général (voir plus loin : Xz=(X-z)/|1±z|.

Pour l’égotivité, face à « je trouve que cet adjectif me caractérise bien », aller vers « tout à fait » (vers +1) traduit une « ressemblance » (proximité) à la cible alors qu’aller vers « pas du tout » (vers -1) renvoie à une « différence » (distance) avec elle (un peu comme si le rapprochement était à droite et l’éloignement à gauche).

NB même remarque par rapport à la gentivité : xz=(x-z)/|1±z|.

Il reste l’intrativité, la diativité et la pantivité.

Pour la pantivité comme pour la globativité, si les 2 assotivités qui la composent (l’intra et la dia) sont significativement supérieures à 0 et si la pantivité (la moyenne) l’est aussi, on peut parler d’entitativité (la qualité d’être un groupe).

Pour la diativité, il faut partir de sa formule : d=(intra-extra)/|1±extraY| ; d=(X-Y)/|1±Y|.

La note 0 correspond à intra = extra (les caractéristiques choisies pour une cible s’appliquent aussi bien à l’autre cible qu’à celle-ci) ce qui renvoie à une absence de typicalité.

S’il y avait une note inférieure à 0  (très rare), cela signifierait que les mots choisis pour une cible s’appliquent plus à l’autre cible qu’à celle-ci, ce qui renvoie à une typicalité négative.

Les notes supérieures à 0 traduisent une spécificité des caractéristiques associées à une cible par rapport à l’autre cible (typicalité).

Il est donc logique de tester l’écart à 0 pour estimer la significativité de cet indicateur. Si cet écart est significatif, c’est que l’intrativité est significativement supérieure à l’extrativité.

Pour l’intrativité, c’est un peu plus compliqué.

On peut considérer que si on associe un adjectif à une cible, c’est qu’on considère qu’elle a la caractéristique correspondante plus que la moyenne. Si je dis de quelqu’un qu’il est grand, c’est que je pense qu’il l’est plus que la moyenne, et ça quelle que soit ma taille (si je mesure par exemple 1,30m, je ne dirais pas de quelqu’un d’1,50m qu’il est grand, tout au plus je serais plus sensible à cette dimension que si je mesure 1,70m). Il n’est donc pas absurde de se référer à la valeur 0 là aussi. Néanmoins, dire de quelqu’un qu’il est grand implique qu’on le considère comme plus grand que la moyenne, cette moyenne étant plutôt une classe (ceux qui font entre 1,65m et 1,85m, ou 1,70m et 1,80m) qu’un nombre exact (1,75m). Donc, la valeur à partir de laquelle on peut dire que quelqu’un est grand est elle-même supérieure à la taille moyenne et le nombre de personnes qui ont cette caractéristique est nettement inférieur à 50%. Il ne serait donc pas très logique de tester l’écart à 0.

En fait, on veut savoir si la valeur qu’on observe (et sa distribution) est significativement plus élevée que celle qu’on aurait par le hasard. Il faudrait donc savoir à quel point les caractéristiques qu’on a choisies s’appliquent à n’importe qui pour voir si elles s’appliquent plus à la cible en question (et à l’autre cible). Autrement dit, il nous faudrait avoir la « gentivité » ou « gentotivité » (« je trouve que cet adjectif caractérise bien les gens en général »).

Si on dispose de cette gentivité, de l’endotivité et de l’exotivité, on peut soit tester l’intrativité de X (l’endotivité des endocités) et de Y (l’exotivité des exocités) par rapport à la gentivité (respectivement la gentivité des endocités et la gentivité des exocités), soit adopter comme valeur de l’intrativité de X l’écart entre endo et gento (endotivitéX-gentivitéX)/|1±gentivitéX| [ou (XX-ZX)/|1±ZX|]) et comme valeur de l’intrativité de Y l’écart entre exo et gento (exotivitéY-gentivitéY)/|1±gentivitéY| [ou (YY-ZY)/|1±ZY|] (et tester ces valeurs par rapport à 0) [voir plus loin].

Les (re)présentations graphiques des représentations mutuelles

(en particulier pour les caractéristiques)

On a d’abord utilisé les méthodes « classiques » pour traiter les données et présenter graphiquement le contenu des représentations d’objets qui n’étaient pas des catégories sociales résultant d’une dynamique sociale.

Au début, on suivait la méthode d’évaluations pairées de Le Bouédec (inaugurée avec Monteil pour la RS de la formation par les formateurs en Auvergne) qui inscrit les résultats dans un plan (AFC). On a utilisé cette méthode par exemple dans l’étude des représentations des Allemands et des Portugais (par des agriculteurs français, donc pas mutuelles) pour dégager les items les plus extrêmes et la dimension qui les opposaient. (CASTEL, P., & LACASSAGNE, M.F. (1994). Un indicateur psychosocial : la position syntaxique. Canadian Journal of Experimental Psychology, 49(1), 121-129). Ce traitement et cette présentation s’appuient sur la bipolarité de l’AFC et se situent donc du côté de la partition oppositive.

On a pratiqué aussi les dendrogrammes (entre autres sur les loisirs sportifs avec Narjiss, sur internet avec Pizzio, sur les sportifs en forme ou pas avec Khaled…). Ce traitement et cette présentation s’appuient sur la scalarité donnée par les poids respectifs des éléments et se situent donc plutôt du côté de la partition hiérarchique.

Dans la thèse de Dieudonné, on a utilisé les arbres de similitude où les éléments du noyau sont identifiés à partir de la connexité et de l’excentricité (les éléments périphériques étant peu connectés et très excentrés)[1] ). (Dieu-Donné BOULINGUI, La représentation sociale de la circoncision à travers le discours selon la mobilisation des insertions psychosociales : une étude comparée entre le Gabon et la France, soutenue à l’uB le 4 avril 2008.) Ce traitement et cette présentation s’appuient sur la binarité (central/périphérique) et se situent donc du côté de la partition communautaire (minoritaire/majoritaire).

Finalement, on a plus ou moins compris les logiques sous-jacentes aux techniques utilisées et on en a appliqué deux avec les mêmes données sur un même objet (les relations en Europe) en montrant des résultats extrêmement différents : une Europe divisée (opposition entre l’Europe de l’Est et l’Europe de l’Ouest) avec l’AFC vs une Europe concentrique « ethno-centrée » (la France et ses amis-voisins au centre, correspondant à la « vraie » Europe, et les autres rejetés au loin) avec l’arbre de similitude. [il faudrait faire la troisième méthode] (CASTEL, P., & MORLOT, R. (2004). Réflexion sur les méthodes d’accès à la structure des représentations sociales : l’exemple de l’Europe. 7e Conférence Internationale sur les Représentations Sociales, Guadalajara, Mexique, 10-14 septembre 2004 ; MORLOT, R., & CASTEL, P. (2007). Les aspects identitaires des biais de catégorisation sociale : le cas de la représentation de l’Europe. Les Cahiers de Psychologie Politique, 10, 149-157. URL: http://lodel.irevues.inist.fr/cahierspsychologiepolitique/index.php?id=930 INIST-CNRS; GILIBERT, D., MORLOT, R., & CASTEL, P. (2007). Normativité des choix sociométriques et différences sociodynamiques dans la représentation sociale des relations entre nations européennes. Les Cahiers de Psychologie Politique, 10, 158-174. URL: http://lodel.irevues.inist.fr/cahierspsychologiepolitique/index.php?id=947 INIST-CNRS; CASTEL, P., MORLOT, R., & LACASSAGNE, M.-F. (2012). On methods of access to the structure of social representations: The example of Europe. The Spanish Journal of Psychology, 15(3), 1222-1232.)

Ces travaux montrent que, même pour une représentation simple (d’un objet unique : la formation, les Portugais et les Allemands, les loisirs sportifs, la circoncision, l’Europe…) par une source unique et non partie prenante (des formateurs, des agriculteurs français, des sportifs, des étudiants gabonais, des Français…), la méthode d’analyse est essentielle ; elle détermine le résultat et il faut la choisir en fonction de la nature des données et de l’objectif recherché.

Mais, cela se rapportait à des représentations d’un objet par une seule source, non directement concernée (les formateurs ne sont pas la formation même s’ils en sont les acteurs, les agriculteurs français ne sont pas portugais ou allemands même s’ils peuvent être en concurrence avec eux, les étudiants marocains ou français ne sont pas les loisirs sportifs même s’ils sont recrutés en fac de sport, les Gabonais ne sont pas la circoncision même si cette pratique est centrale pour eux, les Français ne sont pas l’Europe même s’ils en font partie…), les sujets n’étant jamais explicitement positionnés comme partie prenante de la dynamique sociale. Il nous fallait donc élaborer une démarche particulière tenant compte de la mutualité des représentations mutuelles. (CASTEL, P. (2015). L’utilisation des représentations sociales pour comprendre les relations inter-catégorielles : la méthodologie RepMut et les partitions sociales. Conférence invitée dans le cadre du “cycle de visioconférences internationales sur les représentations sociales et culturelles” du réseau UP8, UTM, UL2, UQAM, uB (Univ. Paris 8, Univ. Toulouse Jean Jaures, Univ. Lumière Lyon 2, Univ. du Québec à Montréal, Univ. de Bourgogne), Dijon, France, 16 avril 2015.)

La présentation élaborée dans la thèse de Caroline (Caroline PERRIN, Dynamique identitaire et partitions sociales : le cas de l’identité « raciale » des Noirs en France, soutenue à l’uB le 12 décembre 2011) permet de mettre en évidence, dans la représentation d’un objet, en l’occurrence une catégorie sociale concernée, la dynamique sociale qui l’a engendrée c.-à-d. la confrontation catégorielle sous-jacente. Ça ne relève pas tout à fait encore de RepMut puisqu’il y a trois groupes sources (Français d’origine africaine (A), Français d’origine européenne (E), Français d’origine maghrébine (M)) et trois cibles (Blacks, Blancs, Beurs) et qu’on n’a pas mobilisé les sujets explicitement dans une confrontation duelle (on ne leur a pas dit : « nous étudions les relations entre les A et les B en France ») ; cependant, on peut extraire ici les données se rapportant à la RS de deux cibles (les Blacks et les Blancs) par le couple de sources correspondantes : « d’origine africaine » / « d’origine européenne » (A/E).

Si on ne prend en compte que les endoreprésentations et les exoreprésentations (il y avait aussi les méta-représentations), on peut distinguer plusieurs zones dans les représentations d’une cible.

Par exemple, si on prend la représentation des Blacks dans la relation Noirs/Blancs, il y a

la zone endo-représentationnelle (les mots donnés par les Noirs eux-mêmes),

la zone exo-représentationnelle (ceux donnés par les Blancs),

la zone endo-typique (les termes donnés par les Noirs seuls, comme des éléments de revendication identitaire),

la zone exo-typique (les éléments attribués par les Blancs seuls mais pas reconnus par les Noirs)

et la zone prototypique (comprenant les caractéristiques associées par tous aux Noirs) ;

ce qui donne pour la représentation de la relation entre groupe A (Noirs) et groupe B (Blancs) des répertoires qui s’inscrivent dans les zones représentationnelles suivantes : [ce serait bien d’avoir, après cette figure, une autre figure identique comprenant les mots associés pour illustrer les différentes zones dans le cas du rapport Noirs/Blancs]

La présentation élaborée dans la thèse d’Audrey (Audrey PETEUIL, Présentation d’une méthode d’étude des relations sociales (RepMut) : applications aux rapports entre les malades chroniques et les bien-portants.Soutenue le 23 octobre 2015.) et reprise dans différents papiers (PETEUIL, A. MORLOT, R., VINET, E., MILLOT, I., & CASTEL, P. (2010). Représentation sociale de l’activité physique chez les diabétiques de type II et effet du genre. Colloque Activité Physique Adaptée et Santé (CAPAS), Paris, France, 12 novembre 2010 ; PETEUIL, A., MORLOT, R., LACASSAGNE, M.-F., & CASTEL, P. (2011). Analyse des relations intergroupes à l’aide d’un outil de mesure des représentations mutuelles : Personnes diabétiques vs non diabétiques. 9e Colloque International de Psychologie Sociale Appliquée organisé par l’ADRIPS, Strasbourg, France, 31 août au 02 septembre 2011 ; PETEUIL, A., MORLOT, R., LACASSAGNE, M.-F., & CASTEL, P. (2012). Méthodologie d’étude des relations intercatégorielles : l’exemple des personnes diabétiques vs non diabétiques.9e Colloque International de Psychologie Sociale En Langue Française organisé par l’ADRIPS, Porto, Portugal, 1-4 juillet 2012.) s’inscrit dans la logique RepMut puisqu’il s’agit bien de représentations mutuelles (entre Diabétiques et Non Diabétiques).

Elle reprend la même logique en systématisant les calculs des coordonnées[2], en intégrant le poids des éléments[3] et leur valence[4]. Elle permet de situer précisément les contenus représentationnels représentatifs[5] dans l’espace de la confrontation inter-catégorielle où on retrouve les mêmes zones[6]. [ce serait bien d’avoir, après cette figure, une autre figure identique comprenant les mots associés pour illustrer les différentes zones, cette figure existant dans le pwpt de la conférence sur RepMut et les RS]

Figure 1 : Schématisation des zones représentationnelles des relations intergroupes.  

Cette méthode et la présentation correspondante doivent être retravaillées pour permettre de lire les résultats conformément aux trois logiques (au moins).

Il semble qu’on peut déjà identifier un modèle correspondant à une partition oppositive : par exemple pour A, la présence d’items majoritairement verts à droite et d’items pour la plupart rouges à gauche (plus on tend vers « tout vert » à droite et « tout rouge » à gauche, plus la partition est oppositive). Cependant, il n’y a pas de critère clair pour certifier qu’on est dans cette configuration.

Le RepMut utilisé au moment de la conception de cette méthode ne comprenant ni l’infrativité (correspondant à la praxotivité et donnant l’utilité sociale) ni la suprativité (correspondant à la téléotivité et donnant la durabilité ou l’idéalité), il reste à mettre à jour la démarche pour intégrer ces apports. Il reste aussi à identifier les patterns correspondant aux stratégies de changement de niveaux, avec l’individualisation liée à l’égotivité et la re-catégorisation (mal nommée puisqu’il s’agit de sortir des catégories en les dépassant dans un univers unique) liée à l’entitativité (à voir).

La base de cette présentation semble donc poser pas mal de problèmes sachant qu’on ne voit pas comment on pourrait ajouter tous ces manques (d’où l’intérêt de la présentation graphique proposée 3 pages plus loin, p. 78).


[1] « Nous avons, pour chaque insertion (la France et le Gabon), construit un arbre maximum de similitude en parcourant la préordonnance de similitude de façon croissante et en ne retenant que les arêtes qui ne forment pas des cycles avec les arêtes déjà retenues. L’identification des cognitions centrales se fait selon plusieurs critères :

– la connexité ou le degré de voisinage des éléments sur l’arbre maximum. En d’autres termes, le degré de voisinage correspond au nombre de voisins. De ce point de vue, l’élément central de la représentation correspond à celui qui a le degré le plus fort (c’est-à-dire celui qui a le plus grand nombre de voisins). L’élément au degré le plus fort est également appelé l’élément le plus connexe, c’est-à-dire celui auquel le plus grand nombre d’éléments est connecté.

– et l’excentricité (Flament, 1996b). Ici, pour chacun des éléments du graphe, on note la distance aux autres éléments, et la valeur maximum correspond à l’excentricité de cet élément. L’élément central de la représentation est constitué par l’élément ou les éléments qui ont l’excentricité minimum, c’est-à-dire la distance minimum par rapport au point le plus excentrique.

Il nous semble que la combinaison de ces deux critères permet de déterminer la centralité des éléments du champ de représentation de l’objet « circoncision ». Ces deux critères nous apparaissent complémentaires dans la mesure où la connexité nous donne une centralité locale alors que l’excentricité nous donne une centralité globale. »

[2] nous représentons sur un graphique, constitué de deux axes, l’espace représentationnel des relations intergroupes.

– L’axe horizontal (x) qui concerne la cible est indépendant de la source. Une caractéristique attribuée autant de fois à la cible A qu’à la cible B sera placée au centre de l’axe horizontal. Une caractéristique attribuée uniquement à la cible A sera placée à l’extrémité droite de l’axe horizontal et, inversement, une caractéristique attribuée uniquement à la cible B sera placée à l’extrémité gauche de l’axe horizontal. Le calcul de la coordonnée x d’un adjectif correspond à la formule suivante :

– L’axe vertical (y) qui concerne la sourceest indépendant de la cible. Une caractéristique attribuée autant de fois par la source A que par la source B sera placée au centre de l’axe vertical. Une caractéristique attribuée uniquement par la source A sera placée à l’extrémité haute de l’axe vertical et inversement, une caractéristique attribuée uniquement par la source B sera placée à l’extrémité basse de l’axe vertical. Le calcul de la coordonnée y d’un adjectif correspond à la formule suivante :                                                                                                                                     

[3] Concernant l’importance du nombre d’occurrences de l’adjectif, plus il est grand et plus la taille de police de l’adjectif est grande (voir le Tableau de correspondance entre le nombre d’occurrences et la taille de police).

[4] La valence moyenne attribuée à chaque adjectif apparait dans la couleur de l’adjectif (rouge pour négatif et bleu pour positif) ainsi que dans la forme et la couleur du marqueur (signe de soustraction rouge pour négatif et signe d’addition bleu pour positif).

[5] Les adjectifs recueillis lors de la phase d’association de caractéristiques sont lemmatisés, c’est-à-dire mis au masculin-singulier (e.g., « belles » devient  « beau »). A partir de là, nous comptabilisons le nombre d’occurrences (no) pour chacun d’eux (nombre de fois où l’adjectif a été produit). Les adjectifs retenus par la suite sont ceux dont le nombre d’occurrences est supérieur au seuil fixé par la loi binomiale calculé pour chaque source.

[6] l’identification de ces zones est basée sur les écarts des nombres d’occurrences et non sur le nombre d’occurrences total. La significativité des écarts est testée avec le test exact de Fisher. Les caractéristiques attribuées majoritairement à une cible par une seule source peuvent être dites endotypiques (image qu’un groupe a de lui-même mais qui n’est pas partagée par l’autre groupe) ou exotypiques (image qu’un groupe a de la part de l’autre groupe sans s’y reconnaitre). Sur la représentation graphique, les adjectifs endotypiques et exotypiques sont situés aux extrémités des deux axes à la fois (c.-à-d. dans un des quatre « coins »).

Les caractéristiques attribuées majoritairement à une cible indépendamment de la source sont dites prototypiques. Les caractéristiques prototypiques définissent l’image partagée d’une même cible. Plus un adjectif est proche des extrémités de l’axe horizontal, plus il prototypique.

Les caractéristiques attribuées majoritairement par une source indépendamment de la cible sont dites intratypiques. Cela correspond au « répertoire »  de cette source quelle que soit la cible dont elle parle. Plus un adjectif est proche d’une extrémité de l’axe vertical, plus il est intratypique.

Enfin, lescaractéristiques attribuées autant à une cible qu’à l’autre par les deux sources sont dites non typiques. C’est l’image commune aux deux cibles partagée par les deux sources. Plus un adjectif est proche du centre, moins il est typique.

La condensation des représentations

(à partir des caractéristiques recueillies)

Au-delà de l’analyse et de la présentation des contenus représentationnels qui s’appuient sur les éléments représentationnels les plus représentatifs, il est intéressant de « résumer » le champ de représentation mis au jour dans la phase de recueil. Pour cela, deux techniques peuvent être dégagées à partir des caractéristiques associées lors de la phase de recueil de RepMut, la synthétisation discursive (mise en syntagme, mise en proposition, mise en phrase, mise en texte) c.-à-d. une sorte de prédicalisation et la catégorisation (ou plutôt l’incarnation catégorielle) c.-à-d. une sorte d’association inversée.

La synthétisation discursive des éléments représentationnels (prédicalisation)

Il s’agit de constituer des phrases (ou des syntagmes) avec les caractéristiques les plus fréquemment citées pour qualifier X. La même opération peut évidemment être faite pour Y, et éventuellement pour V ou x). On peut aussi faire plusieurs phrases (un paragraphe) pour chaque cible (X, Y et éventuellement V, x).

Le critère pour retenir les mots utilisés peut être leur fréquence mais aussi (et même plutôt) leur intrativité, leur diativité ou leur pantivité (ce dernier paramètre semble le plus pertinent).

Ces démarches qui consistent à constituer des phrases (syntagmes) qui intègrent plusieurs éléments sélectionnés (selon des critères précis, pertinents et donc automatiquement) du champ de représentation s’apparentent à celle qu’on avait mise en œuvre (sans la systématiser dans une méthode) dans la recherche sur la RS de la mort présentée au symposium de Sterling (en 2002, donc bien avant RepMut). On résumait (ou illustrait) les 3 représentations résultantes (issues d’entretiens menés en contextes différents) en construisant des propositions (inédites) à partir des éléments les plus spécifiques des discours de chaque situation (on dirait aujourd’hui ayant la pantivité la plus élevée) : « les morts sont là », « ma mort, elle me fait peur », « la mort, c’est la question fondamentale ».

(CASTEL, P., & PERRAT, F. (2002). Les représentations sociales de la mort. In P. CASTEL, symposium « Access to Social Representations through Discourse Analysis », 6th International Conference on Social Representation, Sterling, U.K., 28 august-1 september 2002.)

(voir aussi peut-être le chapitre avec Dieudonné sur l’analyse syntagmatique de la circoncision : CASTEL, P., & BOULINGUI, D. (2011). Normes contextuelles et pratiques culturelles: une comparaison de discours sur la circoncision. In L. Baugnet & T. Guilbert (Eds.), Discours en Contextes (pp. 41-58). Paris : Presses Universitaires de France.)

Il s’agirait donc de constituer des fragments de discours (syntagmes nominaux, propositions, phrases, voire plus) à partir des caractéristiques qui sont associées à une catégorie, en particulier à partir de celles qui lui sont spécifiques face à l’autre catégorie (pantivité élevée). Ça revient à élaborer des caricatures instanciées (ou des portraits stéréotypés).

L’incarnation catégorielle du champ de représentation (RepMut inversé)

L’autre technique consiste à « inverser » ce qui se passe dans la phase d’association, ce qui revient à trouver à partir du champ de représentation obtenu un objet de représentation correspondant (c.-à-d. identifier un référent derrière des éléments de contenu). Ainsi, dans la recherche de la thèse d’Audrey, le champ de représentation de l’objet « les Diabétiques » était très différent chez les diabétiques et chez les non diabétiques. On a demandé à des sujets tout-venant de trouver quels étaient les mots inducteurs qui avaient produit ces associations (Audrey PETEUIL, chapitre 6, la « charade » des diabétiques, Présentation d’une méthode d’étude des relations sociales (RepMut) : applications aux rapports entre les malades chroniques et les bien-portants.Soutenue le 23 octobre 2015.). Ils ont donné majoritairement « diabétique » ou au moins « malade » pour les mots choisis par les non diabétiques alors qu’ils n’ont quasiment pas fait référence à la santé pour ceux choisis par les diabétiques (ce qui montre que les diabétiques ont une représentation de leur état qui « nie » la maladie).

Le procédé utilisé consistait à faire retrouver le mot inducteur à partir duquel les mots avaient été produits : « La consigne était explicitée avec un exemple pour s’assurer de la compréhension. Il s’agissait d’introduire la notion de mot inducteur et d’expliquer avec quelle méthode les listes qui leur étaient proposées par la suite avaient été produites. Pour cela, nous expliquions que « lors d’une précédente enquête, nous avons demandé à plusieurs personnes de nous donner les adjectifs qui leur viennent spontanément à l’esprit pour qualifier les « étudiants » (mot inducteur) ». Ensuite nous présentions sous la forme d’une liste de 6 adjectifs les résultats (« studieux », « jeune », « stressé », « autonome », « fêtard » et « sérieux »). Une foisle principe compris par les répondants, nous leur expliquions que nous avions refait cet exercice avec d’autres mots inducteursdont nous leur présentions les résultats, leur consigne étant « de trouver le mot inducteur (le mot ou groupe de mots) à l’origine des réponses ».

Plus simplement, on peut demander directement « à qui (ou à quelle catégorie sociale) vous fait penser cette liste de caractéristiques ? ». Autrement dit, on présente la liste des termes les plus fréquents (ou les plus intratifs, ou les plus diatifs, ou les plus pantifs) parmi ceux associés à une catégorie et on cherche à amener des sujets à déterminer à qui ces caractéristiques s’appliquent selon eux.

En demandant UN mot pour rassembler tous les mots induits (« Qui a toutes ces caractéristiques ? »), on amène les sujets à condenser, à résumer, à synthétiser la représentation, en l’incarnant (on peut lui demander plusieurs réponses, chacune rassemblant néanmoins l’ensemble des caractéristiques). Ensuite, en étudiant les réponses de plusieurs sujets (effectif minimal à préciser), on peut déterminer à quelle(s) catégorie(s) sociale(s) la cible est associée ou au moins dans quel(s) secteur(s) de la société elle est située. Et on peut étudier évidemment les rapports entre les catégories ou secteurs obtenus (voir la fiche RepMut infirmières).

L’exploration des portraits-robots (réalité augmentée JYB) (à partir des caractéristiques recueillies)

On peut mixer les deux techniques en faisant, à partir des mots induits les plus « pantifs », des phrases (des syntagmes nominaux, des propositions, des paragraphes, des textes comme le récit d’une journée de « Donald » dans l’expérience sur le priming de stéréotypes raciaux de Devine) ou des portraits constitués de listes de traits (voir les expériences sur les premières impressions de Asch) et en les utilisant comme stimulus (ça permet d’avoir un dispositif plus écologique (une affabulation plus plausible) que des listes de mots comme dans la thèse d’Audrey).

À partir de ce portrait (ne comportant évidemment pas le nom de la catégorie c.-à-d. le mot inducteur), on peut demander simplement (question ouverte) à des sujets tout-venant de qui il s’agit, à qui correspond le discours, de qui ça parle, quel est le héros (ou quels sont les héros) de ce récit… (c.-à-d. faire nommer le personnage, identifier sa catégorie d’appartenance).

On peut bien sûr le faire pour les X et pour les Y (en contrebalançant l’ordre). Rien n’empêche de le faire avec la même population sur plusieurs études RepMut précédentes (puisque les sujets n’ont pas à être insérés socialement dans une confrontation).

Et on peut éventuellement dégager quelques aspects théoriquement pertinents en questionnant sur chacune des catégories avec des questions liées à l’utilité sociale (Infrativité : « Indiquez à quel point ces personnes contribuent au fonctionnement de la société actuelle (ou du système concerné) »), à la désirabilité (Médiativité : « Indiquez à quel point vous appréciez personnellement ces personnes (ou ces personnes se situent du côté des valeurs que vous défendez) »), et à l’idéalité (Suprativité : « Indiquez à quel point ces personnes s’intégreraient facilement dans un univers utopique (ou peuvent participer à rendre idéale la société ou relèvent du monde de l’avenir) »). On peut aussi étendre cette phase avec plusieurs des autres tivités des RepMut « classiques ».

Remarque : rien n’empêche non plus d’appliquer la même démarche (avec quelques adaptations) sur x (si l’égoreprésentation a été faite) et/ou sur V (ou W ou U) (à la même condition).

On peut également, toujours à partir des portraits en prose ou en liste, faire remplir un questionnaire « fermé » (femme/homme, Noir/Blanc, handicapé/valide, natif/immigré, sportif/non sportif…, y compris les catégories inductrices), avant de passer aux différentes tivités. Cela n’a pas la qualité non directive des associations de la phase qualitative de RepMut (où tout vient du sujet) mais ce n’est pas un problème puisqu’il s’agit d’un dispositif général de synthétisation d’une image. L’image a été produite totalement librement par des sujets concernés, il s’agit maintenant d’estimer à quoi elle renvoie par un dispositif qui se rapproche de la méthode des juges (c.-à-d. des sujets non partie prenante dans la confrontation, complètement extérieurs à la situation).

On peut donc faire passer prochainement un post-RepMut de ce type.

Présentation graphique des représentations mutuelles dans l’espace des partitions [revoir et faire les dessins]

Historique : RS et AFC

Quand on travaillait sur les représentations sociales (avec Monteil à Clermont, en particulier sur la RS de la formation par les formateurs du Puy de Dôme), on avait été amené à critiquer l’Analyse Factorielle des Correspondances comme méthode d’analyse des données (et par conséquent de leur présentation graphique). En effet, l’AFC est une méthode ascendante qui consiste à rechercher d’abord un premier axe à savoir celui qui rend compte de la plus grande part de la variance (par exemple 35%), puis un 2e axe qui rend compte de la plus grande part de la variance à partir de ce qui reste (par exemple 21%), et ensuite un 3e axe sur le même principe (par exemple 10%), etc. Par ce moyen, on arrive dans notre exemple à rendre compte de 66% de la variance avec 3 axes mais ces axes sont conçus comme ayant des importances inégales.

Déjà à l’époque, on avait une conception ternaire qui posait par principe 3 axes d’importance a priori équivalente. Pour cette raison, on avait supposé l’existence d’une méthode (à construire) qui ne procéderait pas par étapes (d’abord, puis, ensuite) donnant des axes hiérarchisés (axe 1 ou principal, axe 2 secondaire, …) mais qui chercherait directement le système de 3 axes orthogonaux permettant de rendre compte du plus de variance possible. Pour l’exemple précédent, il devrait y avoir un système de 3 axes rendant compte chacun de plus de 20% de la variance (par exemple idéalement 22%, 22% et 22%, ou plus, 27%, 27% et 27%), l’ensemble rendant donc aussi bien compte de la réalité même si aucun des axes ne rend compte de plus de 30% (il faudrait donc, après que l’AFC a déterminé l’espace pertinent, effectuer des rotations pour fixer les axes pertinents). [Voir la discussion à propos de la démarche par paliers de l’AFC et ce qu’on peut nommer l’erreur incrémentielle dans le chapitre suivant].

Ça n’avait pas débouché, peut-être à cause des limites des capacités des logiciels et des ordinateurs à l’époque (fin des années 80), certainement surtout à cause des limites de nos compétences dans ce domaine (sachant que Louis Maillot, le MCF de maths avec qui on était en contact, est mort (très jeune) avant qu’on s’y soit réellement mis), mais le principe reste valable et devrait pouvoir se faire aujourd’hui (concevoir une méthode s’appuyant sur l’AFC et des rotations pour obtenir 3 axes équivalents).

Ceci étant, dans le cas de RepMut, si on est bien dans un système ternaire, on n’a pas besoin d’une méthode ascendante puisqu’on a un cadre théorique (le paradigme des partitions sociales) qui permet de définir a priori l’espace dans lequel peuvent s’inscrire les données.

Néanmoins, cette analyse tri factorielle des correspondances (« ATFC ») pourrait être utilisée comme méthode de vérification (ou de validation) a posteriori.

L’espace partitionnel fixe

Grâce à la conception théorique des partitions sociales, on a donc un espace tridimensionnel permettant de déterminer les coordonnées des données.

Pour un plan, il y a l’abscisse et l’ordonnée ; pour un espace, il y a l’abscisse, l’ordonnée et la cote (ce dernier terme semblant nettement moins connu) ou ce qu’on peut appeler la longueur, la hauteur et la profondeur (pour un volume) ou l’horizontale, la verticale et la transversale (dans cet ordre, x y z, bien que souvent (Wikipédia) l’espace cartésien soit représenté en mettant x en diagonal, y en horizontal et z en vertical).

L’espace dans lequel s’inscrivent les éléments de RepMut (aussi bien les cibles : X l’endogroupe, Y l’exogroupe, éventuellement l’objet, le sujet…, que les items : les adjectifs cités pour chacune des cibles) est défini par les 3 partivités (les tivités liées aux partitions à savoir l’infrativité, la médiativité et la suprativité c.-à-d. la praxotivité (factotivité, écotivité), la nomotivité (éthotivité, doxotivité) et la téléotivité (néotivité, ontotivité) ou l’utilité, la polarité et la durabilité ou encore le statut, la valence et l’idéal, formellement u, v, w).

Les 3 axes sont évidemment orthogonaux et ils se coupent au point 0 de chacun

On pourrait placer u comme l’axe vertical (la hauteur) parce que le statut est estimé de tout en bas (de l’échelle sociale) à tout en haut, v comme l’axe horizontal (sur la longueur) parce que cet axe oppose le côté gauche au côté droit (bipolaire comme la valence (et l’orientation politique)) et w comme l’axe transversal (la profondeur) parce que cet axe traverse les différents plans « autres » que le plan qu’on a devant soi (l’idéal se situe au-delà de l’apparence).

En fait, dans une optique de formalisation stricte, il vaut mieux, par convention et par défaut, indicier les axes dans l’ordre « naturel », en l’occurrence alphabétique, avec u pour l’abscisse, v pour l’ordonnée et w pour la cote.

[dessiner ici l’espace en question]

L’espace partitionnel représenté

Cependant, si géométriquement les 3 axes sont équivalents (ils ont formellement, par construction, la même importance), subjectivement (et pratiquement) ils sont hiérarchisés. En effet, quand on lit des données (par exemple, les positions respectives de X et de Y), on a tendance à regarder d’abord leur coordonnée sur l’axe horizontal (peut-être parce que c’est le sens de l’écriture dans la plupart des langues) puis leur coordonnée sur l’axe vertical (parce qu’il est sur le même plan). Après seulement, on recherche leur positionnement sur l’axe transversal, ce qui est beaucoup plus compliqué puisqu’il est « déformé » en quelque sorte par la 2D (s’il était parfaitement perpendiculaire aux 2 autres, il ne correspondrait qu’à leur point d’intersection).

Pour représenter l’espace partitionnel dans lequel s’inscrit un sujet (il en va de même bien sûr pour un groupe), il semble donc logique de mettre en horizontal la partivité dans laquelle il s’inscrit prioritairement (u l’infrativité si c’est la partition hiérarchique, v la médiativité si c’est la partition oppositive et w la suprativité si c’est la partition communautaire) ; ainsi, X et Y sont très distants sur cette dimension, X étant a priori à droite et Y à gauche [dans les AFC aussi, l’axe horizontal est l’axe principal (l’axe 1) puisqu’il rend compte de la plus grande part de la variance, et on l’interprète en considérant les items les plus extrêmes]. L’axe vertical, qui est spontanément perçu comme secondaire, est celui dans lequel l’écart entre X et Y (au profit de X) est un peu moins grand (en ce sens moins déterminant). Enfin, le 3e axe, le moins directement accessible, est le moins important (du point de vue des partitions) c.-à-d. où l’écart X-Y est le plus petit (voire négatif).

Avec ce changement de présentation, on ne se contente pas de placer les éléments représentationnels du sujet dans un espace préétabli ; on intègre le fait qu’il élabore lui-même l’espace dans lequel il est (c’est le même changement qu’entre la TIS (faire gagner sa catégorie) et la TAC (s’affilier à une catégorie gagnante) ou entre la 1re conception des partitions (la situation/partition dans laquelle le sujet est inscrit détermine le processus de discrimination correspondant qu’il met en œuvre pour rendre positive son identité sociale) et la 2e (le sujet adopte la partition la plus profitable à son identité sociale)).

On propose de plus de ne pas tracer ce 3e axe comme les autres (sachant que ce n’est pas possible de le faire à la même échelle et que de toute façon ça complique énormément la lecture, y compris sur les autres axes, puisque ça déplace le point considéré qui reste quand même dans le même plan et donc acquiert de fait de nouvelles coordonnées dans ce plan), mais d’indiquer le positionnement sur cet axe de la cible (ou de l’item) au-dessus de ce point. On peut par exemple mettre un slash (/) indiquant qu’il s’agit de la transversale (diagonale) suivi de la coordonnée sur cet axe c.-à-d. la partivité correspondante.

On peut certainement faire beaucoup mieux (mais pas avec un usage sommaire de Word) par exemple en traçant un trait oblique (à 45° ou à 30°) avec le point où l’item se situe ou même en dessinant la transversale de façon à ce que l’item soit placé à la bonne coordonnée (en mettant avant (en bas à gauche, SW) une longueur correspondant au complément à -1 de la tivité et après (en haut à droite, NE) une longueur correspondant au complément à +1 de cette tivité (ou beaucoup plus grossièrement en répartissant 4 unités de longueur entre avant et après : pour une tivité de -1,00 à -0,60 : 0-4 ; de -0,60 à -0,20 : 1-3 ; de -0,20 à =+0,20 : 2-2 ; de +0,20 à +0,60 : 3-1 ; de +0,60 à +1,00 : 4-0 ;

Pour illustrer, imaginons qu’on fasse passer à des membres de la République En Marche (REM) un RepMut sur les relations entre les Gilets Jaunes (G, l’exogroupe, Y) et les soutiens de Macron (M, l’endogroupe, X) et que les résultats indiquent clairement qu’ils se situent dans une partition communautaire où ils constituent une élite (wX=92 (+0,84), wY=27 (-0,46), qu’ils estiment porter des valeurs plus positives que les autres (vX=81 (+0,62), vY=58 (+0,16)) et que les Gilets Jaunes sont davantage responsables du (dys)fonctionnement actuel de la société qu’eux-mêmes (uX=48 (-0,04), uY=77 (+0,54)).

[dessiner ici les schémas correspondants (ici sans les axes, horizontal, vertical et transversal)]

v

                                                                                                                                                                   u/48 -0,04

                                                                                          81 0,62                                                                  M

            u/77 0,54

            G                                                                           58 0,16

27 -0,46                                                                                                                                             0,84 92  w

Le plan aura donc pour abscisse (horizontal, longueur) w (la suprativité, la téléotivité) et pour ordonnée (vertical, hauteur) v (la médiativité, la nomotivité), et la dernière coordonnée, la cote, indiquée par « / » (transversal, profondeur) sera u (l’infrativité, la praxotivité). Ainsi, le point M (X) se situera tout à droite (92) +0,84 et très haut (81) +0,62 et aura au-dessus « /48 » -0,04 indiquant qu’il est proche du centre de cet axe ; et le point G (Y) sera très à gauche (27) -0,46 et un peu au-dessus de la ligne médiane (58) +0,16 et aura au-dessus « /77 » +0,54 indiquant qu’il est très coté sur cet axe.

La lecture de cette représentation de la relation par la REM est relativement facile : on est dans une partition communautaire (la suprativité comme axe principal) où les macroniens constituent une minorité d’avant-garde et les gilets jaunes la majorité des rétrogrades (le nouveau monde et l’ancien monde selon la téléotivité), les macroniens sont idéologiquement (nomotivement) positifs mais les gilets jaunes ne sont pas négatifs (au centre de l’axe vertical de la médiativité) et les gilets jaunes sont plus responsables de la situation puisque étant notés plus fortement sur l’axe de l’infrativité (utilité forte) que les macroniens qui n’en sont néanmoins pas totalement dédouanés (utilité plus faible mais pas négative).

En plus de ces partivités définissant l’espace dans lequel se situent les sujets, on peut indiquer les autres paramètres importants c.-à-d. les autres tivités (les assotivités), à savoir l’égotivité (indiquant la proximité personnelle, par exemple xX=90 (+0,80) ; xY=60 (+0,20), les macroniens individuellement s’estiment très proches de En Marche et assez loin des Gilets Jaunes, donc s’identifient fortement à leur catégorie) et la pantivité (en l’occurrence l’entitativité, pX=82 (+0,64) ; pY=73 (+0,46)) résumant l’intrativité (conformité donc homogénéité) et la diativité (distinctivité donc typicalité), et montrant ici 2 groupes fortement constitués (il y a de l’homogénéité dans chacun et ils se distinguent largement l’un de l’autre) même si la REM l’est un peu plus.

L’égotivité peut être écrite en italique (puisque le sujet x est toujours dans ce format) à gauche de X et à droite de Y puisque x se situe entre les 2 (on peut aussi le situer assez précisément en respectant les distances estimées ce qui facilite la lecture : x est à 10 de X et à 40 de Y ; si la ligne rejoignant Y et X mesure 10cm, x sera à 8cm du début (x=(((100-xY)/((100-xY)+(100-xX)))*100).

La pantivité peut être écrite en gras en dessous de l’item (cible ou adjectif), la police de celui-ci étant proportionnelle à cette pantivité (par exemple, de 10 à 19 par point pour des pantivités de 0 à 100 [-1,00 à +1,00) :  0-9=10 (-1,00 à -0,81 = 10) ; 10-19=11 (-0,80 à -0,61 = 11) ; 20-29=12 (-0,60 à -0,41 = 12) ; 30-39=13 (-0,40 à -0,21 = 13) ; 40-49=14 (-0,20 à +0,19 = 14) ; 50-59=15 (0 à +0,19 = 15) ; 60-69=16 (+0,20 à +0,39 = 16) ; 70-79=17 (+0,40 à +0,59 = 17) ; 80-89=18 (+0,60 à +0,79 = 18) ; 90-100=19 (+0,80 à +1,00 = 19) ) toujours pour faciliter la lecture.

Pour faciliter la lecture et (parfois) l’écriture, on peut mettre les données redondantes (la pantivité déjà indiquée par le format de la police…) ou secondaires (comme la note d’égotivité) en format 5 ou 6 (ou n’apparaissant que si on pointe le mot avec la souris, ou même ne pas les mettre du tout), de même que X et Y indiquant la référence à l’endogroupe ou à l’exogroupe (et éventuellement à l’objet…) (ou les indicier par des couleurs différentes ou des polices différentes)…

 [dessin ci-dessous mal fait (et sans axe vertical et sans axe transversal)]

                                                                       v

                                                                                                                                                                                  /48 -0,04

                                                                       81 0,62                                     90 0,80           MX

                                                                                                                                                      x                              82 0,64

                                    /77 0,54

                       YG60 0,20                                       58 0,16

                                     73 0,46                                                            

   ________________27 -0,46____________________________________________________________________92 0,84 w

                                                                                                          I

                                                                                                          I

                                                                                                          I

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                                                                                                          I

                                                                                                          I

                                                                                                          I

                                                                                                          I

                                                                                                          I

                                                                                                          I

Les items de représentation (c.-à-d. les adjectifs cités pour X et pour Y, et éventuellement pour l’objet, pour le sujet…) peuvent être intégrés dans ce graphique en suivant exactement les mêmes conventions : par exemple, si « vif » a été cité pour qualifier la REM, si sa pantivité est de 43 (-0,14), son égotivité de 68 (+0,36), son infrativité de 31 (-0,38), sa médiativité de 67 (+0,34) et sa suprativité de 83 (+0,66), il apparaîtra comme dans le graphique ci-dessous.

(Par ailleurs, pour ne pas surcharger, on peut ne mettre que les 3 premières lettres des adjectifs, écrites en caractères normaux, avec un glossaire en dessous de la figure (de même pour les cibles (qui peuvent aussi être désignées par des initiales), mais en caractères gras pour les faire ressortir).

                                                                       v

                                                                                                                                                                                  /48 -0,04

                                                                       81 0,62                                     90 0,80           MX

                                                                                                                                                      x                              82 0,64

                                                                                                                                                                /31 -0,38

                                                                       67 0,34                             68 36          vif X

                                    /77 0,54                                                                                                                43 -0,14

                       YG60 0,20                                       58 0,16

                                     73 0,46                                                            

   ________________27 -0,46_____________________________________________________________83 0,66______92 0,84 w

                                                                                                          I

                                                                                                          I

                                                                                                          I

                                                                                                          I

                                                                                                          I

                                                                                                          I

                                                                                                          I

                                                                                                          I

                                                                                                          I

                                                                                                          I

On peut accentuer la hiérarchie entre les axes (le premier est l’axe principal, celui de la dimension qui structure l’espace partitionnel (la partition), le deuxième vient « loin derrière » puisqu’il ne correspond pas à la stratégie identitaire du sujet, et le troisième est encore moins important). Et en effet, le premier est à l’échelle (par exemple 10 cm), le troisième est plus petit (par exemple 2,5 cm) ; le deuxième devrait donc être intermédiaire (5 cm dans ce cas) pour rendre compte de la logique des partitions (le sujet s’inscrit dans la partition qui lui procure le plus grand bénéfice identitaire).

L’idée serait donc de prendre un axe horizontal « à l’échelle » (par exemple 10cm sur une feuille A4, ou 20cm en format paysage) correspondant à la partition dans laquelle s’inscrit le sujet. L’axe vertical serait à l’échelle ½ (5cm en portrait) et servirait de support à la 2e partivité (dans l’ordre d’importance donné par l’écart entre l’endo et l’exo au profit de l’endo). Le 3e axe supportant la partivité la moins importante pourrait être à l’échelle ¼ (2,5cm).

[voire moins, ⅛ (en effet, il s’ajoute à cet effet d’ordre décroissant (comme entre l’axe principal et le secondaire) un effet de perspective (il est vu comme s’éloignant vers l’horizon) et un effet de délocalisation (il ne passe pas par le point de rencontre des 2 autres))].

L’unité serait donc de 1mm sur l’axe 1, de 0,5mm sur l’axe 2 et de 0,25 [voire moins : 0,125mm] sur l’axe 3. Ainsi en format A4, pour notre sujet macronien, M serait 42mm à droite de O (le point d’intersection des axes) et G à 23mm à gauche, M serait à 15,5mm au-dessus de O et G à 4mm, et il y aurait un trait oblique de 25mm autour de M avec un segment de 12mm au SW et de 13mm au NE et un trait oblique autour de G de 19,25mm au SW et de 5,75mm au NE [voire un trait oblique (30°) de 12,5mm avec un point M à 6mm de l’extrémité SW et 6,5mm de l’extrémité NE et un trait oblique de 12,5mm à avec un point G à 9,5mm de l’extrémité SW et 3mm de l’extrémité NE].

[dessiner ici le schéma correspondant]

L’espace partitionnel égotique et collectif

Lorsqu’il s’agit du diagnostic d’un seul individu (un macronien) pour le seul rapport Gilets Jaunes – En Marche, on aura ainsi ces 2 cibles (G et M) et les 10 adjectifs cités (5 pour chaque cible) ce qui engendre une figure très lisible (12 points), et qui le reste si on ajoute un objet ou le sujet (18 points) (et même les deux (24 points)).

Lorsqu’on s’intéresse à une catégorie (par exemple si on a fait passer ce RepMut à un échantillon d’une cinquantaine de membres de la République En Marche), les cibles restent les mêmes (G et M) mais tous les adjectifs ne peuvent pas être inscrits. En ce cas, on retiendra les items les plus fréquents (seuil à fixer : binomiale (corrigée par la saturation asymptotique) ou 10% ou nombre fixe ou trou dans la distribution, essentiellement en fonction de la lisibilité) sachant que les tivités de tous les adjectifs sont prises en compte dans la détermination des axes et des cibles. On pourra ainsi garder par exemple les 5 adjectifs les plus cités pour chaque cible (c’est en tout cas ce qu’on peut faire par défaut).

Notons qu’on peut aussi décider de retenir les adjectifs les plus typiques de chaque catégorie (c.-à-d. ayant la plus forte diativité) ou plutôt les plus caractéristiques dans la confrontation (c.-à-d. ayant la plus forte pantivité).

En fait, il est sans doute préférable de tenir compte simultanément des deux critères (fréquence et pantivité), l’un tenant à la représentativité par rapport à la population et l’autre à la définition relativement à la cible.

La place du sujet x

Dans les cas où on a demandé l’égoreprésentation, on peut bien sûr placer le sujet lui-même (x) dans l’espace partitionnel comme on le fait pour l’endogroupe (X), l’exogroupe (Y) et éventuellement l’objet. Quand ce n’est pas le cas (c.-à-d. presque toujours), il est possible néanmoins de situer le sujet lui-même dans cet espace.

On peut le placer sur le segment de droite reliant l’endo (X) à l’exo (Y) comme indiqué ci-dessus (x=(((100-xY)/((100-xY)+(100-xX)))*100). Néanmoins, les coordonnées de ce point sur les 3 axes ne représentent pas les tivités correspondantes. En fait, la projection de ce point sur l’axe horizontal (ici w) ne donne pas la partivité individuelle correspondante (ici la téléotivité), celle sur l’axe vertical (ici v) n’a pas non plus de signification (ici ce n’est pas la nomotivité individuelle) et il n’est carrément pas possible de faire une projection sur le dernier axe (ici u), ce qui est en partie responsable de l’absence de signification des 2 autres axes.

On peut déterminer ces coordonnées (les coordonnées de x) directement (et de façon plus juste) à partir du tableau des résultats en pondérant chaque partivité par l’égotivité (relative) comme on détermine les coordonnées de X (et de Y) en pondérant chaque partivité par la pantivité relative. On peut ne prendre en compte que les items de l’endo (sachant que le sujet fait partie de ce groupe) ou tous les items, y compris ceux de l’exo (sachant que leur poids sera sans doute moindre). On peut aussi (et plutôt) ne considérer que les rapports (de grandeur) entre les partivités ; par exemple, d’après les égotivités des adjectifs qu’il a choisis pour qualifier son groupe (ou les 2 groupes), un sujet se considère lui-même nettement plus (2 fois) sur la valeur (20) que sur le statut (10) mais beaucoup moins (3 fois) que sur l’idéal (60).

Représentation de la dynamique intercatégorielle

Quand on a eu accès aux 2 populations (c.-à-d. si on a un échantillon de Gilets Jaunes et un échantillon de En Marche), après avoir étudié chacun des graphes séparément, on peut tenter de les comparer.

On peut déjà, en les plaçant l’un à côté de l’autre, constater les différences massives (structurelles) s’il y en a, qui tiennent aux espaces différents dans lesquels les populations se situent (par exemple, si les REM étaient dans un espace principalement téléonomique (w en axe horizontal) et les Gilets Jaunes dans un espace essentiellement idéologique (v en axe horizontal). Autrement dit, les premiers s’inscriraient dans une partition communautaire et les seconds dans une partition oppositive.

Mais, pour pouvoir effectuer des comparaisons plus précises, il faudrait disposer d’un espace structuré identiquement.

Si les axes sont placés de la même façon (c.-à-d. si les 2 groupes sont dans la même configuration partitionnelle, ce qui n’est sans doute pas le cas ici mais ce qui peut arriver parfois), on peut comparer les 2 (re)présentations en juxtaposant les 2 graphiques (il serait même possible de les superposer avec des couleurs différentes).

Si les axes sont placés différemment (en particulier si les 2 groupes sont dans des partitions différentes, imaginons que les Gilets Jaunes soient dans une partition oppositive v), il faut définir un espace commun.

Ça peut être l’espace par défaut : u en abscisse, v en ordonnée et w en cote. Les 2 (re)présentations étant réalisées dans des espaces identiques, on peut là aussi les comparer en les juxtaposant (il serait même également possible de les superposer avec des couleurs différentes). Néanmoins, ça risque de poser un problème de lisibilité ; ici, la représentation des gilets jaunes sera très lisible (ils mettront G tout en haut et M tout en bas) alors que celle des marcheurs sera beaucoup moins visible (puisque l’écart pertinent, en l’occurrence celui sur la suprativité, sera porté par l’axe transversal).

Peut-être serait-il préférable de mettre en horizontal l’axe correspondant à la partition d’un des groupes (celui où il y a le plus d’écart par exemple) et en vertical celui correspondant à la partition de l’autre groupe. Cela pourrait se traduire ici par v en horizontal (si les Gilets Jaunes perçoivent une fracture idéologique très forte) et w en vertical (si la fracture communautaire (fracture en l’occurrence surtout territoriale) est forte chez les macroniens), u se retrouvant en transversal. Dans ces cas où il s’agit de construire un espace commun, les 2 axes (horizontal et vertical) sont évidemment à la même échelle.

On peut ensuite comparer les 2 (re)présentations en juxtaposant les 2 graphiques (il serait même possible de les superposer avec des couleurs différentes). Les 2 confrontations principales (les 2 partitions) seront ainsi directement visibles, l’une en horizontal et l’autre en vertical.

[dessiner ici le schéma correspondant]

w

                                                                                                                                                         u

v

Puisque les axes sont les mêmes, on peut mesurer les distances sur chacun et tester les écarts à partir des distributions de notes correspondantes (ce qui n’est pas faisable avec des AFC puisque les axes n’ont ni métrique ni sens ni signification en soi). Tous les paramètres (c.-à-d. les tivités et leurs dérivées) étant clairement définis, toutes les comparaisons sont faisables, testables et interprétables.

Par contre, pour pouvoir comparer plusieurs études, il faudrait disposer d’un espace fixé a priori. Pour cela, on peut adopter le système d’axes initial (ou par défaut), à savoir u en abscisse, v en ordonnée et w en cote. Cela permettrait aussi d’avoir des graphiques dans la maxi-compilation (et de mettre en graphique cette maxi-compilation).

Il reste à voir s’il serait intéressant de trouver une représentation graphique simultanée des 2 catégories sources qui nous ajouterait quelque chose concernant la relation intergroupe (et si oui à voir comment, comme on l’a fait avec Caroline ou avec Audrey) mais ce n’est pas du tout indispensable (et peut-être même pas pertinent) dans la mesure où la comparaison des 2 est possible et largement exploitable en l’état.

À propos de la démarche par paliers de l’AFC

Le raisonnement sur l’inadéquation de l’AFC pour structurer l’espace partitionnel peut être généralisé et peut illustrer un biais de pensée répandue (« erreur incrémentielle ») y compris dans l’élaboration de RepMut.

Ainsi, « au début » (thèse de Caroline sur Blacks, Blancs, Beurs), après les associations verbales sur les 3 cibles (l’endoreprésentation et les 2 exoreprésentations), on demandait pour chaque item l’endotivité, les exotivités et l’égotivité (même si ça ne s’appelait pas comme ça). Et, pressentant qu’il y avait quelque chose (d’autre), on demandait la valeur de l’item (« pour vous, c’est plutôt positif ou plutôt négatif, et à quel point ? »). Ce « quelque chose » (en fait, le rapport du sujet à l’item, rapport complexe) était approché par le terme (la notion) qui en rendait le mieux compte (comme dans l’AFC l’axe 1 est celui qui rend compte du maximum de la variance) à savoir la valeur (c’est aussi ce qu’a fait Le Bouédec en utilisant le différenciateur sémantique d’Osgood pour trouver l’évaluation des items et ce que ceux d’Aix (Moliner je crois) ont introduit comme dimension (axiologique) de la RS).

Ensuite, au cours de la thèse d’Audrey, on s’est rendu compte que ces données ne permettaient pas d’avoir accès à la partition hiérarchique et on a introduit le statut. En fait, on s’est retrouvé avec 2 dimensions, la valence (l’ex-valeur mais sans la revoir) et le statut, dans cet ordre. À l’époque, on avait précisé qu’il fallait toujours présenter la statutivité avant la valentivité (parce que, quand il a donné le statut, le sujet répond à la valence en « enlevant » (en faisant abstraction de) ce qui relève du statut alors que, s’il commence par la valence, il donne le tout c.-à-d. la valeur globale que ça a pour lui). Autrement dit, on avait ajouté une 2e dimension à la 1re sans changer cette 1re alors qu’il aurait fallu revoir le système (ce qui correspond à effectuer une rotation), décomposer la « valeur » en 2 dimensions orthogonales et d’importance équivalente, dont l’une ne pouvait pas être celle qui tente de rendre compte de l’ensemble à elle toute seule. Dubois, Beauvois et autres, en décomposant la valeur en « utilité » et « désirabilité », ont fait mieux de ce point de vue (et seulement de ce point de vue puisque leur utilité est de niveau sociétal (culturel) et leur désirabilité de niveau individuel alors qu’il faudrait des notions de niveau social (catégoriel) ; cf. plus haut p. 26-27).

Quelque temps plus tard, quand on a voulu intégrer la 3e dimension dans le système, on a fait la même erreur (incrémentielle). On a ajouté (toujours sans rotation) l’idéal (qui comprend bien une notion absente jusque-là et indispensable à la partition communautaire) en gardant le statut et la valence. Le système final (cette fois-ci complet) ne peut pas être la première dimension (la valence) + la deuxième (le statut) + la 3e (l’idéal) mais il doit être « systématiquement » (ou plutôt systémiquement) repensé pour rendre compte de la même chose en 3 dimensions indépendantes. C’est ce qu’on a fait avec les dimensions « praxo » (« éco », « facto »), « nomo » (« étho », « doxo ») et « téléo » (« néo », « onto ») qui au moins théoriquement sont indépendantes, avec « infra », « média » et « supra » qui renvoient à des niveaux distincts (et, « littéralement » ou formellement, avec u, v et w qui correspondent à des axes orthogonaux).

En fait, on ne peut pas éviter, quand on défriche un terrain, d’utiliser la notion (ou le mot) qui en rend le mieux compte (on fait spontanément la même démarche que l’AFC face à des données qui apparaissent multiples et variées), mais ce choix initial devient un obstacle par la suite quand on le complète pour rendre compte de la complexité. Il faut nécessairement revoir l’ensemble (au risque de paraître excessivement pointilleux) ; et quand on a réussi à changer de vision (quand on est passé de la ligne au plan) et qu’on doit introduire la 3e dimension (ce qui est toujours le cas, si on a raison), il faut encore tout détruire et recommencer (presque) à zéro (pour passer à l’espace).

C’est ce qui explique aussi qu’on ne peut jamais reprendre en l’état les notions des autres chercheurs (qu’elles nous perturbent même beaucoup) parce qu’elles ont été conçues dans des visions unidimensionnelles (pour rendre compte simplement du maximum d’une situation complexe) ou parfois bidimensionnelles (souvent hiérarchisées) et qu’il faut donc les revoir entièrement (et les renommer) pour qu’elles s’intègrent dans un système ternaire. D’où aussi cette nomenclature quelque peu indigeste, en constante évolution (les différentes strates y apparaissent toujours) dans la mesure où elle tend à constituer un système.

Complément (très provisoire) à propos des représentations graphiques

Il y a une double évolution dans les indiciations des partivités.

Il y avait d’abord quelque chose de global, la valeur, à laquelle on a ajouté le statut puis l’idéal donnant la triade insatisfaisante (à cause de l’erreur incrémentielle) valence-statut-idéal.

Parallèlement (à peu près à la même époque), on avait X l’endogroupe, Y l’exogroupe, et Z la situation (en s’inspirant sans doute de la psychosociale du langage avec le locuteur, l’interlocuteur et la situation d’interlocution). D’où les formants : X endo, Y exo et Z éco (l’environnement de l’interaction).

Mais on s’est aperçu que Z, la situation (indiciée ECO à ce moment-là) comprenait plusieurs niveaux : celui du cadre des pratiques qu’elle impose (qu’on a continué à appeler ECO en faisant à nouveau l’erreur incrémentielle), celui des valeurs qui s’y affrontent (qu’on a appelé NOMO) et celui du modèle vers lequel elle tend (qu’on a appelé TELEO). En corrigeant l’erreur, ça donne donc PRAXO, NOMO, TELEO.

Mais, s’ils sont conçus systémiquement, ces monèmes sont quand même chargés de référents et donc approchés. D’ailleurs, ils admettent des équivalents qui ne renvoient pas tout à fait à la même chose (FACTO, DOXO, ONTO (ou ORECTO) par exemple).

On a donc poursuivi le mouvement de détachement, d’abstraction, de formalisme en utilisant les niveaux INFRA, MEDIA et SUPRA qui, même s’ils se réfèrent aussi à des contenus évocateurs (l’infrastructure de Marx, l’objet médiationnel de Winnicott, le but supra-ordonné de Sheriff), renvoient à la notion « pure » de niveaux (subordonné, intermédiaire, sur-ordonné).

On a terminé enfin la formalisation en utilisant des lettres arbitraires (donc pas des initiales comme on l’avait fait jusque-là). Ce sont ces lettres qui servent à indicier les axes de la représentation graphique. Les axes de l’espace cartésien classique étant X, Y et Z, et le X et le Y étant « pris » par l’endo et l’exo [et le Z par le gento], pour ne pas tout (trop) changer, on a adopté U, V, W (voir plus loin les liens entre u et x, entre v et y et entre w et z qui permettraient de rester sur x-y-z).

[Notons qu’on aurait pu prendre (on peut toujours prendre) A, B, C. Dans ce cas, A serait plutôt favorisé (la première lettre du début de l’alphabet) comme Z est plus favorisé dans le cas X, Y, Z (la dernière de la fin).

Et de fait, si le niveau infra renvoie plutôt à une approche pragmatique, le niveau média à une vision dynamique et le niveau supra à une démarche épistémique, le choix des lettres de fin d’alphabet se conçoit dans cette élaboration scientifique.

Néanmoins, cette discussion soulève 2 points :

D’abord, le choix d’une des 2 [ou 3] triades (a-b-c ou x-y-z [ou u-v-w]) n’est pas tout à fait neutre, et il ne semble pas y en avoir de neutre, et il ne semble pas y en avoir qui privilégierait la média (c’est comme pour les échelles ou les métriques, il faudrait soit pouvoir privilégier chacune des 3 soit n’en privilégier aucune (voir le « pas du tout / tout à fait » p. 28-29)).

Ensuite, même si on arrive à enlever tout favoritisme, il reste l’ordre (comme pour les niveaux) ; l’un des trois (b ou y [ou v]) est entre les deux autres. On peut penser que, à terme, il nous faudra 3 éléments [qui correspondent aux mondes d’Hintikka] formant une « échelle » nominale (comme les couleurs primaires (rouge, bleu, jaune)) et non une échelle ordinale (même s’il n’y a pas de favoritisme). [Il y a néanmoins des indices laissant penser que l’ordre n’est pas totalement arbitraire (même s’il ne présuppose pas du tout de favoriser tel ou tel) : signatures d’article, raisonnement philo…]

Les symboles α, β et γ (alpha, bêta, gamma), pour ceux qui ne connaîtraient pratiquement que cette succession de 3 lettres dans l’alphabet grec (on connaît par ailleurs en général quelques lettres isolées (π, ψ, φ, σ, χ, λ, μ, ε, δ, ϖ…) utilisées surtout en maths, mais pas dans un ordre donné), semblent constituer un système clos (pour la plupart des gens normalement (c.-à-d. peu) cultivés). De plus, ils sont classiquement utilisés en géométrie pour désigner les 3 angles d’un triangle. Ces symboles pourraient donc convenir pour indicier les 3 partivités (α=infra, praxo, statut ; β=média, nomo, valence ; γ=supra, téléo, idéal) et correspondraient par défaut aux 3 axes de l’espace partitionnel (α=abscisse, β=ordonnée, γ=cote). Ils comportent néanmoins eux aussi quelques inconvénients (n’existent pas sur les claviers classiques, majuscules A et B pour les 2 premiers, …) qui empêchent de les retenir sans examen plus approfondi. On garde donc (pour l’instant) u, v et w.]

On en vient à la représentation graphique.

On est parti des 3 axes u (praxo en horizontal), v (nomo en vertical), w (téléo en transversal).

On a vu que la 2D impliquait une hiérarchisation et on l’a exploitée avec pour Macron : w (téléo en horizontal), v (nomo en vertical), u (praxo en transversal).

On a accentué cette hiérarchisation avec l’échelle : 1 (pour l’horizontale), ½ (pour la verticale), ¼ [⅛] pour la transversale) avec les unités respectives 1mm, 0,5mm, 0,25mm [0,125mm].

On peut maintenant revenir, en utilisant une application 3D, à une représentation standard : u (praxo en horizontal), v (nomo en vertical), w (téléo en transversal) en faisant varier les échelles selon le rang des partivités ; ainsi pour notre macronien respectivement : ¼, ½, 1 (c.-à-d. les unités 0,25mm pour l’abscisse (praxo), 0,5mm pour l’ordonnée (nomo), 1mm pour la cote (téléo)).


Liens entre les cibles (égo, exo, endo, [gento]) et les niveaux  (infra, média, supra) [x-X-Y-Z-U-V-W]

Le niveau infra (U) correspond d’une certaine façon à x, le niveau média (V) à Y et le niveau supra (W) à Z.

Au niveau infra, U (correspondant à la réalité telle qu’elle se présente), il y a le sujet répondant (x). Ce niveau est défini par la pluralité (chacun a des particularités qui en font un être singulier, différent de tous les autres sur une multitude de critères). On peut nommer ces humains des particuliers (et non des individus comme on le faisait sachant qu’ils ne sont pas plus individu que personne ou agent mais qu’ils sont le sujet dans sa dimension clinique avec toutes ses particularités) et qualifier ce niveau (subordonné) de particulaire (au sens de comprenant des particuliers et non des particules). Il y a donc plein de x (dont le sujet interrogé, x1, mais pas que) et ils sont tous différents mais donc tous a priori également différents des autres donc équivalents ; ce qu’on peut indicier : x1, x2, x3, x4, x5,… Tous ces gens forment une population qu’on peut appeler x (minuscule en italique et sans indice, ou X majuscule en italique) puisqu’il n’y a rien d’autre que des x ; ce n’est pas l’endogroupe (X), pas un groupe mais plutôt une masse, une (ou la) population (sans frontière) dont x1 fait partie. Ce niveau subordonné, infra, U ou x (minuscule en italique), correspond à celui des gens sans qu’il soit possible d’y introduire de frontières ou de ruptures (U=x (24e lettre de l’alphabet sans gras, sans italique, sans majuscule) c.-à-d. que ce niveau est de l’ordre de « x » puisqu’il n’y a de référence qu’à ça).

Particulier ou Particulaire (ex-Individuel, subjectal ou idiotique) : singularité à pluralité (indépendants).

Au niveau média, V (correspondant à des mondes alternatifs), il apparaît de l’altérité, un ensemble qui partage quelque chose de différent du sujet (Y). Et cette exoticité mobilise automatiquement une endoticité : ça peut être « ils ont qq chose que nous on n’a pas » ou « ils n’ont pas qq chose que nous on a » (ou « ils ne sont pas au même niveau que nous » ou « ils ne sont pas du même bord que nous »). Cette perception de l’altérité (ce que, eux, ils ont de différent) fait prendre conscience de ce qu’on partage (le « nous », mon groupe, ma classe, mon camp), donc de la dualité caractéristique de ce niveau. L’ensemble des x (dont je fais partie) devient l’endogroupe (X, majuscule sans italique) face à l’exogroupe Y (avec une frontière entre les deux). Ce niveau coordonné, média, a donc comme spécificité de marquer une dualité (/) en introduisant Y (en majuscule) et peut donc être indicié en référence à cela (V=y (25e lettre) c.-à-d. que ce niveau est de l’ordre de « y » puisque c’est ce qu’il introduit).

Catégoriel (social) : altérité à dualité (relation).

Mais cette confrontation n’est possible que s’il y a plus ou moins la conscience qu’elle est pertinente (on peut mettre ensemble (additionner contrairement à ce qu’on dit à l’école) des carottes et des navets (dans une visée diététique par exemple) mais pas des carottes et des lettres de l’alphabet grec ou des médailles militaires ou des émotions ou des institutrices). Cette pertinence passe par un postulat se référant à un niveau supérieur (l’antagonisme fonctionnel). Au-delà de ce qui différencie X et Y, il y a quelque chose (de virtuel) qu’ils partagent, une communauté d’appartenance, le Z [qui devrait être en mégascule, ou ici de façon plus pratique en italique-gras, pour indiquer qu’on change de niveau]. Au niveau sur-ordonné, supra, W (correspondant à un univers et un seul), on postule donc l’existence de quelque chose incluant X et Y (c.-à-d. les reliant, les dépassant, les transcendant en quelque sorte), un but supraordonné par exemple. Ce niveau supra inclusif a la particularité d’intégrer X et Y (catégories) dans un tout Z de niveau supérieur (culturel) et peut donc être indicié en référence à cela (W=z (26e et dernière lettre) c.-à-d. que ce niveau est de l’ordre de « z » puisqu’il inclut les catégories (Z={X, Y}).

Culturel (sociétal ou spécifique) : communauté à unicité (intégration).

[après ce passage (montée) du niveau U au niveau W, voir 3 paragraphes plus loin (Si on reprend…) le passage (descente) de W à U]

L’altérité dans la relation, qui constitue une affirmation de différence (différentiation au niveau média), présuppose une assertion (une promesse, un projet, une perspective) de partage (intégration au niveau supra). De fait, l’altérité (contrairement aux différences entre x1 et x2, entre x1 et x3, entre x2 et x3, etc. du niveau infra) fonde l’exogroupe (« eux », Y) qui est la marque du niveau média (V ou donc y). Et, simultanément, des x du niveau infra (U) où il n’y avait rien d’autre que des x se constituent en X, « nous », l’endogroupe, une catégorie avec des frontières, en particulier entre X et Y. Et la comparaison entre les catégories, la catégorisation proprement dite, nécessite (ou rend saillant ou présuppose…) la mise en perspective des 2 catégories dans un univers commun (un projet, un postulat, un avenir…), Z.

Y est toujours une catégorie, de niveau média donc. C’est la façon dont X est situé (le niveau où x le place) qui définit la partition, soit comme une catégorie (niveau média) opposée (partition oppositive), soit comme relevant (ou étant plus proche) de l’ensemble de niveau supra (partition communautaire), soit comme constituée de particuliers singuliers (niveau infra), partition hiérarchique.

Donc, U, V et W renvoient à X, Y et Z (U-x, V-Y, W-Z).

Si on reprend les référents humains (ensemble culturel, catégories sociales, sujets particuliers) en « descendant » les 3 niveaux (c.-à-d. en les parcourant dans l’autre sens, du sur-ordonné vers le subordonné), il y a :

au début, en haut (niveau supra), le Z (mégascule), c-à-d l’ensemble (l’univers) le plus inclusif, l’Humanité (avec un h mégascule), qui comprend toutes les catégories coordonnées au niveau social (par exemple tout l’échiquier politique de l’extrême-gauche à l’extrême-droite ou toutes les CSP y compris les chômeurs, retraités [ou toutes les équipes nationales pour le supra particulier que représente l’Olympisme].

Ces catégories, dont celle du répondant (l’endo-groupe X) et celle à laquelle il est confronté (l’exo-groupe Y), mais aussi toutes les autres [par exemple toutes les nations dans la confrontation France – Brésil aux Jeux Olympiques, A, B, C, D…], c.-à-d. les Z, constituent le niveau média.

Chacune est composée de ses membres particuliers [a1, a2, a3… les athlètes français ; b1, b2, b3… les athlètes brésiliens ; c1, c2, c3…], l’ensemble de ces particuliers sont les z c.-à-d. la population totale, les gens du niveau infra.

Donc, il y a

  • Z l’Humanité, la Société, la Cité…,
  • Z les Catégories Sociales, les Groupes, les Classes…
  • et z les particuliers, la population, les gens.

[Pour les JO, ça donne :

  • Z = l’univers olympique (l’Olympisme)
  • Z= le monde des pays olympiques (les Équipes nationales concourantes (ou concurrentes))
  • z= la réalité des athlètes olympiques (les participants).]

Première ébauche d’un RepMut sans représentations (questionnaire RapMut)

La passation d’un RepMut comprend deux phases distinctes (l’association verbale et l’auto-expertise) qui renvoient à des difficultés de natures différentes. On peut imaginer un RepMut dans lequel il n’y aurait pas de phase d’association, les adjectifs étant fournis d’office. Sur ce panel d’items construit ad hoc (liste à établir à partir de la maxi-compilation en fonction des fréquences et des partivités ou à partir d’un répertoire préexistant), les sujets auraient à indiquer pour chacun son endotivité, son exotivité, son égotivité (et sa gentivité) ainsi qu’éventuellement son infrativité, sa médiativité et sa suprativité. En fait, on peut parler d’un RapMut (RAPports MUTuels) puisqu’on ne passerait pas par les représentations mais qu’on accéderait directement aux rapports intercatégoriels.

En reprenant le dernier questionnaire élaboré (rapports étudiant.es – enseignant.es à l’université, p. 38) et en l’adaptant très rapidement, voilà ce que ça pourrait donner (changements surlignés en jaune).

Enquête sur la Qualité de Vie Relationnelle au Travail à l’Université

À l’aide de ce questionnaire, nous souhaitons étudier les relations à l’université, en particulier entre ceux qui enseignent et ceux qui étudient.

Dans le questionnaire, pour simplifier, nous emploierons parfois « les professeur.e.s » pour désigner les personnels enseignants-chercheurs et « les étudiant.e.s » pour désigner les usagers de l’université. De même, nous dirons « la relation universitaire » pour évoquer les rapports dans l’enseignement supérieur entre les uns et les autres.

Bien entendu, il n’y a pas de « bonnes » ou de « mauvaises » réponses puisque c’est votre avis en tant qu’étudiant.e qui nous intéresse. Par ailleurs, toutes les réponses resteront confidentielles et anonymes et serviront à des fins de réflexion et de recherche scientifique.

Nous vous remercions par avance pour votre collaboration et nous nous engageons à vous donner accès aux résultats de cette enquête si vous le souhaitez.

Pour connaître vos représentations de la communauté enseignante et de la population étudiante et ainsi comprendre la relation que vous établissez entre les deux, nous disposons d’une liste d’adjectifs qui correspondent aux principales qualités (ou traits psychologiques) des personnes. Pour chacune de ces caractéristiques, nous allons vous demander dans un premier temps d’indiquer à quel point elle vous semble s’appliquer aux gens en général, à quel point elle s’applique à vous personnellement, à quel point elle s’applique selon vous aux professeur.es et à quel point elle s’applique à votre avis aux étudiant.es.

  • Tout d’abord, nous voudrions savoir si vous pensez que ces termes s’appliquent à tout le monde.
  • tZ Veuillez indiquer à quel point chacune de ces caractéristiques pourrait concerner n’importe quelle personne lambda.
  • Je trouve que cet adjectif caractérise bien les gens en général
    • min : « pas du tout »    –    max : « tout à fait »
  • Ensuite, nous voudrions savoir si vous pensez que ces qualificatifs s’appliquent à vous en tant qu’individu.
  • tx Veuillez indiquer à quel point chacune de ces caractéristiques vous concerne personnellement.
  • Je trouve que cet adjectif me caractérise bien
    • min : « pas du tout »    –    max : « tout à fait »
  • Nous voudrions savoir si vous pensez que ces termes s’appliquent à ceux qui enseignent à l’université.
  • tY Veuillez indiquer à quel point chacune de ces caractéristiques concerne les enseignants-chercheurs.
  • Je trouve que cet adjectif les caractérise bien, eux, les professeur.e.s
    • min : « pas du tout »    –    max : « tout à fait »
  • De même, il nous faudrait savoir si vous pensez que ces mots s’appliquent à ceux qui, comme vous,  font des études supérieures.
  • tX Veuillez indiquer à quel point chacune de ces caractéristiques concerne les usagers de l’université.
  • Je trouve que cet adjectif nous caractérise bien, nous, les étudiant.e.s
    • min : « pas du tout »    –    max : « tout à fait »

Merci pour toutes ces réponses. C’est presque fini. Mais, pour nous permettre de traiter vos réponses, il nous faut encore votre aide. En effet, vous seul pouvez dire ce que signifient pour vous les mots qui ont été utilisés. Nous allons donc reprendre les caractéristiques et vous demander de les noter sur un certain nombre de dimensions. Plus précisément, pour chacune, nous allons vous demander quelle est selon vous son importance dans la situation actuelle, si c’est pour vous plutôt une qualité ou un défaut, et sa probabilité à votre avis de faire partie de la société de demain.

  • Donc, tout d’abord, nous voudrions savoir si vous pensez que ces notions jouent un rôle important dans la pratique de l’enseignement supérieur aujourd’hui en France (avec ses réussites et ses échecs).
  • tU Veuillez indiquer à quel point chacune de ces caractéristiques est responsable du fonctionnement de l’université où vous étudiez.
  • Je trouve que cet adjectif caractérise bien comment ça se passe dans mon établissement actuellement
    • min : « pas du tout »    –    max : « tout à fait »
  • Nous avons également besoin de connaître la polarité que vous associez aux adjectifs pour les rapports professeur.e.s-étudiant.e.s.
  • tV Veuillez indiquer à quel point chacune de ces caractéristiques est située du côté des valeurs que vous défendez dans le champ de l’enseignement supérieur.
  • Je trouve que cet adjectif correspond bien à ce que j’apprécie comme relation universitaire
    • min : « pas du tout »    –    max : « tout à fait »
  • Enfin, nous voudrions savoir si vous pensez que ces termes sont conformes à l’enseignement supérieur tel qu’il sera sans doute dans l’avenir.
  • tW Veuillez indiquer à quel point chacune de ces caractéristiques va dans le sens de cette société modèle (de demain).
  • Je trouve que cet adjectif caractérise bien l’université du futur
    • min : « pas du tout »    –    max : « tout à fait »

Merci beaucoup. [Pour finir, pouvez-vous donner 5 adjectifs qui caractérisent bien les profs (y compris parmi les précédents mais pas que) et 5 pour les étudiant.es (et éventuellement 5 pour la relation étudiant.e – professeur.e.)?]

Voilà, c’est fini. Pouvez-vous néanmoins fournir encore quelques renseignements sur vous ?  Age, sexe…


Première ébauche d’une liste d’adjectifs pour un RepMut sans phase d’associations verbales initiale (RapMut)

NB On peut aussi imaginer un RepMut classique où, après la phase d’association, lors de la phase d’auto-expertise, on recueillerait les tivités non seulement sur les mots produits par le sujet mais aussi sur quelques autres mots (par exemple les 6 pertinents correspondant à a (u100-v50-w50), b (u0-v50-w50), c (u50-v100-w50), d (u50-v0-w50), e (u50-v50-w100), f (u50-v50-w0).

Trois démarches semblent possibles pour établir cette liste :

  1. Partir des données de la maxicompilation pour déterminer les adjectifs ayant les caractéristiques recherchées. Mais il y a les problèmes liés à l’accès à la maxicompilation (et même à son existence), liés à son incomplétude (les premiers RepMut, époque Caroline, n’avaient que la valence, les suivants, époque Audrey, n’avaient que le statut et la valence, seuls ceux de la dernière époque, à partir de Sofiene, ont les 3 partivités) et liés à l’absence de standardisation (formulation des questions, erreur incrémentielle…).
  2. Faire un prétest (RepMut) sur un échantillon issu de la même population pour recueillir les adjectifs adéquats et sélectionner ceux qui répondent aux critères pour constituer le questionnaire (RapMut) numérique. Mais il y a les problèmes liés à cette opération préalable, essentiellement sa lourdeur, d’autant qu’il faut le faire pour chaque étude dans une forme inchangée (même dans le cas de l’étude d’Adrien sur les rapports étudiant.e.s-enseignant.e.s, il manquait la gentivité), et que ça oblige à ne rien changer entre les 2 passations (pour Adrien, il y aurait déjà un an d’écart entre les deux).
  3. Partir de données préexistantes listées par d’autres (Osgood, Cattell, Cambon, Anderson, EMOTAIX, autre…, y compris par des linguistes comme Kerbrat-Orrechionni), les tester sur un échantillon non concerné (méthode des juges) sur leurs composantes partitionnelles, sélectionner les adjectifs adéquats pour identifier les dimensions d’une cible (les adjectifs du RapMut utilisé seront choisis parmi cette liste (contrainte théorique) pour être compatible avec le terrain d’application (contrainte empirique)).

La troisième démarche vise à constituer un matériel standardisé permettant de diagnostiquer les rapports qu’entretiennent les membres de n’importe quelle catégorie (X) avec n’importe quelle autre (Y). La sélection définitive des adjectifs proposés dépend de quel X il s’agit, de quel Y aussi, et dans quel contexte s’inscrit leur relation.

Quel que soit le répertoire initial (Anderson, Cambon, Osgood, EMOTAIX, autre…), on pourra demander à chaque sujet (juge) pour chaque item son infrativité (à quel point ça contribue au fonctionnement du cadre actuel et réel, U), sa médiativité (à quel point ça se situe du côté des valeurs que vous défendez, V), sa suprativité (à quel point ça va dans le sens de la société du futur, W), sa gentivité (à quel point les gens en général sont comme ça, Z) et éventuellement son égotivité (à quel point êtes-vous personnellement comme ça, x).

Soit un adjectif dont on sait qu’il est positif (c’est sa valeur, déjà repérée par Le Bouédec, Moliner…) : on peut considérer que sa globativité (moyenne des scores d’infrativité, de médiativité et de suprativité) est élevée. Il reste à savoir la contribution des trois dimensions.

Pour l’infrativité, il s’agit de l’insertion dans le réel ici et maintenant (la réalité telle qu’elle se présente) : c’est donc sa contribution au fonctionnement du système social en France aujourd’hui (son utilité, son importance, ou plutôt son statut) ; praxotivité, écotivité, statutivité.

Pour la médiativité, il s’agit de l’insertion dans mon monde (des mondes alternatifs, le mien (mon monde) étant préféré, privilégié, défendu face aux autres, le plus souvent le monde réel c.-à-d. ma représentation de la réalité que je combats) : c’est donc sa position dans le camp dont je fais partie c.-à-d. de ceux que j’apprécie (sa désirabilité, son aimabilité ou plutôt sa valence) ; nomotivité, éthotivité, valentivité.

Pour la suprativité, il s’agit de l’insertion dans un univers à concevoir, à découvrir, à venir… (un univers et un seul) : son caractère philanthropique, ontologique, transcendant, son universalité, son humanité, son intégralité (sa durabilité, son utopicité, son idéalité) ; téléotivité, idéativité, inclusivité.

À partir du tableau des résultats, en pondérant les partivités avec les gentivités, on pourra déterminer le profil dimensionnel des gens en général, c.-à-d. la composition partitionnel moyenne, celle de l’individu lambda, qui nous fournit le standard (le 0 (ou le 50)) auquel toutes les valeurs peuvent être rapportées.


Première ébauche d’un questionnaire prétest pour élaborer des RapMut

Il s’agit de prétester des items à partir d’une liste d’adjectifs (issus d’un répertoire préexistant, Osgood, Cambon, Anderson, EMOTAIX, autre…). Les sujets, mobilisés en tant que juges, auraient à indiquer pour chacun son infrativité, sa médiativité, sa suprativité, sa gentivité et son égotivité (on peut parler d’un RapMut puisqu’on ne passe pas par les représentations sociales mais qu’on accède directement aux rapports inter-catégoriels).

Idéalement, on pourrait utiliser des groupes indépendants pour chaque tivité, en particulier pour les 3 partivités puisqu’il n’est pas impossible que l’ordre dans lequel on les présente intervienne (étant donné qu’il s’agit d’un système). Pour éviter de multiplier les passations, on peut faire varier l’ordre (u v w, u w v, v u w, v w u, w u v, w v u) et ne prendre en compte dans un premier temps que les données du premier (par exemple v quand v u w et quand v w u puisqu’il s’agit de la médiativité « pure », non influencée par une autre dimension). Ensuite, on pourrait comparer les distributions des notes en première position et en deuxième ou troisième position et ne retenir la distribution totale que s’il y a une adéquation quasi parfaite (c.-à-d. non pas s’il n’y a pas de différence significative (p>.10 ou .05) mais s’il y a bien une ressemblance significative (p>.90 ou .95)). De même pour les assotivités, on peut faire varier l’ordre (gentivité égotivité, égotivité gentivité). Il reste à se poser la question de l’ordre des parties (assotivités partivités, partivités assotivités), à laquelle on peut éventuellement répondre de la même façon (contre-balancement). Néanmoins, l’objectif principal (la raison d’être) de ce dispositif étant d’étalonner (en vue de les sélectionner) les items utilisés, il semble préférable de commencer toujours par les partivités (en contrebalançant entre elles) puis de demander la gentivité et de terminer éventuellement par l’égotivité (u v w z x ; u w v z x ; v u w z x ; v w u z x ; w u v z x ; w v u z x).

En reprenant le dernier questionnaire élaboré (rapports étudiant.es – enseignant.es à l’université, p. 38) et en l’adaptant très rapidement (sans se préoccuper de l’ordre c.-à-d. en gardant le même), voilà ce que ça pourrait donner (changements surlignés en jaune).

Étude sur la Composition des Adjectifs Qualificatifs

À l’aide de ce questionnaire, nous souhaitons étudier les perceptions des adjectifs à référent humain.

Nous disposons d’une liste d’adjectifs qui correspondent aux principales qualités (traits psychologiques) pouvant s’appliquer à des personnes. Pour chacune de ces caractéristiques, nous voudrions savoir ce qu’elle représente pour vous. Pour cela, nous allons vous présenter un par un ces items et vous demander de les noter sur un certain nombre de dimensions. Plus précisément, pour chacun, nous allons vous demander quelle est selon vous son importance dans la situation actuelle, si c’est pour vous plutôt une qualité ou un défaut, et sa probabilité à votre avis de faire partie de la société de demain.

  • Donc, tout d’abord, nous voudrions savoir si vous pensez que ces notions jouent un rôle important dans les pratiques actuelles.
  • tU Veuillez indiquer à quel point chacune de ces caractéristiques est responsable du fonctionnement du système social aujourd’hui en France.
  • Je trouve que cet adjectif rend bien compte de la façon dont ça se passe dans la réalité
    • min : « pas du tout »    –    max : « tout à fait »
  • Nous avons également besoin de connaître la polarité (connotation) que vous associez à ces termes dans votre système de valeurs.
  • tV Veuillez indiquer à quel point chacune de ces caractéristiques est située du côté de ce que vous défendez face aux autres.
  • Je trouve que cet adjectif correspond bien à ce que j’apprécie
    • min : « pas du tout »    –    max : « tout à fait »
  • Enfin, nous voudrions savoir si vous pensez que ces notions sont conformes à ce que sera sans doute l’avenir tel qu’on peut l’imaginer.
  • tW Veuillez indiquer à quel point chacune de ces caractéristiques va dans le sens de cette société de demain.
  • Je trouve que cet adjectif caractérise bien l’univers du futur
    • min : « pas du tout »    –    max : « tout à fait »

Merci pour ces réponses. Pour finir, nous allons aussi vous demander d’indiquer à quel point chaque caractéristique vous semble s’appliquer aux gens en général et à quel point elle s’applique à vous personnellement.

  • Donc, tout d’abord, nous voudrions savoir si vous pensez que ces termes s’appliquent à tout le monde.
  • tZ Veuillez indiquer à quel point chacune de ces caractéristiques pourrait concerner n’importe quelle personne lambda.
  • Je trouve que cet adjectif caractérise bien les gens en général
    • min : « pas du tout »    –    max : « tout à fait »
  • Enfin, nous voudrions savoir si vous pensez que ces qualificatifs s’appliquent à vous en tant qu’individu.
  • tx Veuillez indiquer à quel point chacune de ces caractéristiques vous concerne personnellement.
  • Je trouve que cet adjectif me caractérise bien
    • min : « pas du tout »    –    max : « tout à fait »

Merci beaucoup. Voilà, c’est fini. Pouvez-vous néanmoins fournir encore quelques renseignements sur vous ?  Age, sexe…


Étude sur la Composition des Caractéristiques sportives

À l’aide de ce questionnaire, nous souhaitons étudier les caractéristiques des sportifs.

Nous disposons d’une liste d’adjectifs qui correspondent aux principales qualités sportives. Pour chacune de ces caractéristiques, nous voudrions déterminer ce qu’elle représente. Pour cela, nous allons vous présenter un par un ces items et vous demander de les noter sur un certain nombre de dimensions. Plus précisément, pour chacun, nous allons vous demander quelle est selon vous son importance dans les pratiques sportives quotidiennes, si c’est pour vous plutôt une qualité ou un défaut dans un cadre compétitif, et sa probabilité de permettre de repousser les limites de l’humain dans l’univers du Sport.

  • Donc, tout d’abord, nous voudrions savoir si vous pensez que ces notions (affects) jouent un rôle important dans le sport tel qu’il se pratique actuellement.
  • tU Veuillez indiquer à quel point chacune de ces caractéristiques est responsable du fonctionnement du système sportif (de l’institution sportive) aujourd’hui en France.
  • Je trouve que cet adjectif rend bien compte de la façon dont ça se passe dans la réalité
    • min : « pas du tout »    –    max : « tout à fait »
  • Nous avons également besoin de (savoir si vous pensez que ces affects sont des qualités dans la compétition) connaître la polarité (connotation) que vous associez à ces termes dans un cadre de compétition.
  • tV Veuillez indiquer à quel point chacune de ces caractéristiques est située du côté des valeurs que vous défendez dans la confrontation sportive (compétition).
  • Je trouve que cet adjectif correspond bien à ce que j’apprécie dans le monde du sport (des sports collectifs)
    • min : « pas du tout »    –    max : « tout à fait »
  • Enfin, nous voudrions savoir si vous pensez que ces notions sont conformes à ce que sera sans doute (affects auront toujours leur place dans) l’avenir tel qu’on peut l’imaginer.
  • tW Veuillez indiquer à quel point chacune de ces caractéristiques va dans le sens de cette société de demain (pourrait se développer dans le futur).
  • Je trouve que cet adjectif relève bien de l’univers du Sport du futur (Sport de demain)
    • min : « pas du tout »    –    max : « tout à fait »

Merci pour ces réponses. Pour finir, nous allons aussi vous demander d’indiquer à quel point chaque caractéristique vous semble s’appliquer aux gens en général et à quel point elle s’applique à vous personnellement.

  • Donc, tout d’abord, nous voudrions savoir si vous pensez que ces termes s’appliquent à tout le monde.
  • tZ Veuillez indiquer à quel point chacune de ces caractéristiques pourrait concerner n’importe quelle personne lambda.
  • Je trouve que cet adjectif caractérise bien les gens en général
    • min : « pas du tout »    –    max : « tout à fait »
  • Enfin, nous voudrions savoir si vous pensez que ces qualificatifs s’appliquent à vous en tant qu’individu.
  • tx Veuillez indiquer à quel point chacune de ces caractéristiques vous concerne personnellement.
  • Je trouve que cet adjectif me caractérise bien
    • min : « pas du tout »    –    max : « tout à fait »

Merci beaucoup. Voilà, c’est fini. Pouvez-vous néanmoins fournir encore quelques renseignements sur vous ?  Age, sexe…

RapMut : méthode des juges pour la sélection, la standardisation et l’étalonnage des items

Étude sur la Composition des Caractéristiques des Français d’origine maghrébine (pour les Français d’origine européenne) [AàB, il existe également trois autres consignes, AàA, BàA, BàB]

Nous menons une étude sur les rapports en France entre les Français d’origine maghrébine et les Français d’origine européenne. Nous avons interrogé un grand nombre de Français d’origine européenne sur ce qu’ils pensaient de ces deux populations et de leurs relations. Ils nous ont donc parlé longuement des Français d’origine maghrébine, qu’ils appellent souvent « Maghrébins » tout court (terme que nous emploierons parfois pour simplifier), et des Français d’origine européenne, qu’ils appellent souvent « Français » tout court (terme que nous emploierons parfois pour simplifier).

Dans la phase actuelle, nous nous intéressons à la représentation qu’ils se font des Français d’origine maghrébine. Pour cela, nous avons relevé les adjectifs qu’ils ont utilisés pour les qualifier. Nous voudrions maintenant comprendre ce que veulent dire ces mots, ce à quoi ils renvoient. Comme vous êtes (comme eux) français d’origine européenne, nous allons vous présenter un par un ces items et vous demander de les noter sur un certain nombre de dimensions. Plus précisément, pour chacun, nous allons vous demander quelle est selon vous son importance dans la situation actuelle dans notre pays, si c’est pour vous plutôt une qualité ou un défaut, et sa probabilité d’appartenir à la société de demain.

  • Donc, tout d’abord, nous voudrions savoir si vous pensez que ces notions jouent un rôle important dans les pratiques actuelles.
  • tU Veuillez indiquer à quel point chacune de ces caractéristiques est responsable du fonctionnement du système social aujourd’hui en France.
  • Je trouve que cet adjectif rend bien compte de la façon dont ça se passe dans la réalité
    • min : « pas du tout »    –    max : « tout à fait »
  • Nous avons également besoin de connaître la polarité que vous associez à ces termes dans les relations intergroupes.
  • tV Veuillez indiquer à quel point chacune de ces caractéristiques est située du côté des valeurs que vous défendez dans les liens entre catégories.
  • Je trouve que cet adjectif correspond bien à ce que j’apprécie dans les rapports sociaux
    • min : « pas du tout »    –    max : « tout à fait »
  • Enfin, nous voudrions savoir si vous pensez que ces notions sont conformes à ce que sera sans doute l’avenir tel qu’on peut l’imaginer.
  • tW Veuillez indiquer à quel point chacune de ces caractéristiques va dans le sens de cette société de demain.
  • Je trouve que cet adjectif relève bien de l’univers à venir [du futur]
    • min : « pas du tout »    –    max : « tout à fait »

Merci pour ces réponses. Pour finir, nous allons aussi vous demander d’indiquer à quel point chaque caractéristique vous semble s’appliquer aux gens en général, à quel point elle s’applique à vous personnellement. Et à quel point elle s’applique aux Français d’origine maghrébine et aux Français d’origine européenne.

  • Donc, tout d’abord, nous voudrions savoir si vous pensez que ces termes s’appliquent à tout le monde.
  • tZ Veuillez indiquer à quel point chacune de ces caractéristiques pourrait concerner n’importe quelle personne lambda.
  • Je trouve que cet adjectif caractérise bien les gens en général
    • min : « pas du tout »    –    max : « tout à fait »
  • Et puis, nous voudrions savoir si vous pensez que ces termes s’appliquent aux Français d’origine maghrébine.
  • tY Veuillez indiquer à quel point chacune de ces caractéristiques concerne les personnes vivant en France originaires du Maghreb.
  • Je trouve que cet adjectif caractérise bien les Maghrébins
    • min : « pas du tout »    –    max : « tout à fait »

[rX, rY, rV]

  • Il nous faudrait aussi savoir si vous pensez que ces mots s’appliquent aux Français d’origine européenne.
  • tX Veuillez indiquer à quel point chacune de ces caractéristiques concerne les personnes vivant en France originaires d’Europe.
  • Je trouve que cet adjectif caractérise bien les Français
    • min : « pas du tout »    –    max : « tout à fait »

[rX, rY, rV]

  • Enfin, nous voudrions savoir si vous pensez que ces qualificatifs s’appliquent à vous en tant qu’individu.
  • tx Veuillez indiquer à quel point chacune de ces caractéristiques vous concerne personnellement.
  • Je trouve que cet adjectif me caractérise bien
    • min : « pas du tout »    –    max : « tout à fait »

[Facultatif : Pour finir, nous souhaiterions connaître vos représentations de trois choses : les personnes d’origine maghrébine vivant en France, les personnes d’origine européenne vivant en France et la relation entre ces deux populations en France.

  • rY {cY} – Tout d’abord, merci de donner les 5 adjectifs qui, selon vous, caractérisent le mieux les personnes d’origine maghrébine vivant en France.
  • Je pense que, eux, les Maghrébins, ils sont…
  • rX {cX} – Ensuite, merci de donner les 5 adjectifs qui, selon vous, caractérisent le mieux les personnes d’origine européenne vivant en France.
  • Je pense que, nous, les Français, nous sommes…
  • rV {cV} – Enfin, merci de donner les 5 adjectifs qui, selon vous, caractérisent le mieux les rapports entre les uns et les autres en France.
  • Je pense que cette relation est…
  • –                                                                                                                     ]

Merci beaucoup. Voilà, c’est fini. Pouvez-vous néanmoins fournir encore quelques renseignements sur vous ?  Age, sexe…


Résultats

Tableau de résultats pour un item (par exemple « accueillant ») avec 50 juges d’origine européenne (A) pour lesquels l’item est associé à l’endogroupe, à savoir les Français d’origine européenne (A), et 50 juges pour lesquels l’item est associé à l’exogroupe, à savoir les Français d’origine maghrébine (B) ; il y a également 50 juges d’origine maghrébine (B) pour lesquels l’item est associé à l’endogroupe, à savoir les Français d’origine maghrébine (B), et 50 juges pour lesquels l’item est associé à l’exogroupe, à savoir les Français d’origine européenne (A)

 UVWGZYXx
AAMUAA (sUAA)MVAA (sVAA)MWAA (sWAA)MGAA (sGAA)MZAA (sZAA)MYAA (sYAA)MXAA (sXAA)MxAA (sxAA)
ABMUAB (sUAB)MVAB (sVAB)MWAB (sWAB)MGBAB (sGAB)MZAB (sZAB)MYAB (sYAB)MXAB (sXAB)MxAB (sxAB)
BAMUBA (sUBA)MVBA (sVBA)MWBA (sWBA)MGBA (sGBA)MZBA (sZBA)MYBA (sYBA)MXBA (sXBA)MxBA (sxBA)
BBMUBB (sUBB)MVBB (sVBB)MWBB (sWBB)MGBBB (sGBB)MZBB (sZBB)MYBB (sYBB)MXBB (sXBB)MxBB (sxBB)

U: infrativité (statut, utilité) ; V: médiativité (valeur, désirabilité) ; W: suprativité (avenir, durabilité) ; G: globativité (connotation générale, moyenne) ;

Z : gentivité ; Y : exotivité ; X : endotivité ; x : égotivité

A : Français d’origine européenne ; B : Français d’origine maghrébine

A (en exposant): source correspondant aux Français d’origine européenne ; B: source correspondant aux Français d’origine maghrébine

A (en indice) : cible correspondant aux Français d’origine européenne ; B : cible correspondant aux Français d’origine maghrébine

MUAB : moyenne des infrativités de l’item quand il est associé à la cible B pour la source A (utilité de l’accueil par des Français d’origine maghrébine pour les Français d’origine européenne) ; etc. (on peut ajouter la médiane pour les tests non paramétrique)

sUA: écart-type de la distribution des infrativités de la cible B pour la source A ; etc.

On peut ajouter un indice de normalité h indiquant si la distribution suit une loi normale ou non (ou à quel point elle la suit).

On peut ajouter un indice d’importance (d ou r).

Dans chaque case, M représente la moyenne des 50 notes d’infrativités et s représente l’écart-type de la distribution.

On peut présenter les résultats sur une dimension (une colonne, la première par exemple, c.-à-d. l’infrativité U) sous la forme « habituelle » des tableaux de résultats pour les RepMut bi-groupes (cf. p. 56).

Tableau des résultats d’une étude sur les relations A – B  (par exemple entre « Français d’origine européenne » et « Français d’origine maghrébine ») sur une dimension (par exemple l’infrativité U) pour un adjectif (par exemple « accueillant ») avec des juges de cultures différentes (source A vs source B) à propos de groupes différents (cible A vs cible B)

Adjectif U Sources  
A (en exposant)B (en exposant)MoyenneMécanisme
2+3dExoestimation (catégorielle)
CiblesA (en indice)1 MUAA, hUAA, sUAA2 MUBA, hUBA, sUBA1+2aPréjugé sur A (catégoriel)
B (en indice)3 MUAB, hUAB, sUAB4 MUBB, hUBB, sUBB3+4bPréjugé sur B (catégoriel)
 Moyenne1+3e2+4f1+4cEndoestimation (catégorielle)
 MécanismeNorme de A (culturelle)Norme de B (culturelle)   

Cette présentation permet de distinguer les effets de préjugement concernant les cibles A et B (écart entre le préjugé sur les A a et le préjugé sur les B b), les effets de catégorisation concernant les cibles endogroupe et exogroupe (écart entre l’estimation sur sa catégorie c et l’estimation sur l’autre catégorie d), et les effets de norme de groupe concernant les sources A et B (écart entre la norme des A e et la norme des B f).

Pour les partivités U, V et W (c.-à-d. les 3 premières colonnes du premier tableau) :

Variation individuelle (idiosyncrasique) :

s correspond à la variabilité individuelle. Si la distribution est normale (h) et si l’écart-type (s) est faible, cela signifie qu’il y a consensus, que c’est pour tout le monde pareil.

Dans chacune des cases (1, 2, 3 et 4 du 2e tableau), un écart-type petit signifie que la contribution du niveau individuel à cette dimension partitionnelle est très faible. Il reste à fixer des seuils et à envisager les cas des distributions non normales (est-ce que ça a du sens de les prendre en compte (?), si oui médianes, indices de variance, tests non paramétriques). Pour décider si la variation individuelle est négligeable, on retient le plus grand écart-type des 4 cases. S’il est inférieur au seuil retenu (par exemple s’il n’est pas (significativement) plus grand que l’écart-type normal pour une telle distribution), on retient l’item et on lui attribue comme note la moyenne des notes ; on obtient donc une note et un intervalle (une fourchette).

Variation catégorielle (liée à la cible) :

On peut mesurer l’écart entre les notes selon la cible à laquelle l’item est associé soit en comparant les cases 1 et 3, soit en comparant les cases 2 et 4, soit en comparant le préjugé sur A (1+2) et le préjugé sur B (3+4), soit en comparant l’endoestimation (1+4) et l’exoestimation (2+3). S’il n’y a pas d’écart (différence non significative par l’analyse de variance ?), l’item n’est pas sensible au contexte sur cette dimension (puisqu’on qu’on compare les plus extrêmes (endo/exo) dans une situation de discrimination). On peut retenir l’item et lui donner la note moyenne avec son intervalle de confiance (à condition toujours que la distribution soit normale).

Variation culturelle (liée à l’appartenance de la source) :

Quand il y a 2 échantillons interrogés relevant de populations différentes (en l’occurrence un échantillon de Français d’origine européenne et un échantillon de Français d’origine maghrébine) comme c’est souvent le cas dans les études RepMut, on peut mesurer l’écart entre les notes selon la source à partir des cases 1 et 2 ou 3 et 4 ou 1+3 (norme de A) et 2+4 (norme de B). S’il n’y a pas d’écart, l’item n’est pas sensible aux appartenances culturelles sur cette dimension (puisqu’on a choisi une situation de catégorisation forte du point de vue de la discrimination) ; autrement dit, les Français d’origine européenne et les Français d’origine maghrébine ont le même usage du mot « accueillant » du point de vue de l’utilité. On peut donc considérer la note moyenne avec son intervalle de confiance (à condition toujours que la distribution soit normale).

Stabilité linguistique :

S’il n’y a ni variations individuelles, ni variations catégorielles, ni variations culturelles, on peut retenir la moyenne générale comme la valeur donnée par la langue à l’item en question. Un mot peut être stable sur une dimension et pas sur les autres. On devrait pouvoir retenir les items dont la note sur une dimension est supérieure à celles sur les autres et pour lesquels cette dimension est stable.

Pour la globativité G correspondant à la synthèse des partivités renvoyant au confort identitaire (c.-à-d. la 4e colonne) :  

Même raisonnement sur la globativité (qui n’a de sens que si les trois partivités vont dans le même sens) : si l’écart-type est petit pour A (ou pour B), c’est qu’il y a consensus (pas de variations idiosyncrasiques) ; si l’écart MGA-MGB est petit (et non significatif), c’est qu’il y a stabilité situationnelle (pas de variations catégorielles) ; si l’écart MGA-MGB est petit (et non significatif), c’est qu’il y a stabilité sociétale (pas de variations culturelles) ; la globativité moyenne (MG) peut être considérée comme la connotation générale du mot (G tout court).

Pour la gentivité Z correspondant à la représentativité générale (c.-à-d. la 5e colonne) :

Même raisonnement sur la gentivité : si l’écart-type est petit pour A (ou pour B), c’est qu’il y a consensus (pas de variations idiosyncrasiques) ; si l’écart MZA-MZB est petit (et non significatif), c’est qu’il y a stabilité situationnelle (pas de variations catégorielles) ; si l’écart MZA-MZB est petit (et non significatif), c’est qu’il y a stabilité sociétale (pas de variations culturelles) ; la gentivité moyenne (MZ) peut être considérée comme une fréquence générale de la caractéristique (Z tout court).

Pour les assotivités Y et X (exotivité et endotivité) ainsi que les tivités dérivées I, D et P (intrativité, diativité et pantivité) (c.-à-d. les 6e et 7e colonnes) :

Même raisonnement sur l’endotivité et l’exotivité : si l’écart-type est petit pour A, c’est qu’il y a consensus (pas de variations idiosyncrasiques) ; si l’écart MA-MB est petit (et non significatif), c’est qu’il y a stabilité situationnelle (pas de variations catégorielles) ; si l’écart MA-MB est petit (et non significatif), c’est qu’il y a stabilité sociétale (pas de variations culturelles) ; l’intrativité moyenne (l’endotivité de A ou IA) peut être considérée comme la conformité générale de la caractéristique ; l’extrativité moyenne (l’extrativité de A) permet de dégager la diativité de A (DA) et donc sa distinctivité ; la moyenne des deux donne la pantivité (PA) et donc l’entitativité. On peut appliquer la même démarche pour B pour obtenir sa conformité (IB), sa distinctivité (DB) et son entitativité (PB).

Mais l’intérêt de ces colonnes n’est pas là. Il peut s’agir d’abord de voir si les items sont différenciateurs des deux cibles et de voir si la VI est bien passée. Il s’agit aussi et surtout d’étudier la relation entre les deux catégories c.-à-d. d’identifier la partition ou la stratégie identitaire, ce qui revient à utiliser le questionnaire comme un RapMut (pour éventuellement comparer les résultats à ceux d’un RepMut équivalent).

Pour l’égotivité x correspondant à l’association à soi renvoyant à l’affiliation (c.-à-d. la 8e colonne) :

Même raisonnement sur l’égotivité : si l’écart-type est petit pour A (ou pour B), c’est qu’il y a consensus (pas de variations individuelles), et ce n’est pas ce qui est attendu (au contraire) ; si l’écart MxA-MxB est petit (et non significatif), c’est qu’il y a stabilité situationnelle (pas de variations catégorielles) et on n’a pas d’attente là-dessus ; si l’écart MxA-MxB est petit (et non significatif), c’est qu’il y a stabilité sociétale (pas de variations culturelles) et on n’a pas d’attente non plus ; l’égotivité moyenne (x) n’a sans doute pas de sens (sauf s’il s’avérait que tout le monde estime avoir les mêmes qualités au même point) mais pourrait être considérée comme une appropriation générale de la caractéristique.

Soit la note que donne un sujet-juge d’origine européenne (par exemple Gertrude) pour (par exemple) le statut (U) d’un adjectif (par exemple « accueillant ») associé (par exemple) aux Français d’origine européenne : uAA.

Cette note provient en partie de la connotation du mot dans la langue (détermination linguistique), à savoir plutôt utile (68 ?). C’est cette valeur qu’on cherche, et surtout dont on cherche à déterminer si elle est stable.

Mais la note qu’elle a mise dépend aussi de Gertrude elle-même (variation idiosyncrasique renvoyant à l’identité individuelle) ; par exemple, si elle a été dans son enfance placée en famille d’accueil, cela a pu donner à cette notion pour elle une coloration beaucoup moins utile (50 ?).

Elle dépend aussi du contexte, en particulier catégoriel : peut-être que, pour son groupe d’appartenance, l’accueil est plus « utile » de la part des « Français » que de la part des « Maghrébins » (80 contre 65 ?).

Enfin, elle pourrait dépendre de l’appartenance culturelle (elle n’aurait peut-être pas la même conception de l’utilité de l’accueil si elle était elle-même une expatriée plutôt qu’en étant une autochtone, 60 contre 75 ?).

Cette seule note (par exemple 70) qui correspond à l’utilité que Gertrude attribue à la qualité d’être accueillant résulte donc de ces 4 déterminations (le sens donné par la langue, c.-à-d. la connotation linguistique, et les 3 déformations ci-dessus, l’individuelle, la catégorielle, la culturelle) s’exerçant chacune à des degrés divers. Il n’est pas possible de distinguer ces degrés à partir de son seul cas mais on peut les estimer assez précisément à partir des notes de l’ensemble des juges (à condition qu’il y en ait suffisamment).

La variation individuelle s’estime par la variation de la distribution des notes des juges dans une même case (écart-type s ou erreur type (s/)).

La variation catégorielle s’estime par la variation des notes selon les cibles (Mendo – Mexo ou MA – MB)).

La variation culturelle s’estime par les variations des notes selon les sources (interculturelles ou MA – MB).

Si toutes ces variations sont faibles, négligeables, alors il ne reste que la détermination linguistique : stabilité satisfaisante. On pourra considérer qu’un sujet quelconque (pris en tant que tel et non en tant que juge) aurait mis cette note (ou au moins une note comprise dans la fourchette définie).

Si les distributions sont normales et resserrées (c.-à-d. si les s sont petits) mais qu’il y a des variations systématiques catégorielles ou/et culturelles (c.-à-d. si les moyennes des cases sont significativement différentes), on peut considérer la moyenne d’une case particulière comme la note qu’aurait mise un sujet quelconque placé dans cette situation. On peut donc utiliser ce mot pour un RapMut automatique.

Dans un RapMut conçu à partir de mots sélectionnés par cette méthode (donc sans phase d’association verbale), il suffit de demander au sujet d’indiquer à quel point les caractéristiques proposées s’appliquent à l’autre groupe (exotivité), à sa propre catégorie (endotivité) et à lui-même (égotivité). Tous les autres paramètres (gentivité, infrativité, médiativité, suprativité) sont connus d’avance grâce à cette méthode des juges.

RapMut : méthode des juges pour la sélection, la standardisation et l’étalonnage des items

relations a – b avec a = les femmes et b = les hommes

On présente 2 questionnaires différents (en contrebalançant les adjectifs associés aux femmes et aux hommes) : ici, celui destiné aux Femmes à propos des Hommes (F à H puis F) ;       il existe également une autre consigne destinée aux hommes (avec les mêmes listes d’adjectifs) : H à F puis H.

[On peut aussi présenter 4 questionnaires différents avec des groupes indépendants : un destiné aux Femmes à propos des Hommes (F à H), et trois autres (F à F, H à F, H à H), tous avec une même liste d’adjectifs.]

Étude sur la Composition des Caractéristiques des Hommes (pour les Femmes)

Dans le cadre du mouvement « Me too » (ou « Nous toutes » ou des violences dans les couples), nous menons une étude sur les rapports entre les Femmes et les Hommes. Nous avons interrogé un grand nombre de femmes sur ce qu’elles pensaient de ces deux populations et de leurs relations. Elles nous ont donc parlé longuement des Hommes, qu’elles appellent souvent « les Garçons » (terme que nous emploierons parfois dans le questionnaire), et des Femmes, qu’elles appellent souvent « les Filles » (terme que nous emploierons parfois également).

Dans une première phase actuelle, nous nous intéressons à la représentation qu’elles se font des Hommes. Pour cela, nous avons relevé les adjectifs qu’elles ont utilisés pour les qualifier. Nous voudrions maintenant comprendre ce que veulent dire ces mots, ce à quoi ils renvoient. Comme vous êtes (comme elles) une femme, nous allons vous présenter un par un ces items et vous demander de les noter sur un certain nombre de dimensions. Plus précisément, pour chacun, nous allons vous demander quelle est selon vous son importance dans la situation actuelle des rapports entre sexes, si c’est pour vous plutôt une qualité ou un défaut, et sa probabilité d’appartenir à la société de demain.

Bien entendu, il n’y a pas de « bonnes » ou de « mauvaises » réponses puisque c’est votre avis en tant que femme qui nous intéresse. Par ailleurs, toutes les réponses resteront confidentielles et anonymes et serviront à des fins de réflexion et de recherche scientifique.

[Pour un sujet sur deux, on donne les mots : Actif, , Ambitieux, , Audacieux, , Bosseur, , Calme, , Courageux, , Désoeuvré, , Dominant, , Drôle, , Ennuyeux, , Fort, , Futile, , Indépendant, , Juste, , Mature, , Pleurnichard, , Poli, , Tenace, , Séducteur, , Sûr de soi,; pour l’autre sujet sur deux, on donne les autres mots (contrebalancement) :, Affectueux, , Apathique, , Battant, , Brut, , Coincé, , Cruel, , Désordonné, , Doux, , Emotif, , Excité, , Froid, , Honnête, , Intelligent, , Lent, , Passif, , Prudent, , Rapide, , Tendre, , Sévère, , Vantard.]

  • Donc, tout d’abord, nous voudrions savoir si vous pensez que ces notions jouent un rôle important dans les rapports intersexes tels qu’ils se pratiquent actuellement.
  • tU Veuillez indiquer à quel point chacune de ces caractéristiques est responsable du fonctionnement des relations Hommes-Femmes aujourd’hui en France.
  • Je trouve que cet adjectif rend bien compte de la façon dont ça se passe dans la réalité
    • min : « pas du tout »    –    max : « tout à fait »
  • Nous avons également besoin de connaître la polarité que vous associez à ces termes dans les relations entre les filles et les garçons.
  • tV Veuillez indiquer à quel point chacune de ces caractéristiques est située du côté des valeurs que vous défendez dans les liens entre les hommes et les femmes.
  • Je trouve que cet adjectif correspond bien à ce que j’apprécie dans les rapports entre sexes
    • min : « pas du tout »    –    max : « tout à fait »
  • Enfin, nous voudrions savoir si vous pensez que ces notions sont conformes à ce que sera sans doute l’avenir tel qu’on peut l’imaginer.
  • tW Veuillez indiquer à quel point chacune de ces caractéristiques va dans le sens de cette société de demain.
  • Je trouve que cet adjectif relève bien de l’univers à venir [du couple du futur]
    • min : « pas du tout »    –    max : « tout à fait »

Merci pour ces réponses. Pour finir, nous allons aussi vous demander d’indiquer à quel point chaque caractéristique vous semble s’appliquer aux gens en général, à quel point elle s’applique à vous personnellement. Et à quel point elle s’applique aux Hommes et aux Femmes.

  • Donc, tout d’abord, nous voudrions savoir si vous pensez que ces termes s’appliquent à tout le monde.
  • tZ Veuillez indiquer à quel point chacune de ces caractéristiques pourrait concerner n’importe quelle personne lambda.
  • Je trouve que cet adjectif caractérise bien les gens en général
    • min : « pas du tout »    –    max : « tout à fait »
  • Et puis, nous voudrions savoir si vous pensez que ces termes s’appliquent aux Hommes.
  • tY Veuillez indiquer à quel point chacune de ces caractéristiques concerne les garçons.
  • Je trouve que cet adjectif caractérise bien les hommes
    • min : « pas du tout »    –    max : « tout à fait »
  • Il nous faudrait aussi savoir si vous pensez que ces mots s’appliquent aux Femmes.
  • tX Veuillez indiquer à quel point chacune de ces caractéristiques concerne les filles.
  • Je trouve que cet adjectif caractérise bien les femmes
    • min : « pas du tout »    –    max : « tout à fait »
  • Enfin, nous voudrions savoir si vous pensez que ces qualificatifs s’appliquent à vous en tant qu’individu.
  • tx Veuillez indiquer à quel point chacune de ces caractéristiques vous concerne personnellement.
  • Je trouve que cet adjectif me caractérise bien
    • min : « pas du tout »    –    max : « tout à fait »

[Merci beaucoup. Nous allons maintenant considérer les adjectifs que les femmes que nous avons interrogées ont utilisés pour qualifier les Femmes en général. Pour analyser cette représentation des femmes par elles-mêmes, il nous faut comprendre aussi ce qu’elles ont voulu dire par ces mots. Pour cela, nous allons vous poser les mêmes questions que précédemment sur cette nouvelle liste d’adjectifs. [on leur donne la liste complémentaire à celle qu’elles ont eue pour qualifier les hommes]

  • Donc, tout d’abord, nous voudrions savoir si vous pensez que ces notions jouent un rôle important dans les rapports intersexes tels qu’ils se pratiquent actuellement.
  • tU Veuillez indiquer à quel point chacune de ces caractéristiques est responsable du fonctionnement des relations Hommes-Femmes aujourd’hui en France.
  • Je trouve que cet adjectif rend bien compte de la façon dont ça se passe dans la réalité
    • min : « pas du tout »    –    max : « tout à fait »
  • Nous avons également besoin de connaître la polarité que vous associez à ces termes dans les relations entre les filles et les garçons.
  • tV Veuillez indiquer à quel point chacune de ces caractéristiques est située du côté des valeurs que vous défendez dans les liens entre les hommes et les femmes.
  • Je trouve que cet adjectif correspond bien à ce que j’apprécie dans les rapports entre sexes
    • min : « pas du tout »    –    max : « tout à fait »
  • Enfin, nous voudrions savoir si vous pensez que ces notions sont conformes à ce que sera sans doute l’avenir tel qu’on peut l’imaginer.
  • tW Veuillez indiquer à quel point chacune de ces caractéristiques va dans le sens de cette société de demain.
  • Je trouve que cet adjectif relève bien de l’univers à venir [du couple du futur]
    • min : « pas du tout »    –    max : « tout à fait »

Et nous allons aussi vous demander d’indiquer à quel point chaque caractéristique vous semble s’appliquer aux gens en général, et à vous personnellement. Et à quel point elle s’applique aux Hommes et aux Femmes.

  • Donc, tout d’abord, nous voudrions savoir si vous pensez que ces termes s’appliquent à tout le monde.
  • tZ Veuillez indiquer à quel point chacune de ces caractéristiques pourrait concerner n’importe quelle personne lambda.
  • Je trouve que cet adjectif caractérise bien les gens en général
    • min : « pas du tout »    –    max : « tout à fait »
  • Et puis, nous voudrions savoir si vous pensez que ces termes s’appliquent aux Hommes.
  • tY Veuillez indiquer à quel point chacune de ces caractéristiques concerne les garçons.
  • Je trouve que cet adjectif caractérise bien les hommes
    • min : « pas du tout »    –    max : « tout à fait »
  • Il nous faudrait aussi savoir si vous pensez que ces mots s’appliquent aux Femmes.
  • tX Veuillez indiquer à quel point chacune de ces caractéristiques concerne les filles.
  • Je trouve que cet adjectif caractérise bien les femmes
    • min : « pas du tout »    –    max : « tout à fait »
  • Enfin, nous voudrions savoir si vous pensez que ces qualificatifs s’appliquent à vous en tant qu’individu.
  • tx Veuillez indiquer à quel point chacune de ces caractéristiques vous concerne personnellement.
  • Je trouve que cet adjectif me caractérise bien
    • min : « pas du tout »    –    max : « tout à fait »

Merci beaucoup. Voilà, c’est fini. Pouvez-vous néanmoins fournir encore quelques renseignements sur vous ?  Age, sexe…]

Traits retenus (40) : Actif, Affectueux, Agressif, Ambitieux, Apathique, Audacieux, Battant, Bosseur, Brutal, Calme, Coincé, Courageux, Cruel, Désoeuvré, Désordonné, Dominant, Doux, Drôle, Emotif, Ennuyeux, Excité, Fort, Frimeur, Froid, Futile, Honnête, Indépendant, Intelligent, Juste, Lent, Mature, Passif, Pleurnichard, Prudent, Poli, Rapide, Tenace, Tendre, Séducteur, Sérieux, Sévère, Sûr de soi, Vantard.

Traits masculins et féminins

Ratings of the “Masculinity” and “Femininity” of Positive Traits by Boys and Girls

Traits                                       boys’ rating      girls’ rating

Intelligent (intelligent)  -0.56                +0.67

Sûr (dependable)                      -0.46                +1.05

Sûr de soi (sure of self) -0.77                +0.48

Sens de l’humour (sense of humor)-0.79                +0.29

Minutieux (careful, prudent)     -0.38                +0.88

Equitable (fair)             -0.23                +0.90

Mature (mature)                     -0.38                +1.29

Honnête (honest)                     -0,28                +1.21

Utile (helpful)                           -0.10                +1.36

Indépendant (independent)      -0.18                +0.48

Ambitieux (ambitious)  -0.31                +0.19

Audacieux (daring)                   -1.77                -0.60

Fort (strong)                             -1.74                -1.19

Poli (polite)                              +0.10               +1.45

Actif (shares)                            +0.21               +1.40

Tendre (soft hearted)              +0.41               +1.60

Doux (gentle)                           +1.07               +1.71

Affectueux (affectionate)          +1.28               +0.83

Ratings of the “Masculinity” and “Femininity” of Negative Traits by Boys and Girls

Ennuyeux (boring)                    +1.05               -0.55

Plaintif (complains)                   +0.67               -0.33

Inconstant (fickle, futile)           +0.77               -0.12

Tenace (nagging)                      +0.89               -0.05

Apathique (apathetic)               +0.15               -0,95

Sévère (severe)            +0.31               -0.24

Flirtant (flirts, dragueur)           +0.43               -0.21

Coincé (stuck-up)                     +0.23               -0.31

Vantard (brags)            +0.13               -0.79

Dominant (dominant)               -0.54                0.00

Négligent (careless)                  -0.11                -1.02

Désordonné (messy)                 -0.59                -1.52

Cruel (cruel)                             -0.67                -1.17

Combattant (fights, battant)     -1.38                -1.62

Bruyant (loud)                          -0.54                -1.00

Brut (crude, brutal)                   -1.07                -1.45

Désolé (sorry for self)               +0.67               -0.38

Pleurant (cries, pleurnichard)+1.29                   +0.60

Items positifs : filles > garçons

Items négatifs : filles < garçons

Adapted from Powlishta, K. K. (1995). Gender bias in children’s perceptions of personality traits. Sex Roles, 32, 17-28.

Liste des mots retenus pour Femmes-Hommes et OM-PSG le 22/2/20

Actif, ambitieux, audacieux, calme, désordonné, émotif, intelligent, lent, rapide, séducteur, sens de l’humour


Dépouillement et traitement des données d’un RapMut  [reprise et adaptation des pages du RepMut]

Voici ci-dessous les étapes du traitement à partir d’un relevé des notes de tivités brutes pour un RapMut de n items (pour 9 items, de a à i, avec j pour le j° item, ou de c1 à c9, avec cn pour le énième item).

Les données brutes recueillies

CxXYZUVW
Item ou Car.ÉgotivitéEndotivitéExotivitéGentivitéInfrativitéMédiativitéSuprativité
a ou c1xa/xc1Xa/Xc1Ya/Yc1Za/Zc1Ua/Uc1Va/Vc1Wa/Wc1
b ou c2xb/xc2Xb/Xc2Yb/Yc2Zb/Zc2Ub/Uc2Vb/Vc2Wb/Wc2
c ou c3xc/xc3Xc/Xc3Yc/Yc3Zc/Zc3Uc/Uc3Vc/Vc3Wc/Wc3
d ou c4xd/xc4Xd/Xc4Yd/Yc4Zd/Zc4Ud/Uc4Vd/Vc4Wd/Wc4
e ou c5xe/xc5Xe/Xc5Ye/Yc5Ze/Zc5Ue/Uc5Ve/Vc5We/Wc5
f ou c6xf/xc6Xf/Xc6Yf/Yc6Zf/Zc6Uf/Uc6Vf/Vc6Wf/Wc6
g ou c7xg/xc7Xg/Xc7Yg/Yc7Zg/Zc7Ug/Uc7Vg/Vc7Wg/Wc7
h ou c8xh/xc8Xh/Xc8Yh/Yc8Zh/Zc8Uh/Uc8Vh/Vc8Wh/Wc8
i ou c9xi/xc9Xi/Xc9Yi/Yc9Zi/Zc9Ui/Uc9Vi/Vc9Wi/Wc9
j ou cnxj/xcnXj/XcnYj/YcnZj/ZcnUj/UcnVj/VcnWj/Wcn

[Dans les tivités, il faut respecter la casse (italiques, gras) et mettre en indices les items : xa/xc1 à xa/xc1 ; à faire aussi dans tous les tableaux suivants]

1re colonne : C = caractéristiques (cités) ou items de représentation (adjectifs); a/c1 = premier item/caractéristique,  b/c2 = deuxième item/caractéristique,  c/c3 = troisième item/caractéristique, …, n ou cn = énième item/caractéristique.

2e colonne : x, égotivité, associativité à soi-même

3e colonne : X, endotivité, associativité à l’endogroupe

4e colonne : Y, exotivité, associativité à l’exogroupe

5e colonne : Z, gentivité, associativité à l’ensemble super-ordonné (aux gens en général)

6e colonne : U, infrativité, praxotivité, adéquation au cadre, utilité sociale, contribution au fonctionnement du système (statut)

7e colonne : V, médiativité, nomotivité, adéquation aux valeurs, désirabilité, conception personnelle du système (valence)

8e colonne : W, suprativité, téléotivité, adéquation au but supraordonné, durabilité, modèle vers lequel tend le système (idéal)

L’ordre de passation des items (caractéristiques) peut être aléatoirisé (sauf raison particulière) et l’ordre peut être différent selon les tivités (sauf raison particulière).

L’ordre de passation des tivités est par défaut : Y, X, x, Z, U, V, W (sauf raison particulière) mais le tableau de résultats est toujours dans l’ordre standard (x, X, Y, Z, U, V, W).

Les valeurs chiffrées des U, V et W peuvent être connues d’avance et donc être inscrites dans ce tableau des données sans poser les questions correspondantes aux sujets si la méthode des juges a été appliquée avec succès.

Les gentivités (Z) peuvent être intégrées aux mêmes conditions.

Dans les tableaux suivants (et dans la suite du texte), on ne gardera que les caractéristiques alphabétiques (a, b, c, …j), R représentant le répertoire complet. Dans toutes les cases sauf dans la première colonne (où ce sont les mots), ces lettres doivent être placées en indice (ce qui n’est pas fait ici faute de temps, mais ce qui est fait dans les explications).

On ajoutera aussi une ligne pour les moyennes, la moyenne étant reconnaissable à l’absence d’un indice indiquant l’item dont il s’agit. De plus, la moyenne est toujours en majuscules (sauf pour l’égo, x) et est souvent en gras pour la distinguer des notes d’items (par exemple, Y est la moyenne de Ya, Yb, Yc, … Yi ; SYj/n = Y. U est la moyenne de ua, ub, uc, … ui ; Suj/n = U).

L’exploration des données chiffrées relatives aux adjectifs

Les assotivités

La première étape consiste à passer des données brutes aux données standardisées. Pour les 3 associativités correspondant aux 3 cibles (égotivité, endotivité, exotivité), cela revient à les rapporter à la gentivité. On passe de « à quel point telle cible est ceci » à « à quel point elle est plus (ou moins) ceci que n’importe qui » (ou de « à quel point cette caractéristique s’applique à cette cible » à « à quel point elle s’applique plus (ou moins) à cette cible qu’à n’importe qui »).

La formule est par exemple pour l’égotivité : xz=(xj-zj)/|1±zj| [xz=(xj-zj)/|1±zj|] qu’on peut écrire pour simplifier : ((xj-zj)).

[ab=((a-b)) = (a-b)/|1±b|. Si b>a, ab=(a-b)/|1+b| ; si b<a, ab=(a-b)/|1-b|]

Donc, la standardisation d’une note (d’associativité c.-à-d. une assotivité) revient à l’estimer par rapport à la norme c.-à-d. la valeur correspondante chez les gens en général (cette note générale devenant la référence, en l’occurrence jouant le rôle de l’origine dans RapMut)).

En marquant par un prime (x’, X’, Y’) ces données standardisées, cela donne (en ne gardant que les lettres pour indicier les items) :

[Les changements d’un tableau par rapport au précédent sont surlignés en jaune.]

Cxx’XX’YY’ZUVW
itemÉgotivitéÉgotivité standardEndotivitéEndotivité standardExotivitéExotivité standardGentivitéInfrativitéMédiativitéSuprativité
axa((xa-za))Xa((Xa-za))Ya((Ya-za))zauavawa
bxb((xb-zb))Xb((Xb-zb))Yb((Yb-zb))zbubvbwb
cxc((xc-zc))Xc((Xc-zc))Yc((Yc-zc))zcucvcwc
dxd((xd-zd))Xd((Xd-zd))Yd((Yd-zd))zdudvdwd
exe((xe-ze))Xe((Xe-ze))Ye((Ye-ze))zeuevewe
fxf((xf-zf))Xf((Xf-zf))Yf((Yf-zf))zfufvfwf
gxg((xg-zg))Xg((Xg-zg))Yg((Yg-zg))zgugvgwg
hxh((xh-zh))Xh((Xh-zh))Yh((Yh-zh))zhuhvhwh
ixi((xi-zi))Xi((Xi-zi))Yi((Yi-zi))ziuiviwi
jxj((xj-zj))Xj((Xj-zj))Yj((Yj-zj))zjujvjwj
RxxXX’YY’ZUVW

L’endotivité (standardisée) du groupe A (celui du sujet) rend compte du lien (associativité) entre une caractéristique et ce groupe (l’endogroupe), indépendamment de la relation entre ce groupe et l’autre groupe (B, l’exogroupe). L’exotivité pour sa part rend compte du lien entre la caractéristique et le groupe B (l’exogroupe), indépendamment de la relation entre ces 2 groupes. Ces valeurs sont donc des intrativités, l’intraendotivité pour l’endogroupe (IX ou X’) et l’intraexotivité pour l’exogroupe (IY ou Y’).

Mais il est intéressant aussi de mesurer la spécificité du lien entre une caractéristique et un groupe en référence à l’autre groupe, celui auquel il est confronté (c.-à-d. la distinctivité de cette caractéristique pour cette catégorie). Si on appelle l’extrativité le contraire de l’intrativité (c.-à-d. à quel point une caractéristique est liée à l’autre groupe), l’extrativité de l’endogroupe correspond à l’exotivité, et l’extrativité de l’exogroupe correspond à l’endotivité.

La diativité de l’endogroupe (DX ou X’’) sera donc égale à ((endotivité-exotivité)) soit ((X’-Y’)) (distinctivité endogroupale) et la diativité de l’exogroupe (DY ou Y’’) sera égale à ((exotivité-endotivité)) soit ((Y’-X’)) (distinctivité exogroupale).

DX=((X’-Y’))=X’’ ; DY=((Y’-X’))=Y’’.

Le même raisonnement s’applique à l’égotivité. L’intraégotivité (l’égotivité standard tout court, Ix ou x’) correspond au lien entre une caractéristique et le répondant ((« à quel point cette caractéristique s’applique-t-elle à moi ? » ou « à quel point suis-je comme ça ? »). L’extraégotivité correspond au lien entre la caractéristique et le groupe du répondant (l’endogroupe), c.-à-d. l’endotivité standard tout court (IX ou X’). Et la diaégotivité (Dx ou x’’) correspond à la spécificité du répondant par rapport à son groupe d’appartenance ((« à quel point cette caractéristique s’applique-t-elle plus (ou moins) à moi qu’aux autres membres de ma catégorie ? » ou « à quel point suis-je plus comme ça (ou moins comme ça) que les membres de ma catégorie ? »).

La diativité de l’égo (Dx ou x’’) sera donc égale à ((égotivité-endotivité)) soit ((x’-X’)) (distinctivité personnelle).

Dx=((x’-X’))=x’’.

[Les données des étapes précédentes sont rétrécies (format 6,5).]

CxIx (x’)Dx (x’’)XIX (X’)DX (X’’)YIY (Y’)DY (Y’’)ZUVW
cEgo tivitéIntraégo tivitéDiaégo tivitéEndo tivitéIntraendo tivitéDiaendo tivitéExo tivitéIntraexo tivitéDiaexo tivitéGen tivitéInfra tivitéMé diativitéSupra tivité
axax’a((x’a-Xa))XaX’a((X’a-Ya))YaY’a((Y’a-Xa))zauavawa
bxbx’b((x’b-Xb))XbX’b((X’b-Yb))YbY’b((Y’b-Xb))zbubvbwb
cxcx’c((x’c-Xc))XcX’c((X’c-Yc))YcY’c((Y’c-Xc))zcucvcwc
dxdx’d((x’d-Xd))XdX’d((X’d-Yd))YdY’d((Y’d-Xd))zdudvdwd
exex’e((x’e-Xe))XeX’e((X’e-Ye))YeY’e((Y’e-Xe))zeuevewe
fxfx’f((x’f-Xf))XfX’f((X’f-Yf))YfY’f((Y’f-Xf))zfufvfwf
gxgx’g((x’g-Xg))XgX’g((X’g-Yg))YgY’g((Y’g-Xg))zgugvgwg
hxhx’h((x’h-Xh))XhX’h((X’h-Yh))YhY’h((Y’h-Xh))zhuhvhwh
ixix’i((x’i-Xi))XiX’i((X’i-Yi))YiY’i((Y’i-Xi))ziuiviwi
jxjx’j((x’j-Xj))XjX’j((X’j-Yj))YjY’j((Y’j-Xj))zjujvjwj
RxIx=xDx=x’’XIX=X’DX=X’’YIY=Y’DY=Y’’ZUVW

On a donc 2 données pertinentes: l’intrativité (I,’) qui renvoie à l’adéquation à la cible visée, et la diativité (D,’’) qui renvoie à la spécificité pour cette cible par rapport à l’autre cible (ou au groupe d’appartenance).

La pantivité (P,’’’) est obtenue par la moyenne des deux. Elle indique à quel point l’item caractérise la cible (à la fois à quel point ça s’applique à elle et à quel point ça ne s’applique pas à ceux du groupe d’en face ou du groupe d’appartenance).

CxIx   (x’)Dx (x’’)Px (x’’’)XIX (X’)DX (X’’)PX (X’’’)YIY (Y’)DY (Y’’)PY (Y’’’)ZUVW
itemEgo tivitéIntraégotivitéDiaégo tivitéPanégo tivitéEndotivitéIntraendotivitéDiaendo tivitéPanendo tivitéExo tivitéIntraexotivitéDiaexo tivitéPanexo tivitéGen tivitéInfra tivitéMédia tivitéSupra tivité
axax’ax’’a(x’a+x’’a)/2XaX’aX’’a(X’a+X’’a)/2YaY’aY’’a(Y’a+Y’’a)/2zauavawa
bxbx’bx’’b(x’b+x’’b)/2XbX’bX’’b(X’b+X’’b)/2YbY’bY’’b(Y’b+Y’’b)/2zbubvbwb
cxcx’cx’’c(x’c+x’’c)/2XcX’cX’’c(X’c+X’’c)/2YcY’cY’’c(Y’c+Y’’c)/2zcuc3vcwc
dxdx’dx’’d(x’d+x’’d)/2XdX’dX’’d(X’d+X’’d)/2YdY’dY’’d(Y’d+Y’’d)/2zdudvdwd
exex’ex’’e(x’e+x’’e)/2XeX’eX’’e(X’e+X’’e)/2YeY’eY’’e(Y’e+Y’’e)/2zeuevewe
fxfx’fx’’f(x’f+x’’f)/2XfX’fX’’f(X’f+X’’f)/2YfY’fY’’f(Y’f+Y’’f)/2zfufvfwf
gxgx’gx’’g(x’g+x’’g)/2XgX’gX’’g(X’g+X’’g)/2YgY’gY’’g(Y’g+Y’’g)/2zgugvgwg
hxhx’hx’’h(x’h+x’’h)/2XhX’hX’’h(X’h+X’’h)/2YhY’hY’’h(Y’h+Y’’h)/2zhuhvhwh
ixix’ix’’i(x’i+x’’i)/2XiX’iX’’i(X’i+X’’i)/2YiY’iY’’i(Y’i+Y’’i)/2ziuiviwi
jxjx’jx’’j(x’j+x’’j)/2XjX’jX’’j(X’j+X’’j)/2YjY’jY’’j(Y’j+Y’’j)/2zjujvjwj
RxIx =xDx=x’’Px =x’’’XIX=X’DX=X’’PX=X’’’YIY=Y’DY=Y’’PY=Y’’’ZUVW

En laissant tomber les calculs intermédiaires, on retient 3 assotivités : l’égotivité x’’’ (en fait la panégotivité standardisée px), l’endotivité X’’’ (en fait la panendotivité standardisée pX) et l’exotivité Y’’’ (en fait la panexotivité standardisée pY). Et on a toujours en données brutes la gentivité z, ainsi que des 3 partivités u, v et w. Et les moyennes de chaque colonne : x, X, Y, Z, U, V, W (x’’’, X’’’, Y’’’, Z, U, V, W).

CPx ou x (x’’’)PX ou X (X’’’)PY ou Y (Y’’’)ZUVW
itemPanégotivité ou égotivitéPanendotivité ou endotivitéPanexotivité ou exotivitéGen tivitéInfra tivitéMédia tivitéSupra tivité
apxa ou x’’’apXa ou X’’’apYa ou Y’’’azauavawa
bpxb ou x’’’bpXb ou X’’’bpYb ou Y’’’bzbubvbwb
cpxc ou x’’’cpXc ou X’’’cpYc ou Y’’’czcuc3vcwc
dpxd ou x’’’dpXd ou X’’’dpYd ou Y’’’dzdudvdwd
epxe ou x’’’epXe ou X’’’epYe ou Y’’’ezeuevewe
fpxf ou x’’’fpXf ou X’’’fpYf ou Y’’’fzfufvfwf
gpxg ou x’’’gpXg ou X’’’gpYg ou Y’’’gzgugvgwg
hpxh ou x’’’hpXh ou X’’’hpYh ou Y’’’hzhuhvhwh
ipxi ou x’’’ipXi ou X’’’ipYi ou Y’’’iziuiviwi
jpxj ou x’’’ipXj ou X’’’jpYj ou Y’’’jzjujvjwj
RPx ou x’’’PX ou X’’’PY ou Y’’’ZUVW

Chaque item (prenons j) est associé à une cible (prenons l’exogroupe Y) par un lien (pYj). Soit PY la moyenne des panexotivités (la somme des panexotivités divisée par le nombre d’items). Le rapport pYj/PY (le lien d’un item sur le lien moyen) qu’on peut nommer coefficient d’associativité donne l’importance relative de l’association de l’item j avec la cible Y. Par construction, la somme des coefficients est égale à 1.

RPxCxPXCXPYCYZUVW
itemPanégo tivitéCoefégo tivitéPanendo tivitéCoefendo tivitéPanexo tivitéCoefexo tivitéGen tivitéInfra tivitéMédia tivitéSupra tivité
apxapxa/PxpXapXa/PXpYapYa/PYzauavawa
bpxbpxb/PxpXbpXb/PXpYbpYb/PYzbubvbwb
cpxcpxc/PxpXcpXc/PXpYcpYc/PYzcuc3vcwc
dpxdpxd/PxpXdpXd/PXpYdpYd/PYzdudvdwd
epxepxe/PxpXepXe/PXpYepYe/PYzeuevewe
fpxfpxf/PxpXfpXf/PXpYfpYf/PYzfufvfwf
gpxgpxg/PxpXgpXg/PXpYgpYg/PYzgugvgwg
hpxhpxh/PxpXhpXh/PXpYhpYh/PYzhuhvhwh
ipxipxi/PxpXipXi/PXpYipYi/PYziuiviwi
jpxjpxj/PxpXjPXj/PXpYjpYj/PYzjujvjwj
RPxCx=Px/Px=1PXCX=PX/PX=1PYCY=PY/PY=1ZUVW

NB On pourrait prendre comme formule du coefficient (par exemple pour l’égo) plutôt que pxa/Px : (pxa-Px)/Px)*100. Les coefficients pxa/Px se distribuent autour de 1 (de 0 à n, leur moyenne étant égale à 1), les coefficients ((pxa-Px)) sont compris entre -1 et +1 (leur moyenne est égale à 0).

Ce coefficient servira de pondérateur pour les partivités.

En supprimant les colonnes intermédiaires, on obtient :

RCxCXCYZUVW
itemCoefégo tivitéCoefendo tivitéCoefexo tivitéGen tivitéInfra tivitéMédia tivitéSupra tivité
acxacXacYazauavawa
bcxbcXbcYbzbubvbwb
ccxccXccYczcuc3vcwc
dcxdcXdcYdzdudvdwd
ecxecXecYezeuevewe
fcxfcXfcYfzfufvfwf
gcxgcXgcYgzgugvgwg
hcxhcXhcYhzhuhvhwh
icxicXipcYiziuiviwi
jcxjcXjcYjzjujvjwj
RCx=1CX=1CY=1ZUVW

Les partivités

On peut reprendre la même démarche pour les partivités (que pour les assotivités).

La première étape consiste à standardiser les notes c.-à-d. les établir par rapport à une norme. Il faut donc trouver la norme, c.-à-d. la note de l’individu lambda.

Le coefficient d’associativité des gentivités (czj) correspond à la gentivité de l’item divisée par le gentivité moyenne ;

la moyenne de ces coefficients est de 1 puisque za/Z+zb/Z+zc/Z… = (za+zb+zc…)/Z et que za+zb+zc…=Z.

RCxCXCYZCZUVW
itemCoefégo tivitéCoefendo tivitéCoefexo tivitéGen tivitéCoefgen tivitéInfra tivitéMédia tivitéSupra tivité
acxacXacYazaza/Zuavawa
bcxbcXbcYbzbzb/Zubvbwb
ccxccXccYczczc/Zuc3vcwc
dcxdcXdcYdzdzd/Zudvdwd
ecxecXecYezeze/Zuevewe
fcxfcXfcYfzfzf/Zufvfwf
gcxgcXgcYgzgzg/Zugvgwg
hcxhcXhcYhzhzh/Zuhvhwh
icxicXipcYizizi/Zuiviwi
jcxjcXjcYjzjzj/Zujvjwj
RCx=1CX=1CY=1ZCZ=1UVW

En multipliant chaque partivité (uj par exemple) par le coefficient de gentivité correspondant (czj), on obtient la partivité relative (zuj=uj*czj). Et en faisant la moyenne de ces partivités relative, on obtient la partivité gentive (ou générale), celle des gens en général ou de référence (Suj/n=ZU), celle à partir de laquelle il faudra étalonner les différentes infrativités : ((uj-ZU)) [c.-à-d. (uj-ZU)/|1±ZU|].

RCxCXCYZCZUZUVZVWZW
itemCoef égo tivitéCoef endo tivitéCoef exo tivitéGen tivitéCoef gen tivitéInfra tivitéCoef infra tivitéMédia tivitéCoef média tivitéSupra tivitéCoef supra tivité
acxacXacYazaczauaua*czavava*czawawa*cza
bcxbcXbcYbzbczbubub*czbvbvb*czbwbwb*czb
ccxccXccYczcczcucuc*czcvcvc*czcwcwc*czc
dcxdcXdcYdzdczdudud*czdvdvd*czdwdwd*czd
ecxecXecYezeczeueue*czeveve*czewewe*cze
fcxfcXfcYfzfczfufuf*czfvfvf*czfwfwf*czf
gcxgcXgcYgzgczgugug*czgvgvg*czgwgwg*czg
hcxhcXhcYhzhczhuhuh*czhvhvh*czhwhwh*czh
icxicXipcYizicziuiui*czivivi*cziwiwi*czi
jcxjcXjcYjzjczjujuj*czjvjvj*czjwjwj*czj
RCx=1CX=1CY=1ZCZUZUVZVWZW

Pour obtenir par exemple l’infrativité standard (u’) d’une caractéristique j, il faut rapporter son infrativité brute (uj) à l’infrativité gentive (ZU) c.-à-d. celle des gens en général : u’j=((uj-ZU)).

RCxCXCYZCZUZUU’VZVV’WZWW’
itemCoef égo tivitéCoef endo tivitéCoef exo tivitéGen tivitéCoef Gen tivitéInfra tivitéCoef infra tivitéInfra tivité standardMédia tivitéCoef média tivitéMédia tivité standardSupra tivitéCoef supra tivitéSupra tivité standard
acxacXacYazaczauaua*cza((ua-ZU))vava*cza((va-ZV))wawa*cza((wa-ZW))
bcxbcXbcYbzbczbubub*czb((ub-ZU))vbvb*czb((vb-ZV))wbwb*czb((wb-ZW))
ccxccXccYczcczcucuc*czc((uc-ZU))vcvc*czc((vc-ZV))wcwc*czc((wc-ZW))
dcxdcXdcYdzdczdudud*czd((ud-ZU))vdvd*czd((vd-ZV))wdwd*czd((wd-ZW))
ecxecXecYezeczeueue*cze((ue-ZU))veve*cze((ve-ZV))wewe*cze((we-ZW))
fcxfcXfcYfzfczfufuf*czf((uf-ZU))vfvf*czf((vf-ZV))wfwf*czf((wf-ZW))
gcxgcXgcYgzgczgugug*czg((ug-ZU))vgvg*czg((vg-ZV))wgwg*czg((wg-ZW))
hcxhcXhcYhzhczhuhuh*czh((uh-ZU))vhvh*czh((vh-ZV))whwh*czh((wh-ZW))
icxicXipcYizicziuiui*czi((ui-ZU))vivi*czi((vi-ZV))wiwi*czi((wi-ZW))
jcxjcXjcYjzjczjujuj*czj((uj-ZU))vjvj*czj((vj-ZV))wjwj*czj((wj-ZW))
RCx=1CX=1CY=1ZCZUZUU’VZVV’WZWW’

Il s’agit maintenant de rapporter ces partivités standards aux différentes cibles.

Pour le répondant, son infrativité (xU, l’égoinfrativité) sera égale à la moyenne des infrativités (standards) des items pondérées par les coefficients d’égotivité correspondants : xU=((u’a*cxa)+(u’b*cxb)+(u’c*cxc)+… +(u’n*cxn))/n. Donc, pour l’égoinfrativité : xU=moy(u’j*cxj).

Pour l’endoinfrativité, XU=((u’a*cXa)+(u’b*cXb)+(u’c*cXc)+…+(u’n*cXn))/n. Donc XU=moy(u’j*cXj).

Pour l’exoinfrativité, YU=((u’a*cYa)+(u’b*cYb)+(u’c*cYc)+…+(u’n*cYn))/n. Donc YU=moy(u’j*cYj).

Il en va de même pour les médiativités, avec l’égomédiativité : xV=moy(v’j*cxj), l’endomédiativité : XV=moy(v’j*cXj), l’exomédiativité : YV=moy(v’j*cYj) ; et pour les suprativités, avec l’égosuprativité : xW=moy(w’j*cxj), l’endosuprativité : XW=moy(w’j*cXj), l’exosuprativité : YW=moy(w’j*cYj).

RCxCXCYCZUU’xUXUYUVV’xVXVYVWW’xWXWYW
itemCoef égo tivitéCoef endo tivitéCoef exo tivitéCoef Gen tivitéInfra tivitéInfra tivité stanEgo infra tivitéEndo infra tivitéExo infra tivitéMédia tivitéMédiativité staEgo média tivitéEndo média tivitéExo média tivitéSupra tivitéSuprativité staEgo supra tivitéEndo supra tivitéExo supra tivité
acxacXacYaczauau’au’a*cxau’a*cXau’a*cYavav’av’a*cxav’a*cXav’a*cYawaw’aw’a*cxaw’a*cXaw’a*cYa
bcxbcXbcYbczbubu’bu’b*cxbu’b*cXbu’b*cYbvbv’bv’b*cxbv’b*cXbv’b*cYbwbw’bw’b*cxbw’b*cXbw’b*cYb
ccxccXccYcczcucu’cu’c*cxcu’c*cXcu’c*cYcvcv’cv’c*cxcv’c*cXcv’c*cYcwcw’cw’c*cxcw’c*cXcw’c*cYc
dcxdcXdcYdczdudu’du’d*cxdu’d*cXdu’d*cYdvdv’dv’d*cxdv’d*cXdv’d*cYdwdw’dw’d*cxdw’d*cXdw’d*cYd
ecxecXecYeczeueu’eu’e*cxeu’e*cXeu’e*cYevev’ev’e*cxev’e*cXev’e*cYewew’ew’e*cxew’e*cXew’e*cYe
fcxfcXfcYfczfufu’fu’f*cxfu’f*cXfu’f*cYfvfv’fv’f*cxfv’f*cXfv’f*cYfwfw’fw’f*cxfw’f*cXfw’f*cYf
gcxgcXgcYgczgugu’gu’g*cxgu’g*cXgu’g*cYgvgv’gv’g*cxgv’g*cXgv’g*cYgwgw’gw’g*cxgw’g*cXgw’g*cYg
hcxhcXhcYhczhuhu’hu’h*cxhu’h*cXhu’h*cYhvhv’hv’h*cxhv’h*cXhv’h*cYhwhw’hw’h*cxhw’h*cXhw’h*cYh
icxicXicYicziuiu’iu’i*cxiu’i*cXiu’i*cYiviv’iv’i*cxiv’i*cXiv’i*cYiwiw’iw’i*cxiw’i*cXiw’i*cYi
jcxjcXjcYjczjuju’ju’j*cxju’j*cXju’j*cYjvjv’jv’j*cxjv’j*cXjv’j*cYjwjw’jw’j*cxjw’j*cXjw’j*cYj
RCxCXCYCZUU’xUXUYUVV’xVXVYVWW’xWXWYW

Toutes ces notes sont conçues sur le même principe à partir de l’écart à la valeur correspondant à tout le monde (groupe contrôle) (sauf la gentivité qui reste brute mais intervient dans le calcul de toutes les autres).

En ne retenant que les données pertinentes, on a donc (la taille plus raisonnable du tableau permet d’ajouter une colonne à droite pour la globativité G (ou T) correspondant à la moyenne des partivités : G=(U+V+W)/3) :

RxUXUYUxVXVYVxWXWYWG
It emEgo infra tivitéEndo infra tivitéExo infra tivitéEgo média tivitéEndo média tivitéExo média tivitéEgo supra tivitéEndo supra tivitéExo supra tivitéGloba tivité
au’a*cxau’a*cXau’a*cYav’a*cxav’a*cXav’a*cYaw’a*cxaw’a*cXaw’a*cYaga
bu’b*cxbu’b*cXbu’b*cYbv’b*cxbv’b*cXbv’b*cYbw’b*cxbw’b*cXbw’b*cYbgb
cu’c*cxcu’c*cXcu’c*cYcv’c*cxcv’c*cXcv’c*cYcw’c*cxcw’c*cXcw’c*cYcgc
du’d*cxdu’d*cXdu’d*cYdv’d*cxdv’d*cXdv’d*cYdw’d*cxdw’d*cXdw’d*cYdgd
eu’e*cxeu’e*cXeu’e*cYev’e*cxev’e*cXev’e*cYew’e*cxew’e*cXew’e*cYege
fu’f*cxfu’f*cXfu’f*cYfv’f*cxfv’f*cXfv’f*cYfw’f*cxfw’f*cXfw’f*cYfgf
gu’g*cxgu’g*cXgu’g*cYgv’g*cxgv’g*cXgv’g*cYgw’g*cxgw’g*cXgw’g*cYggg
hu’h*cxhu’h*cXhu’h*cYhv’h*cxhv’h*cXhv’h*cYhw’h*cxhw’h*cXhw’h*cYhgh
iu’i*cxiu’i*cXiu’i*cYiv’i*cxiv’i*cXiv’i*cYiw’i*cxiw’i*cXiw’i*cYigi
ju’j*cxju’j*cXju’j*cYjv’j*cxjv’j*cXjv’j*cYjw’j*cxjw’j*cXjw’j*cYjgj
RMoy(xU)Moy(XU)Moy(YU)Moy(xV)Moy(XV)Moy(YV)Moy(xW)Moy(XW)Moy(YW)Moy(G)

           

nouvelle procédure pour faire passer un RepMut (en tenant compte des manques qu’ont fait ressortir les avancés du RapMut)

Le travail sur RapMut a montré « a contrario » que l’association était importante (qu’elle se distinguait de l’intrativité) et que donc l’ordre d’apparition des adjectifs comptait (comme trace de la disponibilité).

Ce travail a montré aussi que le sens des adjectifs (en termes de dimensions partitionnelles) ne résidait pas dans le mot lui-même (hors contexte) mais dans l’usage qui en est fait par le sujet ; il dépend en particulier de la cible à laquelle il est associé, et même plus précisément de cette cible en relation avec l’autre cible dans la scène sociale considérée (ce qui semble évident dans le cadre théorique des partitions sociales).

D’où la nouvelle procédure suivante (basée sur un ordre différent des questions) :

Q1 : Exocité 1,

Q1 Y1 On veut savoir comment, en tant que prof, vous voyez les élèves. Quel est pour vous l’adjectif qui les qualifie le mieux ?

Je trouve que, eux, les élèves, ils sont … [ou Je trouve que les élèves sont …] exemple : insolents Y1

Q2, 3, 4 : les partivités, U, V, W

Tout d’abord, trois questions sur le sens qu’a cet adjectif pour vous ; on voudrait savoir ce que vous avez voulu dire en disant que les élèves étaient insolents.

Q2 UY1 à quel point être insolent ça fait partie de la réalité du lycée aujourd’hui ?

A mon avis, l’insolence contribue fortement à la situation actuelle pas du tout – tout à fait

Q3 VY1 à quel point être insolent c’est plutôt une qualité (ou plutôt un défaut) ?

L’insolence est du côté des valeurs que je défends pas du tout – tout à fait

Q4 WY1 à quel point être insolent va dans le sens de l’avenir tel qu’il se profile ?

Je crois que l’insolence sera centrale dans la société de demain pas du tout – tout à fait

Q5, 6, 7, 8 : les associativités (ou ciblotivités plutôt que les assotivités dont on va avoir besoin plus loin), Y, X, x, Z

Enfin, on voudrait savoir aussi à quel degré vous associez l’insolence aux différents acteurs.

Q5 YY1 à quel point les élèves sont-ils insolents ?

Je trouve que l’insolence caractérise bien les élèves pas du tout – tout à fait

Q6 XY1 à quel point les profs sont-ils insolents ?

Je trouve que l’insolence caractérise bien les profs pas du tout – tout à fait

Q7 xY1 à quel point êtes-vous vous-même insolent ?

Je trouve que l’insolence me caractérise bien personnellement pas du tout – tout à fait

Q8 ZY1 à quel point les gens en général sont-ils insolents ?

Je trouve que l’insolence caractérise bien n’importe qui pas du tout – tout à fait

Q9 : Endocité 1

Q9 X1 Passons maintenant aux profs. On voudrait savoir comment, en tant que prof, vous voyez votre propre catégorie. Quel est pour vous l’adjectif qui qualifie le mieux les enseignants ?

Je trouve que, nous, les profs, nous sommes … [ou Je trouve que les profs sont …]exemple : autoritaires X1

Q9, 10, 11 : les partivités, U, V, W

Trois questions sur ce que vous avez voulu dire en disant que les profs étaient autoritaires :

Q9 UX1 à quel point être autoritaire ça fait partie de la réalité du lycée aujourd’hui ?

A mon avis, l’autorité contribue fortement à la situation actuelle pas du tout – tout à fait

Q10 VX1 à quel point être autoritaire c’est plutôt une qualité (ou plutôt un défaut) ?

L’autorité est du côté des valeurs que je défends pas du tout – tout à fait

Q11 WX1 à quel point être autoritaire va dans le sens de l’avenir tel qu’il se profile ?

Je crois que l’autorité sera centrale dans la société de demain pas du tout – tout à fait

Q12, 13, 14, 15 : les associativités (ou ciblotivités), X, Y, x, Z

Enfin, les quatre questions rapides sur la répartition de l’autorité selon les acteurs.

Q12 XX1 à quel point les profs sont-ils autoritaires ?

pas du tout – tout à fait

Q13 YX1 à quel point les élèves sont-ils autoritaires ?

pas du tout – tout à fait

Q14 xX1 à quel point êtes-vous vous-même autoritaire ?

pas du tout – tout à fait

Q15 ZX1 à quel point les gens en général sont-ils autoritaires ?

pas du tout – tout à fait

[Si on ne fait pas l’égocité, la stéréocité, la métacité…]

Q16 Y2 Revenons aux élèves. Ils ne sont pas que « insolents ». Quelles autres caractéristiques leur associez-vous ? Quel est pour vous le deuxième adjectif qui les qualifie le mieux ?

Je trouve que, eux, les élèves, ils sont … [ou Je trouve que les élèves sont …] exemple : modernes Y2

Etc.

Y2, X2, Y3, X3 (éventuellement, Y4, X4, Y5, X5)

nouvelle procédure pour faire passer un RepMut appliquée aux rapports des joueurs de l’OM à ceux du PSG

Nouvelle procédure (basée sur un ordre différent des questions) pour un joueur de l’OM en lui demandant de se remémorer son état d’esprit juste avant un match passé contre le PSG :

Q1 : Exocité 1,

Q1 Y1 On veut savoir comment, en tant que joueur de l’OM, tu voyais les joueurs du PSG. Quel est l’adjectif qui caractérise le mieux les joueurs du PSG tel que tu les voyais à ce moment-là ?

Je trouve que, eux, les joueurs du PSG, ils étaient … exemple : agressifs Y1

Q2, 3, 4 : les partivités, U, V, W

Tout d’abord, trois questions sur le sens qu’a cet adjectif pour toi, sur ce que tu as voulu dire en disant que joueurs du PSG étaient agressifs.

Q2 UY1 à quel point être agressif ça fait partie de la réalité de la pratique du rugby aujourd’hui en France ?

À mon avis, l’agressivité contribue fortement à la situation actuelle pas du tout – tout à fait

Q3 VY1 à quel point être agressif c’est plutôt une qualité (ou plutôt un défaut) ?

L’agressivité est du côté des valeurs que je défends pas du tout – tout à fait

Q4 WY1 à quel point être agressif appartiendra au monde de l’avenir ?

Je crois que l’agressivité sera centrale dans la société de demain pas du tout – tout à fait

Q5, 6, 7, 8 : les associativités, Y, X, x, Z

Enfin, quatre questions rapides sur la répartition de l’agressivité selon les acteurs.

Q5 YY1 à quel point les joueurs du PSG sont-ils agressifs ?

pas du tout – tout à fait

Q6 XY1 à quel point les joueurs de l’OM sont-ils agressifs ?

pas du tout – tout à fait

Q7 xY1 à quel point es-tu toi-même agressif ?

pas du tout – tout à fait

Q8 ZY1 à quel point les gens en général sont-ils agressifs ?

pas du tout – tout à fait

Q11 : Endocité 1

Q11 X1 Passons maintenant aux joueurs de l’OM. On voudrait savoir comment, en tant que joueur de l’OM, tu voyais ta propre équipe. Quel est l’adjectif qui qualifie le mieux les joueurs de l’OM tel que tu les voyais à ce moment-là ?

Je trouve que, nous, les joueurs de l’OM, nous étions … exemple : confiants X1

Q12, 13, 14 : les partivités, U, V, W

Les trois questions sur le sens qu’a cet adjectif pour toi, sur ce que tu as voulu dire en disant que les joueurs de l’OM étaient confiants.

Q12 UX1 à quel point être confiant ça fait partie de la réalité de la pratique du rugby aujourd’hui en France ?

A mon avis, la confiance contribue fortement à la situation actuelle pas du tout – tout à fait

Q13 VX1 à quel point être confiant c’est plutôt une qualité (ou plutôt un défaut) ?

La confiance est du côté des valeurs que je défends pas du tout – tout à fait

Q14 WX1 à quel point être confiant appartiendra au monde de l’avenir ?

Je crois que la confiance sera centrale dans la société de demain pas du tout – tout à fait

Q15, 16, 17, 18 : les associativités, X, Y, x, Z

Enfin, les quatre questions rapides sur la répartition de la confiance selon les acteurs.

Q15 XX1 à quel point les joueurs de l’OM sont-ils confiants?

pas du tout – tout à fait

Q16 YX1 à quel point les joueurs du PSG sont-ils confiants?

pas du tout – tout à fait

Q17 xX1 à quel point es-tu toi-même confiant?

pas du tout – tout à fait

Q18 ZX1 à quel point les gens en général sont-ils confiants?

pas du tout – tout à fait

Q19 : Egocité 1

Q19 x1 Passons enfin à toi-même. On voudrait savoir comment tu étais juste avant cette rencontre. Quel est l’adjectif qui te qualifie le mieux, tel que tu étais à ce moment-là ?

Je trouve que, personnellement, j’étais … exemple : stressé x1

Q20, 21, 22 : les partivités, U, V, W

Les trois questions sur le sens qu’a cet adjectif pour toi, sur ce que tu as voulu dire en disant que tu étais stressé.

Q20 UX1 à quel point être stressé ça fait partie de la réalité de la pratique du rugby aujourd’hui en France ?

A mon avis, le stress contribue fortement à la situation actuelle pas du tout – tout à fait

Q21 VX1 à quel point être stressé c’est plutôt une qualité (ou plutôt un défaut) ?

Le stress est du côté des valeurs que je défends pas du tout – tout à fait

Q22 WX1 à quel point être stressé appartiendra au monde de l’avenir ?

Je crois , le stress sera central dans la société de demain pas du tout – tout à fait

Q23, 24, 25, 26 : les associativités, X, Y, x, Z

Enfin, les quatre questions rapides sur la répartition du stress selon les acteurs.

Q23 XX1 à quel point les joueurs de l’OM sont-ils stressés?

pas du tout – tout à fait

Q24 YX1 à quel point les joueurs du PSG sont-ils stressés?

pas du tout – tout à fait

Q25 xX1 à quel point es-tu toi-même stressé?

pas du tout – tout à fait

Q26 ZX1 à quel point les gens en général sont-ils stressés?

pas du tout – tout à fait

Y2 Revenons aux joueurs du PSG. Ils ne sont pas que « agressifs ». Quelles autres caractéristiques leur associais-tu ? Quel est le deuxième adjectif qui qualifie le mieux les joueurs du PSG tel que tu les voyais à ce moment-là ?

Je trouve que, eux, les joueurs du PSG, ils étaient … exemple : énervés Y2

Etc.


nouvelle estimation du lien entre caractéristique et cible dans RepMut (en tenant compte des manques qu’ont fait ressortir les avancés du RapMut)

Prendre en compte la gentivité

Au début, on estimait le lien entre un adjectif et la cible à laquelle il avait été associé directement par la note que le sujet avait donnée à cet adjectif pour cette cible : l’intrativité, c.-à-d. l’exotivité pour un exocité ou l’endotivité pour un endocité. A quel point une caractéristique s’applique-t-elle à la cible qu’elle qualifie.

Par la suite, on a ajouté la diativité (tenant compte de l’extrativité c.-à-d. l’endotivité pour un exocité ou l’exotivité pour un endocité), qui estime la spécificité du caractère pour la cible relativement à l’autre cible (distinctivité). Et on avait donc la pantivité (moyenne de l’intra et de la dia) mesurant le lien entre la caractéristique et la cible qu’elle qualifie dans sa relation à l’autre cible.

Quand on dispose de la gentivité (la note attribuée pour les gens en général), il est préférable d’utiliser cette mesure pour le calcul de la diativité que l’extrativité : la particularité d’une cible tient plus à ce qui la distingue de tout le monde qu’à ce qui la distingue d’un groupe particulier (même si c’est celui auquel elle est confrontée). Donc la nouvelle pantivité correspond à la moyenne de l’intrativité (brute, c.-à-d. mesurée par le déplacement du curseur à partir de l’origine) et de la diativité (mesuré par le positionnement du curseur pour cette cible relativement au positionnement du curseur pour les gens en général). Et on peut garder les anciennes diativités (écarts entre intrativité et extrativité) pour estimer les contrastes entre les catégories (qu’il faudrait donc nommer autrement, par exemple contrastivité).

Prendre en compte l’association

Par ailleurs, dans RapMut (où les adjectifs sont posés d’office), pour une cible donnée (exemple l’exogroupe), on estime l’importance de la caractéristique pour la cible (qui correspond ici à l’exotivité), c.-à-d. en quelque sorte son intrativité (mesurée par le déplacement du curseur par rapport à sa position d’origine O = 0), et le positionnement relatif de la cible par rapport aux gens en général (mesuré par rapport à la gentivité) (à quel point ça s’applique plus à cette cible qu’à n’importe qui). Concrètement, on fait la moyenne entre l’exotivité directe (en référence au 0 initial) correspondant à l’intrativité et l’exotivité relative (en référence à la gentivité) correspondant à la diativité.

C’est aussi ce qu’on fait dans RepMut pour mesurer le lien entre un adjectif associé par le sujet à une cible (exemple l’autre groupe) et cette cible (ici, (intra + dia)/2, c.-à-d. (exo absolue + exo relative)/2). On voit donc qu’on ne tient pas compte du fait que le sujet a fait l’association. Il faudrait donc une note d’assotivité qui rende compte de la disponibilité de la caractéristique pour la cible.

Le fait que le mot ait été associé (ou non) peut être considéré comme une variable binaire : 1/0, tout ou rien, associé ou pas. On demande au sujet en général 5 adjectifs (ici 3). Ceux qu’il a énumérés ont 1, les autres 0. [On pourrait donc estimer la note des cités à partir de l’extrémité gauche (ce qui revient à ajouter 1 ; la note est donc toujours positive : +1) et ceux non cités à partir de l’origine (correspondant à la note 0).]

On peut aussi considérer que l’ordre est important. Celui qui est cité en premier est plus disponible que celui qui est cité en 2e, qui est plus disponible que le 3e, lui-même plus disponible que le 4e, lui-même plus que le 5e. Les autres ne sont pas disponibles et le sont équivalemment puisqu’on ne peut pas savoir lequel aurait été cité en 6°, en 7°… On aurait donc [comme point de référence, en partant de l’extrémité gauche,] pour le 1e: 1, pour le 2e: 0,8, pour le 3e: 0,6, pour le 4e: 0,4, et pour le 5e: 0,2 ; les autres (non associés) seraient estimés en référence à l’origine (0).

On conçoit bien que les écarts entre deux mots successifs (le 1e et le 2e ou le 2e et le 3e ou le 3e et le 4e ou le 4e et le 5e) sont a priori équivalents mais on ne peut pas considérer que l’écart entre le 5e (ou le dernier cité) et les autres (c.-à-d. les non cités) est équivalent (ça ne serait vrai que pour l’un d’entre eux, celui qui aurait été cité en 6e (ou le dernier + 1)).

Si on fait la moyenne des deux [points de référence] : associé 1 (ou non associé 0) et 1, 0,8, 0,6, 0,4, 0,2, 0 selon le rang 1, 2, 3, 4, 5, non cité, on obtient en [référence d’] assotivité : 1e=1, 2e=0,9, 3e=0,8, 4e=0,7, 5e=0,6 [(ces 5 points étant situés à partir de l’extrémité gauche : -1, -0,9, -0,8, -0,7, -0,6)], les non cités (qu’on ne peut pas différencier) [sont référés à l’origine] ayant 0. On peut écrire Ya cette note d’assotivité de Y ; ainsi, YaY2 est l’assotivité (exogroupale) du 2e item cité pour l’exogroupe. YaY2=0,9.

On peut aussi concevoir une autre façon de procéder :

L’assotivité (ou disponivité) correspond à ce que serait, sur le vecteur habituel, la réponse à la question :

à quel rang l’item (ex : Y, « ponctuel ») est-il associé à la cible (ex : Y, « les profs ») pour vous (ex : x, un élève) ?

« profs » me fait immédiatement penser à « ponctuel »

      Pas du tout                                                           O                                                        Tout à fait

(en e)—————————————–(en ne)————————(en ae)——–(en 1e)

         -1                                                           0                              1-((a-1)/(n-1))     1

Avec l’assotivité exogroupale Ya (Ya=1-((a-1)/(n-1))) où a est le rang de citation et n le nombre d’items cités.  Ici a=1, 2 ou 3 et n=9 (3 exo, 3 endo et 3 égo).

Ainsi, si n=9, YaY1=1, YaY2=0,875, YaY3=0,75.

Pour les items non cités pour cette cible (mais cités pour une autre (ex : X2 ou x1) puisqu’ils sont dans le même répertoire qualitatif supraordonné, donc dans les 9), on leur attribue le dernier (ne) rang, sachant que, en raison de l’antagonisme fonctionnel, ils ne peuvent pas se trouver du côté négatif. Cela correspond par exemple à l’exotivité d’un item de l’endogroupe ou d’un item égocité (exemples : YaX2 ou Yax1). Dans ces cas, Ya=1-((n-1)/(n-1)=0. Par exemple, YaX2=1-((9-1)/(9-1))=0 ; de même, Yax1=0.

On peut situer l’item lui-même (ex : Y2) sur le vecteur avec cette coordonnée (1-((a-1)/(n-1)) ; Y2=1-((2-1)/(9-1)= 0,875.

      Pas du tout                                                           O                                                        Tout à fait

-1——————————————0———————————–Y2—–1

On peut écrire cette assotivité Ya (ici, YaY: l’assotivité exogroupale du 2e item cité pour l’exogroupe) ;

il s’agit d’une assotivité homogène (exo de l’exo comme il existe l’endo de l’endo et l’égo de l’égo) ;

on peut également (choisir plus tard) l’écrire en référence à la cible puisque la tivité est autoréférée (ici YY, YYY2) ; l’homogénéïté (exotivité exoréférée) devant s’inscrire d’une façon ou d’une autre (pour identifier qu’il s’agit de l’assotivité exogroupale et non de l’exotivité), on pourrait le signaler en mettant a en exposant. YYaY3 ou YaY3.

La note de pantivité d’un item est obtenue par la moyenne de l’intrativité, de la diativité et de l’assotivité : p=(i+d+a)/3.

Autrement dit, l’intensité du lien entre un item (ex : X1) et une cible (ex : X) correspond à la moyenne de la note brute (X0X1, relative au point d’origine c.-à-d. tel quel), de la note gentivisée (XZX1, relative aux gens c.-à-d. « normalisée ») et de la note assotivisée (XXaX1), relative au rang de citation c.-à-d. à la disponibilité) ;

elle correspond à l’intensité (l’importance) du lien entre l’item et la cible pour le sujet.

La note de lien d’un item à une cible (ex : « crédible » à « profs » par un répondant prof : XX2) correspond à la moyenne de son assotivité, de son intrativité et de sa diativité : (XXaX2+X0X2+XZX2)/3.

La syntaxe des indiciations évolue et se systématise :

On passe de TC (où T renvoie à tivité et C à cité) (ex : XY, l’endotivité de l’exogroupe) à TpCa (où p renvoie à point de référence et a à association) (ex : XZY2, l’endotivité gentoréférée du 2e item de l’exogroupe), avec :

C (cité ou cible ; item cité pour qualifier la cible) :

3 modalités : X, Y ou x, pour l’endogroupe, l’exogroupe et le répondant ; ici les profs, les élèves, le prof qui répond.

T (tivité ou mesure ; adéquation de l’item à une cible) :

4 modalités : X, Y, x, ou Z, pour l’endotivité, l’exotivité, l’égotivité et la gentivité ; ici à quel point les profs, les élèves, le répondant, les gens ont cette caractéristique. (On pourra considérer de la même façon U, V, ou W, pour l’infrativité (utilité), la médiativité (désirabilité) et la suprativité (durabilité).)

p (point de référence, en indice de T) :

5 modalités : X, Y, x, Z, ou O (il y a aussi Xa, Ya et xa pour assotivité endogroupale (endodisponibilité), assotivité exogroupale (exodisponibilité) et assotivité personnelle (égodisponibilité)), pour endoréférée, exoréférée, égoréférée, gentoréférée et brute (il y a aussi autoréférée, selon la disponibilité) ; ici par rapport aux profs, aux élèves, au répondant, aux gens en général, à la place d’origine du curseur (il y a aussi Ta=0 si non-cité et =1, =0,875, =0,75 si cité en 1e, 2e, 3e rang). [(il y a aussi Ta=0 si non-cité et Ta=1-((a-1)/(n-1)), soit 1, 0,875, 0,75, si cité en 1e, 2e, 3e rang puisqu’il y a 9 items cités)]

a (rang d’association, en indice de C (ou de U, V ou W)) : a est un nombre entier compris entre 1 et n, n étant le nombre d’items cités en tout (ici n=9, 3 endocités, 3 exocités, 3 égocités).

n modalités : 1, 2, 3,    n, pour 1e, 2e, 3e… et ne rang ; ici 1e, 2e, 3e adjectif cité pour cette cible et adjectif non cité pour cette cible, c.-à-d. cité pour une autre cible).

Exemple : xZX2, égotivité gentoréférée du 2e adjectif cité pour l’endogroupe, à quel point le répondant s’estime crédible relativement aux gens (c.-à-d. plus crédible que les gens en général).

Quand il n’y a pas d’indice (T tout court ou C tout court), on prend la moyenne (des 3 ou des 5) ;

xX2 : égotivité (tout court) du 2e item cité pour l’endogroupe (xX2=(x0X2+xaX2+xZX2)/3), intensité du lien entre l’item « crédible » et la cible « le répondant » (à quel point il s’estime crédible) ;

xX : égotivité de l’endogroupe (xX=(xX1+xX2+xX3)/3), intensité du lien entre le répondant et l’endogroupe (à quel point il s’affilie à sa catégorie d’appartenance).

Les notes sont estimées à partir de l’écart entre la place du curseur et la place du point de référence : TpCi = (T-p)/|1±p| Sauf pour les assotivités (a) : XXaX1, XXaY1, XXax1, YYaX1, YYaY1, YYax1, xxaX1, xxaY1, xxax1,XXaX2, XXaY2, XXax2, YYaX2, YYaY2, YYax2, xxaX2, xxaY2, xxax2, XXaX3, XXaY3, XXax3, YYaX3, YYaY3, YYax3, xxaX3, xxaY3, xxax3 où on a directement 1, 0,9 et 0,8 (ou 1, 0,875 et 0,75) pour les homogènes (T de même nature que C) et 0 pour les hétérogènes (T différent de C).

Par exemple, xZX2=(x-Z)/|1±Z| ; ici xZX2=(x-Z)/|1±Z|=(0,875- -0,2)/|1- -0,2|=1/1,2=0,844.

[Quand T et p sont de même nature (homogènes : XXa, YYa, xxa) et que C est également de même nature (XXaX, YYaY, xxax), le point de référence est l’extrémité gauche ((T=T-G)/|D-G|=(T – -1)/|1 – -1|=(T+1)/|1+1|=(T+1)/2).]

NB On écrit Xa, Ya, xa le point de référence (en indice) quand il est de même nature que la tivité pour marquer la distinction.

Il s’agit en fait de l’endodisponibilité, de l’exodisponibilité et de l’égodisponibilité ; à quel point « ponctuel » vous vient spontanément à l’esprit pour qualifier les profs.

Il n’est pas possible de répondre à cette question puisque « spontanément » signifie « sans réfléchir » et « de soi-même » (égogène) alors que l’item dans la question vient de l’extérieur et que y répondre nécessite de réfléchir.

Le choix du mot en 1e constitue la réponse la plus spontanée (« tout à fait » : 1), en 2e un peu moins spontanée (0,9), etc.

Ainsi, Xa=1 dans XXaX1 (XXaX1=(X+1)/2), Ya=1 dans YYaY1 (YYaY1=(Y+1)/2), et xa=1 dans xxax1 (xxax1=(x+1)/2) ; Xa=0,9 dans XXaX2 (XXaX2=(X- -0,9)/|1- -0,9|=(X+0,9)/1,9), Ya=0,9 dans YYaY1 (YYaY1=(Y+0,9)/1,9), et xa=0,9 dans xxax1 (xxax1=(x+0,9)/1,9) ; Xa=0,8 dans XXaX1 (XXaX1=(X+0,8)/1,8), Ya=0,8 dans YYaY1 (YYaY1=(Y+0,8)/2), et xa=0,8 dans xxax1 (xxax1=(x+0,8)/1,8).

Quand T et p sont de même nature et différents de C, c.-à-d. quand l’item n’est pas cité pour cette cible (XXaY, XXax, YYaX, YYax, xxaX, xxaY), le point de référence est le point d’origine : ((T-O)/|D-O|=(T-0)/|1-0|=T (la note brute)). Ainsi, Xa=0 dans XXaY (XXaY=(X-0)/|1-0|=X) et dans XXax (XXax=(X-0)/1=X), Ya=0 dans YYaX (YYaX=Y et dans YYax (YYax=Y),  et xa=0 dans xxaX (xxaX=x) et dans xxaY (xxaY=x).

X1        exemple : ponctuel                   endocité1, 1e endoc                   le premier item cité pour qualifier l’endogroupe

Xa de X1           1-((1-1)/(9-1)=1            endo-assotivité                         l’assotivité endogroupale de l’endocité1

Ya de X1           1-((9-1)/(9-1)=0            exo-assotivité                           l’assotivité exogroupale de l’endocité1

xa de X1            1-((9-1)/(9-1)=0            égo-assotivité                           l’assotivité personnelle de l’endocité1

X de X1            (X-O)/|D-O|                 endo-endotivité                        l’endotivité (brute) de l’endocité1

Y de X1            (Y-O)/|D-O|                  endo-exotivité                          l’exotivité (brute) de l’endocité1

x de X            (x-O)/|D-O|                  endo-égotivité                          l’égotivité (brute) de l’endocité1

Z de X1            (Z-O)/|D-O|                  endo-gentivité                          la gentivité (brute) de l’endocité1

                        -1                                            -0,2      0                      0,4       0,6           0,7               1

Exemple :  X1   -Xa————————————Z——O——————X——–Y———–x————-Xa

X0X1    =(X-O)/|D-O|    =(X-0)/|1-0|      endo-endotivité brute                intrativité endogroupale, importance

X-XaX1 =(X-G)/|D-G|    =(X- -1)/|1- -1|  endo-endotivité endotivisée       (citée 1rang, +1, assoréférée) disponibilité

XYX1    =(X-Y)/|Y-G|    =(X-Y)/|1±Y|    endo-endotivité exotivisée         (référée à Y, exoréférée) contrastivité

XxX1       =(X-x)/|x-G|      =(X-x)/|1±x|      endo-endotivité égotivisée         (référée à x, égoréférée) proximité à soi (perso)

XZX1    =(X-Z)/|D-Z|    =(X-Z)/|1±Z|    endo-endotivité gentivisée         (référée à Z, gentoréférée, normalisé) distinctivité

XX1     =(X0X1+XXaX1+XZX1)/3           endo-endotivité (tout court)       lien endocité-endogroupe

Y0X1    =(Y-O)/|D-O|    =(Y-0)/|1-0|      endo-exotivité brute                  exotivité endogroupale

YXX1    =(Y-X)/|D-X|    =(Y-X)/|1±X|    endo-exotivité endotivisée         (référée à X, endoréférée) contrastivité

Y-YaX1 =(Y-O)/|D-O|    =(Y-0)/|1-0|      endo-exotivité exotivisée          (non citée, 0, assoréférée) disponibilité

YxX1       =(Y-x)/|x-G|      =(Y-x)/|1±x|      endo-exotivité égotivisée          (référée à x, égoréférée) proximité à soi (perso)

YZX1    =(Y-Z)/|D-Z|    =(Y-Z)/|1±Z|    endo-exotivité gentivisée          (référée à Z, gentoréférée, normalisé) distinctivité

YX1     =(Y0X1+YYaX1+YZX1)/3           endo-exotivité (tout court)         lien endocité-exogroupe

x0X1     =(x-O)/|D-O|     =(x-0)/|1-0|       endo-égotivité brute                  égotivité endogroupale

xXX1     =(x-X)/|D-X|     =(x-X)/|1±X|     endo-égotivité endotivisée         (référée à X, endoréférée) contrastivité (PIP)

xYX1        =(x-Y)/|D-Y|     =(x-Y)/|1±Y|     endo-égotivité exotivisée          (référée à Y, exoréférée) proximité à l’exogroupe

x-xaX1   =(x-O)/|D-O|     =(x-0)/|1-0|       endo-égotivité égotivisée          (non citée, 0, assoréférée) disponibilité

xZX1     =(x-Z)/|D-Z|     =(x-Z)/|1±Z|     endo-égotivité gentivisée          (référée à Z, gentoréférée, normalisé) distinctivité

xX1      =(x0X1+xxaX1+xZX1)/3               endo-égotivité (tout court)         lien endocité-répondant

Y1        exemple : sympa                      exocité1, 1e exoc                      le premier item cité pour qualifier l’exogroupe

                        -1                                            -0,2      0                      0,4       0,6           0,7               1

Exemple :  Y1   -Ya————————————Z——O——————X——–Y———–x————-Ya

X0Y1    =(X-O)/|D-O|    =(X-0)/|1-0|      exo-endotivité brute                  endotivité exogroupale, importance

X-XaY1 =(X-O)/|D-O|    =(X-0)/|1-0|      exo-endotivité endotivisée         (non citée, 0, assoréférée) disponibilité

XYY1    =(X-Y)/|Y-G|    =(X-Y)/|1±Y|    exo-endotivité exotivisée          (référée à Y, exoréférée) contrastivité

XxY1       =(X-x)/|x-G|      =(X-x)/|1±x|      exo-endotivité égotivisée          (référée à x, égoréférée) proximité à soi (perso)

XZY1    =(X-Z)/|D-Z|    =(X-Z)/|1±Z|    exo-endotivité gentivisée          (référée à Z, gentoréférée, normalisé) distinctivité

XY1     =(X0Y1+XXaY1+XZY1)/3           exo-endotivité (tout court)         lien exocité-endogroupe

Y0Y1    =(Y-O)/|D-O|    =(Y-0)/|1-0|      exo-exotivité brute                    intrativité exogroupale

YXY1    =(Y-X)/|D-X|    =(Y-X)/|1±X|    exo-exotivité endotivisée          (référée à X, endoréférée) contrastivité

Y-YaY1 =(Y-G)/|D-G|    =(Y+1)/|1+1|    exo-exotivité exotivisée            (citée, 1°rang, +1, assoréférée) disponibilité

YxY1       =(Y-x)/|x-G|      =(Y-x)/|1±x|      exo-exotivité égotivisée            (référée à x, égoréférée) proximité à soi (perso)

YZY1    =(Y-Z)/|D-Z|    =(Y-Z)/|1±Z|    exo-exotivité gentivisée            (référée à Z, gentoréférée, normalisé) distinctivité

YY1     =(Y0Y1+YYaY1+YZY1)/3           exo-exotivité (tout court)           lien exocité-exogroupe

x0Y1     =(x-O)/|D-O|     =(x-0)/|1-0|       exo-égotivité brute                    égotivité exogroupale

xXY1     =(x-X)/|D-X|     =(x-X)/|1±X|     exo-égotivité endotivisée          (référée à X, endoréférée) contrastivité (PIP)

xYY1        =(x-Y)/|D-Y|     =(x-Y)/|1±Y|     exo-égotivité exotivisée            (référée à Y, exoréférée) proximité à l’exogroupe

xxaY1   =(x-O)/|D-O|     =(x-0)/|1-0|       exo-égotivité égotivisée            (non citée, 0, assoréférée) disponibilité

xZY1     =(x-Z)/|D-Z|     =(x-Z)/|1±Z|     exo-égotivité gentivisée            (référée à Z, gentoréférée, normalisé) distinctivité

xY1      =(x0Y1+xxaY1+xZY1)/3               exo-égotivité (tout court)           lien exocité-répondant

x1         exemple : sportif                      égocité1, 1e égoc                      le premier item cité pour qualifier le répondant

                        -1                                            -0,2      0                      0,4       0,6            0,7              1

Exemple :  x1    –xa————————————-Z——x1——————X——–Y———–x————-xa

X0x1     =(X-O)/|D-O|    =(X-0)/|1-0|      égo-endotivité brute                  endotivité individuelle, importance

X-Xax1   =(X-O)/|D-O|    =(X-0)/|1-0|      égo-endotivité endotivisée         (non citée, 0, assoréférée) disponibilité

XYx1     =(X-Y)/|Y-G|    =(X-Y)/|1±Y|    égo-endotivité exotivisée          (référée à Y, exoréférée) contrastivité (à l’exo)

Xxx1        =(X-x)/ (x-G|    =(X-x)/|1±x|      égo-endotivité égotivisée          (référée à x, égoréférée) proximité à soi (perso)

XZx1     =(X-Z)/|D-Z|    =(X-Z)/|1±Z|    égo-endotivité gentivisée          (référée à Z, gentoréférée, normalisé) distinctivité

Xx1      =(X0x1+XXax1+XZx1)/3              égo-endotivité (tout court)         lien égocité-endogroupe

Y0x1     =(Y-O)/|D-O|    =(Y-0)/|1-0|      égo-exotivité brute                    exotivité individuelle, importance

YXx1     =(Y-X)/|D-X|    =(Y-X)/|1±X|    égo-exotivité endotivisée          (référée à X, endoréférée) contrastivité

Y-Yax1   =(Y-O)/|D-O|    =(Y-0)/|1-0|      égo-exotivité exotivisée            (non citée, 0, assoréférée) disponibilité

Yxx1        =(Y-x)/|x-G|      =(Y-x)/|1±x|      égo-exotivité égotivisée            (référée à x, égoréférée) proximité à soi (perso)

YZx1     =(Y-Z)/|D-Z)    =(Y-Z)/|1±Z|    égo-exotivité gentivisée            (référée à Z, gentoréférée, normalisé) distinctivité

Yx1      =(Y0x1+YYax1+YZx1)/3              égo-exotivité (tout court)           lien égocité-exogroupe

x0x1      =(x-O)/(D-O|    =(x-0)/|1-0|       égo-égotivité brute                    égotivité individuelle

xXx1      =(x-X)/(D-X|    =(x-X)/|1±X|     égo-égotivité endotivisée          (référée à X, endoréférée) contrastivité (PIP)

xYx1         =(x-Y)/(D-Y|    =(x-Y)/|1±Y|     égo-égotivité exotivisée            (référée à Y, exoréférée) proximité à l’exogroupe

xxax1    =(x-G)/(D-G|    =(x+1)/|1+1|     égo-égotivité égotivisée            (citée, 1°rang, +1, assoréférée) disponibilité

xZx1      =(x-Z)/(D-Z|     =(x-Z)/|1±Z|     égo-égotivité gentivisée            (référée à Z, gentoréférée, normalisé) distinctivité

xx1       =(x0x1+xxax1+xZx1)/3                  égo-égotivité (tout court)           lien égocité-répondant

X2        exemple : crédible                    endocité2, 2e endo                    le deuxième item cité pour qualifier l’endogroupe

Xa de X2           1-((2-1)/(9-1)=0,875     endo-assotivité                         l’assotivité endogroupale de l’endocité2

Ya de X1           1-((9-1)/(9-1)=0            exo-assotivité                           l’assotivité exogroupale de l’endocité2

xa de X1            1-((9-1)/(9-1)=0            égo-assotivité                           l’assotivité personnelle de l’endocité2

X de X1            (X-O)/|D-O|                 endo-endotivité                        l’endotivité (brute) de l’endocité2

Y de X1            (Y-O)/|D-O|                  endo-exotivité                          l’exotivité (brute) de l’endocité2

x de X            (x-O)/|D-O|                  endo-égotivité                          l’égotivité (brute) de l’endocité2

Z de X1            (Z-O)/|D-O|                  endo-gentivité                          la gentivité (brute) de l’endocité2

                        -1                                            -0,2      0                      0,4       0,6            0,7     0,875  1

Exemple :  X2   G————————————–Z——O——————X——–Y———–x——-X2—-D

X0X2    =(X-O)/|D-O|    =(X-0)/|1-0|      endo-endotivité brute                intrativité endogroupale, importance

X-XaX2 =(X-G)/|D-G| =(X+0,875)/|1+0,875|  endo-endotivité endotivisée       (citée 2rang, +0,875, assoréférée) disponibilité

XYX2    =(X-Y)/|Y-G|    =(X-Y)/|1±Y|    endo-endotivité exotivisée         (référée à Y, exoréférée) contrastivité

XxX2       =(X-x)/|x-G|      =(X-x)/|1±x|      endo-endotivité égotivisée         (référée à x, égoréférée) proximité à soi (perso)

XZX2    =(X-Z)/|D-Z|    =(X-Z)/|1±Z|    endo-endotivité gentivisée         (référée à Z, gentoréférée, normalisé) distinctivité

XX2     =(X0X1+XXaX1+XZX1)/3                       endo-endotivité (tout court)       lien endocité-endogroupe

Y0X2    =(Y-O)/|D-O|    =(Y-0)/|1-0|      endo-exotivité brute                  exotivité endogroupale

YXX2    =(Y-X)/|D-X|    =(Y-X)/|1±X|    endo-exotivité endotivisée         (référée à X, endoréférée) contrastivité

Y-YaX2 =(Y-O)/|D-O |   =(Y-0)/|1-0|      endo-exotivité exotivisée          (non citée, 0, assoréférée) disponibilité

YxX2       =(Y-x)/|x-G|      =(Y-x)/|1±x|      endo-exotivité égotivisée          (référée à x, égoréférée) proximité à soi (perso)

YZX2    =(Y-Z)/|D-Z|    =(Y-Z)/|1±Z|    endo-exotivité gentivisée          (référée à Z, gentoréférée, normalisé) distinctivité

YX2     =(Y0X1+YYaX1+YZX1)/3                       endo-exotivité (tout court)         lien endocité-exogroupe

x0X2     =(x-O)/|D-O|     =(x-0)/|1-0|       endo-égotivité brute                  égotivité endogroupale

xXX2     =(x-X)/|D-X|     =(x-X)/|1±X|     endo-égotivité endotivisée         (référée à X, endoréférée) contrastivité (PIP)

xYX2        =(x-Y)/|D-Y|     =(x-Y)/|1±Y|     endo-égotivité exotivisée          (référée à Y, exoréférée) proximité à l’exogroupe

xxaX2   =(x-O)/|D-O|     =(x-0)/|1-0|       endo-égotivité égotivisée          (non citée, 0, assoréférée) disponibilité

xZX2     =(x-Z)/|D-Z|     =(x-Z)/|1±Z|     endo-égotivité gentivisée          (référée à Z, gentoréférée, normalisé) distinctivité

xX2      =(x0X1+xxaX1+xZX1)/3               endo-égotivité (tout court)         lien endocité-répondant

etc. avec Y2, x2, X3, Y3, x3


On peut procéder de la même façon avec les dimensions partitionnelles, U, V et W.

                        -1                                                        0              0,3        0,5    0,6                   1

Exemple :  X1   -Va——————————————–O———–W——-V—–U—————-Va

La question 2 (voir plus loin) permet d’identifier la partition dans laquelle s’inscrit le sujet puisqu’il s’agit de la raison d’être de son choix

 [Q2 Tout d’abord, on voudrait savoir pourquoi vous avez dit que les profs sont ponctuels. Pour cela, indiquez parmi les trois propositions suivantes celle qui correspond le mieux à la raison pour laquelle vous avez choisi « ponctuel » pour les qualifier :

J’ai pensé à cette caractéristique parce que pour moi un prof ponctuel

  • est quelqu’un de fort (qui domine les autres) [ou de faible (qui est soumis aux autres)]                          a
  • est quelqu’un de bien (du côté des bonnes valeurs) [ou de négatif (du côté des mauvaises valeurs)]         b
  • est quelqu’un d’avant-garde (en avance sur son temps) [ou de ringard (rétrograde figé dans le passé)]    c]

(Ici, réponse b : Pour moi, « ponctuel » va tout à fait bien avec les bonnes valeurs (c.-à-d. qu’être ponctuel est avant tout une qualité morale).

Va=1 ;

Ua=0 et Wa=0.

La dimension correspondante (soulignée gras) est estimée [référée] de la même façon que les items cités en premier puisqu’il s’agit dans les deux cas d’un choix (et même du premier choix, du choix spontané). [La note s’établit donc en référence à l’extrémité gauche (ici, (V-G)/|D-G| ce qui revient à (V- -1)/|1- -1|, soit (V+1)/2).]

Par exemple : VaX2=1.

Les deux autres dimensions sont référées à O comme les items non cités puisqu’elles n’ont pas été choisies non plus. [La note de U par exemple s’établit en référence au point d’origine du curseur (ici (U-O)/|D-O| ce qui revient à (U-0)/|1-0| soit U (la note brute)).]

Par exemple, UaX2=0 et WaX2=0.

[si on faisait classer les raisons du choix par ordre de préférence ou de motivation, on aurait (comme pour les items cités) :

TaPa=1-((a-1)/2)

Ex : b, a, c : Va=1-((1-1)/2)=1 ; Ua=1-((2-1)/2)=0,5 ; Wa=1-((3-1)/2)=0.]

[Si on changeait de point de référence, on aura dans l’exemple :

UUaX1=U0X1=(0,6-0)/(1-0)=0,6 ; VVaX1=V1X1=(0,5- -1)/|1- -1|=0,75 ; WWa=W0X1=0,3]

NB Lorsqu’on n’a pas posé la question 2 permettant d’identifier la partition (quelle est la raison du choix de l’item), les notes sont les notes brutes (U=U0=0,6, V=V0,=0,5, W=W0=0,3).]

Assotivité (ou disponitivité) : il s’agit de transformer l’association (binaire : 0/1) et son rang (discret : 1, 2, 3, ou 0 [fixé par défaut au dernier rang, ici 9] quand pas associé) en une tivité (transposable sur le segment habituel).

Considérant les cités : X1, X2, X3, X0 (X0 correspond à Y1 ou Y2 ou Y3 (et éventuellement à x1 ou x2 ou x3)), Y1, Y2, Y3, Y0, et éventuellement x1, x2, x3, x0.

XaX0 correspond par défaut à XaX9 (en fait, quand on y a accès, on peut peut-être déterminer le rang moyen des items retenus pour une catégorie dans l’autre catégorie et remplacer 9 par ce nombre [à retravailler sur des données réelles]).

TaCa=1-((a-1)/(9-1)).

Ainsi pour les assotivités, XaX1=1, XaX2=0,875 ; XaX3=0,75 ; XaX0=0 ; YaY1=1 ; YaY2=0,875 ; YaY3=0,75 ; YaY0=1 ; et éventuellement xax1=1, xax2=0,875 ; xax3=0,75 ; xax0=0.

Pour les partivités, quel que soit l’item cité, Ua=1 si choisi, =0 si non choisi ; Va=1 si choisi, =0 si non choisi ; et Wa=1 si choisi, =0 si non choisi.

[Ou, si ordre de préférence, TaP1=1 ; TaP2=0,5 ; TaP3=0].

A propos des auto-expertises librement associées

Dans la logique RepMut (tout vient du sujet), il serait logique que les auto-expertises, en particulier les partivités, viennent du sujet lui-même plutôt que de lui être imposées (ou même proposées). Dans RapMut, on donne les mots et on demande au sujet à quel point ils correspondent à chacune des dimensions partitionnelles et à quel point ils s’appliquent à chacune des cibles. Dans RepMut, on demande les mots qui s’appliquent le mieux à une cible ; on pourrait aussi demander la dimension partitionnelle qui s’applique le mieux à cette caractéristique (et éventuellement à quelle cible ils s’appliquent le plus).  Exemple :

Exocité 1, Q1Y1 On veut savoir comment, en tant qu’élève, vous voyez les profs. Quel est pour vous l’adjectif qui les qualifie le mieux ?

Je trouve que, eux, les profs, ils sont … exemple : ponctuels Y1

PARTIVITES 1, U V W Q2Y1 : Tout d’abord, on voudrait comprendre ce que vous avez voulu dire en disant que les profs sont ponctuels. Pour cela, veuillez classer par ordre de préférence les trois propositions suivantes :

Quelqu’un qui est ponctuel

  • est au-dessus des autres, domine les autres, se place au-dessus des autres, domine le monde
  • est mieux que les autres, se situe du bon côté par rapport aux autres, se situe du côté des bonnes valeurs
  • est en avance sur les autres, vise à appartenir à l’élite, est en avance son temps

(éventuellement) Q3 VgY1 : Quelle valeur attribuez-vous globalement à ponctuel ?

Je trouve que ponctuel est extrêmement positif

[ASSOTIVITES, Y, X, x, Z,

Q3Y1 On voudrait savoir aussi à quel degré vous associez ponctuel aux différentes cibles.

Pour cela, veuillez classer par ordre de préférence les propositions suivantes :

  • les profs sont ponctuels
  • les élèves sont ponctuels
  • je suis ponctuel
  • (les gens sont ponctuels)]

ou alors (plutôt)

Q1 : Exocité 1, Y1 On voudrait savoir comment, en tant qu’élève, vous voyez les profs. Quel est la caractéristique qui vous vient le plus spontanément à l’esprit pour les qualifier ?

Je trouve que, eux, les profs, ils sont … exemple : ponctuels Y1

Q2 : la partition, U, V ou W

Tout d’abord, on voudrait savoir pourquoi vous avez dit que les profs sont ponctuels. Pour cela, indiquez parmi les trois propositions suivantes celle qui correspond le mieux à la raison pour laquelle vous avez choisi « ponctuel » pour les qualifier :

parce qu’un prof ponctuel

  • est quelqu’un de fort (qui domine les autres)                       a
  • est quelqu’un de bien (du côté des bonnes valeurs)             b
  • est quelqu’un d’avant-garde (en avance sur son temps)       c

Q3 question sur la proposition correspondant à la raison du choix (donc à la partition mobilisée) ; exemple si b :

Pour bien comprendre ce que vous avez voulu dire, pouvez-vous indiquer à quel point un prof ponctuel est du côté des valeurs que vous défendez ?

Je trouve qu’être ponctuel est une grande qualité

Q4 Par ailleurs, pouvez-vous indiquer aussi à quel point selon vous un prof ponctuel est dominant dans la réalité.

Je trouve qu’être ponctuel donne du pouvoir sur les autres

Q5 Et indiquer également à quel point selon vous un prof ponctuel fait partie de l’avant-garde 

Je trouve qu’être ponctuel sera central dans l’avenir

Q6, 7, 8, 9 les 4 questions habituelles sur l’exotivité, l’endotivité, l’égotivité et la gentivité (voir p.123)

ce qui pourrait donner (surlignées en jaune les réponses du sujet et leur notation) :     

titre

intro

Q1 : Exocité 1, Y1 On voudrait savoir comment, en tant qu’élève, vous voyez les profs. Quelle est la caractéristique qui vous vient le plus spontanément à l’esprit pour les qualifier ?

Je trouve que, eux, les profs, ils sont … exemple : ponctuels Y

« ponctuel »,     à Y1 (ponctuel est le premier item cité pour qualifier les profs (exocité1)).

YYaY1=1 (ponctuel est la caractéristique la plus disponible pour les profs (assotivité ou disponivité maximale).

XXaY1=0 et xxaY1=0 (ponctuel est une caractéristique non disponible (puisque non citée) pour l’endo et l’égo), assotivité (ou disponivité) nulle.

[L’assotivité (ou disponivité) correspond à ce que serait, sur le vecteur habituel, la réponse à la question :

à quel rang « ponctuel » est-il associé aux profs pour vous ?

« profs » me fait immédiatement penser à « ponctuel »

      Pas du tout                                                 O                                                        Tout à fait

(en e)————————————(en ne)————————–(en ae)———-(en 1e

         -1                                                0                                  (n-a)/(n-1)        1

Avec Yaà (n-a)/(n-1) où a est le rang de citation et n le nombre d’items cité. Ainsi, si n=9, Ya1=1, Ya2=0,875, Ya3=0,75.

Pour les items non cités pour cette cible (mais cités pour une autre (ex : X2 ou x1)) puisqu’ils sont dans le même répertoire qualitatif supraordonné (donc dans les 9), on leur attribue le dernier rang (9e), sachant que, en raison de l’antagonisme fonctionnel, ils ne peuvent pas se trouver du côté négatif.

YaY0 correspond par exemple à l’exotivité d’un item de l’endogroupe ou d’un item égocité (exemples : YaX2 ou Yax1).

YaY0=(9-9)/(9-1)=0.

On peut situer l’item (ex : Y2) sur le vecteur avec cette coordonnée (n-a)/(n-1) ; Ya2à (9-2)/(9-1)= 0,875.

Pas du tout                                                       O                                                        Tout à fait

-1———————————————-0———————————-Ya2———-1

On peut écrire cette assotivité (l’assotivité exogroupale du 2e item cité pour l’exogroupe), qui est une assotivité homogène (intra) exo de l’exo comme endo de l’endo ou égo de l’égo), en référence à la cible (ici Y) : YYY2.

L’homogénéité devant s’inscrire d’une façon ou d’une autre (pour identifier qu’il s’agit de l’assotivité exogroupale et non de l’exotivité), on pourrait le signaler en mettant a en exposant : YaY2 ou YYaY2.]

Q2 : la partition, U, V ou W Tout d’abord, on voudrait comprendre pourquoi vous avez dit que les profs sont ponctuels. [ou Tout d’abord, on voudrait savoir ce qu’évoque avant tout « ponctuel » pour vous] Pour cela, indiquez parmi les trois propositions suivantes celle qui correspond le mieux à la raison pour laquelle vous avez choisi « ponctuel » pour les qualifier : [ou Classez les propositions suivantes par ordre de préférence]

J’ai pensé à cette caractéristique parce que pour moi un prof ponctuel

  • est quelqu’un de fort (qui domine les autres) [ou de faible (qui est soumis aux autres)]                          a
  • est quelqu’un de bien (du côté des bonnes valeurs) [ou de négatif (du côté des mauvaises valeurs)]        b
  • est quelqu’un d’avant-garde (en avance sur son temps) [ou de ringard (rétrograde figé dans le passé)]  c

Y: « quelqu’un de bien », b : à V      

VVa=1 (la médiativité est la partivité la plus disponible (donc le support probable de la partition)).

UUa=0 et WWa=0 (l’infrativité et la suprativité ne sont pas disponibles (donc probablement hors de la partition)).

[Dans le cas du classement par ordre de préférence, on appliquera la même formule que pour les items cités :

(n-a)/(n-1)) où a=1 ou 2 ou 3 et n=3. Cela donne, par exemple (si ordre b, a, c), V1Y1=1, U2Y1=0,5, W3Y1=0]

Q3 : question sur la proposition correspondant à la raison du choix (donc à la partition mobilisée) ; exemple si :

Pour bien comprendre ce que vous avez voulu dire, pouvez-vous indiquer à quel point un prof ponctuel est du côté des valeurs que vous défendez ?

Je trouve qu’être ponctuel est une grande qualité

Y1                    P (Pas du tout)                                     O (origine)           V                             T (Tout à fait)

                                                                                                              0,5                            àVVa=[0,75]

Q4 : Par ailleurs, pouvez-vous indiquer aussi à quel point selon vous un prof ponctuel est dominant dans la réalité.

Je trouve qu’être ponctuel donne du pouvoir sur les autres

Y1                    P                                                         O                         V         U                 T

                                                                                                                         0,7                àUUa=[0,7]

Q5 : Et indiquer également à quel point selon vous un prof ponctuel fait partie de l’avant-garde

Je trouve qu’être ponctuel sera central dans l’avenir

Y1                    P                                                         O             W         V         U                 T

                                                                                                  0,3                                       àWWa=[0,3]

Enfin, on voudrait savoir aussi à quel degré vous associez être ponctuel aux différents acteurs.

Q6 : YY1 (ou Y0Y1) à quel point les profs sont-ils ponctuels ?

Je trouve que ponctuel caractérise bien les profs

Y1                    P                                                         O            W                 V   U    Y         T

                                                                                                                                  0,8       àYYa=[0,9]

Q7 : XY1 (ou X0Y1) à quel point les élèves sont-ils ponctuels ?

Je trouve que ponctuel caractérise bien les élèves

Y1                    P                                 X                     O            W                 V   U    Y         T

                                                           -0,4                                                                             àX0=[-0,4]

Q8 : xY1 (ou x0Y1) à quel point êtes-vous vous-même ponctuel ?

Je trouve que ponctuel me caractérise bien personnellement

Y1                    P                                 X                     O            W           x      V   U    Y         T

                                                                                                              0,5                           àx0=[0,5]

Q9 : ZY1 (ou Z0Y1) à quel point les gens en général sont-ils ponctuels ?

Je trouve que ponctuel caractérise bien n’importe qui (tout le monde)

Y1                    P                                 X                     O            W      Z   x     V   U    Y         T

                                                                                                          0,4                               à Z0=0,4 ?

Q10 : Endocité 1, X1 Passons maintenant aux élèves. On voudrait savoir comment, en tant qu’élève, vous voyez votre propre catégorie. Quelle est la caractéristique qui vous vient le plus spontanément à l’esprit pour les qualifier ?

Je trouve que, nous, les élèves, nous sommes … [ou Je trouve que les élèves sont …] exemple : sympathiques X1

Q11 : la partition, U, V ou W

Tout d’abord, on voudrait savoir pourquoi vous avez dit que les élèves sont sympas. Pour cela, indiquez parmi les trois propositions suivantes celle qui correspond le mieux à la raison pour laquelle vous avez choisi « sympathique » pour les qualifier :

J’ai pensé à cette caractéristique parce qu’un élève sympathique

  • est quelqu’un de fort (qui domine les autres) ou de faible (qui est soumis)                                  a
  • est quelqu’un de bien (du côté des bonnes valeurs) ou de mal (du côté des mauvaises valeurs)    b à V
  • est quelqu’un d’avant-garde (en avance sur son temps) ou de ringard (figé dans le passé)          c

Q12 : question sur la proposition correspondant à la raison du choix (la partition mobilisée) ; exemple si :

Pour bien comprendre ce que vous avez voulu dire, pouvez-vous indiquer à quel point un élève sympa est du côté des valeurs que vous défendez ?

Je trouve qu’être sympathique est une grande qualité                            P                     V                     T

Q13 : Par ailleurs, pouvez-vous indiquer aussi à quel point selon vous un élève sympa est dominant dans la réalité.

Je trouve qu’être sympathique donne du pouvoir sur les autres              P                     U                     T

Q14 : Et indiquer également à quel point selon vous un élève sympa fait partie de l’avant-garde

Je trouve qu’être sympathique sera central dans l’avenir                       P                     W                    T

Enfin, on voudrait savoir aussi à quel degré vous associez être sympa aux différents acteurs.

Q15 : YY1 à quel point les élèves sont-ils sympas ?

Je trouve que sympathique caractérise bien les élèves                            P                     X                     T

Q16 : XY1 à quel point les profs sont-ils sympas ?

Je trouve que sympathique caractérise bien les profs                             P                     Y                     T

Q17 : xY1 à quel point êtes-vous vous-même sympa ?

Je trouve que sympathique me caractérise bien personnellement            P                     x                      T

Q18 : ZY1 à quel point les gens en général sont-ils sympas ?

Je trouve que sympathique caractérise bien tout le monde                      P                     Z                     T

[Si on ne fait pas l’égocité, la stéréocité, la métacité…]

Q19 : Y2 Revenons aux profs. Ils ne sont pas que « ponctuels ». Quelles autres caractéristiques leur associez-vous ? Quel est pour vous le deuxième adjectif qui vous vient à l’esprit spontanément pour les qualifier ?

Je trouve que, eux, les profs, ils sont … [ou Je trouve que les profs sont …] exemple : crédibles Y2

Etc.

Y2, X2, Y3, X3 (et, éventuellement, Y4, X4, Y5, X5)

Note relativisée et contraste

Soit a une note (position du curseur en A : (a-0)/1=a), par exemple x, l’égotivité, sur une dimension, c.-à-d. pour un item donné (par exemple Y, un exociblé, « ponctuel ») [ici égotivité brute].

Pour relativiser cette note par rapport à une autre (b voir ci-dessous) (par exemple pour la gentiviser : qu’en est-il si on considère Z, la ponctualité des gens en général, comme origine à la place de O ?), on applique la formule : ab=(a-b)/|1±b| (+ si a<b, – si a>b). Cette nouvelle note ab (a relativement à b) est une expression de la position de A selon un autre point de référence (B au lieu de O). Elle exprime le positionnement de A par rapport à B, tenant compte de ce que A a en plus (ou en moins) de B [ici égotivité relative (ou normalisée)].

Si a>b :

                                                                                                                      (a-b)

P____________________________O_______B__________________A___T

      Pas du tout                                                                                                                         Tout à fait

                                                                                                                          |1-b|

et si a<b :

                                                                                                                      (a-b)

P___________________________ O_______A__________________B___T

          -1                                                                                                                        +1

|1+b|

Pour estimer le contraste de A par rapport à B, ab (a contrairement à b), il faut considérer ce qui relève de A et pas de B. On doit donc toujours partir de a-b mais il faut le ramener, non pas à 1-b si a>b (ou à 1+b si a<b), mais à 1+a si a>b (ou à 1-a si a<b). Donc, ab=(a-b)/|1±a| (+ si a>b, – si a<b).

                                                                                                                      (a-b)

P___________________________ O_______B__________________A___T

          -1                                                                                                                        +1

                                                                       |1+a|

                                                                                                                      (a-b)

P___________________________ O_______A__________________B___T

          -1                                                                                                                          +1

                                                                                                              |1-a|

Donc ab (a relativement à b) découle directement de la note brute, définit l’intrativité (relative) et correspond à la conformité et ab (a contrairement à b) s’appuie sur la spécificité de a vis-à-vis de b, définit la diativité (ou la contrastivité) et correspond à la distinctivité (ou au contraste).

ab=(a-b)/|1±b| (+b si a<b, -b si a>b) ; quand a correspond à X (ou à Y [ou à x]) et b correspond à Z, XZ (ou YZ [ou xZ]) correspond à l’intrativité, à la conformité (homogénéïté) [ou à l’égotivité relative].

ab=(a-b)/|1±a| (+a si a>b, -a si a<b) ; quand a correspond à X (ou à Y [ou à x]) et b correspond à Z, XZ (ou YZ [ou xZ]) correspond à la diativité, à la distinctivité [à l’égotivité absolue] ; quand a correspond à X et b à Y (ou a correspond à Y et b à X), XY (ou YX) correspond à la contrastivité, au contraste.

Il convient maintenant de reprendre dans la nomenclature toutes les occurrences du type a par rapport à b, ab (ou ab) [ou ((a-b))], et de leur affecter la formule ab=((a-b)/|1±b|) s’il s’agit de relativiser a à b (à première vue, s’il s’agit de « normaliser » les notes brutes en les situant par rapport à Z) ou de leur affecter la formule ab=((a-b)/|1±a|) s’il s’agit de distinction (à première vue les dia, les contrastes et peut-être les discriminations).

Note relativisée et contraste

Version 2 : Soit a une note (position du curseur en A : (a-0)/1=a), par exemple x, l’égotivité, sur une dimension, c.-à-d. pour un item donné (par exemple Y, un exociblé, « ponctuel »).

Pour relativiser cette note par rapport à une autre (b voir ci-dessous), (par exemple pour la gentiviser : qu’en est-il si on considère Z, la ponctualité des gens en général, comme origine à la place de O ?), on applique la formule : ab=(a-b)/|1±b| (+ si a<b, – si a>b). Cette nouvelle note ab est une expression de la position de A selon un autre point de référence (B au lieu de O). Elle exprime le positionnement de A par rapport à B, tenant compte de ce que A a en plus (ou en moins) de B.

Si a>b :

                                                                                                                                                                                 (a-b)

P____________________________O_______B__________________A__T

      Pas du tout                                                                                                                                                                            Tout à fait

                                                                                                                                                                                     |1-b|

et si a<b :

                                                                                                                                                                                 (a-b)

P___________________________ O_______A__________________B___ T

          -1                                                                                                                                                                        +1

|1+b|

Pour estimer le contraste de A par rapport à B, ab, il faut considérer ce qui relève de A et pas de B. On doit donc toujours partir de a-b mais il faut le ramener, non pas à 1-b si a>b (ou à 1+b si a<b), mais à 1+a si a>b (ou à 1+b si a<b). Donc, ab=(a-b)/|1+a,b| (a si a>b, b si a<b) ou encore ab=(a-b)/(1+ max(a,b)).

NB On retombe sur l’ancienne formule du contraste ou de l’ancienne dia : (a-b)/max(a,b) (qui avait plus précisément la forme ((((a-b)/max(a,b))*100)+100)/2.

                                                                                                                                                                                 (a-b)

P___________________________ O_______B_________________A____ T

          -1                                                                                                                                                                        +1

                                                                                                           |1+a|

                                                                                                                                                                                 (a-b)

P___________________________ O_______A_________________B____ T

          -1                                                                                                                                                                        +1

                                                                                                           |1+b|

Donc ab (a relativement à b) découle directement de la note brute, définit l’intrativité (relative) et correspond à la conformité et ab (a contrairement à b) s’appuie sur la spécificité de a vis-à-vis de b, définit la diativité (ou la contrastivité) et correspond à la distinctivité (ou au contraste).

ab=(a-b)/|1±b| (+b si a<b, -b si a>b) ; quand a correspond à X (ou à Y) et b correspond à Z, XZ (ou YZ) correspond à l’intrativité, à la conformité (homogénéïté).

ab=(a-b)/|1+ max(a,b)| (+a si a>b, +b si a<b) ; quand a correspond à X (ou à Y) et b correspond à Z, XZ (ou YZ) correspond à la diativité, à la distinctivité ; quand a correspond à X et b à Y (ou a correspond à Y et b à X), XY (ou YX) correspond à la contrastivité, au contraste.

Il convient maintenant de reprendre dans la nomenclature toutes les occurrences du type a par rapport à b, ab, et de leur affecter la formule ab=((a-b)/|1±b|) s’il s’agit de relativiser a à b (à première vue, s’il s’agit de « normaliser » les notes brutes en les situant par rapport à Z) ou de leur affecter la formule ab=((a-b)/|1+max(a,b)|) s’il s’agit de distinction (à première vue les dia, les contrastes et peut-être les discriminations).


Notes brutes, tivités relativisées, diativités, discriminations et notes standardisées (en base 1)

La base de la comparaison de a à b (ab, c.-à-d. a relativement à b) est : (a-b)/|1±b| [à la place de (a-b)/max(a,b), plus précisément à la place de la formule ((((a-b)/max(a,b))*100)+100)/2].

Par ailleurs (et préalablement), les notes (y compris brutes) sont comprises entre -1 et +1 [à la place de 0 et 100].

[on a pris comme exemple [OA]=18cm, [OT]=24cm], [OB]=6cm] Démonstration :

Les tivités sont estimées par le répondant sur une échelle bi-polaire allant de « pas du tout » (P, à l’extrémité gauche) à « tout à fait » (T, à l’extrémité droite), le curseur étant placé au départ à égale distance des deux extrêmes (O, l’origine).                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                   

P____________________________O_____________________________T

       Pas du tout                                                                                                                      Origine                                                                                                                                                         Tout à fait

Quand le sujet déplace (voir schéma ci-dessous) le curseur à droite à une certaine distance (ex : 18cm) de l’origine O, le point A est situé entre O et T (exactement à O+18cm). La valeur de A (qu’on peut appeler a) peut être exprimée par le rapport entre OA et la longueur de OT: (A-O)/|T-O| (a=18/24=+0,75) (la coordonnée de A moins celle de O le résultat étant divisé par la longueur du segment OT (ex :24cm) correspondant à la coordonnée de T moins celle de O en valeur absolue) : a=(A-O)/|T-O|.

Au final, a=(A-O)/(T-O) puisque T>O. De cette façon, par construction, t=+1 et o=0 (t est la coordonnée de T et o celle de O (de même p est la coordonnée de P)).

                                                                                                                                                                                                                                                                                                 +|a|

P____________________________O__________________A__________T

       Pas du tout                                                                                                                                                  0                                                                                                                                                                                +1

Quand le sujet déplace le curseur à gauche à une même distance de l’origine O (voir schéma ci-dessous), le point A est situé entre P et O (exactement à O-18cm). La valeur de A (a) peut être exprimée par le rapport entre OA et la longueur de OP : (A-O)/|O-P| (a=-18/24=-0,75) (la coordonnée de A moins celle de O, le résultat étant divisé par la longueur du segment OP correspondant à la coordonnée de O moins celle de P en valeur absolue) : a=(A-O)/|O-P|. Au final, a=(A-O)/|O-P| puisque P<O). De cette façon, par construction, p=-1 et o=0.

                                                                                                                                                                                 -|a|

P________A__________________O______________________________T

          -1                                                                                                  0                                                                                                                                                                   Tout à fait 

On appelle AO le placement de A en référence à O (c.-à-d. qu’on indique en indice la base de référence).

Ici, O correspond au milieu de PT, correspond à la position initiale du curseur (l’origine) et correspond à la note 0.

La valeur du A de gauche est l’inverse de celle du A de droite, soit ao=(A-O)/|T-O| (ao=+18/24=+0,75) pour celui de droite (positif) et ao=(A-O)/|O-P| (ao=-18/24=-0,75) pour celui de gauche (négatif). En effet, (T-O)=(O-P). On retrouve t=+1 et p=-1 en déplaçant le curseur respectivement à l’extrême droite et à l’extrême gauche, et on retrouve o=0 en le plaçant sur O.

                                                                                                                                                                                 -|a|                                                                                                         +|a|

P________A__________________O__________________A___________T

          -1                                                                                                                                       0                                                                                                                                                                     +1

La valeur d’un point A situé à droite (positif) est donc ao=(a-o)/|1-o| puisque t=+1.

La valeur d’un point A situé à gauche (négatif) est donc ao=(a-o)/|o+1| puisque p=-1. Autrement écrit, dans ce cas on a ao=(a-o)/|1+o|.

Donc, si O>A (A à gauche), ao=(a-o)/|1+o| ; et si O<A (A à droite), ao=(a-o)/|1-o|.

En l’écrivant autrement, cela donne ao=(a-o)/(|1+o|,|1-o|) où la virgule signifie l’un ou l’autre

ou encore ao=(a-o)/|1(+,-)o| ou enfin ao=(a-o)/|1±o| avec « + » si O>A et « – » si O<A.

Si o=0, ao=a/1=a. Donc, ao=a où ao renvoie à la valeur de A quand l’origine (la référence) est égale à 0 c.-à-d. quand elle est placée à égale distance des deux extrémités (cas de la position initiale du curseur).

Les données brutes, en particulier les assotivités, correspondent donc aux tivités rapportées à 0, à savoir x0 l’égotivité brute, X0 l’endotivité brute, Y0 l’exotivité brute, Z0 la gentivité brute. On peut les simplifier en les désignant tout simplement par x, X, Y et Z sachant que quand on ne précise pas on se réfère à l’origine 0.

Il en va de même pour les partivités avec U0 l’infrativité brute, V0 la médiativité brute, W0 la suprativité brute, et éventuellement G0 la globativité brute. Là aussi, si on ne précise pas (U, V, W, G) il s’agit des notes brutes.

NB Les anciennes notations allaient de 0 (pas du tout) à 100 (tout à fait) en passant par 50 (médian : origine).

La transformation entre les anciennes et les nouvelles notations se fait en multipliant par 2, en enlevant 100 et en divisant par 100 : x’=((x*2)-100)/100 [ex : 68à 68*2=136, 136-100=36, 36/100=0,36].

Inversement, la transformation entre les nouvelles notations et les anciennes se fait en multipliant par 100, en ajoutant 100 et en divisant par 2 : x’=((x*100)+100)/2 [ex : 0,36à 0,36*100=36, 36+100=136, 136/2=68].

Si on change d’origine en prenant B (ex : 6cm) comme référence (valeur de B : b=OB/OT (b=6/24=0,25)), on remplace O par B. PO et OT sont remplacés par PB et BT, qui sont différents l’un de l’autre (PBBT (3018)), mais les positions respectives de P et de T restent les mêmes (aux extrémités gauche et droite, -1 et +1) et la longueur PT est toujours la même (2 (ex : 48cm)).

P____________________________O_______B_____________________ T

       Pas du tout                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                      Tout à fait

Et on a, si A est à droite de B (c.-à-d. b<a, voir ci-dessous), ab=(BA/BT)=(A-B)/|T-B| ou ab=(a-b)/|1-b| ; (ab=(18-6)/|24-6|=12/18=0,67 ou ab=(0,75-0,25)/|1-0,25|=0,50/0,75=0,67) :

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                  |a|

P____________________________O_______B__________________A__T

      Pas du tout                                                                                                                                                                                                                                                                                                              +1

Et on a, si A est à gauche de B (c.-à-d. b>a, voir ci-dessous),  ab=(BA/PB)=(A-B)/|B-P| ou ab=(a-b)/|1+b| [B-P=(B-O)+(O-P)=b-p] ; (ab=(-12-6)/|6+24|=-18/30=-0,60 ou ab=(-0,5-0,25)/|1+0,25|=-0,75/1,25=-0,60) :

                                                                                                                                                                                                                           -|a|

P_________________A_________ O_______B_____________________ T

          -1                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                   Tout à fait

Pour résumer, AB=(A-B)/|T±B| ou ab=(a-b)/|1±b| qui signifie que A, dans le système ayant pour référence B, a comme coordonnée ab égale à a moins b [(a-b)] divisé par |1+b| si b>a et divisé par |1-b| si b<a [|1±b|].

ab=(a-b)/|1±b|     

                                                                                                                                                                                                                           -|a|                                                                                                                               +|a|

P_________________A_________O________B__________________A__T

      -1                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                        +1

Ainsi, lorsqu’on veut relativiser les notes en les ramenant à la gentivité correspondante, on adopte comme origine la note de gentivité z (c.-à-d. la note des gens en général, de tout le monde ou de n’importe qui).

Par exemple, soit x la note d’égotivité (« à quel point cet adjectif me caractérise personnellement ») et z la note de gentivité de cet adjectif (« à quel point il caractérise les gens en général ») : xz=(xz)/|1±z|.

Dans l’exemple ci-dessous xz=(xz)/|1-z|, c’est un grand nombre positif (+0,80).

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                  +|a|

P____________________________O_______z___________________x__T

                                        -1                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                         +1

En ce qui concerne la diativité [ou contrastivité], par exemple de l’endogroupe par rapport à l’exogroupe (diativité [ou contrastivité] endogroupale XY), soit X la note d’endotivité (« à quel point cet adjectif caractérise les membres de ma catégorie ») et Y la note d’exotivité de cet adjectif (« à quel point il caractérise les membres de l’autre catégorie ») :

XY=(X-Y)/|1±Y|.

Dans l’exemple ci-dessous pour la diativité [contrastivité] endogroupale XY=(X-Y)/|1+Y|, c’est un nombre moyen négatif  (-0,50).

                                                                                                                                                                                                                             -|a|

P_________________X__________O_______Y______________________________T

     -1                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                   +1

On peut noter que la diativité [contrastivité] de l’exo par rapport à l’endo n’est pas la même que celle de l’endo par rapport à l’exo, ce qui est bien pertinent [alors que l’ancienne formule de la dia où le dénominateur se référait au plus grand des deux nombres introduisait une symétrie artificielle].

Dans l’exemple ci-dessous pour la diativité [contrastivité] exogroupale avec les mêmes données YX=(Y-X)/|1-X|, c’est un petit nombre positif (+0,30).

                                                                                                                                                                                                                            +|a|

P_________________X__________O_______Y______________________________T

         -1                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                               +1

En ce qui concerne la discrimination, on peut estimer le biais pro-endogroupe (ou le favoritisme endogroupale) en comparant la note de l’endogroupe par rapport à celle de l’exogroupe.

Par exemple, soit UX la note d’infrativité de l’endogroupe : UX = moyenne des infrativités des adjectifs pondérées par les pantivités relatives liées à ma catégorie.

Et soit UY la note d’infrativité de l’exogroupe : UY = moyenne des infrativités des adjectifs pondérées par les pantivités relatives liées à l’autre catégorie.

UXUY=(UX-UY)/|1±UY|.

Pour l’endofavoritisme statutaire (anciennement nommé IDH, indice de discrimination hiérarchique : l’écart entre l’utilité sociale accordée à son groupe et celle accordée à l’autre groupe) : ((endo-infrativité – exo-infrativité)/|1±exo-infrativité|) : UXUY=(UX-UY)/|1-UY|.

Dans l’exemple ci-dessous, c’est un nombre positif assez faible (+0,30), endofavoritisme léger.

                                                                                                                                                                                                                             +|a|

P________________UY__________O______UX_____________________________T

          -1                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                              +1

On peut noter que la discrimination envers l’exogroupe, c.-à-d. l’exodéfavoritisme, n’est pas symétrique.

Avec les mêmes notes, on a comme discrimination statutaire : UYUX==(UY-UX)/|1+UX|.

Dans l’exemple ci-dessous, c’est un nombre négatif moyen (-0,50), exodéfavoritisme moyen ou discrimination négative nette.

                                                                                                                                                                                                                            -|a|

P_______________ UY__________O_______UX_____________________________T

          -1                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                              +1

Par ailleurs, en reprenant l’indice de discrimination proximale (IDP) qui mesure l’identification,

soit xX l’endoégotivité (à quel point je partage les caractéristiques de ma catégorie),

soit xY l’exoégotivité (à quel point je partage les caractéristiques de l’autre catégorie),

on a comme identification : xXxY=(xX-xY)/|1±xY|.

Dans l’exemple ci-dessous, c’est un grand nombre positif (xXxY=(xX-xY)/|1-xY+0,80), identification forte à sa catégorie.

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                  +|a|

P____________________________O______xY__________________xX__T

                                             -1                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                   +1

   |    ±    ||   |±|  ±  e    ne    na        [  |    ±    ||   |±|  ±    e    ne    na    ±    |  ±  |      ]

ab=(a-b)/|1±b|, (+ si a<b, – si a>b) ; ba

ab=(a-b)/|1±a|, (+ si a>b, – si a<b) ; b

ab=(a-b)/|1+ max(a,b)| ; max(a,b)

ZX=(X-Z)/|1±Z|, (+ si X<Z, – si X>Z) ; ZX ; X relativement à ; endotivité gentivisée, intrativité endogroupale

YX=(X-Y)/|1±X|, (+ si X>Y, – si X<Y) ; YX ; X contrairement à Y ; contrastivité de X (vis-à-vis de Y)

YX=(X-Y)/|1+ max(X,Y)|

Pour les publications :

Note : Cette recherche a été menée avec l’appui de la méthodologie RepMut et en appui du projet RapSoc

La méthodologie utilisée dans cette recherche s’inscrit dans le projet www.RapSoc.com

La méthodologie utilisée dans cette recherche s’inscrit dans le projet RapSoc

Site (ou blog ou plateforme) RapSoc :          RapSoc.Site.com

RepMut appliquée aux rapports des joueurs de l’équipe X à ceux de Y au rugby

Procédure pour un joueur de l’équipe X en lui demandant d’anticiper le prochain match, contre les Y :

Q1 : Exocité 1

Q1 Y1 On veut savoir comment, en tant que joueur de X, tu vois les joueurs de Y. Quel est l’adjectif qui caractérise le mieux les joueurs de l’équipe adverse, Y, avant cette rencontre [ou tel qu’ils vont être dans ce prochain match] ?

Je trouve que, eux, les joueurs de Y, ils sont … exemple : agressifs Y1

Q2, 3, 4 : les partivités, U, V, W

Tout d’abord, trois (ou quatre) questions sur le sens qu’a cet adjectif pour toi, sur ce que tu as voulu dire en disant que joueurs de Y étaient agressifs (Y1).

Q2 UY1 à quel point être agressif ça fait partie de la réalité de la pratique du rugby aujourd’hui en France ?

À mon avis, l’agressivité contribue fortement à la situation actuelle pas du tout – tout à fait

Q2 UY1 à quel point la caractéristique Y fait partie de la pratique du rugby aujourd’hui (en France) ?

pas du tout – tout à fait

Q3 VY1 à quel point être agressif c’est [serait] plutôt une qualité (ou plutôt un défaut) pour jouer au rugby ?

L’agressivité est du côté des valeurs que je défends pas du tout – tout à fait

Q3 VY1 à quel point la caractéristique Y est [serait] plutôt une qualité qu’un défaut pour jouer au rugby ?

pas du tout – tout à fait

Q4 WY1 à quel point être agressif appartiendra au monde du rugby à l’avenir ? [à quel point peut-on s’attendre à ce que la caractéristique Y soit centrale dans le monde du rugby à l’avenir ?]

Je crois que l’agressivité sera centrale dans la société de demain pas du tout – tout à fait

(Q’ PY1 à quel point être agressif est déterminant pour la réussite [pour gagner au rugby] ?

Je crois que l’agressivité facilite la performance pas du tout – tout à fait )

Q5, 6, 7, 8 : les associativités, Y, X, x, Z

Enfin, quatre questions rapides sur la répartition de l’agressivité selon les acteurs.

Q5 YY1 à quel point les joueurs de Y sont-ils agressifs ?

pas du tout – tout à fait

Q6 XY1 à quel point les joueurs de ton équipe, les X, sont-ils agressifs ?

pas du tout – tout à fait

Q7 xY1 à quel point es-tu toi-même agressif ?

pas du tout – tout à fait

Q8 ZY1 à quel point les gens en général, qu’ils soient sportifs ou non sportifs, sont-ils agressifs ?

pas du tout – tout à fait

Q11 : Endocité 1

Q11 X1 Passons maintenant aux joueurs de X. On voudrait savoir comment, en tant que joueur de X, tu vois ta propre équipe. Quel est l’adjectif qui qualifie le mieux les joueurs de X avant cette rencontre (ou tel qu’ils vont être dans ce match) ?

Je trouve que, nous, les joueurs de X, nous sommes … exemple : confiants X1

Q12, 13, 14 : les partivités, U, V, W

Les trois questions sur le sens qu’a cet adjectif pour toi, sur ce que tu as voulu dire en disant que les joueurs de X étaient confiants.

Q12 UX1 à quel point être confiant ça fait partie de la réalité de la pratique du rugby aujourd’hui en France ?

A mon avis, la confiance contribue fortement à la situation actuelle pas du tout – tout à fait

Q13 VX1 à quel point être confiant c’est [serait] plutôt une qualité (ou plutôt un défaut) pour jouer au rugby ?

La confiance est du côté des valeurs que je défends pas du tout – tout à fait

Q14 WX1 à quel point être confiant appartiendra au monde du rugby à l’avenir ? [à quel point peut-on s’attendre à ce que être agressif fasse partie du monde du rugby à l’avenir ?]

Je crois que la confiance sera centrale dans la société de demain pas du tout – tout à fait

Q15, 16, 17, 18 : les associativités, X, Y, x, Z

Enfin, les quatre questions rapides sur la répartition de la confiance selon les acteurs.

Q15 XX1 à quel point les joueurs de ton équipe, les X, sont-ils confiants?

pas du tout – tout à fait

Q16 YX1 à quel point les joueurs de Y sont-ils confiants?

pas du tout – tout à fait

Q17 xX1 à quel point es-tu toi-même confiant?

pas du tout – tout à fait

Q18 ZX1 à quel point les gens en général, qu’ils soient sportifs ou non sportifs, sont-ils confiants?

pas du tout – tout à fait

Q19 : Egocité 1

Q19 x1 Passons enfin à toi-même. On voudrait savoir comment tu es [ou tu te sens] en vue de ce match ? Quel est l’adjectif qui te qualifie le mieux avant cette rencontre (ou tel que tu vas être dans ce match) ?

Je trouve que, personnellement, je suis … exemple : stressé x1

Q20, 21, 22 : les partivités, U, V, W

Les trois questions sur le sens qu’a cet adjectif pour toi, sur ce que tu as voulu dire en disant que tu étais stressé.

Q20 UX1 à quel point être stressé ça fait partie de la réalité de la pratique du rugby aujourd’hui en France ?

A mon avis, le stress contribue fortement à la situation actuelle pas du tout – tout à fait

Q21 VX1 à quel point être stressé c’est plutôt une qualité (ou plutôt un défaut) pour jouer au rugby ?

Le stress est du côté des valeurs que je défends pas du tout – tout à fait

Q22 WX1 à quel point être stressé appartiendra au monde du rugby à l’avenir ? [à quel point peut-on s’attendre à ce que être stressé fasse partie du monde du rugby à l’avenir ?]

Je crois que le stress sera central dans la société de demain pas du tout – tout à fait

Q23, 24, 25, 26 : les associativités, X, Y, x, Z

Enfin, les quatre questions rapides sur la répartition du stress selon les acteurs.

Q23 XX1 à quel point les joueurs de X sont-ils stressés?

pas du tout – tout à fait

Q24 YX1 à quel point les joueurs de Y sont-ils stressés?

pas du tout – tout à fait

Q25 xX1 à quel point es-tu toi-même stressé?

pas du tout – tout à fait

Q26 ZX1 à quel point les gens en général, qu’ils soient sportifs ou non sportifs, sont-ils stressés?

pas du tout – tout à fait

Y2 Revenons aux joueurs de Y. Ils ne sont pas que « agressifs ». Quelles autres caractéristiques leur associes-tu ? Quel est le deuxième adjectif qui qualifie le mieux les joueurs de Y avant cette rencontre ?

Je trouve que, eux, les joueurs de Y, ils sont … exemple : énervés Y2

Etc.


Q1 Quel est le match que tu vas jouer ? XY

Q2 Quel est le nom de l’équipe adverse ? Y

Q3 Quel est le nom de ton équipe ? X

Q4 Quel est l’adjectif qui caractérise le mieux les joueurs de l’équipe adverse ? Y1

Q5 Indique à quel point la caractéristique Y1 contribue à imposer son jeu. UY1

Q6 Indique à quel point Y1 procure une meilleure image que celle de l’adversaire. VY1

Q7 Indique à quel point Y1 amène à faire partie de l’élite sportive. WY1

Q8 Indique à quel point les joueurs de l’équipe adverse Y ont la caractéristique Y1. YY1

Q9 Indique à quel point les joueurs de ton équipe X ont la caractéristique Y1″. XY1

Q10 Indique à quel point tu as personnellement la caractéristique Y1. xY1

Q11 Indique à quel point les gens en général, qu’ils soient sportifs ou non sportifs, ont la caractéristique Y1. zY1

Q12 Quel est l’adjectif qui caractérise le mieux les joueurs de ton équipe X ? X1

Q13 Indique à quel point la caractéristique X1 contribue à imposer son jeu. UX1

Q14 Indique à quel point X1 procure une meilleure image que celle de l’adversaire. VX1

Q15 Indique à quel point X1 amène à faire partie de l’élite sportive. WX1

Q16 Indique à quel point les joueurs de l’autre équipe Y ont la caractéristique X1. YX1

Q17 Indique à quel point les joueurs de ton équipe X ont la caractéristique X1″. XX1

Q18 Indique à quel point tu as personnellement la caractéristique X1. xX1

Q19 Indique à quel point les gens en général, qu’ils soient sportifs ou non sportifs, ont la caractéristique X1. zX1

Q20 Quel est l’adjectif qui te caractérise le mieux personnellement ? x1

Q21 Indique à quel point la caractéristique x1 contribue à imposer son jeu. Ux1

Q22 Indique à quel point x1 procure une meilleure image que celle de l’adversaire. Vx1

Q23 Indique à quel point x1 amène à faire partie de l’élite sportive. Wx1

Q24 Indique à quel point les joueurs de l’autre équipe Y ont la caractéristique x1. Yx1

Q25 Indique à quel point les joueurs de ton équipe X ont la caractéristique x1″. Xx1

Q26 Indique à quel point tu as personnellement la caractéristique x1. xx1

Q27 Indique à quel point les gens en général, qu’ils soient sportifs ou non sportifs, ont la caractéristique x1. zx1

Q28 Quel est l’adjectif qui caractérise le mieux les footballeurs ? Z1

Q29 Indique à quel point la caractéristique Z1 contribue à imposer son jeu. UZ1

Q30 Indique à quel point X1 procure une meilleure image que celle de l’adversaire. VZ1

Q31 Indique à quel point X1 amène à faire partie de l’élite sportive. WZ1

Q32 Indique à quel point les joueurs de l’équipe adverse Y ont la caractéristique Z1. YZ1

Q33 Indique à quel point les joueurs de ton équipe X ont la caractéristique Z1″. XZ1

Q34 Indique à quel point tu as personnellement la caractéristique Z1. xZ1

Q35 Indique à quel point les gens en général, qu’ils soient sportifs ou non sportifs, ont la caractéristique Z1. zZ1

Procédure pour un joueur de (l’équipe X) l’OM en lui demandant d’anticiper le prochain match, contre (les Y) le PSG :

Exo

Q1 Y1 On veut savoir comment, en tant que joueur de (X) l’OM, tu vois les joueurs (de Y) du PSG.

Quel est l’adjectif qui caractérise le mieux les joueurs de l’équipe adverse, (Y) le PSG ?

Je trouve que, eux, les joueurs (de Y) du PSG, ils sont … exemple : agressifs Y1

Tout d’abord, trois questions sur le sens qu’a cet adjectif pour toi, sur ce que tu as voulu dire en disant que joueurs (de Y) du PSG étaient agressifs (Y1).

Q2 UY1 à quel point être agressif (Y1) ça fait partie de la pratique du football aujourd’hui en France ?

À mon avis, l’agressivité contribue fortement à la situation actuelle pas du tout – tout à fait

Q3 VY1 à quel point être agressif (Y1) c’est plutôt une qualité (ou plutôt un défaut) pour jouer au football ?

L’agressivité est du côté des valeurs que je défends pas du tout – tout à fait

Q4 WY1 à quel point être agressif (Y1) appartiendra au monde du football à l’avenir ?

Je crois que l’agressivité sera centrale dans la société de demain pas du tout – tout à fait

Enfin, quatre questions rapides sur la répartition de l’agressivité selon les acteurs.

Q5 YY1 à quel point les joueurs (de Y) du PSG sont-ils agressifs ?

pas du tout – tout à fait

Q6 XY1 à quel point les joueurs de ton équipe, (les X) l’OM, sont-ils agressifs ?

pas du tout – tout à fait

Q7 xY1 à quel point es-tu toi-même agressif ?

pas du tout – tout à fait

Q8 ZY1 à quel point les gens en général, qu’ils soient sportifs ou non sportifs, sont-ils agressifs ?

pas du tout – tout à fait

Q8’ zY1 à quel point les joueurs de football en général sont-ils agressifs ?

pas du tout – tout à fait

Endo

Q11 X1 Passons maintenant aux joueurs de l’OM. On voudrait savoir comment, en tant que joueur de l’OM, tu vois ta propre équipe. Quel est l’adjectif qui qualifie le mieux les joueurs de l’OM ?

Je trouve que, nous, les joueurs de l’OM, nous sommes … exemple : confiants X1

Les trois questions sur le sens qu’a cet adjectif pour toi, sur ce que tu as voulu dire en disant que les joueurs de l’OM étaient confiants.

Q12 UX1 à quel point être confiant ça fait partie de la réalité de la pratique du foot aujourd’hui en France ?

A mon avis, la confiance contribue fortement à la situation actuelle pas du tout – tout à fait

Q13 VX1 à quel point être confiant c’est plutôt une qualité (ou plutôt un défaut) pour jouer au foot ?

La confiance est du côté des valeurs que je défends pas du tout – tout à fait

Q14 WX1 à quel point être confiant appartiendra au monde du foot à l’avenir ?

Je crois que la confiance sera centrale dans la société de demain pas du tout – tout à fait

Enfin, les quatre questions rapides sur la répartition de la confiance selon les acteurs.

Q15 XX1 à quel point les joueurs de ton équipe, l’OM, sont-ils confiants?

pas du tout – tout à fait

Q16 YX1 à quel point les joueurs du PSG sont-ils confiants?

pas du tout – tout à fait

Q17 xX1 à quel point es-tu toi-même confiant?

pas du tout – tout à fait

Q18 ZX1 à quel point les gens en général, qu’ils soient sportifs ou non sportifs, sont-ils confiants?

pas du tout – tout à fait

Q18’ zX1 à quel point les footballeurs en général sont-ils confiants?

pas du tout – tout à fait

Ego

Q19 x1 Passons enfin à toi-même. On voudrait savoir comment tu es [ou tu te sens] en vue de ce match ? Quel est l’adjectif qui te qualifie le mieux avant cette rencontre ?

Je trouve que, personnellement, je suis … exemple : stressé x1

Les trois questions sur le sens qu’a cet adjectif pour toi, sur ce que tu as voulu dire en disant que tu étais stressé.

Q20 UX1 à quel point être stressé ça fait partie de la réalité de la pratique du foot aujourd’hui en France ?

A mon avis, le stress contribue fortement à la situation actuelle pas du tout – tout à fait

Q21 VX1 à quel point être stressé c’est plutôt une qualité (ou plutôt un défaut) pour jouer au foot ?

Le stress est du côté des valeurs que je défends pas du tout – tout à fait

Q22 WX1 à quel point être stressé appartiendra au monde du foot à l’avenir ?

Je crois que le stress sera central dans la société de demain pas du tout – tout à fait

Enfin, les quatre questions rapides sur la répartition du stress selon les acteurs.

Q23 XX1 à quel point les joueurs de l’OM sont-ils stressés?

pas du tout – tout à fait

Q24 YX1 à quel point les joueurs du PSG sont-ils stressés?

pas du tout – tout à fait

Q25 xX1 à quel point es-tu toi-même stressé?

pas du tout – tout à fait

Q26 ZX1 à quel point les gens en général, qu’ils soient sportifs ou non sportifs, sont-ils stressés?

pas du tout – tout à fait

Q26’ zX1 à quel point les footballeurs en général sont-ils stressés?

pas du tout – tout à fait

Y2 Revenons aux joueurs du PSG. Ils ne sont pas que « agressifs ». Quelles autres caractéristiques leur associes-tu ? Quel est le deuxième adjectif qui qualifie le mieux les joueurs du PSG avant cette rencontre ?

Je trouve que, eux, les joueurs du PSG, ils sont … exemple : énervés Y2

FIN provisoire